Sur le fond, c'est un brouillon de bonnes intentions autour de thématiques liées à l'amitié, la liberté, l'humanisme, l'environnement... Brouillon, car les enjeux dramatiques sont peu clairs et leur résolution, naturellement, peu consistante. La référence à Steinbeck pour les deux personnages centraux (cf. Des souris et des hommes) ne suffit pas à les rendre intéressants ou sympathiques ; ils sont au contraire désagréablement vulgaires et braillards. Les extraits du Dictateur, de Chaplin, ne suffisent pas à nourrir un vrai propos politique et à faire oublier des dialogues souvent pauvres voire pénibles. Et sur la forme, si les dessins de nature sont parfois très beaux, l'animation est assez laide.