1521 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
188 critiques spectateurs
5
41 critiques
4
67 critiques
3
48 critiques
2
25 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
brunocinoche
139 abonnés
1 246 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 15 mai 2025
Très belle et très forte adaptation du roman de Aaron Appelfeld, la mise en scène se place intelligemment du coté de l'enfant et de sa cachette. Des images fortes, des choses que l'on devinent par une image tronquée ou par des sons évocateurs. Plus qu'un énième film sur 2eme guerre mondiale, plus aussi qu'un film sur l'amitié naissante d'un enfant et d'une prostituée, le film est avant tout le récit douloureux d'un apprentissage. Le film peut paraître un peu long dans sa dernière partie mais la scène finale est magnifique. Quant à Mélanie Thierry, elle est incroyablement lumineuse dans un rôle a la fois tendre et dur.
C est un très beau film Melanie Thierry est extraordinaire elle habite totalement son personnage Au delà de la maîtrise de la langue ukrainienne Elle se meut comme une slave Je recommande
Trop long avec cette histoire ou la moitie de film se passe dans un lieu clos. Reactions des personnages parfois surprenant , fin qui laisse perplexe , très moyennement intéressant.
Chef d'œuvre absolu ! L'humanité et l'inhumanité sont présentes tout au long du film. Les actrices et acteurs sont exceptionnels. Mélanie Thierry est au sommet de son art. Artem Kyryk est déjà un immense acteur.
En 1942, en Ukraine, une mère juive confie son fils de 11 ans, Hugo, à son amie d’enfance Mariana, une prostituée vivant dans une maison close, afin de le sauver de la déportation.
Hugo est caché dans le placard de la chambre de Mariana, où il vit reclus pour ne pas être découvert. C’est d’ailleurs là que le film prend toute sa force. La mise en scène appuie parfaitement le sentiment d’enfermement de l’enfant, notamment grâce à un format 4/3 qui renforce l’oppression.
Le réalisateur joue habilement avec le hors-champ : le spectateur est suspendu aux bruits et aux voix qui traversent les murs, devinant ce qu’il se passe à l’extérieur du placard.
Le film brille aussi par sa manière d’illustrer le monde intérieur d’Hugo. La façon dont le réalisateur nous plonge dans l’esprit de l’enfant est brillante. Il convoque régulièrement le passé, mêlant réalité et souvenirs dans ce qui constitue sans doute les meilleurs moments du film. Ces moments suspendus donnent au film une grande densité émotionnelle. L’imaginaire de l’enfant devient alors une forme de résistance à la barbarie. Et plus le danger se rapproche, plus le rêve s’intensifie, comme un dernier rempart contre l’horreur.
Le récit se focalise aussi sur la relation complexe et bouleversante entre l’enfant et sa protectrice. Elle évolue au fil du temps, tissée de silences, de gestes maladroits, de tendresse inattendue.
Comme à son habitude, Mélanie Thierry est remarquable, d’autant plus qu’elle joue ici en ukrainien. Mais si cette relation fonctionne aussi bien, c’est grâce à Artem Kyryk, dans son tout premier rôle, qui impressionne par une justesse rare à cet âge.
Malheureusement, dès que la caméra sort de la chambre, le film perd de sa force et de son inspiration. C’est une faiblesse sans doute liée à l’adaptation du roman. C’est aussi le cas du dernier acte, choquant, qui divisera probablement le public.
En dépit de l'intéret du sujet et des images prometteuses de la bande-annonce, j'ai dû quitter la salle au bout d'une heure. Le duo femme-enfant n'en est pas un puisque l'enfant est inexistant. Les ennemis sont des hommes avinés, vulgaires et bestiaux car on ne ne sait pas encore que le Mal malheureusement, est beaucoup plus subtil. Du coup, le huis-clos dans la chambre est vite oppressant car sans richesse, sans émotion.
A la fois fresque historique et récit d'apprentissage, cette adaptation du roman autobiographique d'Aharon Appelfeld nous invite à une traversée de la guerre “en chambre” aussi forte dans l’évocation de l’intimité d’une relation entre un enfant et sa protectrice, que dans celle du cauchemar qui les assiègent. La chambre de Mariana, en permanence sur le fil par son jeu sur les sensations comme sur les sentiments, évoque le remplacement d’un danger par un autre, avec l’arrivée de l’armée soviétique, synonyme du début d’un autre désastre. Emmanuel Finkiel séduit par sa mise en scène aussi élaborée que discrète et surtout par le jeu éblouissant de Mélanie Thierry. Son film résonne bien tristement avec l’actualité de la guerre en Ukraine…..
Évidemment, Mélanie Thierry impose le respect, elle qui porte à bout de bras avec son jeune collègue ce huis clos implacable qui aurait pu être plus aboutie, moins arty, pour plus d'émotions - et on se surprend à réfléchir à la symbolique que porte ce film qui se déroule en 1943 dans une Ukraine en guerre.
Ce film me laisse mi figue mi raisin mais il est une curiosité à voir c'est pour cela que je ne met pas 5 étoiles. Marina et Hugo sont interprétés magnifiquement sans être dans l'excès. La complicité entre les deux acteurs principaux se ressent. Les dialogues en ukrainien donnent plus de poids aux images. L'ambiance du film est feutrée, en adéquation avec la situation dans laquelle elle se situe, cela n'empêche que certains passages sont trop longs et la fin à mon sens est bâclée. Ce film a le mérite de faire écho à l'actualité......de faire réfléchir que l'être humain est capable du pire comme du meilleur. Peut être suis je passée à côté !?
Emmnanuel Finkiel passionne et émeut avec l'histoire du jeune Hugo et de la belle Mariana, cherchant tous les deux à survivre au cœur de la seconde guerre mondiale dans l'Ukraine occupée, spoiler: d'abord par les allemands puis par les russes . On vit avec Hugo dans ce réduit, on respire avec lui les rares moment où il peut en sortir, on tremble avec lui d'être découvert et on apprend avec lui à découvrir les lieux et son fonctionnement, et bien sûr à connaître Mariana et les quelques autres personnages qui vont intervenir pour le meilleur ou le pire dans cette relation particulière. L'évolution des liens entre Hugo et Mariana, étroitement liée aux soubresauts du conflit et à l'horreur de la Shoah omniprésente en arrière-plan du récit spoiler: (et dans quelques scènes glaçantes), est très bien racontée.
Film magnifique. Mélanie Thierry est exceptionnelle, comme le jeune Artem Kyryk. Les lumières, les clairs obscurs, les non-dits et l'attente comme l'angoisse. On se laisse porter.
Si je peux comprendre que ce film ait reçu beaucoup de bonnes critiques, notamment au regard de la puissance de l'interprétation de Mélanie Thierry, personnellement je ne parviens pas à y adhérer. Pourtant, cette histoire édifiante aurait dû me toucher, mais je ne suis pas parvenue à me défaire d'un malaise tenace lié au contexte. L'immersion de ce jeune garçon dans une maison close et la lente dérive de sa relation avec la femme à qui sa mère l'a confié, loin d'évoquer "l'éveil de la sensualité" comme on peut le lire dans certaines critiques, ressemble beaucoup trop à une situation malsaine, abusive et toxique, drapée dans les oripeaux d'un drame historique. Très peu pour moi !
Un chef d'œuvre. Un film plein de sensibilité, de délicatesse, sous un fond historique violent, aux images parfois difficiles liées aux raffles et à la déportation. Un petit garçon "planqué" dans un réduit d'où il découvre la vie d'une maison close, protégé par une "dame" à la gentillesse et à la grande discrétion. Magnifiquement joué. A ne rater sous aucune prétexte. Allez-y toute affaire cessante.
Mélanie THIERRY illumine littéralement ce film par son rayonnement et son charisme. Si l’histoire est belle on peut penser qu’il aurait peut-être été préférable de raccourcir le film pour lui donner un peu plus de dynamisme.