En Ukraine, dans un contexte de seconde guerre mondiale, un petit garçon, Hugo, fait la rencontre de Mariana quand sa mère le confie pour sa sécurité. Ce type d’histoire est très intéressant à regarder d’après moi car ce sont des faits qui ce sont réellement passé et nous aide à comprendre l’histoire. Ce film est assez intéressant car on voit le point de vue essentiellement de Hugo qui lui ne comprend pas forcément ce qu’il se passe autour de lui, et Mariana qui essaye tant bien que mal de l’aider à traverser ça ensemble malgré son travail dans la maison close. Ce film est quand même assez bouleversant et nous mène à nous poser des questions sur comment l’être humain peut faire de telles choses.
Dans l’Ukraine de l’année 1943, un jeune garçon de 12 ans est confié par sa mère à une amie d’enfance qui est prostituée pour le sauver de la déportation. Le film d’Emmanuel Finkiel évoque donc à hauteur d’enfants des évènements qui à cet âge ne peuvent être pleinement compris et assimilé. Ce choc ne procure pourtant pas les émotions escomptées à cause d’une réalisation atone dont le dispositif académique est surtout sauvé par la prestation solaire de l’actrice Mélanie Thierry.
Les acteurs sont formidables, la photographie également. Malgré une histoire poignante, j'ai eu beaucoup de mal à m'y accrocher peut être à cause d'une grande lenteur. Le film aurait gagné à être resserré. Et surtout, je n'ai pas eu d'émotion en voyant le film. Pourtant c'est loin d'être un mauvais film mais peut être pas mon style.
L'intérêt de ce film est de voir le jeu de Mélanie Thierry, belle interprétation ! La perception du monde par l'enfant grandissant est bien amenée. Pour le reste ce film est soporifique, il méritait une bande son de circonstance car on sent que c'est trop creux en ambiance. Je l'ai laissé en VO car les doublages n'étaient pas crédibles, je n'ai d'ailleurs pas reconnu la voix française de Mélanie Thierry...
C’est un film difficile et intense, mais dont on ne peut pas se détacher tant il est incarné. Mélanie Thierry y livre une performance exceptionnelle qui porte toute l’émotion du récit. Même si la mise en scène reste parfois assez classique, la puissance émotionnelle l’emporte largement.
Adapté du roman de l’écrivain israélien Aharon Appelfeld, ayant subi durant son enfance les atrocités de la Shoah, ce long-métrage réalisé par Emmanuel Finkiel en 2025 ne peut laisser indifférent. Durant la Seconde Guerre mondiale, un garçon d’origine juive est caché dans le cagibi d’une chambre occupée par une prostituée, pour éviter la déportation. Tel un huis clos, le récit est vécu à travers le regard de cet enfant au sens propre comme au figuré. Ainsi, on devine uniquement ce qui se passe à l’extérieur au moyen d’un entrebâillement de la porte ou bien par l’ouverture d’une fenêtre. Cet exercice de style est à la fois immersif mais nuit au développement des émotions. La lenteur de l’intrigue n’encourage pas non plus les vibrations malgré l’exploitation de thèmes subversifs. Heureusement, Mélanie Thierry impose son talent (ayant notamment appris la langue ukrainienne pour la version originale du film). Bref, une œuvre que l’on pourrait qualifier de convenue si ce n’était la tragédie du sujet historique abordé.
Un film très intéressant sur le plan historique, qui fait aussi écho à notre époque en rappelant les ravages de la guerre. Ce qui le distingue ici, c’est la perspective ukrainienne durant la Seconde Guerre mondiale. Bien que le pays soit envahi par l’Allemagne, la fin du conflit ne signifie pas une véritable libération : l’Ukraine passe alors sous domination soviétique, ce que beaucoup d’habitants ne perçoivent pas comme une délivrance. À l’image du Journal d’Anne Frank, le film montre la guerre à travers le regard d’un enfant, ce qui la rend encore plus bouleversante. On y mesure aussi le lourd tribut humain payé lorsque les conflits s’accompagnent de persécutions liées à la religion. Je lui attribue la note de 14,5/20, car c’est un film à la fois touchant et profondément réfléchi, qui pousse à la réflexion.
On sent une vraie ambition dans ce film, notamment avec la performance de Mélanie Thierry qui est impressionnante, surtout dans son travail sur la langue ukrainienne. Le jeu d'acteur est bon, mais malheureusement, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire.
Malgré un sujet qui aurait dû être émouvant, je suis resté très distant et je n'en suis pas ressorti transporté.
Ce n'est pas la faute des acteurs, mais sans doute celle de la mise en scène ou d'un scénario qui maintient trop de distance avec le spectateur.
C’est évidemment la performance solaire de THIERRY qui bouleverse et qui permet de magnifier une histoire classique d’enfant juif qui échappe à la Shoah. Elle le prend sous son aile au péril de sa propre vie, et lui donne la force de survivre : « le désespoir c’est pour les faibles ». Les instants émouvants se succèdent, habilement parsemés de flash-backs avec ses parents. Le film aurait pu être plus court, car cela tourne un peu en rond dans un huis-clos étouffant. En 1942 l’Ukraine est d’abord occupée par les allemands puis par les russes, ce qui nous rapproche quelque peu de la période actuelle. Merci Mélanie !
En 1943, en Ukraine, une mère juive confie son fils à une amie prostituée (Mariana / Mélanie Thierry) qui vit dans une maison close, afin de le sauver de la déportation. Tout le film (quasiment) se déroule dans la chambre de Mariana, le petit garçon se cachant dans un placard et pourtant on ne s’ennuie jamais, on est vraiment scotché de bout en bout. Mélanie Thierry est solaire dans ce film, sans compter sa performance de jouer en ukrainien. Le sujet a déjà été traité de multiples fois mais c’est toujours prenant, intéressant et touchant dès les premières minutes avec cette mère qui est obligée de quitter son enfant.
Le personnage lumineux de Mariana, qui cache le fils de sa copine juive dans l’Ukraine sous la botte nazie, m’a révélé que Mélanie Thierry, non contente d’être belle, est une grande actrice. Pas un soupçon de mièvrerie ou d’angélisme, rien que de l’humanité. Mariana parle d'elle à la troisième personne, elle est si peu digne d'être aimée croit-elle sans doute, coeur vide de l'amour non reçu et plein de l'amour à donner, celui qui sauvera Hugo. Grand film.
Avec La Chambre de Marianna, le cinéma s’attaque une nouvelle fois à l’horreur de la Seconde Guerre mondiale à travers le regard d’un enfant juif en Europe de l’Est. Inspiré d’un récit autobiographique, le film explore la survie, la peur et la solidarité dans un contexte où la barbarie humaine atteint son paroxysme.
Au cœur du récit, Mélanie Thierry livre une prestation remarquable dans le rôle d’une prostituée prête à tout pour cacher un enfant juif et lui offrir une chance de vivre. Elle est littéralement le pilier du film : bouleversante, lumineuse, et d’une humanité désarmante. Chaque scène où elle apparaît capte l’attention et donne au récit sa seule véritable intensité émotionnelle.
Malheureusement, au-delà de cette performance magistrale, le film peine à maintenir l’intérêt. Le rythme est lent, parfois trop étiré, et la mise en scène reste classique au point de devenir fade. Là où le sujet promettait une tension permanente et un attachement profond aux personnages, l’ensemble donne une impression de distance. On comprend l’horreur, on en mesure la tristesse, mais on la ressent rarement avec la force attendue.
Le film rappelle la bêtise humaine dans ce qu’elle a de plus cruel, mais sur le plan purement cinématographique, il laisse une impression d’ennui et de longueur. Au final, malgré un thème puissant et une actrice exceptionnelle, La Chambre de Marianna demeure une œuvre honorable mais peu marquante, qui peine à transformer son sujet en véritable expérience de cinéma.