Infinity Pool
Note moyenne
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Rourkewhite
Rourkewhite

110 abonnés 968 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2023
On peut qualifier "Infinity Pool" d'excessif! Il l'est assurément, dans l'intransigeance des obsessions qu'il développe, dans son refus de concessions qui adouciraient son propos, allègeraient sa narration, ménageraient le spectateur... Il gagne ainsi en conviction et en radicalité, l'intensité menant presque à l'abstraction. Cronenberg fils a certainement accouché de l'oeuvre qu'il souhaitait, sans autre entrave à sa créativité que celle d'un budget limité (d'autant plus que son casting est assez trendy!). Mais à force de distiller le malaise, dans un premier temps, puis de choquer plus ouvertement, le réalisateur néglige sa narration en débridant son concept. L'ensemble apparait alors foncièrement désagréable, plus sadique que politique, plus repoussant qu'envoûtant... S'il échoue dans l'exercice de la fascination donc, il démontre toutefois un courage indéniable dans une oeuvre inaboutie, certes, mais non dénuée de qualités.
Edgar B
Edgar B

87 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2023
Voilà le troisième ovni du fiston Cronnenberg, et c'est encore une surprise. Après Antiviral et Possessor, deux petites balles SF, la troisième n'est pas loin du grand film, mais manque à cette originalité et à ces deux supers acteurs (Alexander Skarsgård et Mia Goth) une profondeur d'écriture. On tombe un peu dans la facilité dans le processus narratif, trop souvent on se demande, où est-ce que l'on va ? Néanmoins la réalisation colle au cerveau, il en ressort une originalité et un envie totale de replonger dedans, dans cette mise en scène kaleidoscopiques et dans cette histoire de clone, du double qui n'est pas sans rappeler un des chefs d'œuvres du papa, Dead-Ringers, l'histoire des jumeaux chirurgiens... 
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 268 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2023
J’avais lu tellement de mauvais commentaires que je m’attendais à m’ennuyer ferme pendant deux heures et à ne voir qu’une daube d’auteur.
Du coup, mon avis est plus nuancé que la majorité de ceux qui ont commenté.
En fait, l’idée de départ, et les quarante premières minutes sont très bonnes. Mais malheureusement, le sujet hautement fertile et ce concept brillant qu’a imaginé Brandon Cronenberg, sont tous deux exploités de façon catastrophique dans la seconde partie du film. Et avec une idée de génie pareille, ça semble inconcevable.
On dirait presque que B.C a lu ou entendu cette idée quelque part, sans en comprendre l’énorme portée, et qu’il s’est dit « tiens, je vais faire un scénario basé sur cette idée même si je n’ai aucune idée de pourquoi c’est génial ».
Une note qui pourrait aller du 1,5/5 à du 3,5/5 selon les séquences.
En revanche niveau ambiance sonore et visuelle, on est bien servis. Et la BO en elle-même suffirait à réfléchir (et planer) dans son coin pendant des heures au concept (qu’on ne peut pas expliquer ici au risque de détruire absolument tout intérêt à visionner quand même « Infinity pool »).
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2025
Dans ses deux films précédents, Brandon Cronenberg ne parvenait pas à se détacher de l’ombre tutélaire écrasante de son géniteur, bien que ‘Antiviral’ et ‘Possessor’ reposaient sur des concepts très valables. Avec ‘Infinity pool’, on se retrouve dans le même cas de figure, un excellent idée de départ et une exécution douteuse : alors qu’il a tué accidentellement quelqu’un dans le pays où il passe ses vacances, un romancier en panne d’inspiration apprend qu’il peut échapper à sa sentence en payant pour qu’on fabrique un clone de lui-même qui sera exécuté à sa place. Peu après cette expérience dérangeante, il rencontre un groupe de vacanciers qui ont vécu la même situation que lui. On finit par comprendre où une cette idée étrange veut nous emmener : vers une démonstration écoeurante de la toute-puissance égocentrique dont pensent bénéficier ceux qui détiennent le pouvoir économique. Il faudra cependant nombre de scènes radicales pour que cette idée fasse son chemin, qu’il s’agisse de l’exécution d’un clone par un enfant ou de scènes d’orgies stroboscopiques, car le scénario reste peu lisible, et donne même parfois l’impression de tourner à vide : l’accumulation de moyens et de visions sensément révulser ou tourmenter le spectateur provoque paradoxalement une forme de désensibilisation, ces images étant fondamentalement bien moins marquantes que ce qu’on trouve dans n’importe quelle film du père. Peut-être l’explication est-elle à chercher dans une certaine gratuité des effets, dans un relatif conformisme dans la subversion, dans le caractère uniformément déplaisant des protagonistes. Je sens bien qu’il y a un style et une personnalité latente, encore mal maîtrisée, chez Cronenberg Jr…mais ce n’est pas encore cette fois qu’elle germera.
Le-Chat-Nonne
Le-Chat-Nonne

56 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2025
Certains films donnent l’impression de tendre un miroir au spectateur. Infinity Pool, lui, tend un miroir brisé — déformant, dérangeant. Difficile à classer, encore plus à juger. C’est un film à la fois fascinant et agaçant, dont on ne sait pas toujours s’il est habité par une intention profonde… ou seulement par la jouissance de son propre chaos.

Dès les premières minutes, Brandon Cronenberg installe un climat étrange : un couple en vacances dans un pays fictif, un décor à la fois paradisiaque et figé, et cette impression rampante que quelque chose cloche. On comprend rapidement que James (Alexander Skarsgård), écrivain raté n’ayant publié qu’un seul roman — Le Fourneau —, n’est là que par procuration, happé dans la vie de sa compagne, une femme aisée qui subvient à ses besoins. Lorsqu’il rencontre Gabi (Mia Goth), tout bascule. Ce qui semblait n’être qu’une parenthèse devient un lent processus d’aliénation.

L’un des aspects les plus réussis du film, c’est justement cette relation de domination inversée : celle d’un homme manipulé, brisé, dominé psychologiquement par une femme à la fois envoûtante et terrifiante. Le film déploie avec précision toutes les étapes de l’emprise : séduction, manipulation, humiliation, destruction. Mia Goth, magnétique, donne à son personnage une ambiguïté rare — tour à tour fascinante et monstrueuse. Alexander Skarsgård, de son côté, livre une performance remarquable dans la passivité, la fragilité et l'effondrement progressif.

Le jeu des deux acteurs porte le film, lui donne chair et tension, même quand le scénario semble se perdre.

Car Infinity Pool n’est pas qu’un thriller psychologique. Il y injecte une dose de science-fiction, un élément surnaturel introduit dès le premier tiers et qui, malgré son apparence gratuite, est exploité de façon relativement cohérente. Cette technologie permet au film de basculer dans le cauchemar surréaliste, tout en poursuivant son exploration du thème central : la perte d'identité.

Mais à mesure que le récit progresse, l’introspection cède peu à peu la place à la provocation. Scènes de sexe explicite, orgies sous psychotropes, violence gratuite, nudité frontale filmée comme un manifeste : l’esthétique l’emporte sur la narration. Et si l’on peut y voir une critique du pouvoir, de l’impunité des privilégiés, du tourisme de luxe et de la déshumanisation qu’il engendre, le propos finit par se diluer dans un formalisme auto-satisfait.

C’est peut-être là que réside la plus grande ambiguïté du film. James est constamment flatté sur son "talent d’écrivain", notamment par Gabi, qui prétend avoir adoré son livre. Une illusion qu’elle piétine dans une scène d’humiliation finale, où elle avoue n’avoir jamais lu une seule ligne. Une révélation cruelle — mais aussi une clef de lecture possible du film lui-même. Et si Infinity Pool était volontairement un miroir de ce roman raté ? Un objet superficiel, prétentieux, qui se donne des airs profonds pour mieux tromper son monde. Comme James, le spectateur est flatté, séduit, malmené — et laissé sur le bord de la route, avec un drôle de goût dans la bouche. Celui d’avoir été manipulé.

Alors, bon film nihiliste ou coquille creuse ? Difficile à dire. Infinity Pool est un film qui divise, qui provoque, qui ennuie parfois — mais qui ne laisse pas indifférent. Il y a là un véritable talent de mise en scène, un sens du malaise, des idées fortes sur le pouvoir, l’identité, la domination. Mais il y a aussi un trop-plein : trop d’effets, trop de pose, trop d’images chocs. À vouloir dire beaucoup, le film finit par s'écouter parler.

Un objet cinématographique intrigant, dérangeant, imparfait. Comme son personnage principal, il aurait peut-être gagné à un peu moins chercher à être admiré.

Personnellement, j'ai plutôt tendance à pencher vers la seconde option, celle d'un film simplement prétentieux — un peu comme The Brutalist, dans un autre registre, sorti l'année dernière. Mais le doute reste encore possible.
Paul O.
Paul O.

31 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2024
Brandon Cronenberg semble commencer à s'émanciper du body horror mais hélas pas du rythme soporifique insufflé de son paternel. Le scénario, fertile, semble contenir les idées pour différents films, la mieux retranscrite restant la première : un Hostel 2023 délocalisée dans une Albanie dystopique.

Film trop cérébral, Cronenberg peut remercier Mia Goth qui apporte l'oisiveté dont son film fait cruellement défaut et compose une performance hallucinante. La comparaison entre le canadien et Coralie Fargeat fait mal et montre à quel point Cronenberg Junior doit s'émanciper pour ne finir comme son héros principal, empêtré dans le carcan lymbique qu'il s'est construit. On appréciera toutefois retrouver David Lynch et Gaspard Noé en filigranes apporter leur pierre à cet édifice visuellement intriguant.
Dx M.
Dx M.

91 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2023
Pas mal... Film intéressant... Assez perché tout de même avec une Mia Goth toujours aussi excellente en femme dérangée... Le film se déroule dans un pays touristique fictif dans lequel il est possible d acheter à la justice un double de nous même pour nous éviter l exécution des suites à un crime volontaire ou involontaire de notre part... A partir de ce postulat le film nous montre les excès d'une bande de riche touriste qui peuvent se permettre d assouvir les plus vils de leur instinct à savoir tuer de sang froid des innocents juste pour le plaisir... Pour ma part j'ai trouvé le film un peu long et souvent faussement perché avec beaucoup trop de ralentis et d effets stroboscopiques qui m'ont ennuyé plus qu autre chose... De plus la fin m a laissé sur ma faim...
Mia Wallace
Mia Wallace

18 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2023
Personnellement ce film a un petit quelque chose, la mise en scène est intéressante, les acteurs sont plutôt corrects. L'histoire est intrigante, mindfuck. En revanche, il manque des détails, des explications. Certes, il est original mais un peu trop, je n'ai pas tout saisi. Dommage.
Ciné-13
Ciné-13

186 abonnés 1 457 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 octobre 2023
La 1ère heure inspire des applaudissements face à tant d'inventivité.
La 2ème heure inspire la perte de temps, la vacuité, la nausée, l'outrance.
Cette piscine à débordement dégouline de non sens : on a envie de la faire taire cette petite allumeuse dégénérée. Que viennent faire dans cette galère Jalil LESPERT et Alexander SKARSGARD?
EKWA
EKWA

3 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2024
Très sympa ce film ! Je ne comprend pas pourquoi il a pris de si mauvaise notes... certes il n est pas parfait mais il est original et se démarque des prod de 2023 que j ai pu regarder. C est glauque, l idée du film est top, le montage, les acteurs, les plans et l image sont cool franchement je vois pas trop sur quoi cracher. En pinaillant à la limite certains passage psyché sont de trop et la fin n est pas hyper percutante mais sinon ça vaut largement le coup d être vu !
Franck Bartolucci
Franck Bartolucci

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2024
halluciné et Viscéral... loin d'un Gaspard Noë je ne sais pas pourquoi je pensais à Carne/Seul Contre Tous et inter the void en visionnant cette mise en abîme de notre psychée, je me questionnais mais jusqu où vas il aller... jusqu'où j'irai moi.. il y a du génie dans Cette (re)descente noire.. ce train fantôme, fantomatique et même fantasmagorique... On en est pourtant extrêmement loin (des 3 oeuvres citées plus haut de notre Gaspard Noë NATIONAL) Mais il y a tout de même ici un réalisateur à suivre de près.. ..! Et mince Quand on lit le nom on comprend.. CRONENBERG... quelle famille ! Et quel FILM!! j'en sors moins chamboulé que je ne me l'imaginais au 2/3 du film.. donc Génial, Halluciné et Viscéral oui mais.. Avec néanmoins un tout petit bémol... un goût de... "Mince en fait j'en aurais voulu encore plus!"
Mayté A
Mayté A

7 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2025
Film étonnant, surprenant et intrigant sur le sort de "pauvres " touristes riches allant passer des vacances dans un pays en voie de développement. C est très esthétique et psychédélique par moments et souvent déroutant, mais toujours intéressant. Aleksander Skarsgard et Mia Both sont grandioses. Brandon Cronenberg suit les pas de son père David, mais a su imprimer sa patte dans ce film. Pour amateurs du monde sans norme signé Cronenberg.
Vamp-saw
Vamp-saw

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2024
Vraiment trop space. Ça ne m'étonne pas que ce soit le fils de Cronenberg, j'ai vu bon nombre de ses films et jamais adhéré. Je me passerais du fils également dorénavant !
Fin_Du_Film
Fin_Du_Film

2 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2023
Je suis un peu partagé sur mon opinion, mais je pense que ça reste un bon film glauque qui pousse peut-être l’excentrique un peu loin, au risque de perdre son public. Je n’ai pas décroché mais ça reste perturbant ce genre de film qui parte en cacahuète sans donné de réponse à la fin. Les acteurs sont bons et l’histoire assez envoutante, j’ai trouvé le film pas mal.
Emy-A Production
Emy-A Production

1 abonné 83 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2025
Alors, que dire… un bon concept, une forme intéressante mais pas de fond. Pourtant, il y avait matière à en sortir quelque chose de bien plus profond. Mais non, au final, on a droit à une fin floue, à une révélation inintéressante. Le mal et la décadence sont exacerbés par l'impunité… ok… c'est tout ? De toute évidence, oui, c'est tout. Tout ça pour ne pas aller plus loin dans la réflexion et les possibilités du concept, c'est vraiment dommage. Je passerai également sur certaines incohérences ou manque de budget notable ( spoiler: mention spéciale pour la scène de clonage dans une salle de bain douteuse qui n'a rien de scientifique
). Enfin bref, le film est plutôt cool, provocant et autre chose que j'aime bien (c'est pas politiquement correct, quoi), mais ça manque de profondeur. Ça use de symboles forts à certains moments, mais au vu de la conclusion finale, on se demande si l'on ne surinterprète pas les symboles pour y chercher un sens là où, au final, ce n'est peut-être que simplement de la provocation pour de la provocation. Enfin bref, sympa, mais ça manque de profondeur, d'exploitation des possibilités initiales, de conclusion satisfaisante. Une idée, une forme, mais pas de fond intéressant exploité…
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