La Chambre de Mariana
Note moyenne
3,9
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188 critiques spectateurs

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Alexis Prs
Alexis Prs

68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2026
Un histoire bouleversante qui retrace l’époque durant laquelle les juifs étaient traqués par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ce chaos, un jeune garçon, Hugo, se retrouve engrangé dans ce drame, séparé de ses parents et recueilli chez une prostitué au sein d’une maison close. Sa maturité, du au de sa dizaine d’année est d’un impressionnant lyrisme qui le dote d’une certaine éloquence. Mariana, imprévisible, s’attache progressivement à lui comme lui qui lui voue toute sa confiance. Son destin innocent sera de celui qui brisera nos cœurs.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2026
Mariana, une prostituée, est chargée de cacher le petit Hugo pour éviter qu'il soit déporté. Un espace reclus qui va les rapprocher, mais aussi devenir le monde de l'enfant. Il va se faire une idée du monde des adultes à travers ce qu'il se passe dans cette chambre. Ce n'est pas très joli, mais c'est aussi le reflet de la réalité en dehors de ces quatre murs. "La chambre de Mariana" est donc un film très intime à hauteur d'enfant, mais une fois qu'on a vu un film sur des personnes qui cachent des Juifs pendant la guerre, on les a tous vus... Je caricature un peu, mais c'est tout comme. Ça tourne en rond et la tournure des événements ne m'a pas plu. Mélanie Thierry est étonnante et convaincante dans ce rôle où elle ne parle qu'en ukrainien, mais elle est bien trop seule. En face, le personnage du petit garçon est vraiment plat. Bref, un film moyen qui semble répéter en boucle la même chose pendant deux heures.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 977 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2026
Long, lent et ennuyeux….
Encore un film qui oublie que quelque soit le sujet, il faut quand même parvenir à distraire le spectateur un minimum ….
Malgré les bonnes critiques je craignais qu’un film basé sur un gamin enfermé dans un placard, peine à susciter l’enthousiasme, et malheureusement ces craintes étaient justifiées….
Sismo2808
Sismo2808

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
J'aime ces films qui ne cherchent pas à caresser le spectateur dans le sens du poil.
La chambre de Mariana pourrait cocher toutes les cases propre au mélodrame appuyé mais n'en fait rien et évite tous les écueils.
Le film constitue 131 minutes d'oppression non-stop épousant le point de vue de son jeune héros faisant face à l'inhumanité de cette seconde guerre mondiale. On a déjà vu des films sur cette période, avec des jeunes enfants sacrifiés mais Finkiel en se focalisant exclusivement sur la survie de son jeune interprète (très bon au passage !) ne trouvant le salut que par le biais d'un personnage désaxée, à cent lieux de l'héroïne modèle (fabuleuse Mélanie Thierry !) accentue la claustrophobie de son propos et magnifie le pouvoir de l'imaginaire, autre bouée de sauvetage que seul un enfant peut pousser jusqu'à ce que cela lui paraisse vrai.
C'est radical, beau et le dernier plan du film imprègnera la rétine pour longtemps.
deny67
deny67

1 abonné 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
L’originalité, l’extreme dureté du scénario, l’interpretation des acteurs ne peuvent laisser insensible.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
La Chambre de Mariana est un film qui m’a profondément touché par sa sobriété et son intensité. Le point de départ est fort : en pleine Seconde Guerre mondiale, Mariana cache un jeune garçon juif dans l’armoire de sa chambre pour lui sauver la vie. À partir de là, le film devient un huis clos tendu, où chaque minute est une menace, chaque bruit un danger. Le suspense ne repose pas sur l’action, mais sur l’attente, la peur et les silences.

J’ai beaucoup aimé ce que le film propose en plus : une relation fragile et ambiguë entre deux êtres que tout oppose, obligés de cohabiter dans des conditions extrêmes. Artem Kyrek est bouleversant, tout en retenue, et parvient à transmettre la peur, l’enfermement et l’espoir avec une grande justesse. Mélanie Thierry, dans un rôle très difficile, est remarquable ; elle incarne une femme tiraillée entre humanité, instinct de survie et culpabilité, sans jamais forcer l’émotion.

Le film avance parfois lentement, mais cette lenteur sert le propos et renforce l’impact émotionnel. La Chambre de Mariana est un film pudique, tendu et profondément humain, qui parle de courage ordinaire et de survie sans jamais tomber dans le pathos.
Note : 3,5/5
Thierry
Thierry

4 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
1943, en Ukraine, Hugo a 12 ans. Pour le sauver de la déportation sa mère le confie à une amie Mariana, une prostituée qui vit dans une maison close. Caché dans le placard de la chambre, l'existence du garçon est suspendue aux bruits qui l'entourent et aux scènes qu'il devine à travers la cloison.
C'est justifié mais qu'est ce c'est pénible ces scènes qui se déroulent dans le noir … Combien sont-ils ces enfants cachés dans l'ombre des placards pour fuir les camps de la mort et échapper aux rafles. Hugo, lui, doit subir les ébats sexuels de sa logeuse, les nuits de débauche où des clients de tous les bords se succèdent. Mariana n'a pas peur des soldats, n'a pas peur des allemands, ici ne viennent que des hommes et son travail est de les amuser. Vivre caché et ne pas tout comprendre aux jeux des adultes, ce n'est pas une vie pour un enfant avec ce risque permanent d'être dénoncé. Cette protectrice particulière parle d'elle a la troisième personne et doit se faire passer pour sa mère et Hugo n'a qu'elle pour le protéger. Prostituée en tant de guerre a tout d'une existence qui vire au drame et Hugo est lié et dépendant à cette vie. Dans le lit de Mariana on ne pleure pas, on est un homme.
Un jour Mariana est chassée, mais Hugo reste au fin fond de son placard, jours et nuits rythmés aux allers et venues des soldats allemands. C'est Mariana qui t'a caché là- dedans ? Depuis longtemps ? On a retrouvé le petit yuppin dans le placard. Tu es très dangereux pour nous, tu le sais ça ? On ne peut plus te garder ici. Dans les bois l'enfant s'enfuira et découvrira l'horreur d'un charnier humain.
Mariana revient reprendre la place qu'une juive lui avait pris pour être déportée. Hugo retrouve son refuge dans la penderie. Mariana promet de le soutenir, d'arrêter de boire, et surtout d'être rentable auprès de la maquerelle des lieux. Le temps passe, Hugo grandit. Les allemands ont moins la côte. Le petit juif devient une roue de secours pour les tenanciers qui ont frotter avec l'ennemi. Les allemands finissent par se replier. Hugo peut sortir du placard, de la chambre, de ce bordel qui va mettre la clé sur la porte. Les clients envahisseurs n'assurent plus le business. Même si Mariana se vend, elle n'en reste pas moins une femme et Hugo, adolescent n'est pas insensible à cette féminité. Les russes succéderont aux allemands et abuseront de leurs privilèges matériels et humains. Un soldat reste un soldat, une putain reste une putain. Nul pardon ne sera assez grand pour effacer la cruauté de ces hommes. Après la guerre il y a ceux qui sont morts, il y a ceux qui ont pris leur place, il y a ceux considérés comme des traites, il y a ceux qui n'ont plus personne, et il y a les chanceux qui attendent et espèrent toujours. Ma note sera de 3,83 sur 5. Voici, un témoignage, une tranche d'Histoire bien sombre.

Citation tirée du film :
Les chiots c'est tellement attachant, sauf qu'ils deviennent adultes et se transforment en chiens.
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2026
Film poignant et émouvant, sur un sujet si souvent abordé au cinéma. Mais quand il s'agit d'un témoignage vécu, cela permet de revoir l'histoire sous un angle sans cesse renouvelé. Pas facile de reproduire ce que fut la vie de ce petit garçon pendant la guerre, le plus souvent enfermé dans son placard! Mais Emmanuel Finkiel s'en tire très bien. Mélanie Thierry, comme toujours, est impressionnante de justesse. Juste dommage qu'il y ait, à un moment donné, quelques petites incohérences scénaristiques, mais ce film est vraiment à recommander.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2026
Un témoignage sur les traumatismes de la guerre vu par le regard et le vécu de l'enfance. Cette adaptation d'un roman homonyme est une ode à la survie à tout prix bien que les dangers de l'époque soient assez en retrait. L'intrigue est lente, l'ennuie s'installe trop souvent. Il aurait été intéressant de poursuivre avec l'histoire de l'enfant Hugo plus grand.
Severine Marchal
Severine Marchal

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2026
Le personnage de Mariana à la fois solaire et triste est attachant, le film est intéressant mais il manque finalement l évolution psychologique du jeune garçon à peine efleuree, la nature humaine dans un contexte particulier est bien mise en exergue.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2026
Qui est le film ?
Après Voyages et La Douleur, le film prolonge une obsession aui traverse le réalisateur : comment filmer la Shoah sans la représenter frontalement, comment faire exister l’événement dans les plis du quotidien, dans les marges, dans l’espace réduit, dans le temps étiré. Ici, Finkiel adapte un récit d’Aharon Appelfeld et choisit le point de vue d’un enfant juif caché pendant l’Occupation dans un placard, chez une femme ukrainienne, Mariana qui, pour le sauver, accepte toutes les compromissions.

Par quels moyens ?
Finkiel choisit un espace (un placard) qui ne se contente pas d’abriter mais qui impose une contrainte formelle, une matrice perceptive. Le monde n’est jamais donné comme un tout mais comme une somme de parcelles sensorielles. Ce choix produit une identification immédiate au point de vue de l’enfant. Le regard du spectateur est physiquement entravé, contraint de composer avec le manque, comme Hugo. L’espace n’est pas seulement étroit, il est extensible par l’imaginaire, par le son, par le désir.

Privé d’images, le film investit le sonore comme espace. Les pas, les voix, les rires forcés, les rapports sexuels entendus derrière la cloison deviennent autant de fragments d’un monde inaccessible. Cette dilatation intérieure est indissociable de Mariana. Elle ne se contente pas de cacher l’enfant. Elle accepte que sa chambre devienne un monde partagé. Le placard déborde sur la pièce.

Mariana est presque aussi enfermée qu’Hugo. Prisonnière de son corps, de l’alcool, des rapports sexuels imposés, d’un système de domination qui la contraint à composer avec l’occupant. Finkiel filme une solidarité sans pureté. Une bonté usée. La force du film est là. Dans ce refus de toute figure rédemptrice. Mariana maintient Hugo dans la vie non parce qu’elle croit en l’avenir mais parce qu’elle s’accroche elle-même à une forme minimale de dignité.

Le film construit une expérience sensorielle de la Shoah qui passe par la privation d’images. Le hors-champ devient le véritable espace de la terreur. Ce que Hugo entend est plus violent que ce qu’il pourrait voir. Aussi, le film ose un terrain délicat, celui de l’éveil sexuel dans un contexte de violence et de contrainte. Hugo ne découvre pas la sexualité par désir, mais par saturation sensorielle. Il entend, devine, observe sans comprendre. Cette sexualité n’est jamais érotisée, mais elle s’impose comme une donnée brute, intrusive. Finkiel montre comment l’enfermement abolit les protections de l’enfance.

Lorsque Hugo sort enfin, le film prend un risque immense. Il montre. Une seule fois. Le charnier. Cette image surgit comme un contrechamp absolu. Comme si tout le film avait préparé ce moment. Ce plan ne vient pas expliquer la Shoah. Il vient la rendre insoutenable. Parce qu’il survient après des années de restriction visuelle. Parce que le regard d’Hugo, formé dans l’ombre, ne peut pas absorber cette vision. Le film affirme alors une idée radicale. Voir n’est pas comprendre.

Quelle lecture en tirer ?
La Chambre de Mariana n’est pas un film sur la Shoah au sens explicatif ou historique. C’est un film sur ce que l’Histoire fait aux corps, aux sens, au temps intérieur. En choisissant l’espace minuscule du placard, Finkiel ne réduit pas l’événement, il le condense. Il n’y a ici ni héroïsme, ni consolation, ni suspense autour de la découverte de la cache. Le dehors n’est pas une délivrance, l’enfance n’est pas préservée, la mémoire n’est pas intacte. Cette guerre aura tout détruit.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2026
"La Chambre de Mariana" raconte l’histoire d’un enfant juif caché dans une maison close ukrainienne pour échapper aux rafles. Sa survie dépend entièrement de Mariana, une prostituée qui accepte de le dissimuler, au risque de sa propre vie. Entre eux se tisse une relation faite de peur, de silence et d’attachement fragile, dans laquelle l’enfance tente de subsister malgré l’horreur extérieure. Le récit avance à hauteur d’enfant, laissant la violence hors champ, tapie derrière chaque bruit, chaque pas, chaque respiration. Mélanie Thierry impressionne par son engagement total. Son interprétation, tout en retenue, donne à Mariana une complexité troublante, entre dureté, instinct de survie et tendresse maladroite. Le travail est d’autant plus remarquable qu’elle s’exprime en ukrainien, langue qu’elle a appris pendant deux ans pour le rôle, apportant une authenticité rare à son personnage.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2025
Un film fort et intense. Avec des cadres serrés ne laissant qu’entrevoir un décors et un contexte terrifiants, Emmanuel Finkiel excelle à filmer l’enfermement de son jeune protagoniste dans une maison close.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
En Ukraine alors que les rafles commencent, Hugo un jeune garçon juif est confié par sa mère à une prostituée au grand coeur. Une vie ou ce qu’il en reste, réduite dans un réduit. Avec comme seule perception celle de la chambre d’une fille de joie au milieu de l’enfer. Un film poignant aux moments suspendus sublimes servi par des acteurs épatants dont une Melanie Thierry en majesté qui tient sans doute ici son plus beau rôle.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2025
Tourné en Hongrie puisque l'Ukraine est en guerre depuis 2022, ce film tiré d'un roman, livre une partition tout en pudeur et en subtilité. Entre Hugo, un pré-adolescent de 12 ans et une amie prostituée de sa mère à qui elle l'a confié dans l'espoir d'être protégé en pleine seconde guerre mondiale des rafles de juifs, la relation va évoluer en même temps que l'éveil à la sexualité du jeune homme. Filmé à hauteur de Hugo qui regarde depuis le petit cagibi où il se cache défiler les soldats allemands venus se soulager, le réalisateur livre un nouvel opus sur la Shoah. Mention spéciale à Mélanie Thierry, ( surement l'un de ses meilleurs rôles), qui a appris la langue ukrainienne pour interpréter son personnage.
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