"La salle des profs" n’est pas le premier film a abordé les conflits entre adolescents et adultes au sein de l’institution scolaire. Mais avec une telle intensité de thriller, c’est assez inédit. Plus que la quête du coupable des larcins, ce sont les tensions qu’elle va faire naître, brisant la belle mécanique de façade du collège, qui rendent le film si réussi.
quand une enseignante attachée à ses élèves, moderne et pédagogue, se trouve confrontée à un problème de vol dans l'école et, pour défendre les élèves, va organiser avec sa webcam une preuve pour trouver le coupable. scénario sans grand intérêt pour ma part, filmé presque comme un huit clos,... bof
Film assez bien, l'intrigue est assez bien mener pour trouver le voleur. ça pose une réel question sur la présomption d'innocence. on sent que par les personnages et leurs jeux que ce sont des allemands...
Le film est plutôt haletant, la mise en scène est au cordeau et l'actrice principale est épatante dans le rôle de cette prof prise malgré elle dans cette situation ubuesque. C'est volontairement ambigu, ce qui est vraiment positif, mais à la longue on ne voit pas trop où le film veut en venir. Et cette manie de laisser une fin complètement ouverte, c'est un peu la solution de facilité quand on ne sait pas comment conclure.
Actrice principale très bien , mise en scene sobre mais efficace , metier difficile pour gérer les enfants mais aussi les parents ou collègue , pas très drôle. Intéressant de voir le système éducatif
C’est comme ci Hitchcock tournait le remakes du maître d’école. Un film terriblement actuel où la moindre action peut engendrer une cascade de réactions démesurées tant que la grenade insignifiante n’est pas dégoupillé. Froid et malheureusement réaliste.
Une seule unité de lieu : le collège avec sa salle des professeurs, ses couloirs, sa cour, sa salle de gym et une salle de classe, celle de Carla Nowak (Leonie Benesch ) dans laquelle elle enseigne à ses élèves de 5ème. Et une seule intrigue : comment démasquer la personne qui vole dans le collège ? Carla, jeune professeur remplaçante sera bien involontairement la cible de tout ce microcosme : professeurs, élèves, personnels.
Contrairement à « Pas de Vagues », le metteur en scène İlker Çatak ne nous dit rien de plus sur son principal personnage, Carla Nowak ; le spectateur ne saura rien de sa vie privée et intime. Sincèrement ce parti pris est appréciable, cela évite une baisse rythme dans la narration. Et quelque part, je m’en moque. L’essentiel se joue dans son collège. Un récit construit comme un thriller assez simple et captivant.
« Si l’École est l’institution la plus élémentaire de notre République, il nécessitera rapidement que nous établissions qu’elle est en danger, au cœur d’une bataille qui n’admettra que deux camps : les alliés et les ennemis.
Il faudra bien alors que soient clairement définis, jugés, protégés ou punis tous ceux qui en feront partis. »
C’est un film puissant, vibrant, qui touche à ce qu’il y a de plus sacré dans nos cultures. C’est un bon point que la fin soit élusive. Un problème mal géré localement ne résulte que d’un système défaillant.
Bien sûr ici le parent est seul responsable. On enfante pas quand on ne fait pas tout pour ses enfants. Le minimum que l’on puisse faire c’est de lui offrir l’École.
Un film inachevé dans lequel on ne connaîtra jamais la vérité, des situations caricaturales, des élèves de 5ème qui parlent et se comportent comme des adultes... mais un film sans temps mort qui se laisse voir de bout en bout.
Un film très intense sans presque aucun temps mort, qui suite à une affaire de vol, relate la vie d’une école Allemande, et en particulier les répercussions de cet événement sur les relations entre les divers protagonistes (professeurs, parents d’élèves, élèves..) La mise en scène très efficace, nous tiend en haleine du début à la fin, et l’interprétation de tous les acteurs (y compris pour les eleves) est remarquable. Un bémol cependant, la fin inachevée qui est un peu frustrante, mais cela reste un film vraiment de qualité. A voir
Un très bon film, peu connu mais qui mérite de l'être. Une sorte de thriller au collège qui ne propose pas de solution. La fin est ouverte et on peut s'interroger...
Tournee en format 4/3 et au plus pres des visages, La Salle des Profs impose tout de suite son idee d'un fim oppressant et stressant dans un quasi huis-clos, celle d'un collège ou se cotoient profs et eleves, direction et parents d'eleves. Comment, en voulant trouver une solution une jeune professeure va ébranler un fragile edifice humain et révéler les difficultés pour faire sortir des vérités la ou tant d'honneurs sont en jeu. Histoire éternelle sûrement, avec des enjeux énormes, réputation, rapport parents enfants, préjugés, intérêts personnels et communs, l'homme est t-il libre au milieu de la cacophonie, de la rumeur et du mensonge ? a une époque où tout le monde s'autojustifie ? le film montre bien l'emballement dans une époque ou la rumeur et ses cohortes d'accusations vont vite. Sujet passionnant et bien traité. Léonie Benesch ne quitte presque pas l'écran et s'avere très juste
Un film très sombre, et réussi dans son genre particulier. L'utopie de la bienveillance, dans une classe de collège, proposée par son professeur principal, est détruite par la perversité humaine, à tous les niveaux, élèves, parents, collègues enseignants, etc....Un film dur, encore davantage avec un certain réalisme apparent recherché, qui fonctionne comme une tragédie.
Très bon film sur le monde de l'éducation en Allemagne avec cette montée constante de la tension et de la paranoïa. Ce drame social nous dépeint que dans ce milieu, il faut être extrêmement vigilant à ce que l'on dit et ce que l'on fait, sinon on en paie le prix fort : celui de l'ostracisation par tous. Haletant jusqu'à la toute fin, "La salle des profs" nous montre, une fois n'est pas coutume, qu'il faut désormais avoir plus que la vocation pour enseigner à nos chères têtes blondes !