Les lacunes de ce scénario c’est que dès que l’intrigue est posée, ça file très droit sans beaucoup d’interactions ni captation de l’intérêt du spectateur. Deux épouses pour un seul homme avec pour questions : laquelle est sincère, laquelle affabule, laquelle se méprend simplement ? Les preuves de l’une et de l’autre sont équivalentes : pour l’une c’est spoiler: une discrète cicatrice que porte l’homme , pour l’autre c’estspoiler: son art du lancer du couteau puisqu’ils sont censés avoir été partenaires sur une scène de spectacle . Il faudra bien que l’une ou l’autre l’emporte dans ses convictions (ou son stratagème ?). La justice tranchera. On ne verra rien de ce débat juridique avec le pour et le contre. Frustrant. Lorsque l’homme aura été rendu à sa légitime « Au nom du Peuple Français », un rebond viendra conclure. Mais que c’est vide de contenu, de mise en scène, Les deux femmes se revendiquant chacune comme épouse sont censées s’affronter. Mais elles ne risquent pas trop de le faire devant les spectateurs puisqu’elles ne partagent qu’une seule et unique scène ! Et au final, laquelle était l’épouse ? Mystère. Peut-être aucune des deux.
Un premier film très prometteur de Guillaume Bureau. La photographie est magnifique et le scénario intéressant car en effet il est aisé d’imaginer qu’à l’issue de la première guerre mondiale durant laquelle des centaines de milliers d’hommes sont revenus du terrain affreusement meurtris ou aussi - comme ici dans le film - relativement épargnés physiquement mais terriblement choqués psychologiquement et totalement amnésiques suites aux chocs cataclysmiques vécus. Le réalisateur montre que si les moyens de la médecine de l’époque étaient bien réduits, tout était fait, malgré tout, pour que les blessés de cette guerre terrible puissent tenter de retrouver une vie plus agréable et en l’occurrence ici : faire retrouver sa mémoire et sa compagne à Karim Leklou qui interprète l’homme devenu totalement amnésique. Leïla Bekhti et Louise Bourgoin sont bluffantes. L'athmosphère, les décors et l'esthétique du film sont très réussis.
Un bémol : Quelques prises de vues vraiment surexposées de la chanteuse de cabaret sur scène (Louise Bougoin): je n'ai pas bien compris cet eclairage vraiment mal réglé, trop puissant, mais cela reste un détail. Ultime point : la mise en scène du dénouement final qui m’a paru vraiment trop rapide et qui, selon moi, aurait méritée d’être davantage creusée ou développée. Mais bon, franchement pour un premier film : c’est un très très beau film enveloppé de beaucoup de finesse et d’une délicatesse rare.
C'est mon homme est l'histoire d'un retour, pas de la même façon que celui de Martin Guerre, puisqu'il n'y a pas d'imposture ici mais un cas d'amnésie, pour un combattant de la guerre 14/18, avec deux femmes qui prétendent qu'il s'agit de leur mari. Le film privilégie clairement l'une des deux possibles épouses, lui accordant davantage de temps au sein de la tentative de reconstruction de la mémoire défaillante du héros. La reconstitution de l'après-guerre, avec ses traumatismes et ses dégâts (les gueules cassées) constitue la partie la plus probante du premier long-métrage de Guillaume Bureau. Le scénario, lui, se fait volontiers paresseux, misant sur les sensations, les regards et les silences, sans que l'on puisse se déterminer sur la personnalité réelle de cet amnésique déboussolé, à la recherche d'une identité. Il est bon que le mystère, au centre de l'intrigue, reste entier mais C'est mon homme se complait le plus souvent dans un entre deux, sans que la mise en scène ne cherche à régénérer une histoire qui peine à véritablement avancer. Karim Leklou, dont la cote ne cesse de monter, joue avec la réserve idoine cet homme aux souvenirs perdus, accompagné par une Leïla Bekhti au jeu tout en nuances, bien que le caractère de son personnage colle plus à une femme de notre époque. La déception vient de Louise Bourgoin, non pour ses qualités de comédienne, bien réelles, mais pour le peu de profondeur de son rôle, dans cette œuvre (trop) classique et qui manque de piment. On est donc loin du Retour de Martin Guerre, en effet.
Film assez ennuyeux. Il ne se passe rien pendant la première moitié du film. Rythme très lent. Cote acteurs performance très moyenne. Comme d'habitude Louise Bourgoin très mauvaise. On peut fare l'impasse facilement sur ce film
Euh il manquerait pas une bonne demi-heure au film ??? Parce qu'il n'y a pas de fin !!! BLAGUE .. J'avais pourtant apprécié le film à ma grande surprise ! Le casting, la photographie, etc..
La première partie sonne comme un nouveau départ, le film prend son temps au début, on comprend les aléas administratifs mais aussi et surtout médicaux pour être sûr que le vétéran puisse retrouver son passé et sa vie d'avant. Quand la seconde épouse, Rose-Marie Brunet/Bourgoin effectue sa demande on comprend évidemment la détresse de Julie mais aussi toute la complexité autour des choix et diagnostics du médecin. Mais le scénario n'est pas assez flou ou ambigu. On est plus déçu par la direction d'acteur ou l'écriture des personnages. Car si Julie/Bekhti est crédible, aimante et émouvante au point qu'on se dit que les sentiments ne peuvent pas mentir, Rose-Marie/Bourgoin paraît trop détaché, jamais vraiment amoureuse alors que ca ne semble pas vraiment la volonté du réalisateur. Dommage car ça retire trop d'ambiguité et donc trop de tension ou de suspense. Ce qui manque réellement au film c'est l'ampleur et la densité des enquêtes, car comment se fait-il que personne ne vient visiter le vétéran, infirmer ou confirmer les choix des deux épouses, où sont les proches, amis, familles qui l'ont connu avant ?! Cette absence n'est pas vraisemblable et retire autant de dramaturgie que de crédibilité au récit. Heureusement, le sujet est passionnant et la douceur, la détresse de Julie/Bekhti sauve le film de l'ennui. Note indulgente. Site : Selenie.fr
Premier film de Guillaume Bureau vu en avant première racontant l'histoire d'un amnésique de guerre que deux femmes revendiquent comme leur époux.
Choisira-il sa femme en écoutant son cœur ? la justice ? les preuves de son passé ?
La réponse est difficile à trouver lorsqu'on a pour unique souvenir ses yeux s'ouvrant sur un ciel bleu.
Le spectateur quant à lui se fait ses propres projections, se met a la place du protagoniste et réfléchit à ce qu'il aurait privilégié entre la création d'un nouveau futur ou la poursuite d'une vie d'antan qui survit par les récits et les photos.
Un film profond donc complété d'une photographie soignée, de beaux décors et costumes qui nous plongent dans la France des années 20.
Après avoir travaillé au théâtre comme acteur et assistantà la mise en scène, après avoir exercé un certain nombre de métiers dans le cinéma, après avoir réalisé quelques courts métrages, Guillaume Bureau présente "C'est mon homme", son premier long métrage, un film dont il a écrit le scénario avec la collaboration de Pierre Chosson et Robin Campillo, le réalisateur de "120 battements par minute". L'action se déroule au lendemain de la première guerre mondiale et le film raconte le conflit opposant deux femmes qui "se disputent" un homme revenu amnésique du front, chacune disposant d'un bon argument pour apparaître crédible dans leur démarche : le souvenir d'une petite cicatrice sur un omoplate de "l'homme" pour Julie, l'une des 2 femmes, le fait, pour l'autre, Rose-Marie, dite Frimousse, de révéler avoir travaillé dans un cabaret avec "l'homme" comme partenaire, avec "l'homme" qui était lanceur de couteau, une qualité que l'on retrouve en effet chez l'amnésique. Entre les deux femmes, un médecin et la justice, qui vont devoir trancher. La première partie du film, celle centré sur Julie, interprétée par une Leïla Bekhti étincelante, s'avère beaucoup plus réussie que la seconde partie qui compte beaucoup de scènes de cabaret sans grand intérêt et dans laquelle Louise Bourgoin, l'interprète de Frimousse, fait ce quelle peut. Par contre, c'est tout au long du film qu'on remarque la qualité de la lumière et de la photo apportée par Colin Lévêque, le Directeur de la photographie. Quant à l'interprète de "L'homme", il s'agit de l'excellent Karim Leklou, qu'on voit beaucoup en ce moment et qu'on verra sans doute de plus en plus.
La guerre 1914-1918 vient juste de se terminer, Julie n'a pas de nouvelles de son mari parti sur le front depuis quelques années. Un beau jour, il réapparait, amnésique : les choses se compliquent quand une autre femme revendique aussi l'amour de cet homme... J'ai trouvé l'intrigue plutôt prenante, les comédiens assurent l'essentiel dans ce drame un peu trop académique sans réel éclat (c'est le premier long-métrage de Guillaume Bureau), mais l'ensemble tient globalement la route et réussit à maintenir un semblant de tension jusqu'au bout. Le final est intéressant, mais aurait mérité plus d'explications. Correct et relativement intrigant. Site CINEMADOURG.free.fr
Je me suis rendu à l'avant-première de "C'est mon homme" avec le souvenir cinéphile du "Retour de Martin Guerre" et d'autres films écrits sur des suspicions d'identité au retour d'un conflit.
Julien Delaunay a disparu sur un champ de bataille de la Grande guerre. Sa femme, Julie, ne croit pas qu’il soit mort. Et quand la presse publie le portrait d’un homme amnésique, elle est certaine de reconnaître Julien. Ils se retrouvent et réapprennent à s’aimer. Mais une autre femme réclame cet homme comme étant son mari.
Karim Leklou est comme d'habitude sobre et efficace dans son interprétation de ce soldat amnésique et Leila Bekhti insuffle ce qu'il faut de fragilité dans son personnage mais on a du mal à croire à cette histoire inventée par le réalisateur et à partir du moment où déboule Louise Bourgoin, chanteuse de cabaret parisienne et fantasque, on commence à regarde ailleurs et la fin du film ne règle pas vraiment les choses.
Mais quelle daube on est très très loin de films comme un long dimanche de fiançailles, le casting est horrible les 3 n'ont rien à faire dans leurs rôles, on a compris la fin après 20mn c'est bourré de clichés et c'est fainéant il n'y a rien à sauver à part les costumes...
C'est mon homme est un très joli premier film réalisé par Guillaume Bureau, inspiré de deux histoires vraies. L'une en France et l'autre en Italie, au sortir de la première guerre mondiale, relatent le cas d'un soldat amnésique dont plusieurs familles,pour surmonter le deuil et les traumatismes, revendiquaient l'appartenance. Au-delà de la narration délicatement déroulée, le film pose également la question de l'identité, assignée ou choisie. Le merveilleux trio d'acteur·trices est dominé par l'excellente interprétation de Leïla Bekhti, touchante dans sa détermination de femme résolument amoureuse.
Je suis sortie en me disant quel gashis. L'histoire qui aurait pu être tellement approfondie sur 2h00 de film, aurait été surement satisfaisante. Là, c'est vide, baclé. J'ai perdu 15€(prix hallucinant) et aurais pu le voir un dimanche soir. Le jeu d'acteurs est par contre très bien. Je ne le conseille pas au cinéma et c'est mon avis qui vaut ce qu'il vaut. Chaque film a son public.
Vu en avant première au festival d'Angoulême, ce 1er film est une merveille. L'histoire est émouvante, troublante et les acteurs magnifiques. A ne pas manquer!
J'ai découvert ce film en avant-première à l'UGC des Halles et j'ai adoré! L'image et les décors sont d'une très grande beauté, les acteurs sont parfaitement bien dirigés et incarnent magnifiquement leurs roles. Le suspense dure jusqu'au bout, on traverse ce film comme un songe. Un seul conseil, allez-y!