Note moyenne
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Salle des profs » peut être considéré comme un triller éducatif sur une enseignante qui a une haute idée de sa fonction (Leonie Benesch, vue dans « le Ruban blanc », de Michael Haneke) Elle est tiraillée par ses convictions. Elle a une haute conception de son métier mais elle est vite rattrapée par les doutes. Quel chemin prendre, quelle décision, quelle posture... on la voit perdre pied petit à petit seule contre tous .
"La salle des profs" de Ilker Çatak est le film qui représentera l'Allemagne aux Oscars pour le meilleur film étranger. C'est un thriller psychologique bien ficelé faisant monter la tension tout au long du film. Madame Nowak est une enseignante qui est victime d'un vol d'argent dans la salle des profs. Ayant déjà eu des échos sur des vols à l'école, elle filme avec son ordinateur portable sa place en salle des profs et assisté au vol d'argent dans son portefeuille avec pour indice sur le voleur, la chemise portée. De là va commencer la tension dans le film entre cette prof vu par une menteuse par beaucoup, comme une victime par d'autres. Malheureusement parmi ceux contre elles, on a ses élèves et notamment Oskar, le fils de la présumé coupable. Avec la situation de ce jeune garçon, de sa mère et des éléments qui vont arriver, beaucoup de chose vont se retourner contre elle jusqu'au moindre mot proposé. Elle se voit elle-même comme quelqu'un qui détruit la carrière d'une femme et la santé mentale de son fils. Elle va jusqu'à le protéger malgré ses actes contre elle.
Avec tout ces éléments, le film joue très bien sur la situation mentale de Mme Nowak et sur l'incertitude que l'on a nous en tant que spectateur. On est en constante questionnement sur la véracité des propos de la professeur mais aussi touché par la situation d'Oskar.
Spoiler : Malgré le fait que la solution de l'enquête ne soit pas le sujet principal du film mais plutôt la réaction de cette femme face à tout ce qui lui tombe dessus, on peut être déçu de ne jamais avoir de réponses. Car oui le film ne dévoile jamais si oui ou non Mme Kuhn a véritablement volé cet argent. La fin est donc ouverte et à nous de déterminer l'issue de cette histoire.
Avec tout ces éléments, le film joue très bien sur la situation mentale de Mme Nowak et sur l'incertitude que l'on a nous en tant que spectateur. On est en constante questionnement sur la véracité des propos de la professeur mais aussi touché par la situation d'Oskar.
Spoiler : Malgré le fait que la solution de l'enquête ne soit pas le sujet principal du film mais plutôt la réaction de cette femme face à tout ce qui lui tombe dessus, on peut être déçu de ne jamais avoir de réponses. Car oui le film ne dévoile jamais si oui ou non Mme Kuhn a véritablement volé cet argent. La fin est donc ouverte et à nous de déterminer l'issue de cette histoire.
Une tension qui monte de plus en plus, on sent les personnages prêts à craquer à chaque instant ! C’est très bien joué !
Das Lehrerzimmer entend tirer une morale universelle d’un dispositif extrêmement contraint et ténu – le huis clos, puisque nous ne quittons jamais l’établissement, et une enseignante comme seule focalisation. Il radicalise le comportement de tous les personnages pour mieux ériger Frau Nowak en héroïne persévérante et altruiste, engagée dans un combat contre le racisme quotidien et le fascisme moderne alors que ceux-ci sont de pures constructions narratives et scéniques, alors que les personnages sont de purs fantoches censés incarner un corps spécifique (le corps enseignant, le corps administratif, la classe et les parents d’élèves). Le film orchestre un crescendo de la malveillance, utilise les problématiques du système scolaire allemand comme autant de retournements rythmés par l’accélération musicale des cordes ; il élabore un thriller paranoïaque sur le dos de sa protagoniste dont il montre la descente aux Enfers avec complaisance, lui refusant l’ambiguïté par la lucidité artificielle qu’elle atteste en permanence. À la fois scénariste et réalisateur, İlker Çatak feint de s’intéresser à l’humain pour, malgré lui, le broyer dans une mécanique froide ; et rappeler que lui-même est issu de l’immigration ne légitime en rien sa démarche et ne saurait conférer une quelconque plus-value à cette œuvre schématique et simpliste, quoique parfaitement exécutée et interprétée.
Film subtil et bien construit qui orchestre habilement la montée en puissance des dérèglements induits par la dénonciation, par une professeur trop idéaliste, d’un vol commis au sein de la salle des profs par une personne dont elle croit, à tort ou à raison avoir reconnu l’identité. Malheureusement le dénouement qui n’apporte pas vraiment de réponses est finalement assez décevant, travers trop fréquent du cinéma d’auteur….
Belle démonstration de la difficulté de vivre ensemble dans une société moderne. Remarquablement jouée, la qualité du scénario est parfaite.
Ce film allemand se révèle fort intéressant car il a le mérite d'aborder beaucoup de problèmes sociaux et moraux tout en menant son film comme un thriller.
Les acteurs, adultes comme ados, sont très justes, particulièrement l'actrice allemande Leonie Benesch, qui porte le film du début à la fin. Les complexités de son personnage et de ses actions sont bien vus.
Le cinéaste a donc le mérite de soulever plusieurs questions dans une société en perte de repères, le seul bémol de son film est qu'il ne propose aucune réponse.
Les acteurs, adultes comme ados, sont très justes, particulièrement l'actrice allemande Leonie Benesch, qui porte le film du début à la fin. Les complexités de son personnage et de ses actions sont bien vus.
Le cinéaste a donc le mérite de soulever plusieurs questions dans une société en perte de repères, le seul bémol de son film est qu'il ne propose aucune réponse.
Le réalisateur invite les spectateurs dans une sorte de huis clos où la tension ne cesse de monter crescendo. Il y a très peu - presque jamais - d’accalmie dans l’histoire. Au cinéma, ça donne parfois l’impression d’étouffer et de ne pas y voir clair. Mais dans La Salle des profs, ce n’est pas le cas. Bien au contraire. Ça renforce davantage l’emprise qui est faite sur le personnage principal (Leonie Benesch, remarquable). C’est très bien vu. On ressent toutes ses émotions.
D'autres critiques sur le compte IG : lecinema.clement
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Ce film est un cas d’école sur la difficile place d’un enseignant en milieu scolaire. Tiraillé entre l’affection pour les élèves, la volonté de bien faire et un pragmatisme sur les situations qu’il faut avoir parfois au détriment de l’affect.
Ce cercle vicieux peut entraîner un prof à se mettre à dos sa hiérarchie ses élèves et même ses collègues …
Un film coup de poing !
Ce cercle vicieux peut entraîner un prof à se mettre à dos sa hiérarchie ses élèves et même ses collègues …
Un film coup de poing !
"Ce qui se passe en salle des profs reste en salle des profs..."
Nommé à l'Oscar du Meilleur Film International, ce 4e long-métrage du réalisateur et scénariste allemand İlker Çatak s'empare du traditionnel "film de profs" pour l'amener vers des rivages bien moins conventionnels, et bien plus prenants.
Comme si les codes du thriller venaient s'emparer, lentement mais sûrement, du récit qui se déroule face à nous.
(Quasi) huis clos en milieu scolaire, le film suit la trajectoire de Carla Nowak, jeune enseignante de maths et d'EPS cherchant à réparer une injustice dont elle a été témoin. Et provoquer par la même une onde de choc qui va la dépasser et se répandre comme une traînée de poudre au sein de toute l'école, et finir par la laisser seule face à ses collègues et à ses propres élèves.
Portée par la très talentueuse Leonie Benesch, que la caméra ne quitte presque jamais du regard, composée d'un cadre 4/3 (soulignant un peu plus la sensation d'isolement de notre protagoniste et illustrant cet engrenage qui semble inextricable) et accompagnée de notes de violons répétitives et acérées, cette œuvre à la tension grandissante vient interroger la force et la portée de certains clichés (parmi les élèves comme parmi le corps enseignant lui-même) et les conséquences dévastatrices que peut porter en elle une rumeur, qu'elle soit fondée ou non (et qui sur ce point m'a un peu rappelé le très bon «La Chasse» de Vinterberg), tout en révélant les dysfonctionnements internes d'un établissement "progressiste" ayant appliqué une politique de tolérance zéro, mais refusant de se remettre en question dans ses choix parfois arbitraires et infondés.
Faisant s'entrechoquer les questionnements avec les accusations, l'intégrité avec l'incompréhension voire la colère, la communication semble rompue à tous les niveaux et seule la vérité pourrait mettre un terme à cette situation chaotique. Mais où se situe cette vérité ? Quelque part entre une preuve (prise par une webcam) et une affirmation.
Et à l'image de cette fin en cul-de-sac (et presque un peu frustrante), la situation ne se réglera pas aussi facilement et rapidement que l'on termine un rubik's cube.
Nuancé et ambigu, un thriller pédagogique et psychologique, doté d'une mise en scène au cordeau et d'un récit prenant, et faisant enfin sortir le film en milieu scolaire de la zone de confort dans laquelle il se trouvait depuis de nombreuses années.
Et rien que pour ça, ce film vaut le coup d'être découvert.
Nommé à l'Oscar du Meilleur Film International, ce 4e long-métrage du réalisateur et scénariste allemand İlker Çatak s'empare du traditionnel "film de profs" pour l'amener vers des rivages bien moins conventionnels, et bien plus prenants.
Comme si les codes du thriller venaient s'emparer, lentement mais sûrement, du récit qui se déroule face à nous.
(Quasi) huis clos en milieu scolaire, le film suit la trajectoire de Carla Nowak, jeune enseignante de maths et d'EPS cherchant à réparer une injustice dont elle a été témoin. Et provoquer par la même une onde de choc qui va la dépasser et se répandre comme une traînée de poudre au sein de toute l'école, et finir par la laisser seule face à ses collègues et à ses propres élèves.
Portée par la très talentueuse Leonie Benesch, que la caméra ne quitte presque jamais du regard, composée d'un cadre 4/3 (soulignant un peu plus la sensation d'isolement de notre protagoniste et illustrant cet engrenage qui semble inextricable) et accompagnée de notes de violons répétitives et acérées, cette œuvre à la tension grandissante vient interroger la force et la portée de certains clichés (parmi les élèves comme parmi le corps enseignant lui-même) et les conséquences dévastatrices que peut porter en elle une rumeur, qu'elle soit fondée ou non (et qui sur ce point m'a un peu rappelé le très bon «La Chasse» de Vinterberg), tout en révélant les dysfonctionnements internes d'un établissement "progressiste" ayant appliqué une politique de tolérance zéro, mais refusant de se remettre en question dans ses choix parfois arbitraires et infondés.
Faisant s'entrechoquer les questionnements avec les accusations, l'intégrité avec l'incompréhension voire la colère, la communication semble rompue à tous les niveaux et seule la vérité pourrait mettre un terme à cette situation chaotique. Mais où se situe cette vérité ? Quelque part entre une preuve (prise par une webcam) et une affirmation.
Et à l'image de cette fin en cul-de-sac (et presque un peu frustrante), la situation ne se réglera pas aussi facilement et rapidement que l'on termine un rubik's cube.
Nuancé et ambigu, un thriller pédagogique et psychologique, doté d'une mise en scène au cordeau et d'un récit prenant, et faisant enfin sortir le film en milieu scolaire de la zone de confort dans laquelle il se trouvait depuis de nombreuses années.
Et rien que pour ça, ce film vaut le coup d'être découvert.
j'avoue être déçu par la mise en scène d'un supposé thriller allemand.et par ces critiques élogieuses postées ici..
j'ai déjà vu 3 films allemands qui étaient largement mieux . On subit beaucoup les comportements des enfants, eh oui on est dans une école allemande et je me suis ennuyé. le drame principal est relégué au second plan, une machination à 2 sous se met en place mais très très lentement, et au final on n'apprend rien....
le film est oppressant à cause d'une musique à base de violons.
Il y a énormément de lenteur et des échanges houleux à voix forte qui peut fait perdre l'attention sur le fond du problème. J'ai trouvé d'ailleurs le discours de fond répétitif par le cinéaste, qui nous renvoie la même idée sous toutes les formes, cela devient lassant, en espérant qu'il passe à la vitesse supérieure, il n'en n'est rien. si vous n'aimez pas les films lents passez votre chemin.
j'ai déjà vu 3 films allemands qui étaient largement mieux . On subit beaucoup les comportements des enfants, eh oui on est dans une école allemande et je me suis ennuyé. le drame principal est relégué au second plan, une machination à 2 sous se met en place mais très très lentement, et au final on n'apprend rien....
le film est oppressant à cause d'une musique à base de violons.
Il y a énormément de lenteur et des échanges houleux à voix forte qui peut fait perdre l'attention sur le fond du problème. J'ai trouvé d'ailleurs le discours de fond répétitif par le cinéaste, qui nous renvoie la même idée sous toutes les formes, cela devient lassant, en espérant qu'il passe à la vitesse supérieure, il n'en n'est rien. si vous n'aimez pas les films lents passez votre chemin.
Assez prenant même si parfois on a du mal à suivre les comportements des uns ou des autres qui paraissent un peu incohérents, tant au niveau des enfants que des adultes. Le suspens et la succession des moments de tension sont très bien menés même si, à la fin, ça reste globalement une histoire entre profs et élèves.
Encore une belle pépite du cinéma allemand, La Salle des profs est un récit particulièrement prenant, riche et bien construit. Un film que l'on a envie de revoir pour y chercher de nouveaux angles d'approche, essayer de comprendre les personnages, se demander ce qu'on aurait fait à leur place. A la fois très accessible et complexe, La Salle des profs nous enferme dans ce collège et nous fait ressentir la pression qui monte autour de l'héroïne dépassée par la situation qu'elle a elle-même contribué à créer. Seul bémol, la fin un peu abrupte et frustrante.
Des spectateurs/critiques de cette page ont très bien défini quelques unes des qualités de ce film. Mais ce qui m'a le plus frappé dans les enjeux dramatiques de celui-ci c'est l'interpénétration des adultes avec les enfants: la réaction des enfants aux comportements des adultes est immédiate et conséquente, nous les adultes nous sommes responsables au cent pour cent de leurs actions, avec l'exemple que nous leur montrons, l'éducation des jeunes façonne leur comportement social, et la société tout entière. Dans le film, avec une sensibilité d'anthropologue aigüe, le réalisateur dessine avec une structure mathématique digne de Kubrick le cube magique d'un lycée et les relations entre les individu qui le peuplent, et nous suggère que la solution est là, avec sa logique mathématique qui nous échappe, qu'il ne faut pas arrêter de la chercher.
Un suspens habilement mené entre les 4 murs d'un établissement scolaire : de simples petits vols entraînent une enseignante sur un terrain glissant dont elle ne peut se dépétrer. Racisme, classisme, fake news, populisme, mauvaise foi, intolérance et bêtise crasse, de nombreux sujets qui minent l'école sont là. Si on apprécie la tension, l'ambiance glaçante et les typologies des personnages adultes comme adolescents, on reste un peu sur notre faim à cause des pistes avortées et surtout de l'absence de fin. Une queue de poisson n'est jamais agréable.
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