excellent narratif: alors que le mythe De Gaulle est aujourd'hui installé, le film fait prendre conscience qu'il est parti de rien et que son combat quotidien et son volontairement, en ont fait le plus grand des français.
Bon le film est bien. Mais t'as des passages où tu comprends rien du tout, dur de se concentrer car c'est lent, et certains passages où ça passe trop vite! Mais c'est cool de comprendre ce qui s'est passé et le courage de cette homme
Je ne peux pas être blasée des films de la période 39-45, car en plus de commémorer les victimes de cette période, c’est pertinent aujourd’hui de se rappeler les conséquences qui résultent d’une politique fasciste au pouvoir. Et voir la France sous la bannière d’Hitler fait froid dans le dos. Et La Bataille De Gaulle - L’âge de fer raconte très bien cette partie de l’histoire qui n’avait absolument rien d’évident.
Le film rappelle quelque chose qu’on oublie souvent : la bataille est aussi politique. On n’est pas seulement dans un récit de combat, mais dans un récit de construction du pouvoir, où les intérêts de chacun divergent malgré un but commun important…
Le film montre aussi une résistance qui n’a rien d’évident. Elle est lente, hésitante, fragile, pleine de doutes et de peurs. Les engagements ne sont pas immédiats. Rien n’est automatique. Elle est d’abord naïve puis dangereuse. Surtout, c’est un effort collectif. Notre Histoire n’a pas basculé grâce à un seul geste héroïque, non. Mais grâce à une accumulation de décisions humaines. Un courage contagieux, qui a inspiré d’autres à rejoindre cette lutte. Et on le voit d’abord avec De Gaulle.
Ce que le film réussit particulièrement bien, c’est De Gaulle lui-même. On aurait pu tomber dans un portrait héroïque. Mais il est montré comme un personnage complexe, parfois froid, parfois dur, souvent isolé. Le film ne cherche pas à le glorifier et ne dissimule pas son ego démesuré mais aussi ses doutes et ses échecs.
La Bataille de Gaulle - partie 1 : L'Âge de Fer montre comment un symbole se fabrique, et surtout à quel point cette guerre est faite de fragilité. Et il y a un point important qu’il ne contourne pas : le rôle décisif des territoires coloniaux en Afrique dans la survie de la France libre face au régime nazi. Le film garde aussi une certaine légèreté, une touche d’humour qui rend l’ensemble agréable au vu de son sujet. Cet aspect a d’ailleurs pu dérouter une partie des critiques négatives, alors que, pour ma part, il contribue à rendre le film plus respirable et original dans les films du genre.
Mais quel grand film! Entre histoire, émotion une interprétation magistrale et une réalisation soignée je pense très sérieusement que ne pas aller le voir serait une erreur "historique." Dire que j'ai temporisé et que j'ai failli ne pas aller voir ce long film, je l'aurais regretté un jour. Bon, maintenant il faut que j'aille voir le 2!
Où sont les indigènes ? Les africains, les algériens, les marocains, les tunisiens, les antillais, les malgaches, les haïtiens, les libanais, les indochinois, les guyanais, les cambodgiens, …? Les combattants de Bir Hakeim représentaient des dizaines de nationalités, soldats et volontaires, unis sous la même bannière. Pourquoi avoir réduit cette richesse et cette force à une toute petite minorité ? Du racisme inconscient ? Le général De Gaulle, un des plus grands hommes de notre histoire, est présenté comme un bouffon. C’est insultant. Les spectateurs rient de ce qui ressemble à des caprices d’un caractériel. Quel manque de respect !
Une production française qui n’a pas lésiné sur les moyens, donnant à ce film “patrimonial” le style visuel superbement policé et la musique ronflante d’un blockbuster historique “à l’américaine”. Ça c’est pour la forme. Le fond, heureusement, échappe à une héroïsation ou une hagiographie à tout crin, en s’appuyant sur la biographie de l’historien Julian Jackson (De Gaulle – Une certaine idée de la France). Une biographie qui brosse le portrait d’un général de Gaulle tout en raideur, emphase et obstination, patriote forcené et presque “illuminé” dans un contexte désespéré, sorte de Don Quichotte français… face à un Churchill doté ici d’un solide sens de la répartie fine. Accents burlesques, dialogues piquants… On retrouve la patte d’Antonin Baudry, le réalisateur, qui fut le scénariste de l’irrésistible Quai d’Orsay (de Bertrand Tavernier). C’est cet humour qui, de manière surprenante, fait le sel de ce film par ailleurs instructif et captivant. On révise quelques épisodes phares de l’histoire française entre 1940 et 1942, et on découvre par ailleurs certaines figures, comme celle du résistant Fernand Bonnier de la Chapelle. La narration est bien pensée (avec le montage parallèle des vies du général de Gaulle et du jeune Bonnier de la Chapelle) et bien rythmée : d’une efficacité qui emprunte au récit d’aventures, vaguement tintinesque, qui peut être critiquée en ce sens, mais qui s’avère bien plaisante. Cette Bataille de Gaulle, dans sa première partie, est donc un bon film populaire. Avec deux acteurs très convaincants aux avant-postes (Simon Abkarian et Simon Russell Beale), dans un riche casting.
Premier film d’un diptyque consacré à l’ascension du Général De Gaulle. On suit ici les débuts de la guerre et l’exil à Londres. Concernant le personnage de De Gaulle, le traitement peut étonner et surprendre. En effet, il parait parfois totalement à coté de la plaque, hautain et ridicule, mais pour moi il s’agit ici de faire ressentir au spectateur la façon dont est perçu De Gaulle par le monde d’alors. Un homme seul, isolé, sans ressource ni armée, viscéralement convaincu d’avoir raison et de faire ce qu’il faut (l’histoire se chargera de prouver qui avait raison, mais alors rien n’était écrit). Il ne faut donc pas trop se focaliser sur la réalité historique des faits et des paroles, même si beaucoup sont bien avérés. On est ici dans une évocation de cette époque troublée où la France a perdu la guerre et où ceux qui n’acceptent pas ce fait ne savent pas trop comment s’y prendre pour résister. Ça reste donc une bonne porte d’entrée pour découvrir cette partie de l’histoire et creuser ensuite dans les livres d’histoire pour en apprendre tous les détails. Rien à redire sur les acteurs qui font tous le boulot impeccablement, mention spéciale à Magimel en Koening et Simon Russel Beale en Churchill. La mise en scène est classique et peu inventive, c’est dommage car les scènes de guerre manquent de souffle épique, notamment la bataille de Bir Hakeim qui manque clairement d’emphase et d’émotions. Il souffre également de temps morts et par moment, sa durée se fait sentir. Mais, j’ai globalement passé un bon moment.
Magnifique film, d'une justessse de ton extraordinaire, qui sair mêler gravité et quelques moments de respiration. On est ému d'un bout à l'autre, et contrairement à la plupart des critiques, je trouve ce premier volet encore plus réussi que le second.
Film exceptionnel A ne pas manquer. Merci au réalisateur de s'être emparé de ce sujet fort peu à la mode, qui fait aimer la France telle que nous aimerions qu'elle soit encore.
Rien à redire ! Ça faisait longtemps que je ne voulais pas voir la fin du film arrivé. On s'instruit, on plonge dans l'histoire, on est accro au personnage et pour autant il n’est présenté ni comme un Dieu, ni comme un surhomme. J’ai découvert une partie de l'histoire qui remet les pendules à l'heure. A voir, absolument, d'autant plus en ces temps incertains.
Un grand film français sur l'histoire de France ! Celui ci parvient à mêler le suspens, l'action et le dynamisme d'un blockbuster sans dénaturer le propos de fond.