C’est mon homme
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mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juillet 2023
Triangle amoureux avec au centre des convoitises, un homme (Karim Leklou), revenu blessé et surtout amnésique de la Première Guerre mondiale. Sans en dire trop, ce film laisse un peu le spectateur sur sa faim, avec beaucoup de questions qui restent en suspens. Restituant bien l'ambiance de l'époque, Guillaume Bureau peut compter sur deux prétendantes au charme fou et au caractère différent (Leïla Bekhti et Louise Bourgoin). Seulement, cette oeuvre a tendance à souvent ronronner malgré la qualité des acteurs. Dommage, car ce mélo partait sur une idée originale avant de perdre un peu pied. Frustrant...
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2023
Fanatique de la Grande Guerre 14-18, je ne pouvais pas ne pas aller voir « C’est mon homme » (2023) qui est apparemment le premier long-métrage de Guillaume Bureau. Fort heureusement il nous épargne (et pour son budget également !) les poilus dans la boue des tranchées, le sang et les gémissements des premiers postes de soins, les villages en ruines … On se situe en fait au début des années folles et dans un asile militaire le Dr Gramont, Psychiatre, est ennuyé par un patient (Karim Leklou) totalement amnésique … et ce curieusement sans aucun des autres signes d’un syndrome de Stress Post Traumatique (bref !). Il publie sa photo dans le journal et de suite Julie Delaunay (Leïla Bekhti), le reconnait immédiatement : son mari était photographe et à bout de bras elle a repris son travail et ne semble pas être dénuée. Le Dr Gramont lui propose de le prendre chez elle « à l’essai » pendant 3 mois pour voir si ce patient singulier retrouve des éléments de son passé. Cela se passe bien avec hélas des images assez lourdes spoiler: : la reconnaissance par les gens du village qui organise une fête, le rêve d’un cyclope correspondant au gros objectif des appareils photo à plaques, le supposé frère qui est médecin et a été énucléé à la guerre, la prise de la photo du couple de mariés
… mais avec aussi quelques doutes comme le petit verre de prune que les 2 frères avaient l’habitude de boire après le repas. Coup de théâtre, c’est le cas de le dire, Rose-Marie Brunet dite Frimousse (Louise Bourgoin) contacte aussi le Dr Gramont et dans une scène on ne peut plus théâtrale, notre amnésique lancera un couteau sur un document de Mme Brunet… or Frimousse travaille dans un cabaret parisien tenu que par des femmes hormis son mari qui est serveur et lors d’un numéro de son spectacle il devient lanceur de couteau ! Le Dr Gramont s’en remet donc à la justice pour déterminer l’Etat civil réel de son patient … et la justice tranchera.
Bref un film dans lequel la Grande Guerre n’est qu’un prétexte pour filmer certes de manière fort agréable et esthétique mais un peu « académique » l’histoire de 2 femmes amoureuses de la même personne, ou d’un sosie à ou que cet amnésique n’ait pas fait son choix … voire qu’il ne connaissait en fait aucune de ces 2 femmes qui n’arrivent pas à surmonter leur deuil et il faut d’ailleurs noter qu’elles ne se déchirent pas l’une l’autre : la fin du film est finalement très ouverte.
Un film par ma part un peu lourd, souvent fleur bleue et ne traitant pas du tout du versant médical de ce pauvre soldat « détruit » par la guerre mais bon …
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 avril 2023
Il y avait une très bonne idée de départ : un homme amnésique et deux femmes qui prétendent être son épouse. De quoi se perdre dans les tourments psychologiques de l'amnésique. Malheureusement, le résultat est à mille lieues de ce que la bande-annonce laissait escompter. La première partie auprès de Leïla Bekhti est trop longue, Louise Bougoin met trop de temps à entrer en scène et porter la confusion et, ensuite, le choix final de Karim Leklou est incompréhensible à la vue de ce qui a précédé. Si l'on ajoute à cela quelques anachronismes, on ressort déçu. Un film lent et fade, une bonne idée gâchée.
Ciné-13
Ciné-13

175 abonnés 1 442 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2023
L'image est belle, les musiques de la BO originale sont romantiques ou "années folles" entre deux guerres.
LEKLOU est remarquable à contre-emploi même si on retrouve son air lunaire qui est utilisé dans d'autres rôles plus inquiétants. BEKHTI est attendrissante et BOURGOIN coquine à souhait.
Mais l'émotion ne prend pas à cause de l'histoire : les juges ne se donnent vraiment pas les moyens d'investiguer, le casting du frère n'est pas très réussi, BOURGOIN ne montre pas son amour, LEKLOU à part d'avoir l'air hébété et yeux écarquillés ne s'affirme pas et ne montre rien,...
Et le dénouement est tellement surréaliste dans les 2 sens : les juges ont tranché mais sur quelles bases? et LEKLOU choisit sa bien-aîmée mais sur quelles bases?
martial7178
martial7178

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2023
Sur une idée originale, même si le thème a déjà été développé au cinéma, le réalisateur, Guillaume Bureau, propose un film intéressant, mais qui traîne parfois en longueur. La 2ème femme, jouée par la délicieuse Louise Bourgoin, n'apparaît qu'au milieu du film et c'est seulement là que l'histoire prend son sens. Quant à Leïla Bekhti, elle joue plus sobre qu'à son habitude et livre une belle performance. Jean-Charles Clichet joue avec son talent habituel le frère du disparu, dubitatif et tout en retenue.
En revanche, je suis moins convaincu par l'interprétation de Karim Leklou, assez mou, voire niais tout le long du film et dont le caractère du personnage ne semble pas évoluer.
Enfin, un petit regret, c'est que le coup de théâtre final n'est nullement expliqué, à tel point qu'on reste un peu sur sa faim.
A noter la bande originale de qualité signée Romain Trouillet.
Simon Bernard
Simon Bernard

207 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 avril 2023
Retrouvé amnésique et vivant dans la rue, un jeune homme est placé dans un institut psychiatrique et une annonce est publiée pour retrouver qui il est et le rendre à sa famille. Problème : plusieurs femmes viennent le rencontrer et affirment sans hésitation au médecin qu'il est leur mari. Difficile de démêler le vrai du faux. En salle le 5 avril.

spoiler: C'est Mon Homme fut pour moi un moment assez ennuyeux, peu rythmé et qui apporte une histoire pas captivante. La performance de Leïla Bekhti est un peu gâchée par celle de Karim Leklou qui se montre extrêmement lent et peu expressif, probablement sur indication du réalisateur qui cherche sans succès à créer une atmosphère propice à la naissance d'un amour sur la base d'une mauvaise identité. On comprend assez vite par le jeu du couteau qui est la vraie femme de l'amnésique donc on se prive du suspens final, et la fin arrive comme un cheveu sur la soupe.
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 625 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2023
Julien vs Victor

1er film pour Guillaume Bureau qui s’attaque à un sujet vu et revu au cinéma : l’amnésie de ceux qui reviennent de la guerre. Ces 87 minutes arrivent-elles à renouveler le genre ? Toute la question est là. Julien Delaunay a disparu sur un champ de bataille de la Grande guerre. Sa femme, Julie, ne croit pas qu’il soit mort. Et quand la presse publie le portrait d’un homme amnésique, elle est certaine de reconnaître Julien. Ils se retrouvent et réapprennent à s’aimer. Mais une autre femme réclame cet homme comme étant son mari. La morale de ce drame reste : l’identité n’est pas seulement une affaire de preuves ou de science, mais bel et bien une affaire de croyance. Beaucoup de qualités techniques, un casting convaincant, mais hélas une fin totalement bâclée qui nous laisse sur notre faim.
Notre cinéaste s'est inspiré de deux faits divers : « l'Amnésique de Collegno », dans l’Italie des années 20 et le fait divers dit du « soldat inconnu vivant » : à la même époque en France, long feuilleton judiciaire qui a opposé plusieurs familles autour d'un soldat amnésique retrouvé sur un quai de gare. Ici, en tout état de cause, il ne s’agit pas d’un film historique mais plutôt d’une histoire d’amour hors du commun. L’ambivalence, savamment maintenue par le scénario, permet à chacun de se faire sa propre idée sur l’identité de l’amnésique. Et le doute subsiste toujours. La reconstitution de l’époque est sobre voire minimale mais la photographie de Colin Lévêque est superbe et la musique de Romain Trouiller participe au charme de ce drame malheureusement escamoté, par une cruelle absence de rôles secondaires – témoins ayant connu le revenant -, et de scènes expliquant la décision de la justice – preuves, critères, enquête -, plus, je l’ai dit, un épilogue escamoté. J’attendais mieux et plus.
Karim Leklou, étrange, inquiétant, une blessure permanente dans le regard, campe l’homme à la double identité avec tout ce qu’il faut à la fois de naïveté et d’ambiguïté. Leïla Bekhti et Louise Bourgouin, les deux « prétendantes », sont impeccables également. Ce « Retour de Martin Guerre » des années folles auraient pu être un très bon film. Trop de manques scénaristiques m’ont empêché d’apprécier ce 1er film. Il y a du « cinéma » chez Guillaume Bureau, pas encore de talent suffisant pour le scénario et pour créer l’émotion, pourtant inhérente à un tel sujet.
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juillet 2023
« La vérité, c'est ce qui m'arrange. » Julie a perdu son mari il y a de nombreuses années, mais elle a toujours l'espoir de le retrouver en vie. Lorsqu'elle découvre une annonce dans le journal sur un homme amnésique qui lui ressemble, elle n'y réfléchit pas à deux fois et va le retrouver. Après leur rencontre (ou leurs retrouvailles), la jeune femme est persuadée d'avoir retrouvé son époux, mais le médecin de ce dernier, qui reçoit beaucoup de lettres pour cet inconnu, veut y aller étape par étape. Est-ce que Julie espère si fort qu'elle se voile la face ? Est-ce que c'est un escroc qui feint d'avoir perdu la mémoire ? Guillaume Bureau ne fait pas beaucoup de cachoteries et explore plutôt la vérité des sentiments. Ce qui est important, c'est d'être heureux avec la personne, peu importe son nom. Si le personnage de Louise Bourgoin est important pour savoir la vérité, son arrivée casse un peu ce qui avait été mis en place avant ça. Peut-être aurait-il fallu rester dans cette illusion du bonheur... Une fois tous les personnages installés, il n'y a plus d'évolution, plus de développement. On a l'impression que l'histoire est bâclée comme s'il fallait absolument tout boucler en 80 minutes... Le sujet est intéressant, mais le film malheureusement moyen.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 décembre 2023
Malgré la présence d'un casting talentueux dans "C'est mon homme", la mise en scène, marquée par son classicisme prononcé, immerge le spectateur dans un récit caractérisé par sa lenteur et son absence d'émotion.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 décembre 2023
Un triangle sentimental d’après-guerre troublant mais ne décollant jamais et expédiant son intrigue. Dommage malgré un trio de comédiens séduisant.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2023
La mise en scène est soignée, cherchant à rendre le mystère autour de l'identité de cet homme revenu amnésique de la guerre. L'histoire intéresse mais n'est pas soutenu par des dialogues faibles, l'interiorité des personnages nous reste désespérément étranger . Le film souffre par ailleurs de nombreuses illogismes, tel les réactions des médecins devant les demandes des deux femmes . Côté acteurs, ce n'est pas beaucoup mieux, Karim Leklou trop effacé, ne convainc pas, Louise Bourgoin a juste quelques numéros de music Hall à se mettre sous la dent, et Leila Bekhti à une sensibilité beaucoup plus proche de notre époque que celle du siècle passé.
tisma

359 abonnés 2 325 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 février 2024
Un film qui reste vraiment plat et sans relief. L'idée est bonne, les acteurs sont plutôt bons, la photographie est belle.Mais c'est tout, il n'y a pas d'énergie, l'histoire met du temps à démarrer et il n'y a pas de réelle rivalité mise en avant entre les deux femmes, alors que c'est ce qui est mis en avant dans l'idée.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2023
« C’est mon Homme » est un premier film, celui de Guillaume Bureau, est impossible au vu du résumé de ne pas penser au « Retour de Martin Guerre », un film aujourd’hui vieux de 40 ans mais resté assez inoubliable. Pourtant, « C’est mon Homme » (je n’aime pas beaucoup ce titre, trop démonstratif, sans imagination) n’a pas grand-chose à voir. Ici, nous sommes dans les années folles qui sont très bien reconstituées : les décors, les costumes (magnifiques, surtout pour la partie cabaret), l’ambiance, tout est très soigné. D’ailleurs dans sa forme, ce film donne l’impression d’une copie très propre, très appliquée même. Le travail sur la lumière surtout est notable. Lumière électrique ou lampe à huile, l’époque est au mélange des deux (l’électricité ne concerne que les milieux aisés) et le film joue avec la lumière, les contre-jours, les ombres portés… On sent beaucoup d’application. Les paysages aussi, que ce soit la Bretagne ou la Bourgogne (car il me semble bien que Julie Delaunay habite dans l’Yonne) sont filmés avec application. Malheureusement, « C’est mon Homme » pâtit de quelques longueurs, appuyée parfois par une musique passe-partout qui donne une impression de langueur, alors même que le film est hyper ramassé et ne dure même pas 90 minutes ! Au niveau du casting, pour moi c’est la composition toute en souffrance de Leïla Bekhi qui emporte le morceau. Incapable de faire le deuil de l’homme de sa vie, elle s’auto persuade de l’avoir retrouvé avec une force troublante. A ses côtés, Karim Leklou incarne un homme insondable très difficile à cerner. On passe une bonne partie du film à se demander s’il est l’un, l’autre ou aucun des deux. On s’interroge même par moment sur une éventuelle supercherie : et si cet homme avait trouvé un moyen de se fondre dans la vie d’un autre à peu de frais ?Leklou compose le même type de personnage insaisissable que dans la série « Hippocrate » où je l’ai découvert. Pour tout dire, si le personnage de Julie est limpide, celui de Victor/Julien est tellement fuyant qu’il n’est jamais réellement sympathique aux yeux du spectateur. Quant à Louise Bourgoin, elle souffre un petit peu de la comparaison avec Leïla Bekhti, je trouve. Il n’y a que dans les scènes de cabaret qu’elle donne la mesure de son charisme (est-ce elle qui chante ? J’ai un doute…). Là encore, son personnage est curieusement dessiné, jamais pleinement convaincant. C’est peut-être voulu… Le scénario s’inspire d’une histoire vraie et je n’ai aucun mal à le croire. Dans cette France saignée à blanc, ou bon nombre de femmes n’ont jamais eu la moindre certitude sur la mort de leur mari, de leur frère, de leur fils, la tentation de croire dur comme fer au retour du soldat perdu est parfaitement crédible. La douleur est partout dans ce film (la première scène est parfaitement emblématique de cela), les hommes qui sont revenus traumatisés, différents, ou défigurés. Toutes les familles de France ont un deuil ou un malheur à déplorer, ces deuils sont parfois impossibles, les vies sont brisées. Comment ne pas croire à cette histoire dans un contexte pareil. Sur ce point là, le film est pertinent et réussi. Après le scénario à deux gros défauts, je trouve. Il est frustrant et inabouti. Un exemple de frustration : l spoiler: orsque la Justice est saisie et doit trancher entre Julien et Victor, le film ne montre absolument rien du procès, des preuves ou des arguments. Le film ne nous offre que le verdict final sur un morceau de papier, sans que l’on ait la moindre idée des arguments qui ont emportés la décision ! Personne ne sait qui est cet homme mais la Justice tranche : sur quelle base ? Mystère et boule de gomme
! Et puis la fin du film est très frustrante aussi, mais je n’en dirais évidemment rien sauf que quand la lumière du cinéma se rallume, on entend des soupirs dans la salle, et ça ce n’est jamais bon signe. Le scénario met en scène deux femmes qui n’auraient pas pu être plus différentes l’une de l’autre, on est presque dans la caricature : Julie fait partie de la bourgeoisie aisée de province, elle respire la respectabilité et les convenances. Rose-Marie est chanteuse de cabaret à Paris, elle danse en petite tenue, elle a la gouaille de la parisienne et l’ambition de l’artiste. C’est comme si en plus de devoir « choisir » entre deux femmes magnifiques, il devait aussi « choisir » sa classe sociale : bourgeois de province ou serveur de cabaret ? On est ici à deux doigts de la caricature. Je suis un peu déçue par « C’est mon Homme », il y avait sur le papier matière à faire un film plus aboutit. A force de vouloir faire subtil, Guillaume Bureau est un peu passé à côté de son sujet.
bobmorane63
bobmorane63

248 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2023
Premier long métrage du cinéaste Guillaume Bureau qui co-écrit le scénario avec l'aide de Robin Campillo, le réalisateur du très connu "120 battements la minute", "C'est mon homme" brille par le jeu des comédiens comme Leila Bekhti qui amène beaucoup de spontanéité et de tendresse dans son personnage qui est photographe désespéré de ne plus revoir son mari parti au front mais dont l'espoir revient avec un soldat amnésique qui ressemble à son homme, ce dernier est joué par l'excellent Karim Leklou. Ils réapprennent a se reconnaitre et faire revenir la mémoire mais une autre femme danseuse de cabaret le reconnait comme son conjoint, alors qui croire? On se la pose jusqu'à la dernière minute, cette nouvelle femme est jouée par la curieuse et charmante Louise Bourgoin. C'est bien joué, les images sont propres avec de beaux décors, lumières, accessoires mais le problème de cette oeuvre est qu'elle est molle dans le déroulement de son histoire, ça va tout doucement. Voila.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 janvier 2024
Frustré, interrogatif, mitigé, je ne pensais pas être tout à la fois avec « C’est mon homme ».
Pourquoi devais-je être sceptique dans la mesure où Guillaume Bureau qui signe là son premier film s’est basé sur des témoignages réels ?
Seulement l’impression donnée est la suivante : sous prétexte que ce récit est basé sur des témoignages réels, Guillaume Bureau préfère jouer la carte de la paresse en abusant des ellipses.
A cela le spectateur doit se contenter de l’exposé survolé du réalisateur.

Exemple : le spectateur que je suis accepte cette idée folle que deux femmes reconnaissent le même homme pour mari.
Donc, j’imagine que le docteur qui reçoit Julie (Leïla Bekhti) a tous les éléments dans son dossier, portrait du mari nommé Julien à l’appui ( Karim Leklou ).
A la question du signe distinctif, spoiler: Julie évoque une cicatrice sous l’omoplate droite alors qu’elle est à gauche.
L’emplacement ne semble pas perturber le docteur qui finit pas céder le mari à Julie.
Et Julie a le droit de se tromper sur l'emplacement de cette particularité physique.
Si Julie semble sûre d’elle-même, Guillaume Bureau fait en sorte que le frangin Antoine soit sur la réserve. Julie lui rétorque que même sa mère ne l’avait pas reconnu.
Et alors ?
Guillaume Bureau ne nous dit rien de plus sur cette mère.
Etait-elle sénile ? Etait-elle perturbée ?
Si Antoine ne relève pas, le spectateur pense naturellement que la mère était lucide.
Quid du dessin de l’arbre, celui de la propriété ? Dessiné par le mari amnésique !
Guillaume Bureau se garde bien de l'approfondir.
spoiler: Quant à la réception organisée par Julie, ni le maire et les invités ne semblent tiquer sur l'identité de Julien.


Arrive Rose-Marie dit la Frimousse (Louise Bourgouin) spoiler: qui reconnaît son homme.

Ce dernier s’en amuse.
A la question d’un signe distinctif, spoiler: la Frimousse n’en trouve pas mais parle d’un lancer de couteau.

Soit, Julie ignore ce talent.
spoiler: Mais Rose-Marie ignore la cicatrice de Victor (et oui, il s’appelle Victor pour Rose-Marie).

Soit, Rose-Marie peut avoir oublié ce détail.
Pas le spectateur que je suis !
Comment le docteur peut-il ne pas répéter ce détail à Rose-Marie ?!
Guillaume Bureau joue-t-il à son tour sur l’amnésie des spectateurs ?
Ce détail non relevé du docteur me parasite la suite du film !
Je n'ai que ça en tête et en veux au réalisateur pour sa légèreté.

spoiler: Enfin, l’identité de l’amnésique est validée après consultation d’un jury.
Là encore, le spectateur doit faire avec, accepter le verdict sans en connaître les débats et sur quels critères ?

Bref, pour un premier film, la maîtrise technique et artistique de Guillaume Bureau et de son staff est à saluer ; il réussit à semer le trouble chez le spectateur, lequel est aussi troublé que Julie et Rose-Marie ; seulement, à force de ne jouer que sur le trouble, son récit finit par s’avérer frustrant en semant des indices qu'il refuse de développer.
A noter la séquence où Julie se déguise en une Vampire de Louis Feuillade ; elle est d’une sensualité à croquer.
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