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BerndGan
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2,0
Publiée le 5 novembre 2022
Film qui traîne en longueur et ne mérite pas que l'on paye une place de cinéma. Il est plutôt pour la télé si on veut pleurer en cœur dans les chaumières...
Je suis extrêmement déçue. Encore une fois ce film est beaucoup trop sur côté par l'effet festival de Cannes. Je retiens une chose d'extrêmement positive malgré tout : l'image. Je tire mon chapeau au chef opérateur et à l'équipe image!! C'est l'un des films avec la plus belle image de l'année ! Cependant niveau réalisation c'est tout l'inverse. J'apprécie les films engagés lorsqu'ils sont bien réalisés. Je considère que ce n'est pas le cas ici. Je m'attendais à tellement d'émotions mais je trouve honnêtement que ce film n'en procure aucune. Nous n'avons même pas le temps de s'attacher au petit garçon. Malgré tout, les enfants jouent super bien, ils sont super purs dans leur jeu d'acteur donc ce n'est pas une question de mauvais jeu mais de mauvaise réalisation. Le film est lent, plat, ennuyant et oui ça crève les yeux que ce film est très engagé pour une certaine cause mais c'est mal traité malheureusement. Les films engagés comme celui ci sont les films qui sont censés procurer des émotions intenses et extrêmes. Là, la seule émotion fut l'ennui flamboyant. Mais pourtant, j'encourage les jeunes acteurs de ce film à continuer car pour le coup, eux, ils ont du talent et un talent naturel !
Grand Prix cannois mérité, une œuvre arrivant à jongler entre la douleur et la tendresse avec beaucoup de talent.
Réfréner qui l'on est vraiment parce qu'on se sent jugé aux yeux des autres, et finalement à ses propres yeux. Ou comment ce qui vous entoure vous amène à "rentrer dans le rang", et vous empêche de montrer, d'éprouver réellement les choses, que ce soit dans l'amitié comme dans le deuil.
Une exploration de l'adolescence et de l'intime toute en délicatesse, et servie par un casting impeccable. Un mélodrame dur et poignant sur la quête de soi-même.
Léo et Rémi sont amis depuis l’enfance. Ils partagent tout : les mêmes jeux, les mêmes rires, les mêmes repas, une fois chez l’un, une fois chez l’autre, jusqu’aux nuits qu’ils passent ensemble dans le même lit… Mais avec l’entrée au collège et l’adolescence, le regard qui pèse sur eux corrompt leur relation.
Pendant plusieurs semaines, la bande-annonce de "Close" a précédé, jusqu’à l’indigestion, chaque film distribué dans le circuit UGC ou MK2. Elle révèle sans en rien cacher tous les pans de la première partie du film et fait naître une interrogation : quelle histoire nous racontera "Close" ? celle de deux adolescents homosexuels en but à l’hostilité de leurs camarades de classe et qui auront le courage de s’aimer malgré tous les obstacles ? ou au contraire, dans une version moins heureuse, celle de l’implacable corrosion d’une amitié amoureuse qui ne résistera pas à la pression du groupe ?
Ni l’une ni l’autre. "Close" s’engage de façon surprenante dans une toute autre direction. On n’en dira pas plus pour ménager le choc que cette bifurcation sidérante provoque.
Close est le deuxième film de Lukas Dhont, un jeune réalisateur belge âgé de trente ans à peine et beau comme un Dieu. Son premier film, "Girl", avait obtenu la Caméra d’or à Cannes en 2018. Il aura laissé à tous ceux qui l’ont vu une marque profonde. Il est probable que ce soit le cas aussi de "Close", Grand Prix du jury qui, dit-on, a manqué de peu la Palme d’Or – attribuée cette année à Sans filtre.
On peut certes lui reprocher un certain maniérisme. Sa caméra est collée aux acteurs et refuse tout plan large, accroissant le sentiment d’étouffement. Elle filme avec complaisance ces deux charmants bambins qui courent dans les champs sous une douce lumière crépusculaire ou pédalent sur leurs vélos. Voulant filmer des émotions tues, Lukas Dhont se condamne à accumuler les métaphores sursignifiantes : un hockeyeur qui chute jusqu’à l’épuisement, un poignet brisé qui cicatrise…
Pour autant, "Close" est poignant. Cette réussite est due à ses deux jeunes héros qui, comme celui de Girl, impressionnent la pellicule de leur ambiguïté pré-adolescente. Mais elle le doit au moins autant aux deux actrices qui interprètent les rôles des deux mères. Sans maquillage, assumant leur quarantaine bien frappée, elles sont l’une et l’autre impressionnantes de maîtrise. Depuis "Rosetta", Emilie Dequenne m’émeut dans chacun de ses films (même si ses choix n’ont pas toujours été avisés) : "La Fille du RER", "À perdre la raison", "Les Hommes du feu", "Chez nous", "Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait"…. Je lui trouve une sincérité poignante – et la voix de Virginie Effira ce qui ne gâche rien. Son rôle n’est pourtant pas simple ; mais elle réussit à en interpréter les douloureuses contradictions avec une pudeur bouleversante.
Lukas Dhont ne manque pas une fois encore, de nous toucher au coeur et marquer nos esprits avec ce nouveau drame émouvant. Souvenez vous "Girl" il y a 4 ans.... de la même veine, de la même finesse ! Réussir à brosser, à approcher l'univers de ces 2 pré-ado, plus vraiment enfants, tout en douceur, bien illustré par exemple par les instruments de musique classique, tout en pudeur.... Restant toujours sobre, et sans jamais forcer le trait, cette histoire qui pourrait être simple et banale, et puis bascule. Toute la souffrance intérieure des parents, et l'apprentissage des émotions et des sentiments sont mis en lumière - excellente du reste- et dans la profondeur des yeux d' Eden Dambrine ( Leo ). A noter les deux beaux rôles aussi des 2 mamans : Sophie ( Emilie Dequenne) et Nathalie( Léa Drucker ). Film plein de force et d'émotion, rare et brillant....!!**
Dans “Closer” Lukas Dhont en fait dire plus à ses personnages par le regard que par la parole. Des regards d’enfant qui s’aiment, qui apprennent, qui souffrent. D’autres qui jugent, punissent et font mal. Des adultes bienveillant qui essaient de comprendre, de protéger, de réparer. Concernant et touchant sans tomber dans le larmoyant malgré quelques abus dans le contemplatif.
Son triomphe à Un Certain Regard, il y a quatre ans de cela, ne laisse pas Lukas Dhont s’intimider par les plus hautes marches de la Croisette. Son retour est signe de respect et compréhension, pour ses images qu’il capte dans l’intimité et dans les traumatismes de ses personnages. Il nous en avait fait un commentaire grinçant, sur une société qui rendait le genre stérile à toute approche artistique, refusant par la même occasion la conscience de celles et ceux qui ne recherchaient qu’une approbation sans arrière-pensée. Dès lors, le cinéaste belge sonde les tréfonds de son enfance, où il continue d’explorer les oppositions de genres et cette distance, qui l’a éloigné de ses amis et il nous exprime également une part de culpabilité, que tout spectateur peut également amputer à ses racines, suivant le milieu dans lequel il a pu évoluer.
Son discours reste néanmoins universel, sachant qu’il s’attaque au microcosme d’un collège, qui enferme certaines victimes de harcèlement dans le silence. Là où l’héroïne de « Girl » devait trouver un moyen de convaincre avec ses mots qu’elle ne peinait pas à sortir, ici, ce ne sont que des enfants, qui ont peur des reproches, peur de la solitude et peur de sauvegarder l’amitié à tout prix. Léo (Eden Dambrine) et Rémi (Gustav De Waele) se situent donc là, dans un schéma d’une grande simplicité, mais qu’un personnage va rapidement réfuter, blessant ainsi son ami, pour qui l’été ne s’arrête pas à des jeux de courses ou des bêtises à base de spaghettis. Leur relation est d’une sincérité à toute épreuve, hormis dans la cour de récréation, qui ne leur appartient finalement plus et qui les enchaîne à des conventions sociales, rebondissant d’un élève à un autre.
Chacun finit par détourner le regard, là où celui de spectateur cherche intensément à capter le leur, pour peut-être les accompagner dans leur réconciliation. C’est ce qui fait la force du récit, poignant par ses thématiques. L’équilibre sur la glace rejoint ces moments de méditation que Léo porte avec lui à chacune de ses chutes, fatalement de plus en plus lourdes à encaisser. Pour Rémi et ce dernier, leur armure imaginaire se fissure et il ne restera plus que les mères pour panser leurs plaies, visibles au-delà de leur vitalité, considérablement diminuée par l’épreuve qu’ils subissent. Léo s’enferme inconsciemment dans un modèle de virilisme, dont il ne ressortira pas indemne. La brutalité qu’i emprunte à une activité sportive viendra renforcer sa position, derrière des barrières sociales qui l’entrave d’une liberté pourtant acquise, mais dont la vision se trouve également occultée par une naïveté qu’il ne parvient pas à assumer.
Sans aller dans l’intrusion intempestive qu’Un Monde de Laura Wandel nous avait déjà proposée dans une école élémentaire, « Close » préfère composer avec la saveur d’une brise rurale, fuyant le plus possible les dialogues et valorisant le non-dit, jusqu’à se mordre la queue avec un dispositif redondant. Le rejet est donc à double tranchant dans cette étude du corps, qui se précipite autant dans les enlacements que dans les confrontations plus physiques. Dhont en fait l’éloge dans les déplacements latéraux, d’une grande vivacité et qui capte à merveille cette légèreté qui manquait à son précédent long. Pourtant, il a tendance à surappuyer cette angoisse, liée à une identité sexuée naissante et imposante, effaçant par-dessus tout ces rires et cette complicité qui s’échappent soudainement aux frères d’armes et amis pour l’éternité.
Close nous promène dans la psychée humaine. Deux amis inséparables arrivent à un moment charnière de leur vie. L'un des deux, poussé à la fois par l'adolescence qui point, et par le virilisme qui s'empare de quasiment tous les faibles garçons, se détache de l'autre. Quoi de plus habituel? Mais ici, l'inhabituel survient. Lukas Dhont filme à la perfection les réactions du délaissé, puis encore mieux celles de celui qui s'en va. Un grand film sur l'amitié, sur l'adolescence et sur nos failles. Merci pour les pleurs, les champs de fleurs et le silences. Un vrai grand film.
Terriblement touchant du début à la fin...Du grand Lukas Dhondt moins trash que Girl mais terriblement efficace...Du sourire aux larmes en quelques minutes...Deux jeunes enfants qui jouent à merveille et une toute grande Émilie dequesne...Allez le voir!Du grand cinéma belge!
Déçue, pour un film qui a eu tellement de prix, je m'attendais à une perle hors norme. Le public dans la salle était couronnée de têtes grises. Film long, répétitif dans les scènes. Le sujet, intimité juvénile entre deux garçons ayant grandis dans des familles très tactiles. Les caresses, les câlins, normales pour eux, sont mal reçus à l'école, où leur réputation est très vite faite. Bravo pour le thème, qui se résume en quelques lignes. Heureusement que les acteurs étaient au top, mais pour moi, c'est un film à voir à la télé, en famille, sous la couette, un dimanche après-midi.
joli, plein de bons sentiments, larmoyant et finalement très conformiste et creux. on a le sentiment d'un manque d'imagination et d'un scénario qui passe à côté d'un sujet qui pourtant nous laisait plein d'attente.
Close est un film touchant et bouleversant. Lukas Dhont, le réalisateur, a choisi de se mettre en retrait et de choisir une mise en scène très sobre, pour laisser tout reposer sur les acteurs et actrices : mais c'est un art. Tous jouent superbement : les deux mamans Lea Drucker et Emilie Dequenne, sont bouleversantes. Les deux jeunes héros sont naturels à souhait, dans leur complicité, dans leurs moments joyeux et dans le drame...avec une mention particulière pour Eden Dambrine, qui porte le film avec une force et une sensibilité rares. Lors de ce film, les larmes coulent et on ressent les émotions des différents personnages... Assurément la palme de l'émotion 2022.
Film merveilleux, délicat , émouvant, joyeux, poétique et de formidables acteurs. J'ai été très impressionné par le jeu performant de Éden Dambrine; il sera un grand acteur dans le futur.Mille bravos à la réalisation.
Quelle déception, encore un film surcoté Made in Cannes, Dhont nous joue du violon au sens propre comme au sens figuré.....des plans émotifs à n'en plus finir, le scénario est d'une banalité, mais surtout le film est beaucoup trop long, et les nombreuses scènes ne sont pas crédible au vu de l'âge des protagonistes! Seule la photo s'en sort bien, quand à l'acteur principal, il a été trouvé dans un train, encore un casting sauvage ou le réal se base sur le faciès et non sur le talent, coaché sur le tas, on nous programme un gosse pour coller à ce film débordant de patho.