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LucyDkn
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5,0
Publiée le 2 octobre 2025
Incroyable, un film tendre et déchirant, tout se joue dans les silences et les regards, la subtilité est folle, l’ambiguïté sublime, rien à dire tout à voir
Deux garçons inséparables, un lien pur et intense, et le poids du regard des autres qui s’en mêle. Close tente de filmer l’amitié masculine à l’adolescence comme un territoire fragile, où l’innocence se heurte aux normes sociales.
Lukas Dhont capte avec finesse ce moment de bascule où tout se complique : être trop proche devient suspect, le groupe impose ses codes, et les gestes les plus naturels se chargent soudain d’ambiguïtés. Le film parle d’abord de cela : la fragilité des liens, la manière dont une société peut briser une relation qui n’avait rien d’anormal, en posant simplement une question de trop. Dans ce cadre, Close plaide pour la liberté de vivre des amitiés intenses sans les enfermer dans une définition.
On retrouve là un propos riche : l’adolescence filmée comme un moment de rupture, entre enfance encore tendre et virilité imposée. Le regard des autres contamine, fissure, et pousse à se conformer. Dhont montre aussi le poids de la culpabilité, la difficulté de dire les choses, et la façon dont certaines blessures deviennent impossibles à combler. C’est le thème le plus fort du film : le silence, plus que les mots, comme lieu du drame. Les champs de fleurs, filmés avec douceur, apparaissent comme un Éden fragile, un paradis d’innocence condamné à disparaître. Le hockey, à l’inverse, devient l’espace où s’impose brutalement la masculinité, avec ses règles de dureté et de performance.
Mais si les intentions sont nobles, leur mise en œuvre m’a laissé à distance. Le film est d’une lenteur assumée, parfois trop. La caméra colle sans cesse à Léo, au point d’en devenir oppressante, comme si tout devait passer par son visage, quitte à réduire les autres à de simples silhouettes. Le scénario avance au fil de l’eau, sans véritables respirations, et finit par dérouler un schéma du deuil déjà vu, trop prévisible.
Les dialogues, souvent elliptiques, sonnent parfois creux. On devine la volonté de capter le naturel adolescent, mais certaines scènes tombent dans l’inaudible. Le bruit de fond, omniprésent, participe à l’immersion, mais finit aussi par fatiguer, donnant une impression de brouhaha permanent qui empêche parfois l’émotion de s’installer.
Le vrai problème de Close, c’est sa rigidité. Tout est trop scolaire, trop attendu, comme si le film avait suivi à la lettre un cahier des charges sur “comment représenter l’adolescence et le deuil au cinéma”. Ce manque de surprise, cette impression de mécanique appliquée, enlève au film la fraîcheur et l’élan qu’il aurait fallu pour dépasser son propos.
Close dit quelque chose d’important sur l’adolescence et le poids des normes, mais son rythme pesant, ses dialogues faibles et sa mise en scène trop fermée m’ont laissé en marge. Un film sincère, mais trop formaté pour vraiment émouvoir.
Œuvre bouleversante émotionnellement parlant, Close prend le spectateur aux tripes. La thématique du suicide chez les adolescents est sensible et délicate. Les deux jeunes comédiens jouent d'une justesse indéniable.
Cette "claque précieuse" qui part d’une situation si simple, d'un lien holistique, illustrée avec toute la justesse et l'authenticité du monde, pour en faire un joyau brut que Lukas Dhont taille avec tant de finesse, de pudeur et de profondeur.
N'ayant pas les compétences cinématographiques à critiquer la structure du film je me contenterai de constater que les jeunes acteurs de ce film jouent vraiment très très bien, au point de m'avoir vraiment touché: j'ai passé mon temps à user des Cleanex tellement les émotions supplantaient les paroles ! J'ai même eut l'envie un moment de rentrer dans l'écran en Léo pour sauver Rémi pour m’excuser de l'avoir repousser, en lui expliquant le pourquoi de tous ces changements, en lui exprimant que mes sentiments n'étaient pas aussi poussés que les siens limites amoureux et que c'est aussi la peur, la peur d'être stigmatiser et de subir les actes homophobes multiples au collège qui ont contribué à ces multiples rejets
Un Film très émouvant pleins de sensibilités, de sentiments purs, de pudeurs intimes inavouables à l’adolescence, confrontés aux codes sociétaux normés, toutes ces souffrances menant souvent à l'irréparable... Une belle leçon sentimentale hors cadre qui devrait être diffuser dans tous les collèges en préventif afin de freiner les toujours trop nombreux suicides de nos enfants. Merci
Film extraordinaire, un de mes favoris <3 Une relation entre jeunes très touchante, mais que l'adolescence modifie complètement, quand les regards extérieurs comptent... On est complètement plongés dans nos émotions avec ces personnages, malgré leur difficulté à s'exprimer. L'image est magnifique (mention spéciale à ces scènes, notamment de course, dans les champs que j'adore) et les acteurs sont géniaux. J'en garde les larmes aux yeux chaque fois que je vois l'affiche... Merci pour ce film
J'ai été bouleversé par cette histoire d'amitié entre Léo et Rémi. Ce phrasé particulier, l'attention qu'ils se portent, leur complicité doublée de douceur. Pourquoi l'amour vient tout gâcher ? Car avec lui, marionnette de l'adolescence, vient la crainte du regard d'autrui et de la différence. Comment rompre ? En amitié ou en amour, avec une personne qui nous est proche. Comment lui signifier que l'on a besoin de prendre de la distance ? Ce n'est pas grand chose. Fous moi la paix, s'il te plait. Je n'ai même pas envie de t'expliquer. J'ai peur, je change, je veux m'ouvrir à d'autres amis, au monde, à la classe. Mais je t'aime quand même. L'entends tu ? Non, Rémi ne l'entend plus. Rémi disparait. Petite âme sensible. Le coeur se broie avec celui de Léo. Si fort, si courageux. Il prend sur lui, gonflé de culpabilité. Rien est comme avant, surtout pas la mère de son ami, ravagée par la douleur. Il faut être fort. Il est fort. Mais c'est un enfant. Lukas Dhont n'en fait pas trop. Son mélo nous fait chavirer. Les courses endiablées dans les champs de fleur, la sensibilité à brule pourpoint, même lorsqu'elle est cachée. Le scénario est écrit avec finesse, les dialogues comme les silences. Un petit bijou.
Close - Le thème de la découverte de l’homosexualité à l’adolescence est très basique et simple mais ici, tout est bien traité. Les enfants jouent juste, le casting est bon, les dialogues naturels. Ça reste pudique. Une réussite ! 3,8/5
Drame bouleversant qui va vous émouvoir. Grand prix du public au festival de Cannes 2022. Filmé principalement à l'extérieur, les images, les couleurs et la lumière sont belles. L'interprétation du jeune acteur Eden Dambrine est exceptionnel.
Lukas Dhont explore avec finesse l'amitié fusionnelle entre Léo et Rémi, deux adolescents dont le lien est mis à l'épreuve par les regards et les jugements extérieurs. La première partie du film dépeint avec justesse cette relation intime, capturant les non-dits et les émotions à travers une mise en scène délicate. Cependant, j'ai été moins convaincu par les temps de parole de Léo qui m'ont semblé surfait. La retenue qu´il éprouve, bien que probablement intentionnelle pour illustrer le repli sur soi, m'a laissé sur ma faim, créant une distance émotionnelle avec le personnage. Close est une œuvre touchante qui aborde des thèmes profonds avec sensibilité, mais qui, à mon sens, aurait gagné à offrir davantage de voix à Léo pour approfondir son cheminement intérieur.
Une amitié très étroite entre deux ados (le film laisse entrevoir une certaine ambiguïté) qui tourne au drame après une fâcherie. Puis une réaction de culpabilité tardive et émouvante. L’ensemble est raconté avec une évidente finesse et beaucoup de sensibilité. Grand prix à Cannes en 2022.
Je viens de tomber par hasard sur ce film. Saisi par la beauté de l’image et la profondeur des sentiments. L’acteur principal crève l’écran. Incroyable de sensibilité.