Le Jeu de la reine
Note moyenne
3,6
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147 critiques spectateurs

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m_queen
m_queen

251 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2024
Intérêt historique certain même si je ne suis pas sûre que quelques libertés soient prises... l'ambiance est bien transcrite avec de très beaux costumes et très beaux décors. Jude Law est magistral en Henri VIII . Par contre, ce film fait très documentaire,  il manque un soupçon de quelque chose pour qu'on s'attache aux personnages. 
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2024
Catherine Parr (Alicia Vikander) est la sixième et dernière épouse du roi Henry VIII (Jude Law). Obèse, affligé par la goutte, le roi quinquagénaire est au crépuscule de sa vie. De furieuses colères l’emportent qui le conduisent à des décisions insensées qui tétanisent son entourage. Une guerre d’influence se joue en coulisses autour de sa succession, imminente, qui pourrait échoir à Edouard, le fils qu’il a eu avec Jane Seymour, ou bien à Marie, son aînée, fille de sa première épouse Catherine d’Aragon, dont l’accession au trône signifierait le retour de la Couronne au catholicisme, ou encore à Elizabeth, la fille d’Anne Boleyn, exécutée trois ans après sa naissance.

Si l’on connaît un peu l’histoire d’Angleterre, ou la célèbre comptine « Divorce, Beheaded, Died…. », on connaît par avance le destin de Catherine Parr. Son personnage a été éclipsé par ceux plus tragiques de Catherine d’Aragon ou d’Anne Boleyn, et la fin du règne d’Henry VIII est moins documentée que la naissance de l’anglicanisme. C’est pourtant sur elle que le réalisateur brésilien Karim Aïnouz ("La Vie invisible d’Eurídice Gusmão") décide de braquer les feux en adaptant l’épaisse biographie d’Elizabeth Fremantle.

L’interprétation de Jude Law, méconnaissable, est impressionnante. Le visage mangé par sa barbe, le corps déformé par la maladie, c’est un ogre malfaisant, imprévisible et tyrannique. Alicia Vikander a du mal à exister face à un tel monstre. Son rôle, ingrat, la réduit à la passivité.

Si "Le Jeu de la reine" est un film historique en costumes, il ne sort jamais du château où le roi et la Cour se sont réfugiés pour échapper à une épidémie de peste (l’épisode est apocryphe, l’épidémie de peste qui força Henry VIII à quitter Londres eut lieu vingt ans plus tôt et le roi mourut dans son palais de Whitehall au centre de la capitale anglaise). Accusée de soutenir les radicaux, Catherine Parr est prisonnière de ces murs, avec ses demoiselles de compagnie et les trois enfants du roi qu’elle a pris sous sa protection.

"Le Jeu de la reine" est un film très maîtrisé. On serait bien mesquin de lui reprocher les libertés qu’il prend avec l’Histoire, s’agissant notamment des circonstances de la mort du roi. En compétition à Cannes l’an dernier, il n’a pas soulevé l’enthousiasme et n’a décroché aucune récompense. Sa froideur, son austérité sont les causes de cette désaffection.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2024
De Karim Aïnouz, réalisateur brésilien d'origine algérienne, on gardait le souvenir de "La Vie invisible d'Eurídice Gusmão", film résolument féministe présenté en 2019 dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes. Un film non dénué de qualités mais souffrant de quelques longueurs et d’une mise en scène un peu trop paresseuse. Cette fois ci, avec "Le jeu de la reine", c'est dans la compétition officielle de Cannes 2023 qu'on a retrouvé Karim Aïnouz. Il s'agit cette fois ci d'une fresque historique qui convoque le fameux roi d'Angleterre Henri VIII et Catherine Parr qui fut sa 6ème épouse, la 3ème ayant Catherine comme prénom. A noter que les 5 précédentes avaient été répudiées ou exécutées ! Dans ce film, il est beaucoup question de religions, avec Henri VIII, à l'origine de la religion anglicane, et Catherine, très proche de la réforme. La distribution est excellente, avec, en particulier, Alicia Vikander et un Jude Law méconnaissable. Sinon, on retrouve un peu les mêmes défauts et les mêmes qualités que dans "La Vie invisible d'Eurídice Gusmão" : d'un côté, une mise en scène peu inventive et paresseuse, de l'autre, une très belle photographie due, à nouveau, à la française Hélène Louvart, une Directrice de la photographie de très grand talent et que les réalisateurs du monde entier s'arrachent.
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2024
La mise en scène est particulièrement bien soutenue par une photographie d’une qualité exceptionnelle et un niveau d’interprétation des actrices et des acteurs juste magnifique. Le jeu d’Alicia Vikander pour Catherine Parr - dernière épouse d’Henri VIII roi qui fut parmi les plus cruels et les plus notoires du royaume d’Angleterre - est impressionnant de délicatesse et de force. Mais ce qui m’a aussi beaucoup impressionné est l’énigmatique, magnifique et puissant regard de la princesse Elisabeth (jouée par Junia Rees). La mise en scène de son personnage est particulièrement originale et brillante de la part du réalisateur quand on sait à quel point par la suite cette femme deviendra puissante et redoutée. Pourtant, ici, elle ne prononce que quelques infimes paroles…
Le film rassemble de très nombreux grands moments de cinéma : chapeau bas!
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2024
Qu'est-ce qui a motivé la décision du cinéaste brésilien Karim Aïnouz, au faîte de son talent avec le splendide La Vie invisible d'Eurídice Gusmão, pour tourner Le jeu de la reine, a priori bien loin de son univers, avec une première incursion en langue anglaise ? Le sujet, sans doute, avec l'évocation de la vie de Catherine Parr, la sixième et dernière épouse de Henri VIII. Il est vrai que le personnage est intéressant, rebelle et intelligent, une véritable joueuse d'échecs, dans une Angleterre soumise à de graves désordres, à commencer par une grande crise religieuse dans laquelle la reine avance ses pions, avec une subtilité indéniable. Au-delà des résonances avec notre époque et son caractère féministe affirmé, Le jeu de la reine recherche l'authenticité et le naturalisme dans le portrait de la cour d'Angleterre et de ses intrigues, avec une certaine élégance de trait. Il manque toutefois un peu de flamme, on n'ose dire de flamboyance, pour que le long-métrage sorte du cadre académique du film à costumes qui le rend parfois ennuyeux. Alicia Vikander fait toutefois preuve d'une belle présence dans le rôle central tandis que Jude Law, parfaitement méconnaissable, a davantage de mal à personnifier cet ogre de Henri VIII, au crépuscule de son existence, malade, atrabilaire et inconstant, autrement que d'une manière plutôt convenue.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2024
Le Jeu de la Reine est un honnête drame historique qui revient sur la vie du Roi Henri VIII et surtout de sa 6ieme épouse Catherine Parr ( les 5 autres ayant été assassinées).
On voit bien dans le projet du réalisateur l’envie de proposer un nouvel éclairage à l’aune des combats féministes post Metoo.
Jude Law et Alicia Vikander apportent tout leur talent à cette démonstration mais n’ont pas réussi à me sublimer.
La faute peut être à une photographie que j’ai trouvé malhabile et même parfois floue et à un trop plein de films déjà réalisés sur la période pré Elisabetaine.
Pas un mauvais film mais pas non plus une œuvre fulgurante
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2024
Dans ce film aux moyens techniques importants, la mise en scène est somptueuse avec de beaux décors et costumes. Ce film reconstitue bien la cour d’Angleterre au 16ème siécle. Même si la réalité historique n’est pas parfaitement respectée, on ne boude pas notre plaisir dans cette belle fresque historique avec une composition très réussie de Jude LAW, dans le rôle d’Henri VIII .

Bernard CORIC
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2023
Le roi Henri VIII est un sombre personnage. Manipulateur, menteur, cruel avec ses compagnes. Mais l’une d’elle va résister. Elle va alors naviguer habilement avec ses opposants pour déjouer ce roi tout puissant. C’est somptueux, fort et résolument féministe. Ce film raconte une femme forte, déterminée, courageuse. Certaines scènes sont puissante et magnifiques. Décors, costumes et musiques sont absolument sublimes.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2023
Firebrand adapte librement la vie de Catherine Parr, dernière épouse du bourreau et assassin de femmes Henri VIII, se plaçant du point de vue de la Dame. Aussi, difficile de ne pas rapidement prendre parti pour la femme, la mère, l'épouse, qui joue sur tous les tableaux, et perd bien souvent face à la cruauté de son mari et face à un patriarcat où elle n'est rien. Dans ce rôle, Alicia Vikander est assez à l'aise, mais celui qui tire la couverture à lui, c'est bien Jude Law, en immonde souverain imbu de lui-même, repoussant et aux manières de rustre, dont la jambe blessée est un motif de colères et d'emportements bien pratique pour se passer les nerfs sur Madame... Vraiment, Jude Law excelle à nous faire haïr viscéralement son personnage (on égratigne souvent l'accoudoir pour ne pas réagir), et on ne boudera pas alors la fin exagérée que Firebrand lui réserve, car elle constitue pour nous, qui avons partagé la souffrance de Catherine, un exutoire émotionnel. On aurait en effet regretté de voir la véritable fin du Roi, spoiler: décédé de maladie (laquelle, on ne sait pas vraiment, entre son diabète, son infection de la jambe, un soupçon de scorbut et tuberculose... Choisissez.), sans que la Reine n'y soit pour rien
, une idée qui nous démange alors est celle de ce final qui se permet de réparer cette injustice. Même si Firebrand s'éloigne de la véracité historique (on ne lui demande pas d'être un documentaire, autrement Arte en regorge), il reste cohérent avec sa volonté de divertir, misant beaucoup (et il a raison) sur les intrigues progressistes que soutenait Catherine, ses tourments atroces (décès de proches, fausse-couche, viols, violences conjugales, insultes, menace d'exécution...), et sa fin jouissive (même si fictive). Pour l'anecdote, on a repensé à cet épisode spécial des Simpson qui narrait la vie d'Henri VIII et de sa première épouse...en inventant exactement la même fin (Firebrand : la prédiction 2023 des Simpson). Effectivement, à voir le traitement féministe "sans excès" (on voit tout de son point de vue, on assiste à ses tourments de femme, mais sans étendard, sans que cela ne nuise au scénario), et Jude Law transcendé pour créer ce Monstre ignoble, on admire la performance, on ne peut s'empêcher de terminer l'accoudoir lors du final. Jude Law is on fire.
Korbô D.
Korbô D.

16 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2025
Excellent film d'époque. Bien écrit, superbement interprété et joliment mis-en-scène.
Pas un chef d'oeuvre mais un excellent moment. On retiendra Alicia Wikander solide comme un roc face à un Jude Law démoniaque et parfait en obèse aviné et misogyne, rotant et menaçant sa femme de la tuer.
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2023
Firebrand a beau être un drame historique plutôt classique dans sa trame (on y suit donc Catherine Parr, 6e épouse d'Henry VIII, qui tente de naviguer dans cette monarchie masculiniste et violente), mais il faut avouer que Karim Aïnouz emballe ce simili-Game of Thrones avec un soin assez admirable.


Déjà, visuellement, c'est un des plus beaux films que j'ai vu récemment, avec une photographie léchée signée Hélène Louvart qui donne un aspect pictural marqué (dans un style assez évocateur de Vittorio Storare). Bref c'est parfois assez sidérant (ces rouges qui ressortent, et la lumière naturelle employée en extérieur), doublé d'une mise en scène sobre mais carrée, captant les décors et les costumes comme il faut, ainsi qu'un duo Alicia Vikander-Jude Law assez admirable.


La première amène de la fragilité, de la grâce et un caractère pro-actif à Catherine Parr, tandis que le second livre une de ses meilleures perfs. Un Jude Law dépeint comme ogre vile (beau travail des prothésistes pour le rendre gras et dégoutant), qui tourne peut-être à la répétition mais qui demeure une des grosses forces du film.


Mon avis est qu'après avoir vu des séries comme GoT, Rome ou des films comme La Chair et le Sang etc, ce Firebrand est peut-être un peu sage en comparaison, et n'apporte finalement pas énormément.


Reste une fabrication de belle tenue, des très bons acteurs, et un beau score là aussi bein évocateur de ce qu'a fait Djawadi
Kerguenmichel
Kerguenmichel

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2023
Excellent film vu à Cannes
Cheminement angoissant de la reine Catherine Parr dernière épouse d'Henri VIII
Magnifiques photos qui méritent une Palme.
Jeux d'acteurs dans le juste tin, Jules Law est remarquable. À voir c'est ça le cinéma 
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