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Nox
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2,0
Publiée le 3 février 2025
Franchement je me suis demandé si l'homme n'aurait pas eu une double vie qui allait être révélée... Même pas! C'est hélas très fade, l'homme est antipathique, on verrait mieux l'acteur jouer un collabo, un paysan ou un chasseur mal dégrossi, voire un cousin incestueux glauque, qu'un type qui donne envie de se battre pour lui. Mais qu'est-ce que ces femmes lui ont trouvé? C'est pas crédible, il ne dégage rien!
L'histoire est franchement passionnante et intrigante à souhait de ces deux femmes se réclamant du même homme après la 1ere guerre mondiale; celui-ci souffrant d'amnésie.
J'ai bien aimé la mise en scène tout en finesse , elle permet de ne jamais vraiment savoir qui a raison et tort et aussi de comprendre dans quelle détresse peuvent se trouver ces femmes surtout le personnage joué par Leila Bekhti.
Le film alterne entre la comédie dramatique et romantique , la reconstitution de cette époque est bien faite, mais on notera malheureusement beaucoup de longueurs et de scènes un peu inutiles qui casse le rythme et donc l'intérêt porté au film
C'est dommage car l'histoire est vraiment originale , mais il manque ce rythme un peu plus poussé et surement plus de dialogues ciselés pour rentrer pleinement et totalement relâché dans le film
Un film qui reste vraiment plat et sans relief. L'idée est bonne, les acteurs sont plutôt bons, la photographie est belle.Mais c'est tout, il n'y a pas d'énergie, l'histoire met du temps à démarrer et il n'y a pas de réelle rivalité mise en avant entre les deux femmes, alors que c'est ce qui est mis en avant dans l'idée.
Un film dont le scénario est assez classique et ne va pas révolutionner le genre. Un trio amoureux assez malheureux car il se situe après la 1ère guerre mondial, ou une photographe dont le mari a disparu ronge son désespoir et certaine qu il est encore en vie. Jusqu'au jour où elle voit une annonce d un médecin d hôpital qui décrit un homme devenu amnésique au sortir de la guerre qui ressemble furieusement à son mari. Ils vont se redécouvrir mais pas longtemps car une autre femme se manifeste en déclarant que c est son mari aussi, ces événements vont faire apparaître un jeu de manipulation et de faux-semblants qui va précipiter ces femmes au désespoir Un film assez classique mais, très bien joué et ficelé.
Frustré, interrogatif, mitigé, je ne pensais pas être tout à la fois avec « C’est mon homme ». Pourquoi devais-je être sceptique dans la mesure où Guillaume Bureau qui signe là son premier film s’est basé sur des témoignages réels ? Seulement l’impression donnée est la suivante : sous prétexte que ce récit est basé sur des témoignages réels, Guillaume Bureau préfère jouer la carte de la paresse en abusant des ellipses. A cela le spectateur doit se contenter de l’exposé survolé du réalisateur.
Exemple : le spectateur que je suis accepte cette idée folle que deux femmes reconnaissent le même homme pour mari. Donc, j’imagine que le docteur qui reçoit Julie (Leïla Bekhti) a tous les éléments dans son dossier, portrait du mari nommé Julien à l’appui ( Karim Leklou ). A la question du signe distinctif, spoiler: Julie évoque une cicatrice sous l’omoplate droite alors qu’elle est à gauche. L’emplacement ne semble pas perturber le docteur qui finit pas céder le mari à Julie. Et Julie a le droit de se tromper sur l'emplacement de cette particularité physique. Si Julie semble sûre d’elle-même, Guillaume Bureau fait en sorte que le frangin Antoine soit sur la réserve. Julie lui rétorque que même sa mère ne l’avait pas reconnu. Et alors ? Guillaume Bureau ne nous dit rien de plus sur cette mère. Etait-elle sénile ? Etait-elle perturbée ? Si Antoine ne relève pas, le spectateur pense naturellement que la mère était lucide. Quid du dessin de l’arbre, celui de la propriété ? Dessiné par le mari amnésique ! Guillaume Bureau se garde bien de l'approfondir. spoiler: Quant à la réception organisée par Julie, ni le maire et les invités ne semblent tiquer sur l'identité de Julien.
Arrive Rose-Marie dit la Frimousse (Louise Bourgouin) spoiler: qui reconnaît son homme.
Ce dernier s’en amuse. A la question d’un signe distinctif, spoiler: la Frimousse n’en trouve pas mais parle d’un lancer de couteau.
Soit, Julie ignore ce talent. spoiler: Mais Rose-Marie ignore la cicatrice de Victor (et oui, il s’appelle Victor pour Rose-Marie).
Soit, Rose-Marie peut avoir oublié ce détail. Pas le spectateur que je suis ! Comment le docteur peut-il ne pas répéter ce détail à Rose-Marie ?! Guillaume Bureau joue-t-il à son tour sur l’amnésie des spectateurs ? Ce détail non relevé du docteur me parasite la suite du film ! Je n'ai que ça en tête et en veux au réalisateur pour sa légèreté.
spoiler: Enfin, l’identité de l’amnésique est validée après consultation d’un jury. Là encore, le spectateur doit faire avec, accepter le verdict sans en connaître les débats et sur quels critères ?
Bref, pour un premier film, la maîtrise technique et artistique de Guillaume Bureau et de son staff est à saluer ; il réussit à semer le trouble chez le spectateur, lequel est aussi troublé que Julie et Rose-Marie ; seulement, à force de ne jouer que sur le trouble, son récit finit par s’avérer frustrant en semant des indices qu'il refuse de développer. A noter la séquence où Julie se déguise en une Vampire de Louis Feuillade ; elle est d’une sensualité à croquer.
Soporifique. Manque de souffle, de rythme et d'amour. Parfois Leila Behkti nous donne envie d'y croire...mais Bureau confond amnésie avec hébétude jouée par karim Leklou.
C'est un film beau, esthétique, par les lumières et les décors, les visages. L'atmosphère qui s'en dégage est captivante, d'autant que le film est court et le dénouement incertain jusqu'à la fin.
La mise en scène est soignée, cherchant à rendre le mystère autour de l'identité de cet homme revenu amnésique de la guerre. L'histoire intéresse mais n'est pas soutenu par des dialogues faibles, l'interiorité des personnages nous reste désespérément étranger . Le film souffre par ailleurs de nombreuses illogismes, tel les réactions des médecins devant les demandes des deux femmes . Côté acteurs, ce n'est pas beaucoup mieux, Karim Leklou trop effacé, ne convainc pas, Louise Bourgoin a juste quelques numéros de music Hall à se mettre sous la dent, et Leila Bekhti à une sensibilité beaucoup plus proche de notre époque que celle du siècle passé.
Malgré la présence d'un casting talentueux dans "C'est mon homme", la mise en scène, marquée par son classicisme prononcé, immerge le spectateur dans un récit caractérisé par sa lenteur et son absence d'émotion.
L'image est belle, les musiques de la BO originale sont romantiques ou "années folles" entre deux guerres. LEKLOU est remarquable à contre-emploi même si on retrouve son air lunaire qui est utilisé dans d'autres rôles plus inquiétants. BEKHTI est attendrissante et BOURGOIN coquine à souhait. Mais l'émotion ne prend pas à cause de l'histoire : les juges ne se donnent vraiment pas les moyens d'investiguer, le casting du frère n'est pas très réussi, BOURGOIN ne montre pas son amour, LEKLOU à part d'avoir l'air hébété et yeux écarquillés ne s'affirme pas et ne montre rien,... Et le dénouement est tellement surréaliste dans les 2 sens : les juges ont tranché mais sur quelles bases? et LEKLOU choisit sa bien-aîmée mais sur quelles bases?
Ce premier long métrage de Guillaume Bureau est assez inégal : si l'introduction sobre et juste laisse espérer un récit poignant, plus le film avance plus il semble naviguer à vue sans direction claire, et on n'est pas loin du naufrage dès l'introduction du personnage de Rose. Le casting semble anesthésié, sans conviction. L'ensemble manque d'ambition.
Le thème des amnésiques revenant de la Grande Guerre et/ou des femmes à la recherche de leur mari avait déjà été évoqué dans "La vie et rien d'autre" de Tavernier. Celui des amnésiques confondu pour un autre également, dans "The Majestic" avec Jim Carrey. L'originalité de "C'est mon homme" est que deux femmes sont chacune persuadées de voir dans un vétéran amnésique leur mari disparu sur le front. Toutes les deux ont en apparence une démarche sincère, et apportent des preuves troublantes. Qui a raison ? La première moitié fonctionne plutôt bien. La mise en scène est sobre et les acteurs justes. Le film touchant, on imagine bien la déchirure pour ces femmes et le traumatisme pour l'amnésique. Mais passé cela, le film semble vouloir expédier son sujet. Le final est prévisible, Karim Leklou surjoue le droopy fantomatique, tandis que le scénario n'apporte pas grand chose de neuf. Un peu dommage.