1521 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
188 critiques spectateurs
5
41 critiques
4
67 critiques
3
48 critiques
2
25 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Lolo75020
3 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 4 mai 2025
Un très beau film qui rappelle que l'antisémitisme et le racisme sont des plaies qui laissent des traces dans l'histoire et la chair des peuples. Nous n'oublierons pas ! Mélanie Thierry incarne une Mariana splendide de vérité ! A voir absolument !
Tiré d'un bouquin intello, le long métrage lui ressemble d'où la difficulté de sentir véritablement de l'émotion, dans une fiction, dramatique certes, mais qui ne fait pas découvrir quelque chose d'inconnu. Un enfant dans une maison close, on a déjà vu, un enfant caché des nazis aussi…. Heureusement l'interprétation de Mélanie Thierry sauve la mise et son attachement progressif à ce compagnon/enfant qui s'est imposé dans sa sphère intime illumine l'écran, et du coup la séance fut agréable à regarder. Décidément, je n'arrive pas à trouver un Finkiel à mon pied, après trois essais. cinéma - avril 2025
Magnifique nouveau film sur la shoah, reconstitution des scènes parfaite, Mélanie Thierry époustouflante, vraiment. Moins intéressée par le jeune acteur qui joue Hugo trouvé trop souvent inexpressif et gauche, et par la scène malaisante quasi incestueuse de la presque fin. Chacun se fera son idée...
Long et ennuyeux, acteurs pas extraordinaires (le personnage de Hugo est impassible le plus souvent). La même histoire aurait pu être racontée en 30 minutes de moins.
Un film original sur une thématique trés travaillée au cinéma: l'holocauste du peuple juif durant la seconde Guerre Mondiale. Une mére cache en 1942 son jeune garçon dans le placard de la chambre d'une prostituée. Une éducation particulière commence... Film magnifique, intense et touchant dans lequel Mélanie Thierry est au sommet. La haine des autres est décidemment une arme de destruction massive.
Le premier film que j'ai vu de ma vie, c'était "le vieil homme et l'enfant", de Claude Berri. Alors forcément, celui-ci a remué des souvenirs. C'est beau, c'est touchant, c'est lumineux, remarquable en tout point, et surtout très nécessaire. Loin de nous servir un prêchi prêcha sur le mal et sa banalité, "La Chambre de Mariana" nous fait toucher du doigt l'horreur de la séparation forcée, arbitraire, celle du deuil, celle de la haine imbécile, mais avec la légéreté et le "charme" d'un regard enfantin. Ce n'est pas "la vie est belle" de Benigni, car on ne rit pas vraiment (vraiment pas), mais il y a une parenté. Avec la présence étincelante et l'élégance désespérée de Mélanie Thierry, "Mariana" confirme que seule l'indifférence à la violence est pire que la violence elle-même… Voilà, c'est des grands mots pour un grand film.
Très beau film, avec une grande force dans le détail des décors, costumes, une minutie qui se voit et est très impressionnant. L'histoire est jolie, vu avec un sens et un style que je trouve plus flou qu'ambigu. Bravo pour la performance de Mélanie Laurent.
excellent...tourné zavec beaucoup de plans serrés sur les visages qui font apparaître la profondeur des sentiments avec des jeux d ombres qui retracent l'enfermement ...mais surtout un film qui ne se limite pas au huis clos mais une aventure qui se prolonge dans la forêt et la campagne environnante après la débâcle allemande et l'arrivée d’autres oppresseurs.. et bien sûr des acteurs magnifiques...
Mélanie Thierry et le jeune Artem Kyryk sont époustouflants dans ce film poignant. Pour une fois je suis du même avis que la presse. La reconstitution est parfaite et ont est en parfaite harmonie avec le jeu d'acteurs et la scénério. Pas une seconde d'ennui...
Dans la Bucovine, occupée depuis l'été 1941 par les troupes allemandes, les Juifs sont persécutés. Le père de Hugo, douze ans, a déjà été arrêté. Pour le sauver d'une mort certaine, la mère de Hugo le confie à la garde de Marina, une amie d'enfance aujourd'hui prostituée dans un bordel dont l'essentiel de la clientèle est constitué de soldats allemands. Marina le cache dans un débarras adjacent à sa chambre.
"La Chambre de Mariana" est l'adaptation du livre éponyme et en partie autobiographique de Aharon Appelfeld, écrivain israélien né en 1932, qui, comme il le raconte dans Histoire d'une vie, s'est caché pendant trois ans dans les forêts d'Ukraine.
Le film est réalisé par Emmanuel Finkiel qui clôt avec lui une trilogie entamée en 1999 avec "Voyages" et poursuivie en 2017 avec "La Douleur", l'adaptation du livre de Marguerite Duras. Mélanie Thierry y jouait le rôle principal et c'est elle qu'on retrouve en tête d'affiche. Pour interpréter Mariana, elle a relevé un défi qui force l'admiration : apprendre l'ukrainien et le parler quasiment à la perfection. À part elle, l'ensemble du casting est ukrainien. Le film aurait dû être tourné sur place mais le tournage s'est délocalisé en Hongrie après l'invasion russe de février 2022, compliquant considérablement le travail de la production.
La Chambre de Mariana a deux héros. Son histoire nous est racontée par les yeux et les oreilles de Hugo qui n'en a qu'une perception amputée. Le film joue intelligemment sur les cadrages. Hugo observe, par un trou de son réduit, la cour où il voit des colonnes de Juifs déportés et des Allemands en uniforme. Il regarde par l'entrebaîllement de la porte la chambre où Mariana se dénude et reçoit ses clients. Mais la principale héroïne est Mariana elle-même, Maman et putain, Juste sans le savoir, donnant à l'enfant placé sous sa garde l'amour dont il a été trop tôt sevré.
" La Chambre de Mariana" coche toutes les cases du drame historique, de l'enfance martyrisée, du lait de la tendresse humaine. D'où vient alors qu'il nous laisse insensible ? D'où vient qu'on ne s'y laisse pas emporter ? De sa longueur ? Il n'a pas suffisamment à dire pour occuper efficacement ses deux heures vingt. De sa prévisibilité ? Rien ne s'y passe qu'on ne voie venir longtemps à l'avance et qui ne nous y surprenne. De la médiocrité du jeu des acteurs, Mélanie Thierry mise à part ?
Drame historique français, belge, hongrois, israélien et portugais réalisé par Emmanuel Finkiel… Il en aura fallu du monde pour réaliser cette adaptation du roman éponyme d’Aharon Appelfeld. Mais force est de constater que ces 131 minutes constituent un des plus beaux films de ces 4 premiers mois de 2025. 1943, Ukraine, Hugo a 12 ans. Pour le sauver de la déportation, sa mère le confie à son amie d’enfance Mariana, une prostituée qui vit dans une maison close à la sortie de la ville. Caché dans le placard de la chambre de Mariana, toute son existence est suspendue aux bruits qui l’entourent et aux scènes qu’il devine à travers la cloison… Après La Douleur en 2018, Finkiel redonne un 1er rôle absolument bouleversant à Mélanie Thierry… formidable ! La Shoah et ses à-côtés sont au centre de toute l’œuvre de ce cinéaste, - qui s’était pourtant juré de ne plus faire de films sur ce sujet -. Cette fois, il en parle à travers le filtre, celui des yeux et surtout des oreilles d’un jeune garçon caché dans un placard au fond de la chambre d’une prostituée. Heureusement pour lui, c’est une « putain » au grand cœur qui va tout faire pour adoucir le sort de cet Hugo séparé de sa mère. Même si les personnages sont largement inspirés de la famille du romancier, il s’agit ici d’une pure fiction. Le tournage devait avoir lieu en Ukraine. Hélas, on sait pourquoi cela s’est avéré impossible, il s’est donc déroulé en Hongrie. Les lumières, la photo, la bande-son, l’utilisation virtuose du hors-champ, tout concourt à faire de ce drame une véritable pépite de plus de deux heures dix, qu’on ne voit pas passer. Un seul regret pour ma part, le huis-clos est tellement poignant et puissant que je pense que le dernier quart d’heure – hors les murs – retire un peu de force à l’ensemble. Mais c’est, je le répète, un très grand film. Je l’ai dit plus haut, Mélanie Thierry, qui a appris pendant deux ans la langue ukrainienne pour ce rôle, est tout simplement formidable. Elle trouve dans le jeune Artem Kyryk, un partenaire de choix. Quelle présence ! Ajoutons les performances de Julia Goldberg et Yona Rosenkier pour faire bonne mesure. Une réussite majeure qu’il ne faut absolument pas manquer. Pudique, bouleversant, terrible et beau à la fois et qui résonne tristement avec l’actualité.