Très beau film, avec une grande force dans le détail des décors, costumes, une minutie qui se voit et est très impressionnant. L'histoire est jolie, vu avec un sens et un style que je trouve plus flou qu'ambigu. Bravo pour la performance de Mélanie Laurent.
Mélanie Thierry et le jeune Artem Kyryk sont époustouflants dans ce film poignant. Pour une fois je suis du même avis que la presse. La reconstitution est parfaite et ont est en parfaite harmonie avec le jeu d'acteurs et la scénério. Pas une seconde d'ennui...
À 12 ans, dans une Ukraine frappée par l’occupation nazie, Hugo est séparé de sa maman. Caché dans la chambre de Mariana, prostituée dans une maison close, sa vie est suspendue à un fil pour échapper à la déportation. Le récit est un peu lent, et convenu.
Film construit selon divers degrés de lecture. général, La shoah, l'enfance et ce personnage qui doit vendre son corps pour survivre et sauver ce gamin. Très beau film fort bien réalisé avec réalisme et subtilité.
excellent...tourné zavec beaucoup de plans serrés sur les visages qui font apparaître la profondeur des sentiments avec des jeux d ombres qui retracent l'enfermement ...mais surtout un film qui ne se limite pas au huis clos mais une aventure qui se prolonge dans la forêt et la campagne environnante après la débâcle allemande et l'arrivée d’autres oppresseurs.. et bien sûr des acteurs magnifiques...
En 1942, en Ukraine, une mère juive confie son fils de 11 ans, Hugo, à son amie d’enfance Mariana, une prostituée vivant dans une maison close, afin de le sauver de la déportation.
Hugo est caché dans le placard de la chambre de Mariana, où il vit reclus pour ne pas être découvert. C’est d’ailleurs là que le film prend toute sa force. La mise en scène appuie parfaitement le sentiment d’enfermement de l’enfant, notamment grâce à un format 4/3 qui renforce l’oppression.
Le réalisateur joue habilement avec le hors-champ : le spectateur est suspendu aux bruits et aux voix qui traversent les murs, devinant ce qu’il se passe à l’extérieur du placard.
Le film brille aussi par sa manière d’illustrer le monde intérieur d’Hugo. La façon dont le réalisateur nous plonge dans l’esprit de l’enfant est brillante. Il convoque régulièrement le passé, mêlant réalité et souvenirs dans ce qui constitue sans doute les meilleurs moments du film. Ces moments suspendus donnent au film une grande densité émotionnelle. L’imaginaire de l’enfant devient alors une forme de résistance à la barbarie. Et plus le danger se rapproche, plus le rêve s’intensifie, comme un dernier rempart contre l’horreur.
Le récit se focalise aussi sur la relation complexe et bouleversante entre l’enfant et sa protectrice. Elle évolue au fil du temps, tissée de silences, de gestes maladroits, de tendresse inattendue.
Comme à son habitude, Mélanie Thierry est remarquable, d’autant plus qu’elle joue ici en ukrainien. Mais si cette relation fonctionne aussi bien, c’est grâce à Artem Kyryk, dans son tout premier rôle, qui impressionne par une justesse rare à cet âge.
Malheureusement, dès que la caméra sort de la chambre, le film perd de sa force et de son inspiration. C’est une faiblesse sans doute liée à l’adaptation du roman. C’est aussi le cas du dernier acte, choquant, qui divisera probablement le public.
Très beau film porté par l’excellente Mélanie Thierry et un jeune inconnu formidable. Tension tout le long de l’histoire très prenante à l’issue incertaine.
Le premier film que j'ai vu de ma vie, c'était "le vieil homme et l'enfant", de Claude Berri. Alors forcément, celui-ci a remué des souvenirs. C'est beau, c'est touchant, c'est lumineux, remarquable en tout point, et surtout très nécessaire. Loin de nous servir un prêchi prêcha sur le mal et sa banalité, "La Chambre de Mariana" nous fait toucher du doigt l'horreur de la séparation forcée, arbitraire, celle du deuil, celle de la haine imbécile, mais avec la légéreté et le "charme" d'un regard enfantin. Ce n'est pas "la vie est belle" de Benigni, car on ne rit pas vraiment (vraiment pas), mais il y a une parenté. Avec la présence étincelante et l'élégance désespérée de Mélanie Thierry, "Mariana" confirme que seule l'indifférence à la violence est pire que la violence elle-même… Voilà, c'est des grands mots pour un grand film.
Je crois qu’il faut remarquer la remarquable performance de Mélanie Thierry. La réalisation d’Emmanuel Finkiel est parfaite sauf une longueur perceptible en début de film .L’occupation vue au travers du regard d’un enfant juif réfugié dans la chambre d’une prostituee. .il va tout vivre : l’abandon forcé par ses parents juifs qui veulent le sauver des rafles, la disparition de ses proches. C’est bien’, à ma connaissance, la seule fois où l’occupation est traitée comme cela et c’est bien ainsi que le film présente tout son intérêt. A voirspoiler: spoiler:
Beaucoup d’émotions. Par la qualité des images par le jeu, de Mélanie t LAURENT et du gamin, tout à fait exceptionnel. le réalisateur fait un travail remarquable pour exprimer ce passage de l’enfance à l’adolescence, filmé dans le cagibi de la chambre d’une prostituée qui reçoit des allemands pendant la guerre. Et pour filmer avec beaucoup de justesse le thème de l’antisémitisme.
Un film magnifiquement joué sur une histoire qui pourrait tenir en une phrase et dont on se demande comment en tirer 2 heures de visionnement. Nous sommes le cœur chamboulé aux côtés de ses personnages et le lendemain et le surlendemain on se demande encore comment ce fut possible de telles situations. Et dire que l’histoire bégaie.
Un film à résonance actuelle, éternel retour de la pure bestialité humaine. Un "Juste" c'est quoi au juste ? Mariana (Mélanie Thierry) c'est sûr ! Hugo (Artem Kyryk) l'enfant Juif sera sauvé, caché dans un placard de cette maison close fréquentée par les Nazis, au péril de la vie des péripatéticiennes. Les Russes sauvages ensuite. Ukraine martyrisée. Mariana restera un exemple pour moi. J'aurais fait quoi, je fais quoi...
Voici une œuvre cinématographique particulièrement aiguisée. Mélanie Thierry est sublime dans le rôle de Mariana . Emmanuel Finkiel réalise un grand film psychologuique particulièrement prégnant et réussi. Cordialement. Gérard Michel