3838 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
314 critiques spectateurs
5
74 critiques
4
113 critiques
3
72 critiques
2
39 critiques
1
11 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Eric Megel
1 abonné
5 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 13 mars 2023
Le ton est juste, le sujet est juste, la peur du rejet pour une amitié innocente et le drame. Très bon film, on en sort un peu chamboulé. Un énorme bravo aux deux jeunes et lumineux acteurs. A revoir
Images incroyables, notamment dans les champs avec les deux garçons. Une histoire touchante et prenante, des acteurs merveilleux et une morale à retenir. Les larmes sont au rendez vous.
Les filles s’interrogent sur leur relation , elles insistent , « mais on n’est pas en couple » se défend Léo si proche effectivement de Rémi qu’on imagine les voir s’aimer à l’heure où l’adolescence s’éloigne . Une trop grande proximité, peut-être, depuis toujours, que Léo s’emploie plus ou moins consciemment à gommer, jusqu’au point de non-retour. Rémi n’est plus dans sa vie , on a pas envie de dire qu’il est mort, mais qu’il n’est plus là, c’est l’esprit du film qui ne cherche ni à expliquer, ni à comprendre cette amitié malmenée par des événements incontrôlables. Sans heurt ni tapage, la mise en scène garde ses distances, laisse le silence pesé plus que l’injure ou le verbiage. Cette sobriété dans l’interprétation du fait rend le constat encore plus poignant, émouvant, intrigant. Pour la première fois à l’écran le jeune Eden Dambrine est admirable AVIS BONUS Une rencontre courte mais éclairante avec le réalisateur Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Après le magnifique « Girl », Lukas Dhont nous propose « Close », un long-métrage sur le délicat passage de l’enfance à l’adolescence et dans lequel, deux amis a priori inséparables, vont petit à petit se détacher l’un de l’autre dès leur arrivée au collège. Une fois encore le talentueux réalisateur belge filmera les visages, les regards et même les silences pour rendre compte des réactions du délaissé, ainsi que de celui qui s’éloigne. Un très beau film sur l'amitié et ses conséquences qui, comme son prédécesseur, souffre d’un côté parfois répétitif de certaines scènes (les matchs de hockeys, les déplacements à vélo, les discussions dans la cour de récré…), mais qui, encore une fois, aura révélé un acteur formidable, le jeune et brillant Eden Dambrine qui nous prend littéralement en otage de ses émotions !
Si “Close” a reçu le grand prix du festival de Cannes 2022, c’est qu’il fait profondément penser au modèle de société dans lequel nous restons enfermés, spoiler: où la mort reste un tabou , exempt de communication. Ce que je n’aime pas, c’est qu’il véhicule ce modèle. Les films qui sortent au cinéma incarnent le changement d’une société ; avec “Close”, j’ai l’impression qu’elle stagne dans sa manière d’être et de s’exprimer. Le silence fait partie du deuil, je ne le nie pas, mais il n'apporte rien en soi de laisser ses émotions sous silence et d’en faire une valeur forte dans un film. “Close” part d’une bonne intention, mais je n’aime pas l’approche du film, très timide au niveau de l‘expression des émotions par la parole. Ajouter cette difficulté à s’exprimer, cela renforce le pathos dans un long-métrage, comme on le sait si bien le faire dans le cinéma européen, sans pour autant apporter quelque chose de constructif pour faire avancer la narration. “Close” apporte peu au paysage cinématographique, malgré une belle esthétique et une appréciable technicité. Même si la lumière est recherchée, les cadres et portraits travaillés, les aller-retours incessant entre plan-séquences calme/chuchoté/silencieux, suivi des plans de hockey sur glace/cours de récréation/vie de famille deviennent vite répétitif. D’ailleurs Léo (Eden Dambrine) semble rapidement effacé du groupe scolaire dans lequel il évolut, l’intention première derrière la caméra est de montrer la vie et les doutes de Léo sur son existence, face au trouble de la mort de son ami. Dès lors, seul Léo compte, et tout le reste semble effacé avec des personnages qui ont peu de relief, aussi bien pour les parents de ce dernier que son frère. La cause de la mort est elle-même suggérée, elle parait aussi floue, qu’elle est irréel : spoiler: la souffrance de Remi, (Gustav De Waele) semble bien trop brève pour en arriver à la crédibilité d’un suicide . Malheureusement, ce n’est pas l’expressivité que j’attends du cinéma, j’ai besoin d’un minimum de dialogue pour sentir la construction des personnages et leurs évolutions. spoiler: Le mot “mort” ou “suicide” ne sont d’ailleurs pas énoncé une seule fois dans le film , pour renforcer cette timidité des mots et du deuil. J’ai été touché sur certaines scènes silencieuses, mais malheureusement trop ponctuées avec des scènes de dialogue très terre à terre, qui déçoivent tellement elles n’affrontent pas le sujet de face.
Très déçu par ce film qui ne m'a pas procuré l'émotion attendue. Je reconnais que le casting est super, et que l'esthétique est très travaillée (quel plaisir de voir les beaux champs de fleurs flamands au cinéma !) ; mais que c'est lent ! On a parfois l'impression que le réalisateur est un peintre qui veut figer des émotions (looongs plans sur des larmes ruisselantes... peut être 10x dans le film ?) . Certes le résultat est joli... mais il n'est pas naturel. Dans ce contexte, difficile d'y croire et de ressentir quelque chose à notre tour. Sur le fond maintenant : les sujets traités sont intéressants (évolution des relations interpersonnelles, "harcèlement" scolaire, adolescence, culpabilité...) mais souvent abordés de manière caricaturale (ex : si on est un garçon, la seule manière de s'intégrer dans un groupe à cet âge est d'aimer la violence (qq soit sa forme), de faire du foot, de rejeter sa sensibilité...)
C'est donc un beau tableau dont les traits sont un peu trop gros pour être réalistes
Close met beaucoup de temps à secouer son petit monde avec ses thématiques, son drame et des évènements probants. Le film sonne incroyablement juste mais cela n'en fait pas pour autant une œuvre à caractère cinématographique, avec une histoire plus solide et moins diluée que celle narrée dans les 3 premiers quarts d'heure du film. Cependant,lorsque le film bascule, c'est un véritable coup de poing à l'âme qui nous est infligé. Alors il nous est raconté comment un jeune adolescent affronte la mort d'un proche, s'interroge, se sent coupable. Pourtant le scénario reste à l'écart du sujet, oublie d'aller au fond des choses, restant presque trop pudique. Ou se perdant en tergiversations tout particulièrement frustrantes, avant de crever l'abcès in extremis. Le film résonne pour qui a déjà perdu, si jeune, un ami, simplement, humainement et frontalement. Mais il n'offre aucune "réponse"...
Grand prix du Festival de Cannes, Close bouleverse par son portrait tendre et poétique de l'enfance, celui tragique de l'adolescence et par son esthétique très belle, aux allures de tableaux impressionnistes.
Avec beaucoup de justesse et de bienveillance, Lukas Dhont filme l'enfance : ses jeux, son imaginaire, sa joie, ses amitiés pures. Et puis l'arrivée au collège et le passage dans un monde souvent impitoyable, surtout lorsque l'on ne sent pas tout à fait comme les autres. Dans un équilibre maitrisé entre tendresse et brutalité, les premiers bouleversements; ceux qui marquent à jamais; et grands drames sont filmés avec une vibrante humanité. Non sans rappeler L'Incompris de Luigi Comencini, ce film montre les tourments d'un adolescent en perpétuel mouvement, étouffant ces émotions pour ne pas les affronter, rongé par la culpabilité. La fêlure arrive, les larmes finissent par couler et la lumière émerge de cette enfance brisée. Ce film plein d'émotion, mélodrame assumé, est porté par un casting lumineux et habité. Les deux jeunes acteurs sont époustouflants de vérité.
Enfin, il bénéficie d'une esthétique absolument sublime : une des scènes m'a particulièrement marquée. On y voit l'un des jeune protagoniste courant dans un champ de fleurs aux couleurs vives. Il s'arrête. Se retourne un instant; fixe la caméra de son regard translucide; puis reprends sa course en avant, dans un paysage baigné de lumière. C'est si beau...
Un très très beau film, qui commence avec une alchimie incroyable entre ces deux jeunes acteurs qui jouent extrêmement bien d'ailleurs. Les plans dans les fleurs sont sublimes, on ne les reverras qu'a la fin du film. Le scénario prend la décision de rester très flou sur l'événement tragique qui vient bouleversé leur relation. La caméra reste des fois seulement sur une personne, principalement Léo, alors que d'autres personnes parlent. Le film est très contemplatif et prend son temps pour nous montrer les émotions des personnages. Une histoire très touchante et bien filmée. Le dernier plan dans les fleurs avec le regard presque caméra.
Quelle lenteur pour un sujet si intéressant. L’excès de drama tue le drama. Beaucoup de lourdeur et de plans séquences qui n’apportent rien au film. C’est dommage. Certes bien filmé mais l’histoire du film aurait pu être touchante avec un poil moins d’excès du côté dramatique.
Ce films est le plus triste des films que j'ai pus regarder je me retenait de pleurer pendant toute la durée du films films génial dommage que un des garçon ce soit suicidé
J'ai bien aimé le film durant son visionnage mais je l'ai vraiment apprécié en sortant de la salle et en y repensant longtemps après. Ce film m'a vraiment marqué par son élégance et la façon dont la douleur de chaque personnage nous est livrée de manière très brute sans artifices. Le style m'a fait penser au film Jusqu'à la garde que j'ai également adoré.
Close décrit d'abord une puissante amitié adolescente puis, l'absence et la culpabilité. Néanmoins, les aspects du récit (dont le drame principal) ne sont pas suffisamment approfondis. Beaucoup de lenteurs, de lourdeurs, de non-dits et ce drame ne va pas au bout de ses prétendues intentions. Finalement, le film devient banal, même l'émotion est vérouillee!