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5,0
Publiée le 29 avril 2025
Melanie Thierry époustouflante ! Le film est merveilleux, malgré quelques longueurs que certains non initiés se refuseraient de voir, pour tous fans de grand cinéma, c’est à voir absolument. Un film nécessaire pour devenir une meilleure personne, un film d’une vie, l’apogée d’une existence, voire l’apogée même du cinéma! J’irai moi-même porter plainte aux Césars s’il n’y a aucune nomination : Mélanie Thierry fournit une performance bluffante, du rarement vu dans le cinéma français. Avant que les americains nous la volent, il faut à tout prix la garder auprès de nous en la récompensant par un César au moins.
Hugo est un jeune garçon juif à la fin de l’enfance, proche de la puberté et à cheval entre le monde de l’innocence et le monde des adultes. En 1943 et suite à de nombreuses rafles dans une ville ukrainienne, sa mère décide de le cacher chez une vieille amie avant d’elle-même fuir pour se mettre en sécurité. Hugo apprend à vivre dans un placard alors qu’il a été très couvé jusqu’ici. En salle le 23 avril.
spoiler: "La chambre de Mariana" m’a beaucoup touché. J’étais un peu sceptique car de nombreuses oeuvres en 2024-2025 ont traité de la Shoah et j’avais peur d’un film classique et réchauffé. Ce n’est pas le cas. Le contexte historique est capital mais s’efface progressivement pour laisser le spectateur apprécier pleinement la relation se tisser entre Mariana et Hugo. Le film est construit comme des vases communiquants, l’enfant et la femme étant tour à tour le protégé et le protecteur. Les illusions qui aident Hugo à survivre dans son placard ne parviennent pas à se substituer à la dure réalité, à la mort de ses proches, jusqu’à la toute dernière scène.
Cette histoire d'un garçon juif réfugié dans une maison close ukrainienne est touchante, bien menée, même si hélas un peu longue. L'interprétation est de premier ordre, avec une Mélanie Thierry formidable et le petit Artem Kyryk qui illumine l'écran. A voir donc, spécialement en temps troubles sur bien des points abordés par ce film.
L'histoire racontée dans "La chambre de Mariana" aurait pu, aurait dû aboutir à un film haut de gamme, mêlant la grande histoire avec une réflexion sur la Shoah et une histoire intime sur les rapports entre une femme et un enfant qui n'est pas le sien ainsi que sur l'évolution d'un jeune adolescent face au monde féminin qu'il est amené à côtoyer. Malheureusement, Emmanuel Finkiel qui avait déjà raté l'adaptation de "La douleur" de Marguerite Duras, ne fait guère mieux avec ce roman de Aharon Appelfeld. Comme dans "La douleur", on s'ennuie pas mal dans "La chambre de Mariana", un film qui ne dégage aucune émotion, un film beaucoup trop long et qui ne commence à vraiment décoller qu'au bout de 90 minutes. Heureusement, il y a l'excellente prestation de Mélanie Thierry. Par contre, Artem Kyryk, l'interprète d'Hugo, physiquement très mini Marlon Brando, n'arrive pas à convaincre tant son jeu s'avère particulièrement inexpressif.
C’est un film qui nous parle de manière très particulière de la seconde guerre mondiale, à travers l’occupation allemande en 1942 dans un village ukrainien, où un petit garçon juif est caché dans une maison de passe.spoiler: Hugo vit dans le placard de la chambre d’une prostituée. Il va ainsi quitter l’adolescence vers l’âge adulte, en regardant le monde se détruire, dans ce réduit que le réalisateur peine à cerner. Il joue par obligation dans l’interstice et le ras du parquet en butte à une dramaturgie dont le fond demeure douloureux, sans forme adéquate à son expression. La mise en scène suggestive force sur l’esthétisme. Artem Kyryk (Hugo) et Mélanie Thierry ( Mariana ) réussissent malgré tout à donner entièrement corps à leurs personnages et au récit qui les entraîne dans cette guerre dont ils ne perçoivent que les échos. Elle en devient plus terrible.
Voici une œuvre cinématographique particulièrement aiguisée. Mélanie Thierry est sublime dans le rôle de Mariana . Emmanuel Finkiel réalise un grand film psychologuique particulièrement prégnant et réussi. Cordialement. Gérard Michel
Huis clos glaçant et étouffant et un nouveau regard sur l'éviction des juifs pendant la deuxième guerre mondiale au travers des yeux d'un jeune garçon remisé dans un placard pour échapper à la mort. Confié à une prostituée, amie de sa mère, Il vit confiné auprès de cette femme au cœur débordant qui l'entoure comme elle peut. Mélanie Thierry et Artem Kyryk sont excellents dans ce duo improbable;
Emmanuel Finkiel est l'auteur de l'un des films français les plus forts de ces dernières décennies, La Douleur. La mise en scène, le texte de Duras, les performances de Mélanie Thierry et de Benoît Magimel y étaient exceptionnels. Il sillonne ici les mêmes chemins en adaptant un livre sur l'oppression pendant la Seconde Guerre mondiale, avec la même actrice. On retrouve cette mise en scène élégante, notamment son usage de la lumière et de la couleur. Le film semble très apprécié de la critique et des spectateurs. Tant mieux pour ceux qui ont su entrer dans ce récit, ce ne fut pas vraiment mon cas. Mais cela tient à des considérations très personnelles sur les films en huis-clos et surtout sur les films suivant l'itinéraire d'un enfant ou d'un adolescent. Tout m'a semblé assez attendu dans ce récit fondé sur une clandestinité stricte spoiler: qui tantôt rend fou, tantôt est transgressée, tantôt est abolie par une brève fuite, etc. Le choix d'un cadre presque carré étouffe, et même si c'était l'objectif (retranscrire l'oppression), ça ne fonctionne pas parfaitement car cela nuit à l'ampleur du récit. Certes on est horrifié par les horreurs de la guerre, notamment celles qui ne sont que lointainement suggérées, mais selon un protocole sans doute trop conventionnel. Dans ce registre, bizarrement, Jojo Rabbit, même avec sa dérision extrême, fonctionne mieux. Bien des films et des téléfilms sur la Shoah sombrent dans le conformisme le plus plat. Ici un très grand cinéaste et très grand metteur en scène et une très grande actrice tentent cette aventure, mais ils ne m'ont pas semblé faire assez bouger les lignes pour totalement convaincre. ça reste évidemment un excellent film, et l'occasion d'inciter à voir ou revoir La Douleur, chef-d’œuvre ultime.
Au bout de l ennui. Répétition de scènes insipides. Seul point positif: le jeu de Mélanie Thierry. Un enthousiasme des critiques une fois de plus incompréhensible.
D’après un roman d’Aharon Appelfeld. Sujet fort et gageure en matière de réalisation, celle d’orchestrer un huis clos (ou presque) en épousant le regard d’un enfant dans une situation scabreuse. L’adaptation est plutôt réussie dans son dispositif, grâce à un bon travail visuel et sonore pour transcrire la subjectivité de l’enfant, grâce aussi à un montage souvent inspiré, qui mêle présent, passé, imagination. La narration est maîtrisée, la photo soignée et l’interprétation de Mélanie Thierry vibrante, en ukrainien dans le texte. Ce respect des langues des protagonistes est appréciable, tout comme sont appréciables, de manière générale, l'honnêteté et l'humilité du film. Le scénario est ponctué de quelques scènes marquantes, notamment celle de l’anniversaire, au début, où les convives applaudissent en silence pour ne pas attirer l’attention des Nazis. D’autres scènes sont moins réussies : celle de la grange, à la fin, par exemple. En lien avec la thématique qui y est effleurée, on peut regretter que le film ne soit pas plus convaincant en termes d’éveil des sens, de trouble lié à la sexualité. Ça manque de matière sur le sujet et d’expressivité dans le jeu du jeune Artem Kyryk qui, par ailleurs, n’évolue pas assez physiquement sur la durée du récit. Récit au final un peu sage, un peu en deçà de son potentiel émotionnel, malgré ses qualités.
Un chef d œuvre , c est pour moi le film de l année et de loin . Melanie Thierry est impériale . Actrice hors norme et éblouisssnte du début à la fin du film . Le petit Hugo est excellent également. Cette histoire est magnifique . C est un film essentiel .
Bon film, avec une interprétation remarquable de Mélanie Thierry. Sur le même thème de l'enfance confronté à la morbidité de la guerre ,j'ai nettement préféré JoJo Rabbit. le début du film débute lentement, je trouve que l'on ne perçoit pas assez la cruauté de cette maison close et la pression exercée par les nazis sur la population qui cacherait des juifs. le dernier quart d'heure est un peu alambiqué et peut jeter un discrédit sur Mariana alors qu'elle a pris d'énormes risques à cacher cet enfant qui lui a cependant donné la force d'endurer son travail... Ce film sur le passé nous fait beaucoup nous interroger sur se que peuvent vivre actuellement tous les enfants d'Ukraine ou de Palestine et d'autres pays en guerre ou sous le joug de régimes totalitaires....il y en a tellement.
Je n'ai pas lu le roman duquel est tiré le film mais cette histoire résonne vraiment comme une histoire authentique, l'occupation allemande, le danger permanent puis la venue de l'Armée rouge à la libération de l'Ukraine, qui va provoquer un choc et rebattre les cartes déjà bien brouillées d'un avenir meilleur...Et c'est là que pour moi le bât blesse (un peu) : en quête d'un devenir et d'un avenir meilleur pour Mariana et son protégé, la fin laisse un peu perplexe, même si on connaît la grande Histoire et que l'on peut se hasarder à penser à un avenir enfin éclairci dans lequel chacun va réussir tant bien que mal à tirer son épingle du jeu, rien n'est communiqué au spectateur qui doit imaginer la suite, c'est dommage. Les personnages principaux comme les seconds rôles sont bien interprétés et sont pour la plupart attachants, le film traîne un peu en longueur parfois quand même et manque un peu de rythme mais c'est bien le point de vue du jeune garçon (qui, à douze ans est doucement mais sûrement en train de devenir un homme) qui est ici privilégié, et en ce sens on devine aisément que le réalisateur a été fidèle au roman. Un beau film sur des liens indéfectibles à une époque charnière de la vie et qui vont marquer deux histoires personnelles, mais une petite déception quand même sur la fin pour le spectateur, que la dédicace finale ne suffit malheureusement pas à estomper. Alors qui sait, peut-être une suite à venir ?