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MATHILDE20485
33 abonnés
64 critiques
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5,0
Publiée le 7 novembre 2022
J'ai été très émue et j'ai même pleuré à un moment ou peu ont sorti leur mouchoir, pour la beauté de la scène malgré la tristesse. Et malgré cela justement, le film est d'une rare beauté. Vraiment. Purement. L'effort de mise en scène et de réalisation est juste incroyable. Je suis une vraie buse en technique cinéma mais chaque spectateur appréciera à sa manière. Perso, c'est le gros plus du film.
La deuxième force du film, c'est que chacun peut s'y retrouver. Qui n'a pas vécu une amitié aussi forte que ce soit fille fille / garçon garçon ou garçon fille ? Les acteurs sont incroyables, les seconds rôles, mamans ou pères également.
J'ai l'impression que chacun y a mis de son coeur et son âme et c'est d'autant plus touchant.
Lukas a remercié sa mère lors de la remise du Grand Prix à Cannes pour ce film en disant qu'elle lui avait montré "l'impact incroyable que le cinéma pouvait avoir" et j'ai envie de dire il nous l'a démontré aussi par ce film.
Un film post-confinement presque nécessaire et s'il pouvait faire changer un peu le regard sur certaines choses. Ça serait doublement génial.
Léo et Rémi, tout jeunes adolescents, sont d' inséparables amis. La rentrée au collège va bousculer leur relation.
Après Girl, Lucas Dhont se penche à nouveau sur l'adolescence et le poids du regard des autres, entre jugement et interprétation mal attentionnée.
Le réalisateur plonge ses deux héros dans un décor de campagne et de champs de fleurs où la délicatesse et la bienveillance familiale dominent. La fraîcheur des images, la beauté de la photographie tranchent avec la brutalité de ce récit de l'innocence assassinée, d'une culpabilité écrasante interdisant au chagrin de s'exprimer. L' émotion s'installe ici dans les silences et les non dits. Les symboles et elipses allègent ce qui auraient pu être trop démonstratif. On y apprécie une certaine finesse dans l'exposition du drame même si dans la durée ce sentiment s'amenuise un peu.
Les comédiens interprètent avec élégance ce mélodrame auquel il est difficile de résister. Eden Dambrine, Gustav de Waele, Emiliie Dequenne et Léa Drucker sont remarquables. sanscrierart.com
J"ai énormément aimé ce film qui m'a remémoré des moments parfois magiques, d'autres tragiques, rencontés dans toute ma carrière d'enseignant et d'éducateur! De la première image à la toute dernière, je n'ai pas trouvé une seule erreur concernant la psychologie de l'adolescent. J'aimerais beacoup que ceux qui n'ont pas aimé ce film me les dévoilent! Un grand film sur le sentiment de culpabilité, Je trouve ce film fin et pudique, respectueux de l'adolescence, ne donnant jamais dans le scabreux tout en suggérant tellement de questionnements et de troubles... Certes, l'image est parfois un peu trop soignée, mais l'utilisation d'une longue focale isole avec intelligence les jeunes acteurs. Il me semble que tout Parent un peu sensible retrouvera avec émotion "son" adolescent et les questions qu'il se pose!
Bouleversant..! Film d'une grande sensibilité, sur une amitié fusionelle entre 2 enfants que le regard de leurs camarades et le poids de notre société à se conformer à la normalité vont éloigner.. ça fait du bien de pleurer, on est triste et heureux a la fois !!
Film intimiste (intime?) qui évoque un sujet sensible et intéressant :le suicide d'un adolescent. L'adolescence période charnière, période de tous les dangers. La résilience après un drame de cette nature d'autant plus difficile qu'il faut éviter de culpabiliser quiconque Dans ce film au sujet fort des acteurs jeunes et sensibles et qui semblent y croire cela reste le point positif Mais un film hélas particulièrement mal filmé avec des visages au plus près en permanence ce qui donne la "nausee" des dialogues creux qui ne font rien avancer un film qui tourne en rond comme une boucle sans fin. En fait pour qu'un film soit réussi il faut de bons acteurs (ici ils sont peut être présents mais on ne sait pas bien) il faut un metteur en scène qui cadre les acteurs(absent) et surtout un scénario (complètement absent) Une fois de plus déçu par une récompense à Cannes
J'ai littéralement l'impression d'avoir été arnaqué. Le jeu des acteurs est bon, mais le film est extrêmement mal réalisé. C'est long, répétitif et sans saveur. La cause LGBT mérite mieux que ce film.
La force de l'interprétation où l'émotion est rarement contenue des deux enfants constituent la force indéniable d'un film au scénario fragile. A l'opposé de la narration de précédent film de Lukas Dhont, à la limite du concept mais aussi plus organique, celui-ci verse plutôt avec un certain talent vers le romanesque pur. Solaire, à travers les longues courses dans les champs, la mise en scène est assez sage mais non dénué de talent. La relation fusionnelle des deux pré-adolescents est filmée avec une vraie pudeur, sans cliché. Cependant, le récit est parfois assez prévisible (nous voyons bien l'homosexualité présente chez un des garçons à travers les mimiques, la voix et le choix de la pratique d'un instrument de musique versus chez l'autre protagoniste, le choix de pratiques sportives parfois violente). Close est efficace mais avec sa dose de simplisme (la fracture, le plâtre ôté après la révélation). Une belle photographie, malgré un usage trop fréquent de gros plans au début du film, une Emilie Dequenne dans un de ses meilleurs rôles et une volonté larmoyante bien dosée font de ce film une assez bonne réussite.
Une interprétation magnifique et bouleversante. Des sentiments rejetés, générés par la rumeur et provoquants un geste irréversible. De la douleur, des regrets, une parole bloquée, des interrogations, nous ouvrent les yeux sur des comportements que nous pouvons être amenés à observer dans notre quotidien. On sort inévitablement de la salle de cinéma les yeux humides.
Ce film parle du drame de l'enfant unique dont les parents travaillent. Ayant lié une amitié étroite (d'où le titre Close)avec un enfant de son âge, Rémi qui exige une quasi-exclusivité se retrouve repoussé. Voilà l'histoire et donc pas un scénario de dingue. Mais les personnages jouent avec beaucoup de sincérité. J'avais constaté ce drame de la solitude dans le livre "14 ans, harcelée" Pour cette dernière ses harceleurs semblaient être devenus sa famille, une famille maltraitante, mais une famille!!
Grand Prix du Festival de Cannes (2022). Voilà qui devrait conduire à ce qu’un large public adepte des salles obscures se sente obligé d’apprécier, mais pas forcément de louer excessivement ! Par contre, il n’est pas certain que ça déplace le très grand public populaire. Le thème est à dessein très sentimental. Mais des sentiments, c’est parfois difficile à mettre en scène et faire jaillir de l’écran (et ça n’a rien à voir avec la qualité de l’interprétation qui est réelle ici). Car il faut que ces sentiments s’appuient sur une expression, une action, une intrigue le cas échéant. Un peu plus qu’une simple trame de départ. Or ici c’est très elliptique de tout ça. Vous avez le cadre mais vous n’avez pas trop le fond. A vous spectateurs de deviner (au risque de vous méprendre d’ailleurs). C’est le style narratif qui veut ça. Du film d’auteur si vous n’avez pas deviné qui va encore faire pester un grand ponte de l’industrie du cinéma si vous voyez ce que je veux dire...
Deuxième long-métrage de Lukas Dhont, qui a rapidement accédé à une certaine notoriété à la suite de son sulfureux film "Girl", le réalisateur belge nous offre une oeuvre qui touche l'Humain du plus profond de son coeur.
Close raconte l'amitié indéfectible de Rémi et Léo, deux jeunes adolescents qui passent tout leur temps libre ensemble, à jouer, rire et vivre pleinement leur été avant de rejoindre à la rentrée le collège, un univers difficile à appréhender.
Cette relation de proximité, jugée ambigüe par leurs nouveaux camarades, va être le point de départ d'une remise en question, entre les deux frères de coeur, face aux jugements de la société.
Tantôt joyeuse, tantôt cruelle, cette histoire évite tous les ecueils du film cliché sur le mal-être adolescent.
Un casting plus vrai que nature ( Eden Dambrine et Gustav De Waele offrent une présence folle à l'image, malgré leur jeunes âges) sublimé par une Emilie Duquenne émouvante, dans le rôle d'une mère qui déborde d'amour pour son fils.
N'espérez pas sortir indemne de ce film, Lukas Dhont nous offre une oeuvre d'une intimité et d'un réalisme troublant, aussi triste que nécessaire.
Prestation vraiment incroyaaaable du jeune Eden DAMBRINE (de la graine de César !) dans ce drame porté par l'instant présent et la fragilité des sentiments... Un sujet aussi grave que l'ensemble est réussi.