La Chambre de Mariana
Note moyenne
3,9
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188 critiques spectateurs

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Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2025
Un beau film avec beaucoup d’amour et une vision de la seconde guerre mondiale qui change complètement. Les acteurs sont géniaux, et j’ai vraiment été dans le film du début à la fin.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Caché dans l'obscurité d'un placard, le jeune Hugo écoute le monde s'effondrer. Dans "La Chambre de Mariana", Emmanuel Finkiel orchestre un huis clos poignant où chaque murmure devient un cri silencieux de survie. Mélanie Thierry, incandescente, incarne Mariana, une prostituée ukrainienne dont la chambre devient le dernier refuge d'un enfant traqué. Son jeu, d'une intensité rare, capte la complexité d'une femme oscillant entre désespoir et instinct maternel. Le film, sans jamais montrer frontalement les horreurs de la guerre, les suggère avec une puissance évocatrice, laissant le hors-champ hanter le spectateur. Une œuvre qui, à travers le regard d'un enfant, explore les frontières floues entre innocence et perte, vie et mort.
sylounette
sylounette

59 abonnés 243 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2025
Mélanie Thierry joue parfaitement cette prostituée ukrainienne ( au passage, j'admire la façon dont elle parle ukrainien .. 2 ans à l'apprendre chez elle a t'elle dit lors d'une émission TV), partagée entre une vie difficile et violente et d'un peu d'affectif pour ce gamin qu'elle cache.
Il y a peu de dialogues, tout est vu par le prisme de ce gamin caché dans un placard et qui comprend de plus en plus à quoi il assiste ..

c'est malgré tout un peu lent pour moi mais j'ai bien aimé car le sujet est original et les acteurs sont bons
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2025
Les personnes cachées durant la seconde guerre mondiale semblent être un sujet a la mode. Et là ce n'est pas vraiment le meilleur de la série. Ca devient très vite ennuyeux et très loin de la bande annonce.

A éviter.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2026
Dans l’Ukraine de l’année 1943, un jeune garçon de 12 ans est confié par sa mère à une amie d’enfance qui est prostituée pour le sauver de la déportation. Le film d’Emmanuel Finkiel évoque donc à hauteur d’enfants des évènements qui à cet âge ne peuvent être pleinement compris et assimilé. Ce choc ne procure pourtant pas les émotions escomptées à cause d’une réalisation atone dont le dispositif académique est surtout sauvé par la prestation solaire de l’actrice Mélanie Thierry.
coraly
coraly

19 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2025
Emmnanuel Finkiel passionne et émeut avec l'histoire du jeune Hugo et de la belle Mariana, cherchant tous les deux à survivre au cœur de la seconde guerre mondiale dans l'Ukraine occupée, spoiler: d'abord par les allemands puis par les russes
. On vit avec Hugo dans ce réduit, on respire avec lui les rares moment où il peut en sortir, on tremble avec lui d'être découvert et on apprend avec lui à découvrir les lieux et son fonctionnement, et bien sûr à connaître Mariana et les quelques autres personnages qui vont intervenir pour le meilleur ou le pire dans cette relation particulière. L'évolution des liens entre Hugo et Mariana, étroitement liée aux soubresauts du conflit et à l'horreur de la Shoah omniprésente en arrière-plan du récit spoiler: (et dans quelques scènes glaçantes),
est très bien racontée.
Lolo75020
Lolo75020

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2025
Un très beau film qui rappelle que l'antisémitisme et le racisme sont des plaies qui laissent des traces dans l'histoire et la chair des peuples. Nous n'oublierons pas ! Mélanie Thierry incarne une Mariana splendide de vérité !
A voir absolument !
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2025
Mélanie Thierry s'est investie pleinement pour ce film en apprenant à parler l'ukrainien couramment. Elle y campe une prostituée dans un bordel qui va en pleine folie nazie cacher le petit Hugo (Artem Kyryk) dans le placard de sa chambre. Ce huis clos forcé va donner lieu à des scènes très fortes pour un enfant de 12 ans. Mélanie Thierry est exceptionnelle, à la fois soumise et rebelle face à l'occupant tout en créant une alchimie avec son "protégé". On devine l'atrocité de la Guerre sans jamais la montrer et malgré des longueurs qui freinent un peu l'émotion, il faut saluer la scène finale, tout simplement bouleversante. Un film qui fait malheureusement écho à la douleur actuelle du peuple ukrainien.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
En Ukraine alors que les rafles commencent, Hugo un jeune garçon juif est confié par sa mère à une prostituée au grand coeur. Une vie ou ce qu’il en reste, réduite dans un réduit. Avec comme seule perception celle de la chambre d’une fille de joie au milieu de l’enfer. Un film poignant aux moments suspendus sublimes servi par des acteurs épatants dont une Melanie Thierry en majesté qui tient sans doute ici son plus beau rôle.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Tiré du roman éponyme, la vie de ce jeune garçon qui va vivre en ermite dans la chambre d'une maison close est prenant! La peur d'être découvert et pire dénoncé par ceux qui y vivent et travail. Peur d'être abandonné , oublié et vivre dans ce coin de chambre fermé (même s'il sort de temps en temps quand même) et tu as cette pression constante tout du long jusqu'à la délivrance. Mélanie Thierry est très bien dans ce rôle de protectrice mais qui reste fragile et le jeune Kyryk idem.
NOTE : 7/10
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2025
Un film sincère dans sa démarche, qui témoigne fidèlement du phénomène d'attachement, mais beaucoup trop ennuyant.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 469 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2025
Je n'ai pas lu le roman duquel est tiré le film mais cette histoire résonne vraiment comme une histoire authentique, l'occupation allemande, le danger permanent puis la venue de l'Armée rouge à la libération de l'Ukraine, qui va provoquer un choc et rebattre les cartes déjà bien brouillées d'un avenir meilleur...Et c'est là que pour moi le bât blesse (un peu) : en quête d'un devenir et d'un avenir meilleur pour Mariana et son protégé, la fin laisse un peu perplexe, même si on connaît la grande Histoire et que l'on peut se hasarder à penser à un avenir enfin éclairci dans lequel chacun va réussir tant bien que mal à tirer son épingle du jeu, rien n'est communiqué au spectateur qui doit imaginer la suite, c'est dommage.
Les personnages principaux comme les seconds rôles sont bien interprétés et sont pour la plupart attachants, le film traîne un peu en longueur parfois quand même et manque un peu de rythme mais c'est bien le point de vue du jeune garçon (qui, à douze ans est doucement mais sûrement en train de devenir un homme) qui est ici privilégié, et en ce sens on devine aisément que le réalisateur a été fidèle au roman.
Un beau film sur des liens indéfectibles à une époque charnière de la vie et qui vont marquer deux histoires personnelles, mais une petite déception quand même sur la fin pour le spectateur, que la dédicace finale ne suffit malheureusement pas à estomper. Alors qui sait, peut-être une suite à venir ?
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2026
Qui est le film ?
Après Voyages et La Douleur, le film prolonge une obsession aui traverse le réalisateur : comment filmer la Shoah sans la représenter frontalement, comment faire exister l’événement dans les plis du quotidien, dans les marges, dans l’espace réduit, dans le temps étiré. Ici, Finkiel adapte un récit d’Aharon Appelfeld et choisit le point de vue d’un enfant juif caché pendant l’Occupation dans un placard, chez une femme ukrainienne, Mariana qui, pour le sauver, accepte toutes les compromissions.

Par quels moyens ?
Finkiel choisit un espace (un placard) qui ne se contente pas d’abriter mais qui impose une contrainte formelle, une matrice perceptive. Le monde n’est jamais donné comme un tout mais comme une somme de parcelles sensorielles. Ce choix produit une identification immédiate au point de vue de l’enfant. Le regard du spectateur est physiquement entravé, contraint de composer avec le manque, comme Hugo. L’espace n’est pas seulement étroit, il est extensible par l’imaginaire, par le son, par le désir.

Privé d’images, le film investit le sonore comme espace. Les pas, les voix, les rires forcés, les rapports sexuels entendus derrière la cloison deviennent autant de fragments d’un monde inaccessible. Cette dilatation intérieure est indissociable de Mariana. Elle ne se contente pas de cacher l’enfant. Elle accepte que sa chambre devienne un monde partagé. Le placard déborde sur la pièce.

Mariana est presque aussi enfermée qu’Hugo. Prisonnière de son corps, de l’alcool, des rapports sexuels imposés, d’un système de domination qui la contraint à composer avec l’occupant. Finkiel filme une solidarité sans pureté. Une bonté usée. La force du film est là. Dans ce refus de toute figure rédemptrice. Mariana maintient Hugo dans la vie non parce qu’elle croit en l’avenir mais parce qu’elle s’accroche elle-même à une forme minimale de dignité.

Le film construit une expérience sensorielle de la Shoah qui passe par la privation d’images. Le hors-champ devient le véritable espace de la terreur. Ce que Hugo entend est plus violent que ce qu’il pourrait voir. Aussi, le film ose un terrain délicat, celui de l’éveil sexuel dans un contexte de violence et de contrainte. Hugo ne découvre pas la sexualité par désir, mais par saturation sensorielle. Il entend, devine, observe sans comprendre. Cette sexualité n’est jamais érotisée, mais elle s’impose comme une donnée brute, intrusive. Finkiel montre comment l’enfermement abolit les protections de l’enfance.

Lorsque Hugo sort enfin, le film prend un risque immense. Il montre. Une seule fois. Le charnier. Cette image surgit comme un contrechamp absolu. Comme si tout le film avait préparé ce moment. Ce plan ne vient pas expliquer la Shoah. Il vient la rendre insoutenable. Parce qu’il survient après des années de restriction visuelle. Parce que le regard d’Hugo, formé dans l’ombre, ne peut pas absorber cette vision. Le film affirme alors une idée radicale. Voir n’est pas comprendre.

Quelle lecture en tirer ?
La Chambre de Mariana n’est pas un film sur la Shoah au sens explicatif ou historique. C’est un film sur ce que l’Histoire fait aux corps, aux sens, au temps intérieur. En choisissant l’espace minuscule du placard, Finkiel ne réduit pas l’événement, il le condense. Il n’y a ici ni héroïsme, ni consolation, ni suspense autour de la découverte de la cache. Le dehors n’est pas une délivrance, l’enfance n’est pas préservée, la mémoire n’est pas intacte. Cette guerre aura tout détruit.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
La Chambre de Mariana est un film qui m’a profondément touché par sa sobriété et son intensité. Le point de départ est fort : en pleine Seconde Guerre mondiale, Mariana cache un jeune garçon juif dans l’armoire de sa chambre pour lui sauver la vie. À partir de là, le film devient un huis clos tendu, où chaque minute est une menace, chaque bruit un danger. Le suspense ne repose pas sur l’action, mais sur l’attente, la peur et les silences.

J’ai beaucoup aimé ce que le film propose en plus : une relation fragile et ambiguë entre deux êtres que tout oppose, obligés de cohabiter dans des conditions extrêmes. Artem Kyrek est bouleversant, tout en retenue, et parvient à transmettre la peur, l’enfermement et l’espoir avec une grande justesse. Mélanie Thierry, dans un rôle très difficile, est remarquable ; elle incarne une femme tiraillée entre humanité, instinct de survie et culpabilité, sans jamais forcer l’émotion.

Le film avance parfois lentement, mais cette lenteur sert le propos et renforce l’impact émotionnel. La Chambre de Mariana est un film pudique, tendu et profondément humain, qui parle de courage ordinaire et de survie sans jamais tomber dans le pathos.
Note : 3,5/5
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2025
Le film est tiré du livre éponyme de Aharon Appelfeld. En 1943 dans une ville d’Ukraine, une mère juive qui sait quel sort les attend, confie son fils de 12 ans, Hugo, à une amie, Mariana, prostituée dans un bordel voisin. L’enfant vit ainsi cloîtré dans un cagibi, à l’affut des bruits, profitant de moments de répit dans la chambre de Mariana.
Le film qui est très subtil s’attache autant au sort du jeune Hugo qu’à celui de Mariana dont la vie, le passé sont mystérieux et dont on finira par comprendre les déterminants. Il nous plonge dans ce microcosme qu’était un bordel pour soldats gradés dans les pays sous domination nazie et sa déréliction au moment de l’arrivée des russes.
La mise en scène, peut-être un peu trop sage, fait sentir quelques longueurs mais les acteurs sont très bons : Mélanie Thierry en Mariana, Artem Kyryk en Hugo ainsi que tous les seconds rôles.
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