« Close » de Lukas Dhont est le pendant de « Girl » sorti en 2018 dans lequel Lara, 15 ans, rêve de devenir une danseuse étoile et avec le soutien de son père se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu… mais son corps ne se pliera pas car… « Close » qui a reçu le Grand Prix du Festival de Cannes en 2022 raconte l’amitié très forte entre 2 adolescents de 12-13 ans – Rémi (Gustav De Waele) et Léo (Eden Dambrine) – qui pour ma part frise une possible homosexualité naissante comme dit par une des filles dans la cour du collège. Rémi qui semblait très bien dans sa peau, sa famille et sa musique se suicide apparemment sans raison et sans signes prémonitoires. On suit la réaction de Léo qui pour ma part relève plus d’une analyse d’adultes que d’enfants/adolescents. Il est surprenant de pas voir les parents de ces 2 garçons ne pas en parler entre eux et malgré un groupe de parole à l’école, Léo de se tourner vers la mère de Rémi (Eden Dambrine) pour essayer de comprendre le pourquoi du drame et se déculpabiliser alors qu’il n’a apparemment jamais parlé de sa souffrance à sa propre mère pourtant aimante (Léa Drucker). Curieusement les 2 pères ne sont pas très impliqués dans le questionnement de Léo. Un film en Français, Flamand et Néerlandais qui malgré des scènes un peu répétitives (la cour de l’école, les courses à vélo, les activités horticoles et le hockey sur glace) est fort bien réalisé avec des cadrages serrés et une photo souvent superbe… sans trop de pathos mais qui pour ma part – je me répète – me semble trop « réfléchi » pour l’âge de ces enfants même s’ils ont mûri (?) depuis ma propre adolescence !
Je dois dire que je n'avais pas été ému et ébloui de la sorte depuis MOMMY. Au delà de l'histoire adolescente, il y a aussi une part bouleversante de relation des parents, des grands frères et grandes soeurs à l'enfance. Je ne peux en dire plus mais le film n'est pas une bluette entre deux adolescents qui se cherche, ce film est une ode à la vie dans tout ce qu'elle a de plus tragique et de plus grand. C'est d'un niveau de finesse qui laisse pantois. Je ne laisse jamais de commentaire sur les films mais là, j'avoue qu'il faut absolument l'avoir vu. Un chef d'œuvre de sensibilité.
Un chef d’œuvre. Le nouveau film de Lukas Dhont est à couper le souffler. Léo et Rémy sont amis depuis toujours et très proches. Une amitié intense et bouleversante qui va être percutée de plein fouet à leur entrée au collège. Ils vont alors être confronté au regards des autres, aux normes de la masculinité. Cela va entraîner une fissure dans ce duo aux conséquences terribles. Les acteurs sont géniaux et brillant, la réalisation et les images somptueuses. Un grand film, doux, délicat et en même temps brut et dur.
Malgré un casting impeccable, cette chronique du basculement de l'enfance vers l'adolescence peine à rendre subtile le renversement des sentiments au bénéfice d'un genre un peu (trop) appuyé.
J'aurais aimé être davantage toucher par Close qui traite d'un sujet dur en évitant certaines facilités , qui est superbement filmé et joué mais qui, à mon sens, souffre de faiblesses scénaristiques. L'événement central du film sur lequel se construit le mélodrame est trop soudain tout comme certaines situations qui paraissent peu crédibles vu l'âge des deux adolescents. De plus , dans sa dernière partie, le film abuse des violons alors qu'avec plus d'épure, le film aurait gagné en intensité. Reste de belles scenes pleines de non dits et des passages d'un grand lyrisme formel , notamment les scènes bucoliques. Bref, un joli film mais pas, en ce qui me concerne, un film bouleversant.
Malgré des longueurs, mais le temps du deuil qui passe de la sidération à la reconnaissance d'une certaine culpabilité, est long aussi. Le jeune Léo est époustouflant dominant les autres néanmoins excellents. Un film sensible autour d'un drame affreux.
J’ai adoré le filme très poignant du début jusqu’à la fin ont vie aujourd’hui dans un monde où les gens devraient regarder pour ce rendre compte de ce que les paroles ou les acte ont sur n’importe qui j’ai adoré et je recommande absolument ce film
Film émouvant et sensible sur une histoire d'amitié ambiguë entre deux jeunes garçons. La rentrée et le souhait d'un des deux d'éliminer l'ambiguïté va conduire à un drame.
Est-ce qu'une accumulation de non-dits et de silences (très parlants) sont obligatoirement une marque de subtilité ? Pas toujours, et c'est bien là que pêche Close, en faisant montre d'une apparente pudeur devant le chagrin qui laisse au contraire filtrer une volonté d'accentuer les stigmates de l'émotion.spoiler: La bascule est très nette dans le film, après un début en douceur, censé planter le décor avec l'amitié profonde qui lie deux garçons de 13 ans, deux frères plus que deux amoureux, tout du moins est-ce ainsi qu'ils voient leur relation. Que ceux qui n'ont pas connu de ces complicités à deux durant leurs jeunes années et aussi parfois la "trahison" qui y a mis fin, pour un chagrin immense sur l'instant, jettent la première pierre sur Lukas Dhont, le réalisateur de Girl, dont le nouveau long-métrage était très attendu. Mais force est de constater qu'il manque à Close une vraie fluidité narrative, le réalisateur préférant la répétition de certains motifs (les gamins à vélo, l'école, le hockey ...) à des scènes plus longues qui auraient empêché une certaine part de brume d'envahir un récit qui a aussi le tort d'enfermer ses jeunes héros, et plus particulièrement celui qui souffre, après la bascule évoquée plus haut. spoiler: Le film nous retient alors en otage des sentiments du garçon, de sa culpabilité en premier lieu, se lovant ainsi dans un climat mélodramatique plombant. Cette immersion dans l'apprentissage de la douleur a des visées un peu trop claires et programmatiques pour ne pas donner envie de s'en extraire quand les larmes sont requises avec une telle obstination (et talent aussi, pour être honnête).
Film très émouvant sur l'amitié entre deux garçons d'une dizaine d'années. Film sensible et fin sur cet âge là où le regard des autres commence à avoir son importance, c'est aussi la prise de conscience de son corps et d'une proximité qui peut être trop forte.