Hutch Mansell pensait offrir à sa famille des vacances tranquilles, mais Plummerville devient un terrain de guerre. Timo Tjahjanto transforme ce décor en un chaos jubilatoire où l’humour noir se mêle à des combats inventifs et brutaux. Bob Odenkirk, en forme olympique, incarne un antihéros qui prouve que la violence, une fois maîtrisée, ne disparaît jamais vraiment. Sharon Stone savoure chaque instant en cheffe criminelle détraquée, et les seconds rôles ajoutent à la folie générale. Entre bastons improbables, cascades spectaculaires et bande-son rock décalée, Nobody 2 assume son statut de plaisir coupable, plus sanglant et plus débridé que le premier opus, sans jamais oublier le cœur battant de l’histoire : la famille. Nobody 2 est une grenade dégoupillée prête à exploser !
Plus d’info pour cette critique sur ma chaîne YouTube : thecritizman.
Ce Nobody 2, c’est du copier‑coller du premier : même montage vidéo, même schéma narratif (on commence par la fin du film, le personnage raconte ce qui s’est passé, puis retour en arrière jusqu’à finir à nouveau à la fin). Ensuite ils enchaînent la même séquence que dans le premier opus, on voit sa semaine familiale : lundi, mardi, mercredi, il oublie de sortir les poubelles… Le seul truc vaguement original, c’est qu’il part en vacances avec sa famille et tombe par hasard dans une plaque tournante de la drogue (merci le changement de décor). Le casting est affreux : ça joue mal tout du long, Christopher Lloyd ne sert à rien, Sharon Stone en méchante, je veux jamais la revoir comme vilain dans un autre film. Et la mise en scène ? Assez lambda pour un film d’action : pas de style, pas d’originalité, juste du déjà‑vu cheap.