Après avoir adoré les deux premiers films (« Vendeurs » et « De grandes espérances »), je suis allée voir « Le Système Victoria » avec beaucoup d’attentes, et je suis loin d’être déçue ! Dans la même lignée que ses précédents films, qui abordaient déjà des sujets sociaux, Sylvain Desclous adapte ici le livre d’Éric Reinhardt et nous plonge dans un univers rarement exploré au cinéma : un immense chantier de construction, où nous suivons son chef de chantier.
Dans cet environnement où la pression est constante, où les jeux de pouvoir et les mécanismes de domination sont omniprésents, le réalisateur nous tient en haleine du début à la fin. Enfin, un film qui s’intéresse à ce monde du travail si peu mis en avant, et qui pourtant dit tant de notre société.
En parallèle, le personnage principal entame une relation avec une femme de pouvoir, ce qui vient encore enrichir le propos du film. La manière dont leurs dynamiques s’entrecroisent soulève des questionnements brûlants d’actualité sur le pouvoir, la hiérarchie et les rapports de domination.
Et que dire de Jeanne Balibar ? Comme toujours, elle crève l’écran avec une subtilité et une justesse impressionnantes. Sylvain Desclous, quant à lui, s’affranchit du livre original avec une grande intelligence, recentrant son propos sur des enjeux politiques et sociaux qui lui tiennent visiblement à cœur.
Bref, un film captivant, pertinent et brillamment interprété. Foncez !
J’étais happée de bout en bout pr l’histoire et ses rebondissements et le twist final m’a scotché !!! En plus j’ai adoré l’image et Jeanne Balibar est juste bluffante !!! Je recommande !
Vu en avant première à Bordeaux. Adaptation très réussie du livre d'Eric Reinhardt. C'est un film à la fois haletant, mystérieux et drôle (les scènes de dialogues entre Jeanne Balibar et Damien Bonnard!!!). Une fable qui au delà de sa narration questionne profondément notre rapport à ce monde, au libéralisme, au pouvoir et à l'individualisme que cela engendre. Cruellement d'actualité. Jeanne Balibar est incroyable. Rarement vue comme ça. Elle navigue et louvoie, pleine de charme, de drôlerie et de dangerosité. Et son duo avec Damien Bonnard lui aussi parfait dans son rôle aussi inattendu que réussi.
Film vu en avant première. Tout est bien, rien n’est extraordinaire. Scénario classique. Jeanne Balibar excelle dans son rôle de femme mystérieuse et fatale. Une bonne illustration des pressions à chaque étage de la société
Librement adapté du Roman éponyme d'Éric Reinhardt ( que je n'ai pas lu ) c'est là un film intéressant de Sylvain Desclous qui plonge le spectateur dans les méandres du monde Professionnel et mêle habilement critique Sociale à travers cette rencontre de deux personnes issues de mondes opposés et la fascination mutuelle qui en découle ! :) Damien Bonnard et Jeanne Balibar sont impeccables dans leurs rôles respectifs ! :)
Bonjour je suis allée à l avant premiere au Comedia à Lyon J avais un souvenir très puissant du livre et le film a su exprimer tous ces sentiments qui lient les femmes les hommes le travail l amour la puissance puis l impuissance Magistral Francoise
Vu en avant-première au Pathé Convention, pour seulement 2 millions de budget, le film est très bien écrit. Contrairement à d'autres films qui coutent 10 millions pour rien, ici on nous présente une véritable histoire liant une intrigue entre la vie personnelle et professionnelle du personnage principal.
J'ai vu le film en avant première en présence du réalisateur. "Le Système Victoria", adaptation du roman éponyme d'Éric Reinhardt par le réalisateur Sylvain Desclous, offre un regard saisissant sur les dérives du monde professionnel contemporain et les dynamiques de pouvoir qui le régissent. Le film suit David, un directeur de travaux incarné avec justesse par Damien Bonnard, pris dans l'étau d'un chantier titanesque à La Défense. Sa rencontre avec Victoria, une DRH charismatique et énigmatique brillamment interprétée par Jeanne Balibar, va bouleverser sa vie personnelle et professionnelle. Sylvain Desclous excelle dans la mise en scène d'une tension palpable dès les premières images. La caméra, grimpant sur la paroi d'un immeuble, plonge le spectateur dans un vertige métaphorique annonçant les enjeux du film. Cette atmosphère oppressante est renforcée par une bande sonore anxiogène et une photographie clinique qui ne s'adoucit que lors des interactions entre les deux protagonistes. Le réalisateur parvient à transformer ce qui aurait pu être une simple comédie romantique en un thriller psychologique captivant. Il explore avec finesse les thèmes de l'emprise, de l'aliénation et des pressions déshumanisantes du capitalisme moderne. Le scénario, resserré et efficace, maintient le spectateur en haleine, l'obligeant à réfléchir en même temps que David aux mystères qui entourent Victoria. L'alchimie entre Bonnard et Balibar est indéniable. Balibar compose une Victoria fascinante, à la fois attirante et inquiétante, tandis que Bonnard incarne avec subtilité un homme de principes progressivement consumé par une passion dévorante. Si le film s'éloigne parfois du roman original, notamment en adoptant uniquement le point de vue de David et en atténuant l'aspect charnel, ces choix servent à accentuer la dimension dramatique et politique du récit. La réalisation de Sylvain Desclous, inspirée du cinéma des années 70, avec ses plans longs et sa lumière contrastée, renforce l'immersion du spectateur dans cet univers professionnel brutal. "Le Système Victoria" s'impose comme un drame puissant qui interroge notre rapport au travail et au pouvoir. En ne refermant pas toutes les portes qu'il ouvre, le film laisse au spectateur la liberté d'interpréter et de réfléchir, faisant écho au système complexe et parfois opaque qu'il dépeint. En somme, Sylvain Desclous livre un film intense et réflexif, qui réussit le pari de divertir tout en proposant une critique acerbe de notre société. Une œuvre qui résonne longtemps après le générique final.
Sylvain Desclous nous livre un film qui n'est pas vraiment un thriller, ni une romance réussie car il manque cruellement de suspense. L'alchimie entre Damien Bonnard (plutôt bon) et Jeanne Balibar ne fonctionne pas, malgré les nombreuses scènes intimes entre les personnages. On n'est pas embarqué dans leur histoire naissante. Les personnages sont froids et procurent peu d'émotions au spectateur. Les enjeux sont mal développés, voir expédiés, et tourne très rapidement en rond. J'avais adoré son précédent film De Grandes Espérances mais celui-ci est un peu raté.
Vu lors du Festival Close Up : Assez grosse déception que ce Système Victoria avec ses personnages creux et son intrigue convenu. Ne reste que la mise en scène de l'architecture qui vaut le coup d'œil.
David est conducteur de travaux pour un promoteur immobilier. En retard par rapport au planning prévisionnel de la construction de la tour de bureaux, il est mis sous pression par sa direction et s'apprête à poser sa démission. À ce moment, il fait la rencontre d'une femme étonnante: Victoria. Elle lui propose d'aller boire un verre ensemble à Bruxelles. En salle le 5 mars.
spoiler: "Le système Victoria" a des atouts indéniables. J'ai été subjugué par la performance de Jeanne Balibar, qui parvient à trouver le point d'équilibre parfait entre sensualité, indépendance et manipulation. Toutefois, je trouve que le scénario n'est pas vraiment abouti. En voulant nous mettre un doute sur la responsabilité de Victoria, c'est tout un pan de l'intrigue qui reste voilé jusqu'à la scène finale. Victoria est-elle coupable d’avoir eu un double jeu dès le début ? Est-ce que c’est juste plus facile de condamner de serpent la femme indépendante et carriériste ? Le film se perd aussi un petit peu dans des considérations BTP pas toujours passionnantes.