Lisa décide de changer de vie en quittant Paris pour Los Angeles. Ses enfants ont pris leur envol et sa mère vient de mourir. Il est temps pour elle de prendre le large pour un nouveau départ. Sur place, elle pourra compter sur Luka, son meilleur ami, pour relancer sa vie sentimentale…
Et de 3, après LOL (2009) & Une rencontre (2014), la réalisatrice Lisa Azuelos retrouve l’actrice Sophie Marceau pour la 3ème fois, à travers une comédie romantique gnangnan pour ménagères. Basé sur un récit autobiographique (et donc forcément romancé), la cinéaste n’y va pas avec le dos de la cuillère pour raconter sa vie et son oeuvre (Sophie Marceau y incarne son alter ego et on y retrouve même sa propre fille le temps d’une courte apparition).
Avec des thèmes très actuels (une femme de 50 ans cherche à (re)trouver l’amour, à travers notamment des applis de rencontre), le film saura sans nul doute séduire toute une catégorie de spectatrices (les ménagères, suivez mon regard). Néanmoins, le résultat s’avère tellement ringard et bourré de clichés sur l’Amérique & Hollywood que l’on peine à s’y intéresser et pire, à ne pas le trouver gênant.
« Tu vas jamais me croire, t’as eu plus de 500 likes en une nuit, c’est un "tsunabite" le bordel, j’ai jamais vu ça de ma vie ! »
Alors certes, comme à son habitude, Sophie Marceau y est rayonnante, mais est-ce une raison pour accepter de la retrouver dans un rôle aussi futile, déguisée en bunny de Hugh Hefner ou à un date avec un nudiste danois ?
I love America (2022) oscille maladroitement spoiler: entre le téléfilm de luxe pour ménopausées et la gênance incarnée. Entre dialogues affligeants et clichés à la pelle, il n’y a aucun effort au niveau de l’écriture et de la caractérisation des personnages, tout le pognon du film est passé dans la playlist, avec les plus gros hit américain. Au final, rien de surprenant de voir ce film atterrir directement sur une plateforme de streaming en lieu et place des salles obscures .
Près de quinze ans après « LOL », un plus que sympathique film générationnel, Lisa Azuelos et Sophie Marceau refont équipe pour ce « I love America » qui projette une partie de la vie de la première dans le rôle de la seconde, pour une comédie romantique en partie autobiographique. Et force est de constater que le charme de l’époque n’y est plus et qu’Azuelos sombre dans les pires travers du cinéma mainstream. Sous couvert de légèreté, ce film est un condensé de ce que l’on ne devrait plus oser dans un film. Heureusement que notre Sophie Marceau nationale semble y croire un tant soit peu et qu’elle paraisse toujours aussi intemporelle. D’ailleurs c’est bien la seule qui semble y croire...
On a droit durant plus d’une heure et demie à une succession de clichés et de poncifs sur tout. Que ce soit Los Angeles, dépeninte de la manière la plus touristique et enjolivée possible, les gays, représentés par le personnage du meilleur ami qui ferait grimper au rideau toute la communauté tant il cristallise tout ce que les homosexuels ne veulent plus voir, ou encore les relations amoureuses, avec le bellâtre dans la vingtaine qui s’entiche d’une MILF, « I love America » coche toutes les cases des lieux communs et des modes de pensée actuels. Mais surtout du ridicule. L’humour est lourd au possible et il est vraiment compliqué ne serait-ce que de décrocher un sourire quand la relation amoureuse au centre du film transpire la banalité et le niais. On ne croit pas une seule seconde à ce qui se passe à l’écran à moins d’être d’humeur fleur bleue ou d’adhérer aux comédies romantiques avec excès de sucre et d’improbable.
Mais ce n’est pas tout. Azuelos nous gratifie de flashbacks ridicules nous ramenant à sa jeunesse où les rapports avec sa mère star (Marie Laforêt) étaient complexes. On dirait des séquences issues d’une publicité Herta! Pour couronner le tout, le film est ponctué d’une voix off inutile, martelant ce que l’on voit déjà à l’écran et ponctué d’aphorismes sur la vie risibles et désuets. Quant à la mise en scène se voulant moderne, elle a une décennie de retard. C’est mauvais au possible, kitsch comme jamais et même si tout cela passe relativement vite, c’est le genre de film aseptisé en mode conte de fées qui sera oublié aussitôt après avoir été vu. Une production symptomatique du nivellement par le bas du cinéma populaire, opportuniste et montrant parfaitement l’érosion d’idées et l’absence de fond du cinéma contemporain.
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Une joli film qui évoque la relation complexe mère fille, et par Lisa Azuelos qui sait de quoi elle parle. Marie Laforêt était une artiste formidable aux talents fous, , mais très libérée , pas intéressée par son rôle de mère . Et il y eu beaucoup de femmes comme cela dans les années 70. Lisa Azuelos , ne montre aucune haine ,aucune rancoeur mais pas de pardon non plus , elle donne une très bonne formule pour remplacer le pardon , par de l'oubli.Les dialogues son t très soignés, beaucoup d'humour aussi dans la partie américaine. Sophie Marceau est radieuse. le ton es juste et l'on dent beaucoup de tendresse dans l'évocation de ce passé.
Merci Lisa Azuelos d'avoir mis en image la relation que vous aviez avec votre mère. J'ai pu m'y projeter... et pleurer. Les flash-backs de votre enfance, cette mère distante, l'envie de partir aux US pour commencer une nouvelle vie. Un chemin qui me parle comme quand la voix off explique : "12 ans c'était l'âge légal où j'avais enfin le droit de choisir avec quel parent je voulais vivre". Pour avoir vécu la même chose à cet âge, cette phrase m'a beaucoup touché. Les belles images de Los Angeles donnent envie d'y aller, de vivre dans un pays où tout semble possible, loin de la grisaille parisienne et de l'antipathie des Parisiens. Comme le remarque Luka (interprété par l'excellent Djanis Bouzyani) : "En France j'étais pas grand chose, ici je suis personne, tu réalises même pas à quel point ça te donne la possibilité d'être qui tu veux". Quant aux Français, ils en prennent pour leur grade et c'est assez drôle : "I'm not screaming, I'm French, that's how we talk!". En conclusion j'ai retenu cette réplique d'une grande sagesse : "Le pardon ne guérit pas le passé, il le transforme". Un film à voir en ayant souffert d'abandon pour l'apprécier pleinement.
Je n'ai pas du tout accroché à ce film. C'est plat et assez ennuyeux. C'est vraiment dommage pour Sophie Marceau qui semble égaré dans ce récit qui manque cruellement de saveur.
Une très jolie comédie écrite et mise en scène par Lisa Azuelos. Avec " I Love America" la réalisatrice nous propose un film mêlant frivolités et mélancolie, une aventure très animée, une agréable BO et un joli dépaysement en Californie. Son scénario nous offre des dialogues fun et incisifs, des scènes légères mais aussi de belles séquences sensibles et profondes. Le film bénéficie également d'un brillant casting ; Sophie Marceau s'y révèle comme toujours fantastique. Elle est superbement secondée par un Djanis Bouzyani au top dans le rôle de son ami Luka.
Ce film de Lisa Azuelos s’inspire de sa vie, plus précisément de son enfance. En effet, la réalisatrice (aussi connue pour le très sympathique « LOL ») est la fille de Marie Laforêt à la ville. Elle va ici raconter son histoire, à travers le destin d’une quinquagénaire qui part à Los Angeles pour vivre un nouvel amour. Ainsi, à l’aide de flashbacks astucieux accompagnés d’une magnifique bande-son, on revivra certains moments de son enfance délicate avec cette mère trop souvent absente. Le reste, en revanche, est sympa mais fait assez cliché car certains personnages ne sont pas assez dépeints et surtout, celui du copain gay est tellement caricatural que ça en devient too much. Toutefois, si l’on persévère, on pourra apprécier certaines scènes (comme celle de son anniversaire sur la plage ou encore quelques passages amusants avec les rendez-vous), le reste est assez inégal mais l’ensemble constituera tout de même un spectacle divertissant l’espace d’une soirée.
On peut penser ce qu’on veut d'Azuelos, mais j’aime ses sujets et le traitement qu’elle en fait. Son cinéma léger cache énormément de questions sur la société, la sexualité ou l’identité. Même Marceau, qu’on retrouve dans son rôle de parigote habituel, devient ici la proie de l’autodérision, révèlant des contradictions qui sont parfois les nôtres, pour peu qu’on veuille le voir. "Vous avez un problème avec l’honnêteté, vous les Américains ?" demande-t-elle en flagrant délit de mensonge - sûrement en toute bonne foi, sans se dire que c’est elle qui, en mentant, démontre ses propres insécurités par rapport à l’honnêteté, et que ça en dit long sur "nous, les Français".
Le tout manque de pédagogie pour être véritablement une œuvre militante, comme s'il fallait se montrer discret (ou docile) pour que le sujet passe comme comédie grand public. J’ai d'ailleurs l’impression que ses côtés engagés ont agacé ses spectateurs plus qu’autre chose, atteignant par son apparence de petit film digeste un public qui n’était pas prêt à se faire dire que la culture française n’est pas si folichonne que ça, et que ça peut faire du bien de se libérer des carcans sociaux. Malgré l’intérêt que j'ai pour le propos de fond, j’ai moi-même eu du mal avec ce regard ultraparisien qui ne donne pas l'impression de devoir regarder bien plus loin que le bout de son nez pour se sentir pousser les ailes de la révolution sociale. Mais c’est un film qui est loin d’être aussi frivole qu’il le laisse croire.
Comment Lisa azuelos , qui d'habitude fait des comédies inspirées et enlevées, a t elle fait pour livrer ici un récit plat et linéaire. Je crois qu'en voulant raconter cette histoire qu'inouï tient à cœur à la première personne , elle a oublié de créer . "Mon bébé " était si réussi ! C'est bien dommage. L'intention est sincère Mais le film est franchement poussif, explicatif et pas très bien joué.
Ce qui est absolument importable c'est qu'on passe tout le film à baisser le son quand il y a de la musique et à le monter quand il y a des dialogues .Mais qui est responsable de cette bande son?A part ça ,c'est mou et lent.Sophie Marceau est vraiment splendide et le copain gay est très bon.Si ça parle de l'enfance de la réalisatrice ,Marie Laforêt prend vraiment cher.
J'ai trouvé ce film plutot pas mal, le début un peu mou, mais quand on est dedans c'est sympa quand meme, Sophie Marceau est toujours aussi belle et joue bien, j'ai pas aimé par contre les moments ou ils parlent anglais ca enlève un peu du romantisme du film. L'histoire d'une maman de 50 ans, qui quitte tout pour aller vivre à Los Angeles, mais elle avait une vie en France bien avant de partir... 3 sur 5 pour ma part, j'avoue que sans Sophie Marceau j'aurais mis 2,5 ;)
En admiration devant Sophie Marceau qui est toujours aussi éblouissante et naturelle. Le scénario est léger mais cette légèreté fait du bien. Les autres acteurs sont aussi pétillants.