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Gyl
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4,0
Publiée le 9 novembre 2022
Après avoir lu nombre de critiques dans la presse, je trouve que beaucoup sont sans doute juste d'un point de vue de la technique cinématographique, je ne suis pas compétent en la matière. Pourquoi vouloir échapper à l'émotion suscitée ? Elle n'est pas gratuite dans un cadre social très normatif fût ce chez des enfants. La relation amicale est devenue fraternelle entre eux, malgré eux, simple, anodine, de longue date. Quelque chose d'amoureux est né entre eux, malgré eux, qui fusionné à bas bruit avec leur sexualité naissante de pré adolescents. Tout cela est simple, banal, fait de courses, de champs de fleurs, de temps passés comme ça. La norme est là contre laquelle l'un lutte comme il peut, pour l'autre sa relation amoureuse ne lui fait pas peur. Bien évidemment face au suicide, quel qu'il soit, la culpabilité se manifeste logique et illogique, brutale, sans secours, sans sortie possible. Il fallait bien traiter de cette culpabilité, c'est plutôt bien fait. Une sortie, de la relation amoureuse et/ou de la culpabilité, sur un autre mode auraient été plus confortables pour les spectateurs. Allez-y vous y approcherez l'inconfort des premières attachés sentimentales que les adultes ont du mal à reconnaître d'en avoir été l'objet.
Le sujet est très intéressant mais le traitement est moyen. Le film démarre subtilement et évoque délicatement le sujet de l'amitié , des non dits , du regard des autres et du paraître. Mais la bascule ouvre une deuxième partie ou le réalisateur donne l'impression de lever le pied. On perd en émotion paradoxalement là où elle devrait être plus intense.
Film d'une grande sensibilité. Ce film nous rappelle la force du cinéma à évoquer des non-dits, à projeter des sentiments et des ressentis via une imagerie précise et subtile. La qualité d'acteur des deux jeunes adolescents est impressionnante, on ne peut que s'incliner devant telle performance. L'histoire de ces deux jeunes hommes est poignante, on passe par les rires mais aussi les pleurs.. Une expérience émotionnelle à vivre en salle bien évidemment !
Un très très beau film, qui commence avec une alchimie incroyable entre ces deux jeunes acteurs qui jouent extrêmement bien d'ailleurs. Les plans dans les fleurs sont sublimes, on ne les reverras qu'a la fin du film. Le scénario prend la décision de rester très flou sur l'événement tragique qui vient bouleversé leur relation. La caméra reste des fois seulement sur une personne, principalement Léo, alors que d'autres personnes parlent. Le film est très contemplatif et prend son temps pour nous montrer les émotions des personnages. Une histoire très touchante et bien filmée. Le dernier plan dans les fleurs avec le regard presque caméra.
Oui, Close va vous faire pleurer. Le film est joliment tourné, on se prend vite d'affection pour les personnages. Toutefois, l'émotion ne naît pas toujours naturellement et on sent un côté tire-larmes un peu artificiel.
Je me suis globalement ennuyé devant ce film même si je lui reconnaît des qualités comme notamment les jeunes acteurs où les différents thèmes que le scénario veut nous raconter. Mais ça reste trop long pour ce que l'histoire nous raconte et beaucoup de passage sont clichés. Dommage.
Toute la force de Close tient dans le contraste entre les premières minutes, éblouissantes de beauté et d’inventivité, et le drame inévitable qui s’annonce. Entre les deux, le spectateur doit, comme les personnages qu’il observe, faire le deuil de cet Éden perdu ; le laisser aux champs entrouverts. Entre les deux, l’enfance devient terriblement consciente d’elle-même, le charme de l’amitié se brise. Alors, peu à peu, patiemment, il incombe au spectateur de renouer le fil brisé de ces deux et doux moments. Dès que le film perd de vue ce contraste entre l’enfance rêvée et l’adolescence naissante, il diminue en intensité ; pas suffisamment cependant, pour qu’on se lasse de voir grandir un Léo plein de fougue et magnifiquement interprété. Un film beau, émouvant, et délicat.
Deuxième long-métrage de Lukas Dhont, qui a rapidement accédé à une certaine notoriété à la suite de son sulfureux film "Girl", le réalisateur belge nous offre une oeuvre qui touche l'Humain du plus profond de son coeur.
Close raconte l'amitié indéfectible de Rémi et Léo, deux jeunes adolescents qui passent tout leur temps libre ensemble, à jouer, rire et vivre pleinement leur été avant de rejoindre à la rentrée le collège, un univers difficile à appréhender.
Cette relation de proximité, jugée ambigüe par leurs nouveaux camarades, va être le point de départ d'une remise en question, entre les deux frères de coeur, face aux jugements de la société.
Tantôt joyeuse, tantôt cruelle, cette histoire évite tous les ecueils du film cliché sur le mal-être adolescent.
Un casting plus vrai que nature ( Eden Dambrine et Gustav De Waele offrent une présence folle à l'image, malgré leur jeunes âges) sublimé par une Emilie Duquenne émouvante, dans le rôle d'une mère qui déborde d'amour pour son fils.
N'espérez pas sortir indemne de ce film, Lukas Dhont nous offre une oeuvre d'une intimité et d'un réalisme troublant, aussi triste que nécessaire.
Dans “Closer” Lukas Dhont en fait dire plus à ses personnages par le regard que par la parole. Des regards d’enfant qui s’aiment, qui apprennent, qui souffrent. D’autres qui jugent, punissent et font mal. Des adultes bienveillant qui essaient de comprendre, de protéger, de réparer. Concernant et touchant sans tomber dans le larmoyant malgré quelques abus dans le contemplatif.
Très déçu par ce film qui ne m'a pas procuré l'émotion attendue. Je reconnais que le casting est super, et que l'esthétique est très travaillée (quel plaisir de voir les beaux champs de fleurs flamands au cinéma !) ; mais que c'est lent ! On a parfois l'impression que le réalisateur est un peintre qui veut figer des émotions (looongs plans sur des larmes ruisselantes... peut être 10x dans le film ?) . Certes le résultat est joli... mais il n'est pas naturel. Dans ce contexte, difficile d'y croire et de ressentir quelque chose à notre tour. Sur le fond maintenant : les sujets traités sont intéressants (évolution des relations interpersonnelles, "harcèlement" scolaire, adolescence, culpabilité...) mais souvent abordés de manière caricaturale (ex : si on est un garçon, la seule manière de s'intégrer dans un groupe à cet âge est d'aimer la violence (qq soit sa forme), de faire du foot, de rejeter sa sensibilité...)
C'est donc un beau tableau dont les traits sont un peu trop gros pour être réalistes
Déçue, pour un film qui a eu tellement de prix, je m'attendais à une perle hors norme. Le public dans la salle était couronnée de têtes grises. Film long, répétitif dans les scènes. Le sujet, intimité juvénile entre deux garçons ayant grandis dans des familles très tactiles. Les caresses, les câlins, normales pour eux, sont mal reçus à l'école, où leur réputation est très vite faite. Bravo pour le thème, qui se résume en quelques lignes. Heureusement que les acteurs étaient au top, mais pour moi, c'est un film à voir à la télé, en famille, sous la couette, un dimanche après-midi.
WoW. Un pure bijou d'émotions et de sensibilité. Les émotions sont si bien dépeintes, si justes, si vraies. J'ai rarement vu ça. Le casting est formidable et le jeune acteur principal incroyable. Que du bien à dire de ce film qui fait partie des meilleurs que j'ai pu voir (et j'en vois beaucoup et depuis longtemps)
Le tournant du deuxième film est toujours un exercice difficile pour un réalisateur. On attendant Lukas Dhont au tournant après l’excellent Girl. La mission est réussie, Close (Grand Prix à Cannes en 2022, nommé aux César et aux Oscars), dans un genre différent, est un vrai bijou. De délicatesse, de tendresse, d’émotion. Que ce soit le scénario ou la mise en scène. Les deux jeunes acteurs sont vraiment impressionnant et quelle bonne idée d’avoir confié le rôle des mère à Emilie Dequenne et Léa Drucker. Touchant et poignant, à la fois solaire et sombre, voilà donc un très beau film sur l’amitié entre jeunes garçons, l’ambiguïté de l’adolescence, l’identité et la construction de soi, et la culpabilité. Lukas Dhont confirme donc tout le bien que l’on pensait de lui, on attend la suite avec impatience. Magnifique et bouleversant.