1154 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
120 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
46 critiques
3
46 critiques
2
15 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Charlotte28
204 abonnés
2 898 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 avril 2024
Suivre le déroulement d'un traque policière permet de dénoncer les collusions entre monde judiciaire et politique(s) avec une certaine âpreté que renforcent des dialogues acérés dépourvus de tout didactisme. Intelligemment narré (jusqu'à cette fin si parlante!), ce drame repose sur un excellent duo de cinéma formé par le charismatique Lino Ventura et l'incandescent Patrick Dewaere aux jeux d'une réjouissante précision. Cyniquement réaliste.
Le prototype du film ancien qu'on regarde en se disant que le casting fera le boulot. Jusqu'à ce qu'on commence à ressentir un léger décrochage et qu'on s'aperçoive que le scénario est moyen, le script quelconque, le son catastrophique et que tout tient au talent des acteurs. Le film se passe à une époque (1975) où un commissaire de police pouvait tranquillement faire son enquête sur un décès survenu dans une maison close. Ce qui frappe aussi le spectateur de 2026, c'est l'omniprésence de la cigarette : au bureau, en voiture, dehors, partout ! Patrick Dewaere a des moments de quasi folie, on se demande pourquoi. Victor Lanoux n'avait pas encore sa moustache et ça lui manque. Le compositeur s'est acharné à proposer un déstructuré de musique, pour le moins dérangeant, pour qui apprécie les belles mélodies. Lino Ventura mérite à lui seul l'intérêt qu'on peut porter à Adieu Poulet, même s'il est mal servi par un texte sans originalité, à part lorsqu'un gars à qui il rend visite un peu tard lui dit : "Un peu plus et j'étais couché." Réponse immédiate du commissaire Verjeat : "Un peu plus et tu te relevais."
Adieu poulet - j’ai aimé le charme de l’époque mais un peu moins la mise en scène et le scénario. Le choix des acteurs est intéressant, l’histoire assez brouillée 2,9/5
Bof. Le duo Ventura / Dewaere est bon mais l'histoire se traîne pas mal et manque sérieusement d'action, voire de coup de gueule de ses acteurs à fort tempérament. Trop vieux, sans doute. Pourtant, j'aime bien les réflexions déjantées de P. Dewaere et son audace.
"Adieu Poulet" est un film de Pierre Granier-Deferre réalisé en 1975, s'inspirant d'un fait divers survenu 4 ans plus tôt à Puteaux. Les hommes de main d'un candidat à la mairie de Rouen abattent un colleur d'affiche concurrent, le commissaire Verjeat (Lino Ventura) et l'inspecteur Lefèvre (Patrick Dewaere) mènent l'enquête. Une critique sociale acerbe sur les rapports entre institutions politiques et policières, les personnages moraux de Verjeat et Lefèvre se retrouvant directement embourbés dans cette affaire. Le duo est parfait, Lino Ventura en vieux briscard est toujours aussi charismatique, et Patrick Dewaere en jeune rebelle est saisissant de fougue et de caractère. Les dialogues sont très bien écrits, donnant lieu à de très bonnes scènes, et le scénario est plutôt intéressant, le point faible étant la réalisation sans vraiment de surprise. La séquence finale est par contre très réussie et plutôt ironique, le film se termine admirablement bien. Un bon polar à la française qui mérite le coup d'œil.
La mort d’un colleur d’affiche en période électorale sert de point de départ de ce plaisait polar sur fond de corruption et de politique de 1975, écrit par Francis Veber et dirigé par Pierre Granier-Deferre. Associer Lino Ventura et Patrick Dewaere s’avère être la très bonne idée de « Adieu Poulet » et à décupler mon plaisir à le revoir.
Classique du polar à la française, Adieu Poulet ose parler de choses que l'on doit taire à cette époque : la corruption, la politique... Probablement l'un des meilleurs Dewaere, cette enquête avec ses rebondissements, ses décisions et ses manipulations colle parfaitement à un Ventura charismatique. N'ayant pris aucun ride, le film continue de se voir avec plaisir aujourd'hui. Verjeat? Il est à Montpellier Verjeat...
Scénario très bien écrit par Francis Veber et mis en scène par un orfèvre du polar . Patrick Dewaere s en donne à cœur joie dans le rôle du jeune flic qui apprend auprès de Ventura impérial. Classique du cinéma ded années 70 .
Fallait oser réunir deux mondes aussi disparates que ceux de Dewaere et de Ventura. Le résultat est à la hauteur du pari audacieux : un savoureux duo qui se frotte aux conventions pour mieux les pulvériser. Sacré cinéma qui n'hésite pas à dénoncer les arcanes du pouvoir. Merci Monsieur Granier-Deferre pour de tels moments.
Un classique des années 70, qui tient surtout par le duo magistral des deux acteurs. Dewaere tenant là un de ses meilleurs rôles. Le scénario est assez solide , mais la mise en scène très classique manque de brio. On est dans du polar un peu lourd , qui fait un peu daté,.
Un peu vieillit .. le duo Patrick Dewaere / Lino Ventura est exceptionnel mais l'histoire est confuse et le script de Francis Veber qui pour une fois n'est pas une comédie s'essouffle..film donc des années 80 pour les années 80..à revoir si on aime Patrick Dewaere et Lino Ventura ..La fin est surprenante...
Pierre Granier-Deferre s'attache, à travers cette intrigue policière très classique, à dénoncer la corruption entre d'intouchables personnalités politiques et les services de police, au mépris de la plus élémentaire morale. A revoir le film si longtemps après sa sortie, force est de constater que, pour aussi juste et actuel que soit le message, les moyens mis en oeuvre par Granier-Deferre sont conventionnels, voire dépassés. Trop simpliste, l'intrigue se compromet de surcroît dans une forme d'action policière un peu trop complaisante et parfois inutile relativement au propos. Cette facilité et ce conformisme se retrouvent dans les personnages. Chacune des figures emblématiques du sujet (directeur de la police aux ordres, politicien cynique, flic de base intègre...) participe d'une tradition française désuète et sans doute caricaturale. Le charisme de Lino Ventura masque parfois ses carences, c'est déjà ça.
Excellent film de poulet rôti, la cuisson est succulente par le réalisateur de comédie qui me revient à l’esprit, son scénario est un drame sérieux avec le boss Lino Ventura, commissaire aux méthodes dissuasives peu orthodoxes. spoiler: Il frôlera le grade de contrôleur général à sa portée, empêtré dans des affaires de corruption, bavures, c’est le flic des années 70 à la française, rien à envier aux américains du « Police District ». En ces temps de la présidence de Valérie Giscard d’Estaingspoiler: l’intrigue d’enquête à mener pour ces poulets cuisinés, coincer les chauds bouillants membres du parti politique, l’ordre et la morale. Tout est comme une belle rose dans ce slogan, une représentation de meeting démagogue à coup de baffe et claque, l’époque ne criait pas trop fort. spoiler: A remarquer qu’il n’y eu pas un seul membre féminin représentatif dans les forces de l’ordre, l’intégration intégrale ne se fera qu’à la fin de la décennie, l’ère compétitive guerre des polices gendarmes.spoiler: spoiler: La dernière phrase d’adieu à son collègue décédé dans des circonstances dramatiques précipitées, il a beaucoup souffert de son vivant, paix à l’âme partie très tôt, l’hommage pré-mortem dans cet « Adieu mon poulet ».spoiler:
Très bon film policier typique des années 70, Adieu Poulet bénéficie en outre d'un casting incroyable (Lino + Dewaere + la crème des seconds rôles du cinéma de ces années là). La réalisation de Granier-Deferre, un de nos grands réalisateurs souvent trop sous-estimé, est au niveau de l'excellent scénario de Francis Veber.