Je suis assez mitigé sur ce film. Autant les scènes entre De Gaulle et Churchill ainsi que la bataille de Bir Akheim sont excellentes autant je me suis ennuyé sur les scènes de la vie de Fernand Bonnier de La Chapelle. Il a tué Darlan certes mais pas un mot sur le corps franc de François d'Astier de la Vigerie auquel il appartenait et dont l'ambition était de mettre le comte de Paris à la tête de l'Algérie. Cela conduit à une alternance de scènes qui nuit à mon avis à la narration et au rythme du film. Quelques libertés avec l'histoire également. Giraud s'est effacé devant De Gaulle mais en 1943 pas à leur première rencontre. L'amiral Muselier a certes averti les américains des projets de De Gaulle sur Saint Pierre et Miquelon mais il n'a pas remplacé De Gaulle à la tête de la France libre en 1941. C'est en 1943 qu'il a tenté de jouer la carte Giraud contre De Gaulle à la tête de l'Algérie française et échoué. Au lieu de passer la moitié du film à dresser un biopic de Fernand Bonnier de La Chapelle, il aurait été plus intéressant de présenter la complexité de la résistance entre la résistance communiste, gaulliste, les vychisto résistants qui ont senti le vent tourner, la vie des français pendant l'occupation. Sur 2h30 de film, ça aurait été possible.
Après un premier volet, plaisant mais sans plus, le deuxième crée la surprise par son envolée lyrique et patriotique. On y croit, on part à la guerre avec le général Leclerc, on résiste avec Jean Moulin et on soutient de Gaulle dans son entêtement patriotique qui a fait ce que qu'est devenu une certaine France qu'on aime.
Je ne suis peut-être pas totalement objectif, car j'aime particulièrement les films retraçant des fait historiques. Il y a eu plusieurs film ou série sur De Gaulle, mais pas trop sur ces périodes. C'est donc instructif, même si les écris ne remplace pas. L'acteur principal est très convaincant, incarnant très bien le personnage, même si au départ j'y croyait moyennement. Tous les autres acteurs sont aussi convaincant. Bravo aussi pour la mise en scéne. Bravo pour ce 1er opus. Hatte de voir le 2eme
j'ai beaucoup aimé ce film sur Charles de Gaulle. On ne sennuie pas. Il montre que rien ne lui a été épargné. Toutes les contraintes que C. de Gaulle a dû traverser pour que la France garde sa souveraineté. Et c'est encore tellement d'actualité !
Un très bond film choral porté par d’excellents acteurs. Alors, bien sûr, les historiens regrettront les raccourcis mais on est au cinéma et on ne s’ennuie jamais, même si on connaît la fin…
Un film important et réussi, tant dans sa réalisation que dans le traitement psychologique des protagonistes ! A voir absolument, on a envie de s’engager sous les drapeaux en sortant ;)
Rien à redire ! Ça faisait longtemps que je ne voulais pas voir la fin du film arrivé. On s'instruit, on plonge dans l'histoire, on est accro au personnage et pour autant il n’est présenté ni comme un Dieu, ni comme un surhomme. J’ai découvert une partie de l'histoire qui remet les pendules à l'heure. A voir, absolument, d'autant plus en ces temps incertains.
Quelle plaisir de découvrir un film français qui nous scotche littéralement au siège! de l'action - la partie sur Bir Hakeim est digne du Soldat Ryan, par sa puissance et son réalisme - de l'humour, de la psychologie - celle de de Gaulle était avant ce film un continent inconnu, on comprend mieux le personnage maintenant, le jeu d'acteurs, pour lequel le metteur en scène n'a pas lésiné. Churchill est excellent, son alcoolisme est décrit crument, Darlan, est parfait. Bref, on attend la deuxième partie avec impatience. Et surtout, on espère qu'une hagiographie de son retour aux affaires, à coups d'intrigues et de putsch, en 1958, nous sera épargné. Bref, digne du Comte de Monte Cristo. Dommage que notre cinéma produise si rarement des oeuvres populaires et nationales de cette qualité.
j ai appris des choses et je ne me suis pas ennuyée. néanmoins je regrette qu on ne voit pas que les soldats de Bir Hakeim étaient tous issus de l empire colonial français, Afrique noire et Maghreb, Vietnam etc qui se sont sacrifiés pour sauver la France métropolitain. Et j ai détesté la diatribe sur Clovis ou Charlemagne qui sont des non sens. aucun des 2 n étaient français, la France n existait pas à leur époque
Dès les premières minutes du film, une « blague » m'a pris un peu au dépourvu. Voir De Gaulle lancer un « Est-ce que j'ai l'air de débander ? ». Hum. À ce moment-là, je me suis demandé ce que j'étais en train de regarder.
Quelques instants plus tôt, le film nous montrait déjà De Gaulle neutraliser un char allemand... à bord d'une 2CV.
Et ce n'est que le début. il survit à un crash d'avion. Plus tard, une bombe pulvérise les fenêtres de sa maison alors qu'il se trouve à moins d'un mètre de l'explosion... sans que sa moustache ne se frise. Etait-il sourd ?
Ma critique est volontairement caricaturale, parce que c'est exactement le sentiment que le film m'a laissé : celui d'une caricature grossière de De Gaulle, qui finit par fausser l'ensemble du récit.
Avait-on vraiment besoin de le rendre aussi héroïque ? Aussi surhumain ? Fallait-il lui appliquer les codes du film de super-héros, avec un humour très « Marvel » – entre cette plaisanterie d'ouverture et l'épisode des moustiques ?
À mes yeux, il y avait pourtant une histoire bien plus forte à raconter. L'héroïsme de De Gaulle ne réside pas dans des exploits invraisemblables, mais dans l'ampleur de la tâche qu'il s'est imposée : poursuivre le combat alors que tout semblait perdu, convaincre des alliés réticents, incarner une France libre qui n'existait encore que dans les esprits.
Le film raconte en partie cette histoire, mais ces scènes excessives brouillent constamment les frontières entre réalité et fiction. Elles m'ont amené à me demander jusqu'où la bataille de Bir Hakeim avait été romancée, ou encore dans quelle mesure les difficultés à convaincre les Britanniques étaient fidèlement représentées.
N'étant pas un grand connaisseur de cette période de notre histoire, j'ai fini par ne plus savoir ce qui relevait des faits et ce qui appartenait à la mise en scène.
Premier film d’un diptyque consacré à l’ascension du Général De Gaulle. On suit ici les débuts de la guerre et l’exil à Londres. Concernant le personnage de De Gaulle, le traitement peut étonner et surprendre. En effet, il parait parfois totalement à coté de la plaque, hautain et ridicule, mais pour moi il s’agit ici de faire ressentir au spectateur la façon dont est perçu De Gaulle par le monde d’alors. Un homme seul, isolé, sans ressource ni armée, viscéralement convaincu d’avoir raison et de faire ce qu’il faut (l’histoire se chargera de prouver qui avait raison, mais alors rien n’était écrit). Il ne faut donc pas trop se focaliser sur la réalité historique des faits et des paroles, même si beaucoup sont bien avérés. On est ici dans une évocation de cette époque troublée où la France a perdu la guerre et où ceux qui n’acceptent pas ce fait ne savent pas trop comment s’y prendre pour résister. Ça reste donc une bonne porte d’entrée pour découvrir cette partie de l’histoire et creuser ensuite dans les livres d’histoire pour en apprendre tous les détails. Rien à redire sur les acteurs qui font tous le boulot impeccablement, mention spéciale à Magimel en Koening et Simon Russel Beale en Churchill. La mise en scène est classique et peu inventive, c’est dommage car les scènes de guerre manquent de souffle épique, notamment la bataille de Bir Hakeim qui manque clairement d’emphase et d’émotions. Il souffre également de temps morts et par moment, sa durée se fait sentir. Mais, j’ai globalement passé un bon moment.
On ne voit pas passer les 2h40, tant le film est captivant de bout en bout. Instructif, bien joué, spectaculaire, on n’a pas souvent l’occasion de prendre autant de plaisir au cinéma.