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La Bataille de Gaulle - Partie 2 : J’écris ton nom
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Nomade333
48 critiques
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4,0
Publiée le 18 juillet 2026
Un biopic qui se termine avec un vrai sentiment de satisfaction patriotique. Ces deux films bien rythmés, avec un budget suffisant, donnent une belle version de notre roman national.
Magnifique reconstitution historique qui n'oublie pas de faire du grand spectacle Les acteurs sont formidables : Abkarian est génial dans rôle casse-gueule, Niels Schneider en Leclerc, ... Ce n'est clairement pas une hagiographie : les doutes et les faiblesses (pas seulement de De Gaulle apparaissent) : le côté casse-cou de Leclerc, l'alcoolisme de Churchill, la morgue condescentante de Roosevelt ...
Il suffit de voir comment les autres spectateurs sont cloués sur leur siège de cinéma à la fin du film, pour réaliser quelle claque collective ce film nous donne. Merci infiniment.
La qualité première de La Bataille De Gaulle, parties une et deux rassemblées, réside dans sa façon d’appréhender sa figure tutélaire dans une solitude spectaculaire qui le place constamment en retrait des lieux et des personnes : son regard fixe un horizon que le cours des événements ne cesse de déplacer et qu’il faut redéfinir, jour après jour, heure par heure, de sorte à incarner son intelligence politique comme la rencontre d’une détermination à accomplir sa mission d’une part et un ensemble d’intuitions proches parfois de l’improvisations voire de l’amateurisme politique. Le film s’attache à la stature impressionnante de Charles de Gaulle, qu’il place souvent au centre de son cadre pour asseoir par l’esthétique son autorité, mais veille à en tirer une valeur burlesque surprenante parce que ténue : la comparaison avec Charles Chaplin établie par Blazej explicite l’ambition d’Antonin Baudry et de Bérénice Vila, tous deux au scénario, à savoir saisir un personnage par le corps duquel s’expriment un milieu et un idéal. La mise en scène inscrit son geste dans cette trajectoire, adopte la rigueur du général tout en s’autorisant, à la marge, quelques envolées créatives perceptibles notamment lors des transitions entre les scènes, qui s’efforcent de relier plusieurs acteurs d’un même destin pourtant séparés voire inconnus. Sur ce point, nous retrouvons la sensibilité du réalisateur pour l’écoute, appréciable dans Le Chant du loup (2015) et ici axée sur la liberté française que l’on entend dans la bouche et les cœurs des résistants ; l’accent, français comme anglais, est aussi mis en valeur et crée à la fois du comique, par le décalage (par la voix et la maîtrise approximative de la langue de l’autre) qu’il produit, et l’expression de l’Alliance par cette parole mêlée. Deux défauts nuisent pourtant à la pertinence de cet ambitieux diptyque : une spectacularisation de l’histoire que l’on réécrit volontiers non sans schématisme – l’ensemble du brave peuple français apparaît résistant – à grands renforts de salves musicales assourdissantes, marque de fabrique du blockbuster contemporain ; un refus de donner des visages et de la complexité à un ennemi autour duquel les puissances alliées gravitent, et dont la montée en abomination idéologique n’alimente jamais les débats des éminents chefs d’État.
Apprendre encore certaines choses sur le conflit de 45 telle est la prouesse de ce film. Par ailleurs je défie quiconque de ne pas écraser une larme au moins une fois pendant la séance On ne voit pas le temps passer Niels Schneider en Général Leclerc est extraordinaire Un film culte
Des acteurs formidables, en particulier Simon Abkarian qui incarne véritablement De Gaulle Un léger manque de rythme qui n’empêche pas de passer un formidable moment
L'histoire qu'on ne connaît pas ! Découvrir des noms connus, savoir ce qu'ils ont fait. Un film incroyable à voir absolument. Des acteurs, des décors magnifiques. Un De Gaulle presque caricatural mais vrai : il était vraiment porté par "la France", vivait pour elle.
Adapté du livre « De Gaulle : une certaine idée de la France » (2019) de l’historien britannique Julian T. Jackson, le film se focalise sur les années de guerre, 1943-1945, depuis la campagne de Fezzan, en Lybie, contre les Italiens, par le colonel Leclerc (Niels Schneider, 39 ans), au 11 novembre 1945, spoiler: où De Gaulle (Simon Abcarian, 64 ans) et Churchill (Simon Russell Beale, 65 ans) se recueillent devant la flamme du soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe à Paris , alternant avec le travail de Rex, alias Jean Moulin, pour mettre en place la Résistance. Le 2nd volet du diptyque est plus intéressant que la 1er, la partie spectaculaire, façon blockbuster et équivalent de la bataille de Bir-Hakeim dans la 1ère partie, est traitée au début du film (bien sûr, d’abord pour des raisons chronologiques) et permet de mieux s’intéresser à un autre personnage romanesque (outre De Gaulle), le général Leclerc (1902-1947), se défiant du danger, trompe-la-mort, à la limite de la folie. Même si le serment de Koufra (mars 1941) n’est pas mentionné, son parcours depuis la Libye, en passant par la Tunisie et le Maroc, les plages du débarquement (2e Division Blindée) et la libération de Paris, renforce le pouvoir de De Gaulle, souvent seul et peu soutenu. Comme ce dernier, il est pétri de morale et de jusqu’au-boutisme, et a pour credo de « spoiler: ne jamais obéir à un ordre idiot ». Maxime toujours d’actualité (cf. période de pandémie de CoVid-19) et que d’autres (qu’il qualifie d’incapables avant la défaite et de lâches après) auraient dû appliquer pendant l’occupation nazie. Le 2e intérêt du film est de montrer l’intransigeance de De Gaulle en matière de souveraineté nationale (spoiler: qu’il peut défendre, « même non élu, comme Jeanne d’Arc ») , vis-à-vis des Etats-Unis, décidés, comme souvent (« Business as usual ») à créer une « colonie » américaine (spoiler: les billets de banque étaient déjà imprimés, sans les mentions de République Française ou de France ), adeptes, comme le Royaume-Uni, de la Realpolitik (littéralement politique réaliste). Le 32e président américain Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), élu pendant 3 mandats (cf. le New Deal), certes démocrate, francophone, ne ressort pas grandi (vu de France), même si la maladie (poliomyélite, ou syndrome de Guillain-Barré) n’est pas le meilleur allié et conseiller d’un homme politique. Thierry Lhermitte (73 ans) interprète celui qui succéda à l’amiral Darlan, le général Giraud (1879-1949), 11 ans de plus que De Gaulle, dépourvu de sens politique et opportuniste à souhait…
Suite fabuleuse du premier opus. Les acteurs sont vraiment géniaux, l'émotion passe vraiment bien et cela a permis à mon fils de faire le lien avec tout ce qu'il avait appris en classe et donc comprendre les itérations politiques autour de la guerre. Bravo
Dans la lignée de la première partie, J'écris ton nom, est un grand film, qui donne du plaisir au spectateur. L'aspect politique et diplomatique est davantage présent mais donne un regard très intéressant et paradoxalement toujours très actuel sur la France et sur son rapport au monde.