Plus qu’un film historique, "Le jeu de la Reine" va davantage se définir comme un thriller à suspense sur la masculinité toxique. En effet, la Reine Catherine étant aux prises avec un Roi imprévisible, inquiétant, violent et dégoûtant (sorte de Barbe-Bleue brillamment interprété par un Jude Law méconnaissable), elle est sans cesse sur la corde raide, ce qui rend le récit tendu et prenant.
Magnifique film avec Jude Law et Alicia Vikander impeccables et très justes dans leurs rôles. Belle photographie, belle reconstitution d'époque, superbes costumes. J'ai trouvé ce film bien réalisé, captivant et dépaysant, je n'ai pas vu le temps passer.
Après le superbe La Vie invisible d’ Eugénie Gusmão en 2019, on avait perdu de vue le réalisateur Karim Aïnouz. Il nous présente maintenant un film historique des plus classiques, en costumes et avec vieux châteaux et calvalcades. En prenant cette fois comme sujet le diabolique Henry VIII, roi d’Angleterre au 16ème siècle, époux de six femmes et dont il coupera la tête à quelques unes pour des motifs divers, il se lance un défi d’une autre grandeur. Pour le spectateur français, un petit détour préalable dans Wikipedia ne sera pas inutile pour ne pas se perdre entre les différents protagonistes et essayer de comprendre l’évolution de la religion ou la nature des alliances, autrement que par de fines allusions… Rien de très original dans le traitement cinématographique. Cela ressemble fort à une commande de producteurs ayant entendu parler des Rois Maudits. Jude Law s’en tire lui, plutôt bien dans un rôle d’assassin lubrique.
Intérêt historique certain même si je ne suis pas sûre que quelques libertés soient prises... l'ambiance est bien transcrite avec de très beaux costumes et très beaux décors. Jude Law est magistral en Henri VIII . Par contre, ce film fait très documentaire, il manque un soupçon de quelque chose pour qu'on s'attache aux personnages.
Intéressant mais il met très longtemps à démarrer on a du mal à rentrer dans le film, et c’est qu’à la moitié où ça devient intéressant. Le reste est assez lent et même pas très intéressant. Et à la moitié de film on se prend dans l’histoire de cette reine survivante aux colères du roi. Les acteurs sont plutôt tous bons, et on aime revivre cette époque, difficile et horrible par moment. À noter que 99 % du film est tourné dans le château.
Dans ce nouveau film de Karim Aïnouz, présenté au dernier Festival de Cannes, Alicia Vikander joue Catherine Paar, la 6ème épouse d'Henri VIII, Roi plus connu sous le nom de Barbe Bleue et pour avoir répudié ou fait exécuter les précédentes, au gré de ses humeurs et caprices.
À part quelques plans extérieurs, tout le film est tourné dans un seul et même château, filmé à la bougie dans une ambiance clair-obscure assez inquiétante, et centré sur les tentatives de résistance de cette femme pour survivre et s'émanciper de ce monstre.
De manière assez intéressante, cette mise en scène assez brute et resserrée sur les personnages, refuse le faste, l'esthétisation et le grandiloquent que l'on a l'habitude de voir dans les reconstitutions historiques.
D'ailleurs, le film n'est historique que d'apparence tant il s'empare de questions contemporaines comme le féminisme, la domination masculine et la violence faite aux femmes. De la même façon, le personnage de la Reine est caractérisé avec beaucoup de modernité. Courageuse, indépendante et rebelle, sa grande conscience des questions liées au patriarcat peut surprendre et c'est sans doute là la plus grande originalité du film (mais aussi sa limite pour certains) : se servir de l'Histoire et se permettre de quelque peu la réinventer pour servir un propos.
Jude Law est méconnaissable en Roi déclinant et purulent. Il impressionne dans ce personnage ogresque gagné par la gangrène tantôt terrifiant, tantôt vulnérable, et, alors que ce n'était peut-être pas l'intention initiale du film, il fascine tellement qu'il va même jusqu'à quelque peu voler la vedette au personnage féminin, auquel le film rend tout de même un bel hommage et consacre un beau final.
Passionnant!!!! Jude Law est méconnaissable dans ce rôle de composition…le roi d’Angleterre Henri VIII..le roi aux 6 femmes….un roi obèse , presque invalide , malade et colérique….les dernières années de sa vie avec sa dernière et sixième femme Catherine Parr …..habituellement on s’intéresse plus à ses deux premières épouses , période du schisme avec l’église de Rome . C’est très intéressant de découvrir cette femme moderne dans ce 16eme siècle ….
Henry VIII et ses femmes...un champs inépuisable de séries et de films. Le Jeu de la Reine s'intéresse à la dernière épouse du souverain. Une des rares qui ait pu sauver sa tête ! Si l'interprétation du film est remarquable, dominée par un Jude Law époustouflant, la réalisation n'est pas à la hauteur et manque de moyens pour atteindre son ambition. Le tout reste toutefois agréable, mais oubliable.
De Karim Aïnouz (2024). un film édifiant et bien mené sur l'histoire de la sixième et dernière femme du roi Henri VIII . Certainement le roi le plus despotique et le plus violent qu'ai connu l'Angleterre. Magnifiquement interpretté notamment par Alicia Vikander qui campe avec justesse et force Catherine Parr et Jude Law dans le rôle de Henri VIII. La reconstitution historique autant dans les décors, les costumes que dans les lieux géographiques est assez juste. Jusqu'à bien retranscrire à l'écran, ce qui devait être une ambiance olfactive pestilentielle liée à la gangrène du roi . Reste bien sûr , une interprétation historique de la fin d'Henri VIII qui peut poser question ? Mais au delà de cette interrogation, l'ambiance délétère , de soupçon, de manigances autour du pouvoir est très bien rendue. Le film révèle aussi tout ce qui tourne autour du patriarcat et de la domination de l'homme encore plus à cette époque.
Un film lent, sombre et sobre. La musique, la photo, les décors et le jeu des acteurs sont exceptionnels. Malgré quelques approximations historiques, on découvre le courage et la volonté de Catherine Parr, sixième et dernière épouse d’Henry VIII, roi cruel, manipulateur, alcoolique et souffrant joué magnifiquement et parfaitement par un Jude Law presque méconnaissable. À voir
jeu d'acteurs impeccables pour les 2 principaux protagonistes. l'époque, la place de la femme et de la religion sont aussi très bien rendues et on découvre cette poétesse engagée, que j'ignorai complétement avant ce film. la folie, la perversité de Henri VIII est présente mais sans que cela soit trop présent
Le Jeu de la reine fait suite à toute une série de films d'époque à la photographie et la réalisation léchées, et qui se regardent donc avec un certain plaisir. Il intrigue d'abord, malgré un certain manque de rythme et des difficultés à se trouver un sujet. Puis Jude Law arrive, aussi épatant que terrifiant en Henri VIII. Le problème, c'est qu'il finit par éclipser tout le reste du casting - bien terne en comparaison - et par écraser un film qui finit donc par se perdre en saynètes discontinues. Les dernières scènes du film - inventions anhistoriques grotesques - apparaissent ainsi comme l'aveu le plus évident des scénaristes de ne pas savoir comment remettre le personnage de Catherine Parr au centre du récit. C'est très mal amené, et cela aboutit à une conclusion d'un chauvinisme ridicule sur l'anglicanisme imaginé par Elizabeth, peut-être pire encore que celui visible dans le film de Shekhar Kapur avec Cate Blanchett dans le rôle de la reine vierge.
Un film magistral, moderne à la réalisation soignée sur un sujet inédit. Je m'attendais à un énième film historique un peu pesant et sans surprise mais rien de tout cela ! Tout est brillant : du scénario qui parvient à nous accrocher dès le début et à maintenir le suspense tout en multipliant les scènes intimistes tendues en passant par des costumes magnifiques, une photographie privilégiant le clair-obscur et une interprétation hors pair de la part de Jude Law en tyran domestique méconnaissable bien plus proche de la réalité que le Henry VIII de la série "Les Tudors" ainsi que d'Alicia Vikander au jeu subtil et tout en retenue. Un grand film !
Je connais surtout l'acteur Jude Law et sait qu'il n'aurait pas joué dans un navet. Une fois encore je sors de la séance ravie par : le scénario - le jeu des acteurs - les décors... l'histoire est assez terrible et décrit bien l'obscurantisme religieux de l'époque. Le film donne aussi envie d'en savoir un peu plus sur ce roi et sa dernière épouse...
Photo et costumes superbes, excellents acteurs au service d'une fresque historique retraçant la relation tumultueuse entre un roi Henri VIII, ravagé par l'obésité et les ulcères, et sa 7ème et dernière femme, imprégnée par la Réforme protestante et donc soupçonnée d'hérésie . Pas de grandes scènes spectaculaires dans cette reconstitution mais un quasi huis-clos, composé de plans rapprochés le plus souvent. On se laisse vite prendre par cette atmosphère dramatique étouffante et par les infortunes de cette pauvre Catherine Parr, en proie à un époux tyrannique et délirant, manipulé par les autorités anglicanes.