Originaire du nord de l’Italie, c’est en Argentine que Maura Delpero a effectué ses études de cinéma. C’est également en Argentine qu’il y a 6 ans elle a réalisé "Maternal", son premier long métrage de fiction, un film ayant la maternité comme sujet principal. Pour ""Vermiglio ou La mariée des montagnes", son deuxième long métrage de fiction, la réalisatrice a choisi de raconter une histoire très personnelle se déroulant à Vermiglio, le berceau de sa famille, un village montagnard situé dans la région du Trentin-Haut-Adige. Le décès de son père a été l’élément déclencheur de ce film dont l’histoire se déroule sur 4 saisons en 1944 et 1945 au sein d’une famille, la famille du père de la réalisatrice, et il est de nouveau beaucoup question de maternité. Dans cette famille, le père de la réalisatrice est alors un enfant, entouré de nombreux frères et sœurs qui ont développé un grand sens de la solidarité face à un père, l’instituteur du village, homme au grand savoir mais très dur avec sa progéniture. C’est ainsi que pour Dino, son fils ainé, il est allé jusqu’à refuser de lui donner son diplôme de fin d’étude, considérant qu’il passait plus de temps à boire qu’à travailler. Par ailleurs, les ressources financières de la famille ne permettent pas de payer des études à l’ensemble des enfants. En fait, un seul, ou une seule, pourra en bénéficier. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-vermiglio-ou-la-mariee-des-montagnes/
*"Vermiglio ou La Mariée des Montagnes"*, c’est un peu *Roméo et Juliette*, mais avec des moufles et des rations de guerre. Entre les montagnes enneigées et les cœurs en feu, un soldat sicilien et une fille de l’instituteur tombent amoureux plus vite qu’une boule de neige dévale une pente. Ajoutez une guerre, des secrets de famille et un village où tout le monde se mêle de tout, et vous avez un drame aussi intense qu’un vin chaud trop épicé.
Un film primé à Venise, preuve qu’un peu de romance en altitude, ça peut faire fondre même les critiques les plus glacés !
film vu lors d'une séance de film surprise en avant première. très belle photographie, très beau son. une relation familiale et fraternelle qui peut être aussi tendre qu'abrupte. un film italien avec un peu de longueur mais qui nous transporte à travers les paysages et l'évolution des personnages.
Vermiglio 1945, village isolé dans les montagnes de la province de Trente. Cesare Graziadei, instituteur, à la tête d'une famille nombreuse, règne sans partage sur une population pauvre, désemparée par une guerre presque invisible qui pourtant par la force du destin ramènera son neveu et son ami, tous deux déserteurs. Pietro sicilien, objet de toutes les curiosités n'est pas insensible à la beauté et au charme de Lucia, la fille aînée de Cesare. Une histoire dramatique défénissant les contours d'une société patriarcale, certes, mais plus encore. Nous ramenant aux temps anciens, où l'analphabétisme faisait encore des ravages, où l'instituteur relevait de l'armée du salut. Un récit qui marque le courage et la souffrance des femmes dans une région d'Italie où Rome semble bien loin. Mené tambour battant par un Tommaso Ragno magistral comme à l'acoutumée, accompagné d'une distribution exceptionnelle. Un film qui frappe au coeur ! ( En avant première au Festival du Cinéma Italien de Bastia).
Vu au Panthéon en avant-première . D une grande délicatesse .La photographie est extraordinaire de beauté et de justesse . Des prises de vue et des plans touchants de poésie . Une histoire qui se déroule au fil des saisons suivant les sentiments et les désirs cachés , inavouables et pourtant omniprésents. Le poids de la religion et de la culpabilité mais aussi la communauté et l amitie' , la vraie fraternité A voir ...la poésie en image d après Isabelle Huppert ! Yes, I agree
Le film est désormais un joyau. C'est un drame riche en compassion, en émotion et en détails sur les secrets de famille dans la campagne italienne en temps de guerre, à la manière balzacienne. Il est merveilleusement interprété avec un naturalisme sans affectation par ses acteurs, professionnels et nouveaux venus, et joue un pizzicato extravagant, presque éhonté, sur les cordes sensibles du public.
Vu en avant première au festival premiers plans d'Angers. Ce film raconte la vie tranquille mais parfois mouvementée d'une famille classique italienne pendant et après la seconde guerre mondiale. Il y a des beaux paysages et les acteurs sont bons mais l'intrigue tombe souvent à plat et le rythme est très ( trop ? ) lent.
Bien que Vermiglio réussisse à peindre une image vivante de la vie dans les années d'après-guerre, son rythme plus lent et ses personnages émotionnellement retenus peuvent laisser certains spectateurs déconnectés. Le poids de la précision historique et des contraintes sociales, bien qu'authentiques, peut parfois étouffer la profondeur émotionnelle qui aurait pu rendre l'histoire plus convaincante.
vu en avant-première et en compétition au festival Premiers Plans d'Angers 2025. un film qui prend (trop) son temps, pas dynamique, qui semble au final très long. Dommage car personnages et situations plutôt intéressants
Ce film relate la saga d’une famille italienne dans le village de VERMIGLIO dans les montagnes du Nord de l’Italie. Cette longue fresque familiale est bien réalisée et les beaux décors naturels montagnards du Trentin sont bien filmés. Le scénario met bien en valeur la psychologie des différents personnages évoluant dans le contexte de la fin de la 2ème guerre mondiale en Italie. La réalisatrice retrace bien l’ambiance et les modes de vie de l’époque dans ce village perdu en pleine montagne. Ce film, dans son ensemble est agréable à visionner.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse du 15/01/2025 au Club Marbeuf à Paris)
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3,0
Publiée le 24 décembre 2024
La vie des habitants d'un village isolé est bouleversée par l'arrivée de deux déserteurs. Plus que la vie des villageois, c'est surtout l'équilibre familial du foyer de l'instituteur qui est perturbé lorsque l'une de ses filles, Lucia, tombe amoureuse de l'un des hommes... Maura Delpero fait un zoom progressif sur cette famille à travers un récit intime qui se déroule au rythme des saisons et donc de divers changements. Le cycle de la vie dans un cadre aussi beau qu'inhospitalier, dont la réalisatrice capte toute la beauté. Une froideur à l'image de la manière dont le père dirige toute la communauté. Une présence tyrannique qui n'empêche pas l'éveil de certains désirs et sentiments. Parfois proche du documentaire sur le quotidien difficile de ces gens, "Vermiglio" évoque le patriarcat, la maternité, le deuil, les traditions, la foi et la manière dont la guerre affecte ceux qui restent. Un style contemplatif assumé qui va bien avec l'innocence qui se dégage de certaines scènes, mais les personnages, et surtout les enfants, avaient probablement plus à offrir face à tous ces changements et à toutes ces interrogations. Au final, un film agréable et très beau visuellement qui manque cependant un peu d'émotion.
Vu en avant-première, ce film démarre beaucoup trop lentement, et m’a donc paru un peu trop long. C’est un film froid, sombre et dur. Hormis les très jeunes enfants, je ne m’y suis attachée à aucun personnage qui pour la plupart sont trop mutiques, les montagnards ne sont pas bavards, certes. La deuxième moitié du film est moins languissant et un peu plus puissant. Mais l’émotion ne passe jamais.