Avis : Vermiglio ou La Mariée des Montagnes - Page 2
Vermiglio ou La Mariée des Montagnes
Note moyenne
3,7
690 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
81 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
26 critiques
3
34 critiques
2
12 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Maperrinx
34 abonnés
116 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 24 mars 2025
Ce n'est pas sans interêt mais on s'ennuie car la lenteur règne. Certains s'étendent sur la beauté des paysages, qui apparaissent épisodiquement, d'autres sur la bande originale, au choix trop facile. Il s'agit d'une oeuvre complaisante: La réalisatrice se fait plaisir en soignant, en peaufinant et en s'attardant. ce n'est pas un grand film, au mieux un télé-film de 60 minutes.
En 1944, dans un petit village des montagnes du Haut Adige arrive un jeune déserteur sicilien qui va épouser la fille ainée de l’instituteur. Des images sans apprêt magnifient l’austérité des lieux d’habitation, la beauté la dignité des femmes et des hommes acharnés à survivre dans un milieu rude, misérable. La musique des quatre saisons de Vivaldi au gramophone domine un instant les silences et les pleurs des bébés dont les naissances se succèdent. Ces deux heures éclairées naturellement rayonnent de la présence de nombreux enfants complices, révélateurs de vérité par leur spontanéité, leur fraîcheur, promesses d’un avenir meilleur. La réalisatrice en belle héritière de cette communauté résiliente nous fait partager la grandeur des paysages et la force de ses habitants aux mœurs d’un autre âge dont l’énergie peut instruire notre présent.
Vu au Panthéon en avant-première . D une grande délicatesse .La photographie est extraordinaire de beauté et de justesse . Des prises de vue et des plans touchants de poésie . Une histoire qui se déroule au fil des saisons suivant les sentiments et les désirs cachés , inavouables et pourtant omniprésents. Le poids de la religion et de la culpabilité mais aussi la communauté et l amitie' , la vraie fraternité A voir ...la poésie en image d après Isabelle Huppert ! Yes, I agree
Vermiglio 1945, village isolé dans les montagnes de la province de Trente. Cesare Graziadei, instituteur, à la tête d'une famille nombreuse, règne sans partage sur une population pauvre, désemparée par une guerre presque invisible qui pourtant par la force du destin ramènera son neveu et son ami, tous deux déserteurs. Pietro sicilien, objet de toutes les curiosités n'est pas insensible à la beauté et au charme de Lucia, la fille aînée de Cesare. Une histoire dramatique défénissant les contours d'une société patriarcale, certes, mais plus encore. Nous ramenant aux temps anciens, où l'analphabétisme faisait encore des ravages, où l'instituteur relevait de l'armée du salut. Un récit qui marque le courage et la souffrance des femmes dans une région d'Italie où Rome semble bien loin. Mené tambour battant par un Tommaso Ragno magistral comme à l'acoutumée, accompagné d'une distribution exceptionnelle. Un film qui frappe au coeur ! ( En avant première au Festival du Cinéma Italien de Bastia).
Ce film a déjà comme premier atout de rendre compte de la vie quotidienne de beaucoup de villages du début du 20e siècle. Le ton posé et documenté permet de s'immerger dans ce monde ou chacun se connaît. Le malheur ne se reposait pas trop dans ce temps, et les famines, guerres et autres mortalité infantile étaient des réalités concrètes. Ces milieus difficiles influent sur ses habitants partagés entre résignation et espoir. Et beaucoup de sentiments étaient refoulés, chacun y fait quelque chose en cachette. Pour Julia, la promesse d'une vie meilleure passe par ce soldat dont elle s'éprend vite. La réalisatrice a peut-être édulcoré certains aspects de ces vies mais leur rend un bel hommage dans leurs sobriété et délivré un film assez maternel ou ladouceur des femmes comblent la rugosité des hommes. . Très touchant, beau, dans ces montagnes magnifiques et solennelles
Magnifique film de Maura Delpero s'est inspirée d'une histoire très personnelle se déroulant à Vermiglio , le berceau de sa famille pour réaliser son oeuvre ! L’histoire se déroule sur 4 saisons en 1944 et 1945 au sein d’une famille , la famille du père de la réalisatrice qui était alors enfant ! C'est un film certes assez contemplatif mais d'une grande sensibilité !
Ce film italien d'un réalisme intense m'a rappelé certaines oeuvres des années 70 et 80 : celles d'Ernano Olmi ou les premiers films des frères Taviani.
Nous sommes à la montagne, dans des conditions très rudes, et le propos du film est avant tout de faire ressentir l'importance des saisons, l'âpreté de la vie quotidienne et l'absence de perspectives enthousiasmantes, notamment pour les femmes.
Il réussit pleinement à remplir son cahier des charges : il est fort peu rieur, et pour tout dire souvent triste. Heureusement, l'intrigant visage de l'actrice principale Carlotta Gamba irradie la pellicule et nous sert de guide dans cette histoire sans grand éclat, mais d'une grande profondeur, servie par une troupe d'acteurs et d'actrices profondément attachants.
Vermiglio confirme le renouveau du cinéma italien, porté par une pléiade de réalisatrices de toutes générations, et qui présentent la caractéristique de nous donner à voir des destins de femmes à travers un large spectre temporel et spatial (Piccolo corpo, L'immensita, Il reste encore demain, Miele, etc). Après son très remarqué Maternal, Maura Delpero ajoute donc sa pierre à l'édifice.
Un film que je conseille aux amoureux du cinéma italien, des grands espaces ruraux et des immersions hyper réalistes.
Le film est désormais un joyau. C'est un drame riche en compassion, en émotion et en détails sur les secrets de famille dans la campagne italienne en temps de guerre, à la manière balzacienne. Il est merveilleusement interprété avec un naturalisme sans affectation par ses acteurs, professionnels et nouveaux venus, et joue un pizzicato extravagant, presque éhonté, sur les cordes sensibles du public.
"Vermiglio ou La Mariée des montagnes" qui a obtenu de nombreuses nominations récompenses et nominations (Golden Globes, European Film Award, Mostra Venise) est un drame italien convenable. La réalisatrice Maura Delpero propose aux spectateurs une chronique familiale qui prend son temps, en particulier durant la première partie, pouvant même sembler ennuyante par moments. Cependant, peu à peu, j'ai été captivé par les drames, les joies et les péripéties de cette famille italienne pendant la seconde guerre mondiale, avec un récit féministe qui illustre la condition des femmes en Italie à travers plusieurs protagonistes issues de différentes générations.
Une veine naturaliste, d’une austère beauté, dans le sillage de L’Arbre aux sabots, d’Ermanno Olmi. La réalisatrice Maura Delpero compose avec talent et humilité le tableau d’une Italie montagneuse par temps de guerre, déploie une chronique familiale en insistant sur le patriarcat, la condition féminine, les codes sociaux, moraux, religieux qui prévalaient au mitan des années 1940. Ça sonne juste et c’est très soigné visuellement, avec une superbe photo en clair-obscur. Le drame, classique, traité « à l’ancienne », se tient dans son déroulé et nous tient en matière d’intérêt. Mais, un peu convenu, un peu sage, il demeure assez monocorde, dans une certaine atonie au niveau émotionnel, traversée seulement et tardivement par une sombre mélancolie.
Film très profond que j'ai beaucoup beaucoup aimé car taiseux et hurlant de sens en même temps. La photographie, le jeu des acteurs rien à jeter ! Allez y
Nord de l’Italie, seconde guerre mondiale , dans le Trentin La guerre rend les hommes stupides, les travaux de la maison rendent les femmes esclaves. C’est sur schéma qu’est conçu et nous est contéVermiglio, chronique quotidienne d’une famille en temps de guerre et de froid. Merci pour ce très beau film qui, après l’artificiel et racoleur Parthenope , nous réconcilie avec la noblesse du cinéma italien. On est là du côté de naturalisme et de l’humanisme , qui nous rappelle le cinéma d’Ermano William ou des frères Taviani. Mais un naturalisme mâtiné de lyrisme et de crudité qui nous entraîne aussi chez Pasolini. Il faut accepter de se laisser bercer par un rythme lent, parfois contemplatif, par un cadre et une photographie splendides et par un troupe de comédiens qui, des plus jeunes ( chapeau aux enfants) aux ancêtres, nous fait partager un moment de cette vie rurale faite de rudesse et de poésie. Le jeu en vaut la chandelle !!
Vu au festival Cinemed de Montpellier en octobre 2024 : une jolie fresque d’une famille et d’un village de montagne du Nord de l’Italie pendant quatre saisons fin 1944-fin 1945 (un phonographe passe les quatre saisons de Vivaldi ). Beaucoup de personnages attachants, la future mariée, ses petites sœurs , le petit frère espiègle et optimiste, le père maître d’école. Comme un reportage bien fait, sans folklore ni misérabilisme, au sein d’une famille de dix enfants dans un village baigné d’histoires d’ours, de miracles religieux, etc. On ne voit pas passer les deux heures car le scénario est original et plein de petites touches d’humour qui vous surprennent. Un petit manque d’épaisseur historique qui nous aurait permis de mieux comprendre les personnages des 2 uniques jeunes adultes, rescapés d’une fin de guerre mondiale dont on ne parvient pas à cerner les contours …
A vu «Vermiglio » de la réalisatrice italienne Maura Delpero, qui a obtenu le Lion d’Argent - Grand Prix du Jury lors de la dernière Mostra de Venise. Une photographie absolument sublime, des paysages de montagnes majestueux qui enclavent Vermiglio, un petit village du nord de l’Italie où lors de l’hiver 1944, Pietro (Guiseppe De Domenico), un jeune soldat sicilien cherche refuge après avoir déserté le front de la guerre. L’Instituteur (Tommaso Ragno) et sa femme ont dix enfants. Quand la fille ainée du couple, Lucia (Martina Scrinzi) va tomber amoureuse de Pietro, le destin de toute la famille va se trouver changé. C’est un film contemplatif qui dégage une extrême quiétude malgré les évènements racontés, mais également plein de vie et de jeunesse du au fait des nombreux enfants qui composent cette famille. Le scénario nous permet de nous attacher à chacun d’eux au fil des saisons accompagnées par celles de Vivaldi pour la musique. La caméra épouse au plus près le quotidien de ce foyer, naissances, prières, cours en classe, discutions dans des lits partagés, deuils… J’ai souvent pensé au magnifique film de Michael Haneke « Le ruban blanc » pour l’austérité familiale et le poids que le patriarche fait peser sur sa famille. Maura Delpero garde de la distance avec son sujet et ne tombe jamais dans le larmoyant et le pathos. La vie rigoureuse que mène cette famille s’allie très bien à la froideur des couleurs choisies et celle des sentiments peu démonstratifs. Très beau film poétique, taiseux et puissant.