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SIMONA LARDERA
2 abonnés
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4,0
Publiée le 17 mars 2025
Bon film avec en plus des acteurs extraordinaires de finesse et de sensibilité. Le pere qui eduque et sauve sa fille est toujours juste, toujours compréhensif dans les situations les plus difficiles La fille qui se trouve après des années d errance à reprendre le métier du père qui lui a transmis sa passion pour le cinéma sans ne jamais le lui imposer. Presque une oeuvre théatrale, une confrontation directe entre le père et la fille dont les âmes se comprennent sans paroles et souvent se rencontrent à nouveau dans de gestes simples. Le final est d'une grande poésie, la mort vue comme un envol léger vers le ciel bleu. Film à voir.
Le cinéma italien dans toute sa splendeur, avec une réflexion intelligente et sensible sur les liens entre l'évolution psychologique d'une personne et sa capacité à créer en s'émancipant à la fois des figures tutélaires (ici : le père) et des travers de l'époque (ici : les addictions). La réalisatrice Francesca Comencini, fille de Luigi Comencini, confie sa propre histoire, avec subtilité et recul, à des acteurs qui lui donnent corps de façon aussi réaliste que romanesque : Fabrizio Gifuni dans le rôle d'un père aimant, dur, tendre et profond ; Anna Mangiocavallo dans le rôle de l'enfant qui ouvre son regard et sa sensibilité sur un monde tantôt éprouvant, tantôt merveilleux ; Romana Maggiora Vergano dans le rôle de cette enfant devenue grande et tentant désespérément de conquérir son autonomie de femme et d'artiste. C'est un plaisir continu, qui tient en haleine, de suivre l'évolution de ces personnages magnifiquement interprétés.
Un récit autobiographique lumineux et touchant dans lequel la réalisatrice évoque avec bcp de sensibilité la relation fusionnelle avec son père et la difficulté de grandir dans son ombre dans l’Ialie des années de plombs. 3,25