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4,5
Publiée le 30 avril 2025
LA CHAMBRE DE MARIANA - Emmanuel Finkiel | ⭐️ 8,5/10
1943, Ukraine, Hugo a 12 ans. Pour le sauver de la déportation, sa mère le confie à son amie d’enfance Mariana, une prostituée qui vit dans une maison close à la sortie de la ville. Caché dans le placard de la chambre de Mariana, toute son existence est suspendue aux bruits qui l’entourent et aux scènes qu’il devine à travers la cloison…
Ce nouveau film d'Emmanuel Finkiel est d'une élégance folle. Il mélange avec une fluidité impressionnante le présent avec les souvenirs du passé, et n'hésite pas à brouiller les frontières entre le réel et l'imaginaire de son jeune héros.
Car c'est bien lui le personnage principal de cette histoire où tout est vu à sa hauteur, à travers ses yeux. C'est donc comme lui que le spectateur est en permanence en train de chercher à comprendre et à interpréter ce qu'il parvient à entendre ou à apercevoir, caché dans "son" placard, dans ce quasi huis clos.
De son côté, Mélanie Thierry est une nouvelle fois parfaite. Rappelons qu'elle avait été nommée aux César pour sa performance déjà époustouflante dans La Douleur, film précédent du même réalisateur. Ici, alors que le film ne contient pas un mot de français, l'actrice a dû apprendre toutes ses répliques en ukrainien. Impressionnant. Au-delà de cette prouesse linguistique, elle apporte une complexité incroyable à ce personnage de femme insaisissable, qui se montre tantôt généreuse tantôt dure, à la fois maternelle et séductrice, distante mais toujours là...
Le film n'est pas qu'un drame historique, c'est aussi un récit d'apprentissage au souffle romanesque, où les atrocités de la guerre resteront majoritairement hors champ.
Et si revoir Mélanie Thierry dans un film d'Emmanuel Finkiel sur fond de Seconde Guerre Mondiale pourrait donner une impression de déjà vu, l'on se régale de cette histoire parfaitement mise en scène, où chaque plan est un éblouissement, et l'on ne peut qu'être ému par sa résonance avec l'actualité.
Tiré d'un bouquin intello, le long métrage lui ressemble d'où la difficulté de sentir véritablement de l'émotion, dans une fiction, dramatique certes, mais qui ne fait pas découvrir quelque chose d'inconnu. Un enfant dans une maison close, on a déjà vu, un enfant caché des nazis aussi…. Heureusement l'interprétation de Mélanie Thierry sauve la mise et son attachement progressif à ce compagnon/enfant qui s'est imposé dans sa sphère intime illumine l'écran, et du coup la séance fut agréable à regarder. Décidément, je n'arrive pas à trouver un Finkiel à mon pied, après trois essais. cinéma - avril 2025
En 1943, en Ukraine, une mère juive confie son fils à une amie prostituée (Mariana / Mélanie Thierry) qui vit dans une maison close, afin de le sauver de la déportation. Tout le film (quasiment) se déroule dans la chambre de Mariana, le petit garçon se cachant dans un placard et pourtant on ne s’ennuie jamais, on est vraiment scotché de bout en bout. Mélanie Thierry est solaire dans ce film, sans compter sa performance de jouer en ukrainien. Le sujet a déjà été traité de multiples fois mais c’est toujours prenant, intéressant et touchant dès les premières minutes avec cette mère qui est obligée de quitter son enfant.
Mélanie THIERRY illumine littéralement ce film par son rayonnement et son charisme. Si l’histoire est belle on peut penser qu’il aurait peut-être été préférable de raccourcir le film pour lui donner un peu plus de dynamisme.
Un huis clos parfois oppressant, la 2e guerre mondiale et les rafles vues par un enfant juif caché dans la chambre d’une prostituée. Ce film est touchant, saisissant et excellemment joué par ce jeune acteur et Mélanie Thierry plus vraie que nature, elle est exceptionnelle de justesse, finesse, elle irradie et porte ce film !
C’est un bon film. Le roman éponyme de Aaron Applelfeld est interprété avec subtilité Le jeu de Mélanie THierry est remarquable. La confrontation des nazis, des ukrainiens, des soviétiques, marque les périodes du film Dommage que la première partie dure 30 minutes de trop. Je l’ai vu au cinéma. À la télévision j’aurais rapidement arrêté.
"La Chambre de Mariana" plébiscité par la critique, adapté du roman éponyme d'Aharon Appelfeld est un drame historique qui touche en plein cœur. Emmanuel Finkiel, le réalisateur, offre au public un récit émouvant et particulièrement contemporain, traitant de la Shoah et des conditions des prostituées pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il met en scène un duo d'acteurs brillants, avec le jeune Artem Kyryk et l'impressionnante Mélanie Thierry, qui pourrait bien recevoir une nomination, voire un César, l'an prochain.
Dans la ville de Czernowitz, ville qui a été roumaine, puis russe et ukrainienne... Hugo, 12 ans, est confié par sa mère, pharmacienne dans la ville, à Mariana, une amie prostituée, ancienne amoureuse d’un de ses frères, afin qu’elle le protège de l’occupant nazi et échappe à la déportation. ... Confiné dans une minuscule pièce, presque un placard, ouvrant sur la chambre où elle reçoit ses clients, la vie de Hugo se réduit aux sons qu'il perçoit, et à des visions fugitives qui vont bientôt nourrir ses premiers émois.... La moindre embrasure, le moindre interstice permettent à Hugo (et au spectateur) de prendre connaissance de ce qui l’entoure et le menace de mort, comme de regarder celle qui, irrésistiblement, le tire vers la vie, cette femme elle aussi malmenée par la vie... D’abord extrêmement limité, le champ de vision s’ouvre. L’espace vital du jeune garçon va progressivement s’étendre, matérialisant l’état d’une conscience et d’un rapport au monde en pleine expansion. Tandis que son corps mute et grandit, ses souvenirs du monde d’avant le quittent. D’abord omniprésents et planant avec lui dans la pièce, les fantômes de ses parents bientôt disparaissent, et Mariana va s'avérer attentive à sa condition de reclus en pleine métamorphose de ses sens qui vont forger sa maturité. Le réalisateur Emmanuel Finkiel a adapté le roman d’inspiration autobiographique d’Aharon Appelfeld dans lequel un enfant juif de 12 ans est sauvé par une prostituée dans une Ukraine occupée par les Allemands. Jouant en ukrainien avec un naturel confondant, Mélanie Thierry crève l’écran dans le rôle de cette femme totale, échappant aux définitions... insaisissable figure, qui peut passer de l’exultation totale à la plus grande des mélancolies en un claquement de doigts, elle est la chair du récit, face au jeune Artem Kyryk, un Hugo, étonnant et des plus convaincants... C’est un film ultrasensible, pudique et bouleversant, fort et rude ...peut-être un peu long pour cette raison....
Il faut chercher loin pour trouver une atmosphère aussi plombé et anxiogène que dans la chambre de Mariana étonnante Mélanie thierry plus ukrainienne que nature
Un film original sur une thématique trés travaillée au cinéma: l'holocauste du peuple juif durant la seconde Guerre Mondiale. Une mére cache en 1942 son jeune garçon dans le placard de la chambre d'une prostituée. Une éducation particulière commence... Film magnifique, intense et touchant dans lequel Mélanie Thierry est au sommet. La haine des autres est décidemment une arme de destruction massive.
Un film superbe et profond comme le fait tjs le Finkiel que je suis à chaque sortie d’un film de lui. Mélanie Laurent - bluffante dans le film sur Duras pendant l’occupation - est exceptionnelle. Et pas seulement pour avoir appris expressément à parler ukrainien. Le jeune Hugo est sublime. Tout comme la photo. L’une des scènes de la fin qui a tant gêné certains au Masque et la Plume n’a rien de choquant et s’intègre à l’évidence dans un film parfaitement dirigé.
Long, lent et ennuyeux…. Encore un film qui oublie que quelque soit le sujet, il faut quand même parvenir à distraire le spectateur un minimum …. Malgré les bonnes critiques je craignais qu’un film basé sur un gamin enfermé dans un placard, peine à susciter l’enthousiasme, et malheureusement ces craintes étaient justifiées….
A la fois fresque historique et récit d'apprentissage, cette adaptation du roman autobiographique d'Aharon Appelfeld nous invite à une traversée de la guerre “en chambre” aussi forte dans l’évocation de l’intimité d’une relation entre un enfant et sa protectrice, que dans celle du cauchemar qui les assiègent. La chambre de Mariana, en permanence sur le fil par son jeu sur les sensations comme sur les sentiments, évoque le remplacement d’un danger par un autre, avec l’arrivée de l’armée soviétique, synonyme du début d’un autre désastre. Emmanuel Finkiel séduit par sa mise en scène aussi élaborée que discrète et surtout par le jeu éblouissant de Mélanie Thierry. Son film résonne bien tristement avec l’actualité de la guerre en Ukraine…..
C’est évidemment la performance solaire de THIERRY qui bouleverse et qui permet de magnifier une histoire classique d’enfant juif qui échappe à la Shoah. Elle le prend sous son aile au péril de sa propre vie, et lui donne la force de survivre : « le désespoir c’est pour les faibles ». Les instants émouvants se succèdent, habilement parsemés de flash-backs avec ses parents. Le film aurait pu être plus court, car cela tourne un peu en rond dans un huis-clos étouffant. En 1942 l’Ukraine est d’abord occupée par les allemands puis par les russes, ce qui nous rapproche quelque peu de la période actuelle. Merci Mélanie !
Adapté du roman de l’écrivain israélien Aharon Appelfeld, ayant subi durant son enfance les atrocités de la Shoah, ce long-métrage réalisé par Emmanuel Finkiel en 2025 ne peut laisser indifférent. Durant la Seconde Guerre mondiale, un garçon d’origine juive est caché dans le cagibi d’une chambre occupée par une prostituée, pour éviter la déportation. Tel un huis clos, le récit est vécu à travers le regard de cet enfant au sens propre comme au figuré. Ainsi, on devine uniquement ce qui se passe à l’extérieur au moyen d’un entrebâillement de la porte ou bien par l’ouverture d’une fenêtre. Cet exercice de style est à la fois immersif mais nuit au développement des émotions. La lenteur de l’intrigue n’encourage pas non plus les vibrations malgré l’exploitation de thèmes subversifs. Heureusement, Mélanie Thierry impose son talent (ayant notamment appris la langue ukrainienne pour la version originale du film). Bref, une œuvre que l’on pourrait qualifier de convenue si ce n’était la tragédie du sujet historique abordé.