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The Goat
10 critiques
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5,0
Publiée le 8 juillet 2025
Film étonnant au rythme posé et avec un jeu d’acteurs de grande qualité. La photo est juste avec des décors et une lumière accompagnant justement le scénario
Jeanne Balibar et Damien Bonnard forment un couple improbable et cela fonctionne. Elle en power woman à la diction toujours maitrisée, parlant (bien) allemand et (très mal) chinois, lui en chef de chantier un peu rustre mais concentré et pro. Le Système Victoria est le deuxième thriller très réussi de Sylvain Desclous après De Grandes espérances, avec en toile de fond, une fois encore, la lutte des classes. Le personnage de Balibar m’a tellement rappelé certaines femmes d’affaires tirées à quatre épingle et propres sur elles à tous points de vue croisées dans mon ancienne vie !
Un bon thriller social qui dénonce assez férocement comment les puissants tirent habilement les ficelles de l'économie. Excellente prestation une fois de plus de Damien Bonnard.
David, directeur de travaux sur un chantier titanesque à La Défense, est débordé par l’urgence, puis happé par Victoria, DRH ambitieuse incarnée par Jeanne Balibar. Damien Bonnard incarne David avec une sincérité palpable, même si le personnage manque parfois de densité. Face à lui, Balibar déploie une présence troublante : ses silences et son assurance dessinent un personnage qui domine silencieusement chaque séquence. Ce contraste entre deux mondes sert le propos du film, même si l’alchimie entre les deux reste souvent trop froide. L’ambiance est maîtrisée mais la mise en scène peine à maintenir un véritable souffle dramatique. Le montage reste trop lisse, le récit trop linéaire.
Les précédents films de Sylvain Desclous nous avaient impressionné par la qualité de la transcription des rapports sociaux. Ici, alors que le roman de Reinhardt s’y prêtait, on frôle la caricature sur les conditions de travail et les rapports hiérarchiques, et on a beaucoup de mal à croire, par ailleurs, à ce couple fantomatique qui évolue entre tour de La Défense, grands hôtels, beaux restaurants et…boîte échangiste (très film des années70!). L’intrigue - qui manipule qui ? - se dégonfle rapidement, et on n’a jamais peur dans ce thriller à deux balles. Ne surnage dans ce film que l’interprétation de Jeanne Balibar en maîtresse d’un jeu mystérieux plus convaincante qu’un Damien Bonnard brut de décoffrage et filmé sans subtilité.
Il semble que le réalisateur ait oublié d'engager un scénariste. Ca commence relativement bien mais le film ne décolle jamais vraiment. Il part dans plusieurs directions sans en suivre aucune. Ce n'est ni un thriller, ni un film social, ni un drame amoureux. L'alchimie ne prend pas et, à la fin, on a l'impression que le film n'est pas terminé. Sans compter une séquence dans un club échangiste inutile, glauque et voyeuriste. Les deux principaux comédiens sont plutôt bons, mais ça ne suffit pas.
J'avais beaucoup aimé le précédent film du cinéaste Sylvain Desclous "De grandes espérances" , alors je me dis pourquoi pas "Le système Victoria" , ben là j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de choses qui ne fonctionnaient pas dans ce long métrage sur pas mal de niveaux ! On sent que le réalisateur a voulu aller plus loin, dépasser ses limites dans le déroulement de l'histoire, par exemple sur les scènes sexuelles comme par exemple celle dans le club echangiste. Le problème, c'est le jeu omniprésent de Damien Bonnard , acteur que j'aime beaucoup habituellement, qui joue un peu n'importe comment, en roue libre, je pense qu'il n'est pas à sa place dans ce type de rôle ou mal dirigé. A ses côtés, Jeanne Balibar est impeccable et sensuelle en femme d'affaire énigmatique et mystérieuse. Dans la mise en scène aussi, cela ne le fait pas avec quelques plans un peu bâclés. A signaler dans un petit rôle la présence de François Busnel, producteur et ex-presentateur de l'émission "La grande librairie". A par ça, une œuvre décevante.
Classique dans son évocation du couple et de la hiérarchie, DESCLOUS parvient à justement et doucement construire son duo principal, pour en faire une aventure vénale et prenante, porté à merveille par un duo BONNARD/BALIBAR du tonnerre
LE SYSTÈME VICTORIA - Sylvain Desclous | ⭐ 4,5/10
Alors que son précédent long-métrage, De Grandes Espérances, avec Benjamin Lavernhe et Rebecca Marder, était parvenu à captiver beaucoup de spectateurs, le nouveau film de Sylvain Desclous multiplie les maladresses et les ratages.
Le film commence plutôt bien alors qu'il installe son histoire avec une bonne dose de mystère. Les choses se compliquent lorsque l'on comprend que le scénario ne repose en fait sur aucun enjeu. spoiler: Alors qu'un pacte avec le diable est proposé au personnage principal et que l'on pense que le film va tourner autour de cette histoire de corruption, ce dernier décide de ne pas l'accepter. Puis, alors que l'on se met à imaginer que cette femme vénéneuse qui arrive de manière inattendue dans sa vie doit être liée à ces manigances et que son rôle est de le convaincre d'accepter, il n'en est rien...
Le film se tourne alors vers le thriller érotique, mais cela ne fonctionne jamais non plus, notamment à cause d'un symbolisme ultra lourd (spoiler: la tour que le héros doit construire, symbole phallique peu subtil ) et de certaines scènes tellement ridicules qu'elles finissent par être drôles, comme celle spoiler: dans le club échangiste, qui cumule tous les clichés possibles : les couples en action dès l'entrée, les sourires pervers, les mains qui viennent caresser le personnage qui s'aventure... Tout est toujours trop surligné par la mise en scène, comme ces jeux de regards faussement intrigants, échangés entre les personnages à plusieurs reprises.
Si Jeanne Balibar est comme toujours envoutante, son personnage n'est pas bien caractérisé du tout. Pour nous faire comprendre que c'est une femme puissante, spoiler: il faut qu'on l'entende parler successivement chinois, allemand et anglais, et qu'on la voie boire du champagne et manger un cocktail de crevettes dans une chambre d'hôtel...
Reste le plaisir de voir jouer cette grande actrice qui, malgré la galère dans lequel elle se retrouve, reste fascinante. Damien Bonnard ne démérite pas non plus. Autre point positif : la bande originale qui parvient à maintenir une forme d'intérêt et de mystère.
Mais Le Système Victoria reste un film qui n'a pas grand chose à raconter.
Décevant. La BA était alléchante avec deux acteurs convainquants. Une Jeanne Balibar sensuelle et manipulatrice. Damien Bonnard perdant sur tous les plans. On attend la grosse machination et puis rien. Une banale affaire immobilière. Apparition de l'ex-amant et du mari de Jeanne dans quel but ?
Alors là je suis extrêmement déçu... je me faisais une joie de ce film et dès les premières minutes j'ai senti l'excitation monter quand j'ai assisté à la rencontre entre le chef de chantier et la PDG mais en fait ça s'essouffle vite... trop vite ! Et oui car on s'attend à de la passion, de la manipulation, des déchirements... mais en fait c'est juste plat et à part une sexualité débridée, il ne se passe rien et ça m'a soulé.. en plus le personnage de Jeanne Balibar est agaçant et l'autre acteur est une huitre tant il ne dégage rien et au final c'est l'ennui... quatsch mon pauvre Charles !
Un chef de chantier sous pression vit une liaison trouble avec une DRH séductrice. Qui manipule qui? Rien que le titre... Le Système Victoria ne fait pas dans la dentelle pour dénoncer le libéralisme économique et sexuel, heureusement que David joué avec talent par Damien Bonnard est attachant en brave gars trop tendre face à tant de vice. Le film de Sylvain Desclous est une adaptation d'un roman d'Éric Reinhardt (2013). L'écrivain fait une apparition rapide tout comme le journaliste littéraire François Busnel. J'avais préféré l'adaptation assez récente et réussie de Valérie Donzelli sur les violences conjugales, L'Amour et les forêts, de cet auteur au cinéma.
Une belle tension, mais une sensation d'inabouti. Pas certain que tout ceci soit très documenté (on ne voit pas trop le côté DRH de Balibar, sauf en métaphore d'une directrices destins humains). Un peu déçu
Les premières scène sont superbes. On est très vite angoissé, dans l'urgence permanente d'un type un peu dépassé... Assez vite, le film devient un peu trop complaisant, misant sur le charme incandescent de l'excellente Jeanne Balibar qui, c'est clair, va "vamper" le pauvre David. Il faut reconnaître une fort jolie scène de sexe où Jeanne Balibar / Victoria choisit de se caresser en partageant néanmoins son plaisir avec David. Le plaisir des yeux... La fin est peu crédible même si me film nous révèle assez précisément les pièges que se tendent promoteurs, entreprises et clients... [En effet, que le chef d'une grosse entreprise envoie sa propre épouse et associée "vamper" le maillon faible d'une chaîne de production semble un peu gros...]
Tellement réaliste, cru et sans charme qu’en y réfléchissant, aucun moment du film ne suscite d’émotion quelque peu agréable ou enthousiasmante. Pourtant le rythme est bon et l’histoire assez intéressante mais il manque ce quelque chose indéfinissable qui vous emporte. Et puis l’épilogue froid et amer en forme de critique du fameux « système » m’aura, au final, laissé assez indifférent.