Mad God
Note moyenne
3,4
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62 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2023
Mad God nous dégoûte de la première à la dernière minute par l’intérêt pris à la matière en transformation, à tout ce qui coule, vomit, écrabouille, dissèque à vif ; en cela, l’aspect grouillant du microcosme proposé, qui réussit à tirer une homogénéité d’un agrégat de pièces détachées hétéroclites, semble être la condition nécessaire à notre immersion dans un no man’s land qui interroge l’humanité ainsi que les puissances de destruction et de création à l’œuvre dans l’univers – en témoigne la projection ultime dans le macrocosme. Ainsi, Phil Tippett rappelle que la finalité de l’animation est d’« animer », de donner un souffle à ce qui n’en a pas ou plus, en l’occurrence ici aux dernières formes vivantes que l’industrialisation galopante ne cesse de broyer : il refuse la singularité de la matière humaine, confondue avec l’animale et exploitée comme toutes les autres (métal, ciment, paille…), c’est-à-dire écrasée, brûlée, noyées, pulvérisée, décapitée. Il prend soin de représenter les fluides qui entrent et sortent du corps : les créatures défèquent un peu partout tout le temps, vomissent, perdent beaucoup de sang ; elles ne parlent pas, communiquent dans la douleur, et les quelques paroles prononcées en anglais, en italien ou en français ne sont que des vectrices de violence.
Pourtant, au plus profond des êtres se trouve un trésor, dégradé lui aussi en pièces de monnaie et bijoux, que sort des entrailles un chirurgien sadique ; même le nouveau-né, entité monstrueuse, est ravi par le croquemitaine aux allures de médecin de la peste, avec son masque en bec de corbeau, pour être pressé et transformé en poussière dorée. Nous retrouvons là la notion d’alchimie et la dynamique de création et de destruction, revisitée par un artiste qui se met en scène de façon excentrique ; car la noirceur générale ne doit pas voiler l’ironie mordante : nous empruntons la yellow brick road du magicien d’Oz, protégée des regards indiscrets par des pavés noirs, nous croisons deux personnages jouant aux cartes et buvant le thé dans un service en porcelaine, inspirés de Lewis Carroll etc. Le film est ainsi un cimetière de références, et ces horribles visions empruntent pour l’essentiel à la religion juive : le Lévitique est cité en ouverture, le Créateur porte une kippa, l’amoncellement de valises ou la dissection des corps pour en extraire leurs richesses font écho à la Seconde Guerre mondiale, la composition de certains plans évoque les peintures de Felix Nussbaum. Il mobilise une histoire de l’art allant de Jérôme Bosch à Otto Dix en passant par les statues orientales – qu’il range à côté d’un porc géant coiffé d’une toque de cuisiner ! – et les installations d’art contemporain, représentant le gémissement d’un bébé par écrans interposés ; il jette au sol la statue de Beethoven, place dans une casse son robot ED-209 conçu pour RoboCop (Paul Verhoeven, 1987) et sur une table d’opération une créature poilue tout droit sortie de Star Wars, deux licences pour lesquelles Tippett avait signé l’animation stop motion.
Ce faisant, il compose un cauchemar apocalyptique aux antipodes des utopies colorées du divertissement d’animation contemporain, avec ses personnages bavards aux grands yeux attachants et ses scénarii cousus de fil blanc. Dans le cas de Mad God, le scénario se limite à une mission manquée, et les yeux, organes omniprésents, évoquent tantôt le regard du créateur, scientifique fou qui prête son nom au film, tantôt la pulsion scopique d’un spectateur figuré par une foule hilare devant les sévices du héros, scène qui offre une mise en abyme pertinente, tantôt la posture de témoin du personnage principal qui circule tant bien que mal parmi le chaos ambiant, et par les yeux duquel nous découvrons et endurons ce monde aux reflets du nôtre. Bien plus déstructuré que Metropolis (Fritz Lang, 1927), comme l’atteste la dispersion de la carte en petits morceaux, plus radical encore que le déjà radical 9 (Shane Acker, 2009), Mad God donne vie à une dystopie terrifiante, curieusement hors du temps, qui réactualise les visions totalitaristes et anarchiques d’artistes tels que George Orwell (1984), Alan Moore et David Lloyd (les albums V for Vendetta publiés en 1982 et 1990).
eldarkstone

305 abonnés 2 424 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2023
Je salue à deux mains l'exploit de réaliser un tel film en stop-motion à notre epoque, avec autant d'effets et de détails à voir à chaque instant. L'histoire est quand à elle très sombre, voir glauque, et très violente, mais reste aussi surprenante !
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2023
Mad God est une expérience, et ce n'est pas parce qu'on ne l'a subjectivement pas appréciée, qu'on ne vous recommande pas de la vivre. Au mieux, vous serez subjugué par ce mélange de sadisme assumé, d'animation en stop-motion qui a coûté tout de même 30 ans à Phil Tippett (superviseur des effets visuels pour quelques films populaires comme Jurassic Park, Star Wars, Starship Troopers, mais aussi pour la saga Twilight...), et de métaphore filée de l'Enfer (monstres ignobles, Première et Seconde Guerres Mondiales, esclavage...). Au pire, vous aurez, comme nous, fait quelques pas en-dehors de votre zone de confort, vous saurez ce que vous n'aimez pas dans le cinéma (pour nous : le pré-mâchage abrutissant de cette œuvre, qui ne nous fait pas réfléchir, mais rend notre dissertation à notre place... Le film de chevet pour les étudiants de cinéma de première année), bref, vous vous rappellerez au moins que le cinéma c'est aussi faire des rencontres qui nous déçoivent tout en nous apprenant à construire notre réflexion. On ne détestera pas fondamentalement ce Mad God (qu'on ne cesse de recommander depuis, "pour la science" comme on dit), lui adressant même un respect poli, pour la quantité de travail colossale abattue par le Monsieur pendant des décennies, et ayant fait l'effort de mélanger plusieurs formes d'art visuel pour varier un peu (animation en stop-motion, marionnettes, acteurs réels...). En revanche, là où Phill Tippett nous a perdu irrémédiablement, c'est sur son discours frontal, dénué de la moindre once de finesse, qui nous a fait passer 1h17 interminables. On soupirait à chaque image d’Épinal qui nous rappelait outrancièrement que "l'Enfer, c'est les deux Guerres Mondiales" : le gros plan sur la croix noire sur fond rouge (dans la carte au trésor, ce qui n'a rien à faire là, et nous sort donc de l'intrigue un instant), la Jeep, les tanks, le casque allemand, le masque à gaz, les gens qui hurlent au haut-parleur, les travailleurs sacrifiés, le docteur Mengele... On avait pourtant compris dès le tas de valises, reflets tristes et poétiques de vies qui se sont arrêtées là (mais c'est un tout autre film... Si un animateur épris de finesse et de belle dramaturgie nous lit...), mais non, Tippett pense qu'on a 4 ans, il surligne tout. A cela, il ajoute de grossiers effets sonores qui pensent aussi à notre place : il faut que le spectateur soit oppressé (alors mettons des cris saturants l'espace sonore), il faut que la scène de torture du docteur fou soit mal vécue par le spectateur (alors mettons un infernal "doing, doing, doing, doing..." en unique piste musicale... Au 137ème "doing", on était incrédule sur la patience de bouddhiste que demandait ce film, tandis que bon nombre de personnes se sont tout simplement levées pour fuir cette "doingerie" mixée à de laconfiture balancée gaiment sur les murs... Ah, finesse, ah maturité...). On se sera tiré (pas de la salle, on a des principes) de notre apathie lors de la scène de tirs entre les tanks, puisqu'on y reconnaît un lointain cousin des effets de Star Wars, que le petit bonhomme impassible qui traverse la tourmente comme si de rien n'était, ça nous plaît bien, et que Tippett a ajouté quelques paillettes aux explosions miniatures, ce qui est visuellement très beau. Il s'agit de la partie du milieu, soit le deuxième court-métrage, puisque Mad God est la réunion de trois courts éponymes déjà sortis, collés ensemble sans aucune idée de transition, ce qui ajoute au peu d'intérêt narratif qu'on y a trouvé : on passe d'une histoire à une autre totalement différente sans comprendre où sont les début et fin respectifs, on s'intéresse à une sous-intrigue et finalement on ne sait même pas ce qu'elle devient (la chasse au trésor ? Le petit bonhomme dans sa Jeep ? C'était le seul passage qui nous intéressait...), on a plus l'impression d'avoir vu un patchwork mal rapiécé qu'un film cohérent. Enfin, et on sait que beaucoup ne seront pas d'accord (on n'a pas les mêmes sensibilités), mais les scènes de sadisme comique nous ont blasé, avec une mention pour la scène de spoiler: l'éviscération "confiote" du Docteur qui nous a paru durer à l'infini (doing doing doing doing), et l'araignée qui mange la bestiole bariolée sous les yeux de son ami, on n'a pas ri
... On trouve cela plus que puéril, mais on sait que d'autres ont de l'appétit pour cela, alors : voyez vous-même. Pour notre part, Mad God est visuellement très beau, et représente une masse de travail d'un homme passionné qui nous force le respect, mais pour le reste : doing doing doing doing...
Pull Buoy
Pull Buoy

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2023
Le seul point qui m'ait dérangée, c'est les visuels un peu trop gore pour moi, toutefois, on reconnaît le travail de malade derrière le film en stop motion mais également les compositions musicales qui sont magnifiques.
Georges Hinot
Georges Hinot

1 abonné 45 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2023
Un film assez incroyable, qui vaut indéniablement le détour.
Difficile de lui mettre une trop bonne note, car cette œuvre ne rentre dans aucune case, et reste un peu déroutante.
C'est poétique, sale, beau, crado, magique, scato...
Divisé en 4 parties, le film narre un monde infernal, apocalyptique, dans lequel une quête a lieu, plusieurs même, un explorateur cherche un secret et un démiurge se livre à d'étranges expériences.
Les décors sont dingues, l'imagination du réalisateur est sans borne, à voir pour s'ouvrir un peu l'esprit, un conte de fée cauchemardesque, Alice au pays des merveilles façon horrifique, avec un petit côté Moebius.
ApacheBoy LT®
ApacheBoy LT®

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2023
Quel gâchis révoltant. J'aurais pu mettre 5/5, comme 0, tant le film place la barre haute, dépasse toute espérance, avant de trahir complètement sa forme et de proposer des scènes en live action pourries, ni fait, ni à faire. Je pars sur un 4/5 car nous sommes évidemment devant un monument de la stop-motion. Rarement, ce procédé n'a atteint de tels sommets graphiques et une telle force évocatrice. C'est une véritable plongée en enfer dans laquelle nous entraîne Phil Tippett, une plongée qui lui aura coûté 30 ans de sa vie pour être réalisé. Alors oui, devant l'énormité d'un tel projet, je n'ose imaginer toutes les phases par lesquelles Tippett a dû passer, de l'euphorie au désespoir devant la tâche dantesque que représente une telle production. Et à mon humble avis, ces scènes de live action résultent du désarroi d'un réal qui, comprenant que s'il ne trouve pas un subterfuge pour terminer son film, il ne le terminera sans doute jamais... Il décide alors d'opter pour la faciliter en tournant des plans entiers en live action, et c'est non seulement raté, mais sa trahi également tout ce que le film a installé depuis le début. On sort complètement du récit. Je n'ai qu'une seule envie : ouvrir une pétition pour pousser Phil Tippett à terminer son film en remplaçant la live action par sa stop-mo. Qu'un producteur m'entende et lui verse les fond et le matériel nécessaire pour qu'il achève son œuvre svp.
Yohann D
Yohann D

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2023
Un mélange de dégout et de plaisir troublant
C'est un film aux décors riches et vivants
C'est un peu les Tuches à bourg en bresse
Celtoïde
Celtoïde

10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2022
Techniquement c'est très impressionnant mais on aurait apprécié un minimum de scénario. Difficile de ne pas s'endormir et par l'occasion faire des rêves un peu plus doux.
Dx M.
Dx M.

89 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2022
Pas mal... Film expérimental sans dialogue et sans histoire... Juste un enchaînement d événements loufoques (une descente) ds un univers cauchemardesque dans lequel tous les monstres sont tous aussi débiles les uns que les autres... Je mets 3 étoiles pour le travail sur les décors, le lore et la stop motion qui a duré plus de 30 ans pour le réal... Par contre comme il n y a pas d histoire, il n y a d émotions et c'est le vide astral de ce côté là... Même si ça dure 1h20 j'ai cru que ça durait 2h30... Là où par ex dans L étrange Noël de Mr Jack il y a cette profondeur émotionnel en plus d'un univers unique ici c est juste creux avec une belle esthétique morbide... Peut être sous acide on peut se mettre à délirer sur l histoire... A voir...
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2022
Mad God nous plonge dans un univers où le sang est un trésor, où l'enfer gouverne le monde et la violence le pétrole qui le fait tourner. Outre ses prouesses techniques constantes, et ses décors incroyables, ce qui fait la particularité de Mad God, c'est bien sa proposition cinématographique. L’œuvre visite des terrains et des émotions que le cinéma ne cherche même plus à effleurer. Elle n'est clairement pas exempt de défaut, et probablement assez difficile d’accès, mais si on fait l'effort de s'y plonger, il est possible d'en ressortir en ayant découvert de nouvelles choses.

Gorgé d'atrocité dans chaque détail, paradoxalement Mad God est aussi plein de tendresse et d'espoir. Cette lutte contre les dieux, qu'elle soit victorieuse ou terrassée, ne manquera pas de laisser son empreinte.

Et au final, n'est ce pas cela la seule véritable victoire ? 4/5
Objectivons

406 abonnés 3 090 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 août 2022
Voilà sans doute ce qu'il se passe lorsqu'on a un esprit à la fois inventif et malsain et que l'on prend de la drogue. Beaucoup de drogue.
Si vous voulez observer la vision de l'enfer de quelqu'un, c'est la production idéale.
Appréciant le travail visuel - pas pour le côté violent, sanglant, je dirais même dégueulasse de ce que l'on voit mais pour le travail sur les mouvements, à la Robot chicken -, je n'en ai pas apprécié le sens (l'absence). Inclassable.
Guillaume
Guillaume

156 abonnés 1 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2022
Visuellement bluffant voir hypnotique, ce film d'animation reste néanmoins délicat à appréhender, particulièrement dans sa première demi-heure.
Son contenu intrigue, dérange parfois, interroge toujours. Bon nombre de messages y sont probablement cachés, mais seul un public (très averti) les saisira. Pour ma part, je suis souvent resté à quai...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juillet 2022
Le film est pratiquement muet et le personnage comme nous est spectateur de ces horreurs. On découvre et on plonge dans ce monde avec lui.

Le début est splendide. On sombre de plus en plus dans les entrailles de l'enfer jusqu'à l'overdose on se demande vraiment jusqu'o'u dans le cauchemard le film vas t'il nous mener en découvrant chaque niveau encore plus terrifiant que le précédent.

Phil Tippet ne se limite pas seulement au faux sang mais maîtrise à la perfection tous les styles de l'horreur.

Mad God est un chef d'ouvre avec une très grande qualité des décors, de la lumière, de plans, la sensibilité des details tactiles de la matière, la fluidité de l'animation, son réalisme, et le dégout du mouvement de la matière inerte que nous procure la stop motion (comme dans les films de Jan Svankmajer).

Même si ce film ne s'adresse pas à tous, c'est un bijoux pour les amateurs de films étranges, "artisanaux", surnaturels.
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 juillet 2022
Phil Tippett s'était déjà essayé à la réalisation avec "Starship Troopers 2", ce qui n'avait pas été une grande réussite. Pour son deuxième long-métrage, il nous propose une immersion dans son univers glauque avec une adaptation de sa série de courts-métrages du même nom. Spécialiste de l'animation en stop-motion, il nous fait suivre un personnage masqué qui se rend dans un monde souterrain ressemblant à l'enfer où tout est détruit, tué ou exploité. Un univers monstrueux avec des scènes censées être dérangeantes, mais qui ne le sont pas. C'est visuellement très impressionnant surtout quand l'on sait comment c'est fait, mais contrairement à des scènes de tortures ou autres en prises de vue réelles, "Mad God" ne parvient jamais à nous faire ressentir l'horreur de la situation. Je suis admiratif de l'univers créé par Phil Tippett et par toutes les heures de travail et détails qu'il a mis dans son film, mais j'ai quand même trouvé ça ennuyeux. Encore une fois, c'est bluffant visuellement, mais ça ne raconte rien même s'il y a quelques messages ici et là. Pour avoir vu les courts-métrages du monsieur, je pense que c'est un format plus adapté à son art. Après, le film a été très bien accueilli et tant mieux pour lui, car ça récompense son immense travail, mais ce n'était pas du tout fait pour moi.
kieran_h3ld
kieran_h3ld

36 abonnés 680 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2022
Il aura fallu une trentaine d'années à Phil Tippett - maître des effets visuels de Star Wars IV et V, Piranhas, Indiana Jones et le Temple Maudit, Robopoc, Jurassic Park, pour ne citer qu'eux - pour clore ce projet titanesque qu'est Mad God.
Et il faut le dire, c'est absolument dingue. Visuellement c'est complètement taré, complètement démesuré. C'est ultra riche en détail, les techniques utilisées sont très variés, c'est une oeuvre en évolution permanente et pas que visuellement.
Oui, on pourrait vite ranger ce Mad God dans la case des simples démonstration visuelle sans fond, mais ce n'est pas le cas. Mad God c'est une véritable descente aux enfers, on croirait être en plein cauchemar, d'où cette bande son terrifiante. L'univers dépeint est fascinant, à la fois surréaliste, horrifique et gore dans une période post ou pré apocalyptique, on ne sait pas trop. Ce qu'on sait pas contre, c'est qu'on est en train de vivre un moment unique, un moment qui se doit d'être très personnelle dans la façon dont on le reçoit.
C'est pour ça que j'emet une petite réserve, mais ce n'est pas du tout un reproche. Au bout d'un moment c'est dur de ne pas sortir de la narration (si on peut appeler ça comme ça), tellement ce qu'on voit est fou. Il faut que je le revoit, mais pas maintenant, il faut que je digère le truc.
En tout cas on ne peut que féliciter Phil Tippett et ses équipes pour le travail monumental réalisé et la persévérance dont ils ont fait preuve. Une oeuvre impressionnante.
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