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Verobisson
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5,0
Publiée le 22 mai 2023
Un grand film de guerre, un duel insoutenable entre les 2 snipers, une histoire d'amour naissante sur fond de "tranchées", de beaux et très bons acteurs de premiers rôle , le tout dans un environnement plus que réaliste, qui alterne les moments de repos, d'attente, de cruauté, bien filmées et les scènes de bataille terribles que durent être celles de "Stalingrad" et dont l'échec allemand signa le grand retournement de la guerre du 3ème Reich. JJ Annaud démontre ici l'immensité et la diversité de son talent spoiler: (Ceux qui critiquent le réalisateur n'ont qu'à prendre sa place)
L'histoire se déroule en 1942. Il y a 80 ans. Voir dès le début comment les soldats russes étaient envoyés à Stalingrad se faire massacrer, fait relativiser nos petits problèmes contemporains. Entendre un sous-officier russe distribuer les armes aux nouveaux arrivants en leur hurlant dessus : "L'homme qui a un fusil, tire. L'homme qui n'en a pas le suit et prend le fusil quand l'autre meurt". Glaçant. La suite est beaucoup plus chirurgicale. Un duel au milieu des gravas entre deux tireurs d'élite interprétés par Jude Law et Ed Harris. Les images sont captivantes, horribles, effrayantes. Au cœur de cette bataille sordide se noue une belle histoire d'amour, tel un brin d'herbe au printemps jaillissant timidement. Comme un espoir d'une vie meilleure. Il faudra attendre plus de deux ans pour que la guerre prenne fin.
"Enemy at the Gates" a de quoi donner l'eau à la bouche sur le papier : Jean-Jacques Annaud, un réalisateur de génie ("Le nom de la rose", "L'amant", "La vérité sur l'affaire Harry Québert" etc.), un casting 5 étoiles (Jude Law, Ed Harries, Rachel Weisz, Joseph Fiennes) et un sujet passionnant assez peu traité par le cinéma (le front de l'Est durant la Seconde Guerre Mondiale, plus particulièrement la bataille décisive de Stalingrad).
Le résultat dépasse les espérances. Dès l'introduction du film, le spectateur est plongé dans la tension extrême qui a dû animer les personnes plongées dans ce terrible affrontement. La traversée de la Volga sous le déluge des bombes sur fond d'une bande originale "soviétique" épique transporte littéralement l'assistance médusée. La scène du premier assaut montre admirablement la machine à broyer les hommes de la guerre et de l'URSS (le matériel insuffisant, l'abattage systématique de ceux qui reculent face à une mort programmée en avant). Après l'exploit initial du héros, le récit se fait plus intimiste. Dans un pays communiste qui fond les individus dans la communauté, un individu est érigé en héros par la propagande pour inspirer ses pairs. C'est ce personnage et son entourage que nous propose de suivre Annaud, sur fond de bataille dans la bataille : les tireurs d'élite qui ont véritablement fait de Stalingrad leur terrain de jeu durant ce conflit.
Dès lors, "Enemy at the Gates" alterne les passages entre les sorties des tireurs d'élite sur la ligne de front et les moments de bref répit à l'arrière auprès des proches ou des dirigeants soviétiques. Non sans un mélange subtil de moments de tension intense et de réflexions intéressantes sur les problématiques de l'époque. Certains questionnements sont ouvertement exposés (spoiler: par exemple quand l'ami de Vassili Zaitsev s'interroge sur l'égalité que son régime veut apporter avant de se livrer au sniper ennemi ) tandis que d'autres sont habilement suggérés (spoiler: le mépris du vieil aristocrate allemand dans son train luxueux, tirant le rideau pour ne pas être observé par la piétaille pouilleuse du train d'en face ).
Ce point de vue subtil est servi par d'excellents acteurs qui incarnent des personnages forts, pourtant broyés par l'ampleur des événements mondiaux. La B.O. est quant à elle formidable et contribue grandement à l'immersion du spectateur. "Enemy at the Gates" est donc un de ces chefs-d'oeuvres rares dans la filmographie très fournie sur la Seconde Guerre Mondiale, à hisser tout en haut de son panthéon, aux côtés de "The Thin Red Line" de Terrence Malick ou de la série "Band of Brothers" de Tom Hanks et Steven Spielberg.
Récit pas réaliste aux antipodes de la culture russe, et surtout pourquoi mettre une love story au milieu de la guerre, aucune attache sentimentale, déplacé, désobligeant. Un film américain qui raconte une histoire russe, pas étonnant.
Un film de guerre super réaliste, immersif, où tension et émotion garantissent une attention totale (merci la BO et le jeu d'acteur excellents !). Jean-Jacques Annaud réussit à faire d'un thème revisité 5 fois par an, une histoire d'affrontement vraiment réussi, entre deux tireurs d'élites (Jude Law et Ed Harris parfaits) au cœur de la bataille clé de la 2nd GM. Je ne m'y attendais pas mais je recommande chaudement !
Film exceptionnel par sa réalisation et son scénario. Tout y est : amour, violence, vengeance... sur un fond historique, Arnaud réalise une reconstitution historique convaincante.
Ce film est tellement bien construit, il y a des scènes qui m'ont estomaqué. Les dialogues, les décors, les acteurs. Ils m'ont tous bluffé. Avec une fin si touchante.
Le scénario n'est pas exceptionnel, le film manque de réalisme, les écarts de qualité des performances des acteurs est très important et la fin n'est pas exceptionnelle. Mais cela reste un film sympa a regarder. 20/01/2022
Excellent, un super casting.. Belle mise en scène, belles images, du suspense. Lespoiler: dspoiler: uel spoiler: espoiler: ntre spoiler: [[spoiler] /spoiler]dspoiler: euxspoiler: tireurs d'élitspoiler: e est ispoiler: noubspoiler: liable J'ai beaucoup aimé ce film, vu 3 fois. Jean Jacques Annaud est très doué, il change de registre sans problème. Merci.
Film remarquable par son caractère immersif. Même si il romance les actes des snipers durant la bataille de Stalingrad, ces derniers étaient bien mis en valeur par les propagandes. C est un angle intéressant. Les moyens mis en œuvre dans ce film en font une vision spectaculaire et réaliste de la bataille, suffisant pour finir par trouver 'presque' crédible le scénario de ce duel entre les snipers. Il est servi par un casting 5 étoiles...
Jean-Jacques Annaud s’essaie à un nouveau genre. Après l’animalier (l’Ours, 2 frères et plus tard le Dernier loup), le thriller (le nom de la rose), la comédie (sa Majesté Minor), l’historique (7 ans au Tibet, la guerre du feu) et bientôt le documentaire (Notre Dame en feu), il fait ici dans le film de guerre. Ce qui m’a d’abord interpellé c’est qu’il a un acteur principal tout aussi néophyte que lui dans cet exercice : Jude Law. Cela peut paraitre incongru tant l’Anglais colle davantage aux comédies romantiques, voir un peu à l’action, mais c’est là qu’on voit si c’est un coup de maître ou pas. Bon sans aller jusque-là il faut avouer que Jude s’insère bien au récit et ne dénature rien, juste les esprits chagrins qui regretteront de ne pas avoir un Russe. Rachel Weisz à ses côtés est une bonne pioche, Ed Harris en face est plus qu’adéquat, complété par Fiennes (pas Ralph, Joseph ici), Bob Hoskins et Ron Pearlman ça a de l’allure et ça colle bien. L’accumulation de noms est souvent un camouflet pour cacher la vacuité d’une œuvre cinématographique, pas là, et là aussi c’est assez rare pour être souligné : ces acteurs jouent juste et ça sert l’ensemble. Bon après le duel repose plus sur une légende construite par la propagande russe, dont l’armée se prenait une rouste jusqu’à l’hiver 42, que sur la réalité. Les snipers se déplaçaient souvent en groupe, ou au moins à 2 car il fallait surveiller les environs, et la confrontation presque « personnelle » ne pouvait avoir lieu en de telles circonstances, même si Vassili a effectivement tué d’autres snipers. Néanmoins ça apporte un intérêt non négligeable au long métrage. L’ambiance « traque » et un côté FPS qui peut plaire aux adeptes geek modernes amène une tension et un certain suspens qui rehausse l’intérêt, sans cela le contenu serait assez creux et on décrocherait vite. Pour les faits : dans l’opération Barbarossa cette 1ère défaite allemande fut un tournant dans la guerre, durant 6 mois elle déboucha sur une reddition et 400 000 morts nazis (pour presqu’autant d’étrangers enrôlés de force). Le bilan est pire côté russe, les prisonniers iront dans des camps et ne seront libérés qu’en 1955. On comprend, vu le nombre de survivants, que les faits puissent fortement être arrangés. Zaitsev aurait dégommé 200 soldats, et les snipers qu’il a formé : plus de 3000. Aucune trace du major König dans les archives ou dossiers allemands, ni davantage d’école de tireurs qu’il aurait dirigé donc. Bref, Annaud a bien fait de s’en tenir à la légende, au moins ça rend le récit intéressant. D’ailleurs, celui-ci est un peu long, 20 minutes de moins sur les 2h10, en enlevant quelques longueurs de reconstitution de guerre peut-être, auraient pu être bénéfique. La scène d’amour assez décriée casse au contraire la morosité ambiante, même si ça reste austère, un rythme lent mais maitrisé (un peu façon Kubrick), une trame assez prévisible au final (normal avec des faits réels), une ambiance dépouillée et réaliste, une musique qui va, une VF honnête, une reconstitution soignée… Bref pas grand-chose à redire. Étrangement je mets souvent 3-3.5 aux films de Jean-Jacques Annaud, une preuve de qualité durable pour un des meilleurs réalisateur français (si ce n’est le meilleur, le succès ne démérite jamais). De plus, il a le mérite de tenter des choses et de s’aventurer dans des genres différents très souvent. Puis là ça a au moins le mérite de mettre en lumière une bataille majeure de la Seconde Guerre mondiale que l’on évoque que trop peu.
Un très bon film de guerre, qui oppose deux sniper, et qui mets en scène surtout le front russe durant la bataille de Stalingrad en 1942. Le film oppose Ed Harris dans le rôle du sniper allemand et Jude Law dans celui du russe. Le film nous montre également la propagande russe et comment les russes traitaient leurs soldats. Vraiment un très bon film où la tension est toujours palpable.
Un film de guerre d'assez bonne facture, mais tout sauf inoubliable. La partie combats est bien filmée, encore que n'apportant pas grand chose de nouveau. La partie psychologique peut compter sur le duel implacable entre deux tireurs d'élite, Ed Harris, très convaincant, et Jude Law, plutôt bon. Mais la romance entre ce dernier et Rachel Weisz est sans surprise et sans saveur. Bof bof.
Un très bon film tiré d'une histoire vraie qui rappel l'excellent "American Sniper" de Clint Eastwood mais dans un contexte tout autre. Un duel de Sniper d'élite dans un environnement sombre et brutal, les scènes de combats sont relativement bien faite, malgré une lumière assez monotone, cependant, à mon sens, les personnages ne sont pas assez développés ce qui m'a empêché de réellement me plonger dans le film et qui m'empêche de mettre les 2 étoiles manquantes