La Chambre de Mariana
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Il y a des films qui ne racontent pas simplement une histoire, mais qui en ressuscitent les échos, les silences, les empreintes laissées dans la chair du monde. La Chambre de Mariana est de ceux-là. Emmanuel Finkiel filme ici la guerre non pas à travers le fracas des armes, mais par le prisme de ceux qui survivent en silence. Une vie dans une cache, pour fuir les nazis. Un enfant juif, bourgeois, fils à sa mère, dissimulé dans une armoire, convaincu qu’elle le suivra partout. Ce lien invisible, indestructible, c’est ce qu’on appelle l’attachement. Mariana, prostituée ukrainienne, en devient la gardienne. Mélanie Thierry, elle, en incarne l’âme — et livre une performance rare. Le temps passe sans nous, dit le film, et c’est un enfant qui nous le montre : témoin invisible de l’Histoire de son pays, de la disparition des siens, et d’une transformation intérieure qui le fera passer brutalement du côté des adultes.

Une performance à couper le souffle : Mélanie Thierry, en immersion totale

Dans La Chambre de Mariana, Emmanuel Finkiel retrouve Mélanie Thierry pour une partition vertigineuse. Adapté du roman d’Aharon Appelfeld, le film offre à l’actrice l’un de ses rôles les plus forts, les plus déroutants aussi. Elle y incarne Mariana, prostituée ukrainienne chargée de cacher un enfant juif pendant la Seconde Guerre mondiale. Un rôle de l’ombre, de la chair et des silences.

Mélanie Thierry est au sommet de son art ! Pour atteindre cette vérité nue, l'actrice s’est lancée dans une préparation de deux ans. Elle a appris l’ukrainien. Oui, appris. Pas pour faire illusion, non. Pour habiter cette langue, la laisser résonner dans son corps, jusqu’à la respirer. Elle a travaillé avec des coachs, suivi des stages chez Tomatis, spécialiste de l’écoute, pour que chaque mot devienne organique. Le réalisateur le dit lui-même : elle ne joue pas, elle incarne. Dans sa voix, ses gestes, ses rires, ses sanglots — tout change selon la langue. Ce n’est pas de l’artifice. C’est du vécu. Du viscéral. Et c’est bouleversant. Mariana devient un personnage à plusieurs visages : fantasque, solaire, brisée… une lumière en pleine nuit.



L’enfant dans le placard : regard sur une enfance volée

Mais La Chambre de Mariana, c’est aussi – et surtout – le regard d’un enfant. Hugo. Douze ans. Caché dans un placard, suspendu aux voix qui traversent la cloison. Les bruits, les silences, les cris, les soupirs. Tout ce qu’il entend sans voir. Et pourtant, tout ce qu’il voit. Car il comprend. Trop. Trop tôt. Ce huis clos, c’est celui d’une conscience qui s’éveille à la terreur. Et d’une fascination trouble.

L’enfant bourgeois, fils à sa mère, s’imagine qu’elle le suivrait partout. Même là. Même maintenant. Ce lien, invisible, c’est ce qu’on appelle l’attachement. C’est la seule chose qui le maintient debout, alors que le monde s’effondre. Dans cette armoire, le temps passe sans lui. Et lui, il devient témoin quasi mutique. D’un monde qui s’éteint. D’une sexualité qui surgit dans la clandestinité. D’un amour ambigu, avec cette femme étrange, à la fois protectrice et perdue. L’enfance s’efface. La solitude, elle, s’impose. Et nous, spectateurs, partageons cet enfermement, cette perte, cette mue intérieure d’une intensité rare.

L’adaptation : entre mémoire et onirisme

Le film est tiré d’un roman d’Aharon Appelfeld, écrivain israélien d’origine ukrainienne, qui livrait en 2006 un récit à la croisée du réalisme et de l’onirisme. Un texte majeur sur l’enfance volée, la survie, l’exil intérieur. Emmanuel Finkiel, fidèle à son cinéma de l’empreinte, adapte avec délicatesse. Il avait déjà dirigé Mélanie Thierry dans La Douleur, autre adaptation littéraire d’une puissance sourde.

Mais ici, il pousse plus loin : il choisit de tourner en ukrainien. Alors que le roman est écrit en hébreu. Hommage discret mais essentiel à cette culture, à cette spiritualité que l’auteur portait en lui. Le film, comme un poème sombre, devient un chant d’amour aux survivants. Une relecture contemporaine, sensible, d’un texte universel.

Et dans ce duo inattendu — Mélanie Thierry et le jeune Artem Kyryk — le miracle opère. Duo remarquable, à l’alchimie fragile et brute. Elle est exceptionnelle. Lui est juste. Ensemble, ils racontent l’indicible : la guerre, l’attente, le silence, et cette façon qu’a le monde de continuer sans nous.



En refermant La Chambre de Mariana, il ne reste ni réponse, ni apaisement. Juste un silence. Celui d’un enfant devenu homme, d’un amour meurtri, d’une langue apprise pour survivre. Le film laisse une empreinte discrète, mais profonde, comme ces souvenirs qu’on ne raconte pas, parce qu’ils brûlent encore. Mélanie Thierry y est bouleversante, sans jamais forcer l’émotion. Artem Kyryk, de son côté, livre une interprétation d’une justesse dérangeante. Ensemble, ils tissent ce duo remarquable, étrange et lumineux, qui donne au film son souffle. On en sort un peu différent, avec cette certitude : certaines histoires ne doivent pas être oubliées. Parce qu’elles nous rappellent que l’Histoire, elle aussi, a des témoins invisibles.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2025
C'est une autre guerre qui est passée par l'Ukraine et qui l'a puissamment marqué, de l'occupation allemande à la "libération" soviétique. Adapté du roman de Aharon Appelfeld, La chambre de Mariana raconte une histoire familière, hélas, jusqu'à un certain point, spoiler: celle d'un garçon juif de 12 ans, Hugo, caché dans une maison close, et plus précisément dans la chambre d'une prostituée, amie d'enfance de sa mère qui lui a choisi ce refuge.
La caméra d'Emmanuel Finkiel ne regarde que ce que le garçon, qui ressemble à un ange, voit. Le réalisateur de Voyages et de La Douleur, connu pour sa sensibilité et sa capacité à saisir les tremblements de l'intime, est à son affaire pour livrer un récit épuré, d'une force peu commune pour nous faire sentir la tension mais aussi spoiler: illustrer la complicité naissante entre un adolescent en devenir et une femme à la fois protectrice et fragile.
Bien d'autres œuvres cinématographiques ont montré les horreurs de la seconde guerre mondiale mais peu ont finalement réussi à nous les faire ressentir de façon viscérale, sans la montrer de manière frontale. La chambre de Mariana, avec une magnifique économie de moyens, y parvient sans pathos. Il faut dire qu'à côté du jeune et remarquable Artem Kyryk, Mélanie Thierry éblouit par une performance hors normes, sans doute la plus forte de sa carrière.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2025
Adapté du Roman d'Aharon Appelfeld , Emmanuel Finkiel livre là un film intéressant chargé de tension à travers cette terrible histoire d'un enfant Juif caché dans une maison close en Ukraine occupée et plongeant le spectateur dans l’expérience sensorielle du jeune garçon caché dans un placard !
Mélanie Thierry , d’une grande justesse , incarne Mariana avec une intensité bouleversante , son personnage étant tiraillé entre la culpabilité , la peur et un instinct maternel naissant !
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2025
Emmanuel Finkiel, le réalisateur de la série "En Thérapie" et du film "La Douleur", adapte ici le roman d'Aharon Appelfeld "La Chambre de Mariana". Mais quelle est cette chambre et qui est Mariana? Appelfeld a écrit un roman inspiré partiellement de sa jeunesse. Déporté, il s'évade d'un camp à la frontière ukrainienne en 1942 et se cache dans les forêts pendant trois ans. Il est également hébergé dans une maison close à Tchernivtsi (Czernowitz en Polonais) et c'est cette expérience, vécue alors qu'il avait 12 ans, qui fait l'objet du film. Hugo (Artem Kyrik) connait cette expérience étonnante: se retrouver à vivre caché dans un réduit dans la chambre de Mariana (Mélanie Thierry), une prostituée. Le film est un huis clos de 2 heures 11 mais qui passe très vite tant on est imprégné des sensations et des sentiments de ces deux personnages (les bruits, les musiques sourdes, les conversations étouffées). Le réalisateur a voulu non pas adapter le livre (il dit qu'un livre en contient autant qu'il a de lecteurs) mais faire le film comme un flacon, en faire humer les parfums, qui se mêlent telles des fragrances que chacun perçoit à sa manière. Je retiens deux phrases extraites du film qui l'expriment le mieux peut-être : celle dite par la jeune amie d'Hugo qu'il revoit en flash ("on est libre quand on imagine...") et une autre prononcée par sa mère lors d'un émouvant autre flash (le film entremêle souvenirs et vie quotidienne) : "Le désespoir est une défaite".
La langue et le langage sont très importants pour Appelfeld puisqu'il parlait allemand avec ses parents (dans les familles de la bourgeoisie ukrainienne c'était la langue parlée) et ukrainien le reste du temps. A la séparation de ses parents, il devint mutique. C'est seulement après son exil en Israël qu'il parla à nouveau, mais uniquement le yiddish. Mélanie Laurent, exceptionnelle, a appris l'ukrainien pendant deux ans pour incarner son personnage. Elle est comme une virtuose, nous envoutant de tous les registres d'une mélopée.
Nous ne pouvons oublier aussi ce si beau personnage de femme. Les femmes qui après les guerres souffrent souvent doublement. Alors que les hommes vaincus sont éliminés, les femmes, avant d'être tuées, sont souvent utilisées, humiliées et violées.
Le film est d'autant plus étonnant que, très impressionniste par les sensations qu'il procure, il nous laisse cependant une forte impression et nous ne pouvons pas nous empêcher de le voir comme une allégorie politique de l'Europe et de sa fragilité.
Delphine M.
Delphine M.

8 abonnés 109 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2025
Je suis déçue par ce film que j'avais tant envie de voir. L'histoire est bien sûr extrêmement forte, les acteurs sont excellents, mais je ne sais pas, je n'ai pas aimé le voir. J'ai passé même deux heures peu agréables. J'ai trouvé cela très long et très pesant, sûrement le but du film mais cela ne m'a pas touchée, et même profondément ennuyée. Allez-y quand même pour vous faire votre avis, dans la salle beaucoup ont été bouleversés.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mai 2025
Dans la Bucovine, occupée depuis l'été 1941 par les troupes allemandes, les Juifs sont persécutés. Le père de Hugo, douze ans, a déjà été arrêté. Pour le sauver d'une mort certaine, la mère de Hugo le confie à la garde de Marina, une amie d'enfance aujourd'hui prostituée dans un bordel dont l'essentiel de la clientèle est constitué de soldats allemands. Marina le cache dans un débarras adjacent à sa chambre.

"La Chambre de Mariana" est l'adaptation du livre éponyme et en partie autobiographique de Aharon Appelfeld, écrivain israélien né en 1932, qui, comme il le raconte dans Histoire d'une vie, s'est caché pendant trois ans dans les forêts d'Ukraine.

Le film est réalisé par Emmanuel Finkiel qui clôt avec lui une trilogie entamée en 1999 avec "Voyages" et poursuivie en 2017 avec "La Douleur", l'adaptation du livre de Marguerite Duras. Mélanie Thierry y jouait le rôle principal et c'est elle qu'on retrouve en tête d'affiche. Pour interpréter Mariana, elle a relevé un défi qui force l'admiration : apprendre l'ukrainien et le parler quasiment à la perfection. À part elle, l'ensemble du casting est ukrainien. Le film aurait dû être tourné sur place mais le tournage s'est délocalisé en Hongrie après l'invasion russe de février 2022, compliquant considérablement le travail de la production.

La Chambre de Mariana a deux héros. Son histoire nous est racontée par les yeux et les oreilles de Hugo qui n'en a qu'une perception amputée. Le film joue intelligemment sur les cadrages. Hugo observe, par un trou de son réduit, la cour où il voit des colonnes de Juifs déportés et des Allemands en uniforme. Il regarde par l'entrebaîllement de la porte la chambre où Mariana se dénude et reçoit ses clients. Mais la principale héroïne est Mariana elle-même, Maman et putain, Juste sans le savoir, donnant à l'enfant placé sous sa garde l'amour dont il a été trop tôt sevré.

" La Chambre de Mariana" coche toutes les cases du drame historique, de l'enfance martyrisée, du lait de la tendresse humaine. D'où vient alors qu'il nous laisse insensible ? D'où vient qu'on ne s'y laisse pas emporter ? De sa longueur ? Il n'a pas suffisamment à dire pour occuper efficacement ses deux heures vingt. De sa prévisibilité ? Rien ne s'y passe qu'on ne voie venir longtemps à l'avance et qui ne nous y surprenne. De la médiocrité du jeu des acteurs, Mélanie Thierry mise à part ?
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2025
Allez-y quand même ! Avant toute chose : ce n'est pas parce que l'on est passé à côté, que l'on ne vous recommande pas d'aller le voir (bien au contraire), aussi La Chambre de Mariana sera peut-être votre prochain coup de cœur (qui sait), et il mérite le coup d’œil au moins par curiosité. Mais force est d'avouer que l'on est resté coi, poliment ennuyé, légèrement blasé devant un film sur lequel on misait beaucoup, et qui n'affiche finalement pas d'émotions, restant un froid film (avec peu d'interactions et de partage) entre ce petit garçon réfugié et cette péripatéticienne, et dans lequel les rebondissements scénaristiques sont très chiches. On s'attendait carrément à verser la larme, mais le film ne semble pas vouloir générer trop de sentiments, rester à bonne distance de toute scène émotion (contre-productif pour nous, avec un pareil scénario, qui a un tel potentiel bouleversant), avec une Mélanie Laurent qui joue bien la dame d'intimité nonchalante (difficile de dire que l'on s'attache à ce personnage froid et qui fait la gueule 90 d du temps), et ce gamin qui spoiler: grandit carrément trop vite (on ne s'attarde sur rien, hop c'est déjà un ado
), qui n'interagissent pas vraiment, et dont les histoires précédentes du cinéma sur les juifs cachés/sauvés sont des comparaisons qui font très mal à ce La Chambre de Mariana (on s'est vraiment ennuyé). La mise en scène cherche le prix esthétique, sans trop nous impliquer, et la BO est peu mémorable, ce film nous est passé à côté comme un courant d'air, mais n'hésitez pas à y aller, il est difficile de ne pas recommander d'y jeter un œil au moins par curiosité... Juste un rendez-vous manqué.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mai 2025
Si j' avais globalement apprécié " Voyages"(1999) et " la douleur" de Emmanuel Finkiel, mon ressenti à l'égard de son " la chambre de Mariana" adapté d'un roman de , fût tout autre.

J' éprouve une certaine réserve à exprimer l'ampleur de ma déception à l'égard d'un film dont le scénario est à priori vecteur d'émotions les plus bouleversantes.

À l'écran, c'est malheureusement beaucoup trop long et j'ai le regret de le dire, pour le spectateur que je suis, très ennuyeux.

Le scénario trouve de surcroît une difficulté à rendre crédible la logique interne de l'histoire lors de l'épisode de transition avec la deuxième ange gardienne.

Mais c'est surtout le manque d'émotions qui pénalise " la chambre de Mariana". Je sauverais tout de même les dernières 20 minutes, la performance de l'actrice principale, le sens de la mise en scène.

J' ai entendu au masque et la plume deux critiques exprimer un désaccord marqué au sujet d'une scène au goût supposément douteux.

À l'écran la fameuse scène dure, montre en main, moins de quinze secondes et laisse le spectateur à son interprétation sur ce qui se passe en détail hors champ.

Avec un pareil sujet, je n' ai pas le souvenir d'avoir vu un film qui me soie apparu aussi plat. Une grosse déception en ce qui me concerne.
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 542 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mai 2025
Si je peux comprendre que ce film ait reçu beaucoup de bonnes critiques, notamment au regard de la puissance de l'interprétation de Mélanie Thierry, personnellement je ne parviens pas à y adhérer. Pourtant, cette histoire édifiante aurait dû me toucher, mais je ne suis pas parvenue à me défaire d'un malaise tenace lié au contexte. L'immersion de ce jeune garçon dans une maison close et la lente dérive de sa relation avec la femme à qui sa mère l'a confié, loin d'évoquer "l'éveil de la sensualité" comme on peut le lire dans certaines critiques, ressemble beaucoup trop à une situation malsaine, abusive et toxique, drapée dans les oripeaux d'un drame historique. Très peu pour moi !
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2025
D’après un roman d’Aharon Appelfeld. Sujet fort et gageure en matière de réalisation, celle d’orchestrer un huis clos (ou presque) en épousant le regard d’un enfant dans une situation scabreuse. L’adaptation est plutôt réussie dans son dispositif, grâce à un bon travail visuel et sonore pour transcrire la subjectivité de l’enfant, grâce aussi à un montage souvent inspiré, qui mêle présent, passé, imagination. La narration est maîtrisée, la photo soignée et l’interprétation de Mélanie Thierry vibrante, en ukrainien dans le texte. Ce respect des langues des protagonistes est appréciable, tout comme sont appréciables, de manière générale, l'honnêteté et l'humilité du film. Le scénario est ponctué de quelques scènes marquantes, notamment celle de l’anniversaire, au début, où les convives applaudissent en silence pour ne pas attirer l’attention des Nazis. D’autres scènes sont moins réussies : celle de la grange, à la fin, par exemple. En lien avec la thématique qui y est effleurée, on peut regretter que le film ne soit pas plus convaincant en termes d’éveil des sens, de trouble lié à la sexualité. Ça manque de matière sur le sujet et d’expressivité dans le jeu du jeune Artem Kyryk qui, par ailleurs, n’évolue pas assez physiquement sur la durée du récit. Récit au final un peu sage, un peu en deçà de son potentiel émotionnel, malgré ses qualités.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 avril 2025
Malgré la performance des deux acteurs principaux, on s ennuie un peu pendant ce long long métrage. Outre une réalisation un peu pesante, on n'apprend rien qu on ne sait déjà sur la cruauté et la bêtise. Chapeau aux deux acteurs encore une fois, mais rien de plus!
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2025
Film tiré d'un roman, "la chambre de mariana" s 'articule autour de la relation entre un enfant juif confié par sa mère à une amie prostituée Ukrainienne et cette fille de joie, complexe et attachante. Le film est magnifiquement interprété par Mélanie Thierry et le jeune enfant. Je vous le conseille pour les performances d'acteurs mais je suis bien moins convaincu par les options créatives du réalisateur qui sous couvert de montrer l'importance de la mémoire et de la famille propose des séquences un peu hallucinatoires que je ne trouve pas toujours réussies, cassent le rythme et la fluidité du récit
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2025
L'histoire racontée dans "La chambre de Mariana" aurait pu, aurait dû aboutir à un film haut de gamme, mêlant la grande histoire avec une réflexion sur la Shoah et une histoire intime sur les rapports entre une femme et un enfant qui n'est pas le sien ainsi que sur l'évolution d'un jeune adolescent face au monde féminin qu'il est amené à côtoyer. Malheureusement, Emmanuel Finkiel qui avait déjà raté l'adaptation de "La douleur" de Marguerite Duras, ne fait guère mieux avec ce roman de Aharon Appelfeld. Comme dans "La douleur", on s'ennuie pas mal dans "La chambre de Mariana", un film qui ne dégage aucune émotion, un film beaucoup trop long et qui ne commence à vraiment décoller qu'au bout de 90 minutes. Heureusement, il y a l'excellente prestation de Mélanie Thierry. Par contre, Artem Kyryk, l'interprète d'Hugo, physiquement très mini Marlon Brando, n'arrive pas à convaincre tant son jeu s'avère particulièrement inexpressif.
Laurent Bellet
Laurent Bellet

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2,0
Publiée le 28 avril 2025
Encore un film sur la déportation et la séparation d'une famille - nous sommes d'accord, absolument horrible -. Le parti pris du réalisateur, nous enfermer avec l'enfant dans le cagibi de la chambre d'une prostitué (Mélanie Thierry qui en fait des tonnes). C'est très long et l'on attend que le film démarre..
Bizarre, ces films de plus de 2 heures qui ne prennent pas le temps de s'arrêter sur les seconds rôles sinon à travers des scènes totalement manichéennes.
Et quel surprise de voir un enfant de 12, 13 ans avec une tête bien potelée après 2 ans de "vie" dans un cagibi ! Un scénario un peu intriguant.. Dommage, le film aurait pu se démarquer des innombrables production sur la shoah et sur l'enfance pendant cette période, peut être en commençant l'histoire sur le sort des juifs d'Ukraine après l'arrivée des soviétiques..
Francoise G.
Francoise G.

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1,5
Publiée le 26 avril 2025
Très déçue. Pas d'émotion.
Les acteurs jouent bien mais le film est ennuyeux et pourtant je l'attendais.
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