N'en déplaise aux fans du duo Gérard et Fanny, j'ai trouvé ce film assez ennuyeux, limite insipide. Que ceux qui ont lu le livre, me rassurent : Simenon a écrit mieux que ça ? Depardieu ou Maugin ? Homme désabusé Acteur vieillissant. Un hommage à Depardieu, comme un testament ? Surjeu volontaire, l'amalgame théâtre et cinéma renforce cette impression. Certaines scènes manquent de naturelles , elles ne paraissent exister que pour permettre à Depardieu de jouer Depardieu et à Ardant de jouer Ardant. Et pourtant je les aime bien ces deux là mais dans cette histoire ils ne me touchent pas. J'ai beaucoup plus cru à Depardieu/Maigret du même Simenon. Poolevorde sort son épingle du jeu et offre un peu de spontanéité et d'authenticité. Maria est un personnage caricatural, sans nuance, Anouk Grimbert valait mieux que ça. Stefi dans le rôle d'Alice est ennuyeuse, sa candeur excessive est ridicule, juste un joli minois dans les séries TV, oui ! mais ici ça ne suffit plus. Les seconds rôles sont en fait, assez fades, peu creusés, des faires valoirs surtout. Pas vraiment d' histoire ... une finale inévitable, prévisible. Que se passe-t-il en fait entre la consultation médicale du début et celle de la fin ?
Franchement : une déception que ce film, pourtant les acteurs sont à la hauteur mais le temps passe avec inégalité, les longueurs sont présentes, je ne le reverrai pas c'est certain.
Gerard Depardieu est touchant dans ce film dans lequel il incarne un grand comédien, vieux, seul, alcoolique, enfermé dans un quotidien lassant. Son jeu d'acteur relève le niveau du film qui semble faire souffler un brin de légèreté sur cette situation de fait attristante. Des beaux plans mais pas de véritable profondeur à ce film, un certain manque de poésie.
Il est étonnant que ce film soit adapté du roman éponyme (1950) de Georges SIMENON (1903-1989) car il manque de noirceur. Il faut y voir l’influence du scénariste Jean-Loup DABADIE (1938-2020) dont c’est la dernière écriture. C’était sa 4e collaboration avec Jean Becker ; il avait été, aussi, le complice de Claude Sautet (1924-2000) dans 6 films. Il s’est librement inspiré du roman en transposant l’action dans les années 1970’ avec une ambiance digne d’Anton Tchekhov (1860-1904). Le réalisateur explore la solitude et la vieillesse d’un homme à travers le personnage de Jules Maugin (Gérard DEPARDIEU), originaire du marais vendéen, comédien [« L’illusionniste » (1917) de Sacha Guitry (1885-1957)] et acteur [« La mouette » (1896) de Tchekhov dans une version filmée et même dans une publicité pour une bière sans alcool !] au sommet de la gloire (il est client assidu du restaurant « Le bœuf sur le toit », haut lieu de rendez-vous des artistes de l’entre-deux-guerres), égocentrique, au cœur fatigué (celui d’un homme de 75 ans alors qu’il en a 10 de moins) et las de sa vie [spoiler: la seule femme qu’il aime, Jeanne Swann (Fanny ARDANT), comédienne jouant avec lui, va se marier ] qu’il essaye d’embellir ou de donner un sens, en faisant du bien autour de lui. Le film est avant tout une ambiance [la chanson de Serge Reggiani (1922-2004), « Il suffirait de presque rien » (1968) remplace tout dialogue entre Maugin et Alice au petit-déjeuner] qui doit au talent des acteurs et actrices et à lanreconstitution d’une époque grâce, notamment, à la photographie d’Yves ANGELO qui a aussi travaillé sur « Maigret » (2022) de Patrice Lecomte avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre, qui a collaboré 6 fois avec Alain Corneau et qui a obtenu 3 Césars pour « Nocturne indien » (1990) et « Tous les matins du monde « (1992) d’Alain Corneau, et pour « Germinal » (1994) de Claude Berri. On peut y voir aussi, comme dans un miroir, le portrait de Jean Becker (né en 1933) et de Gérard Depardieu (né en 1948) [cf. la chanson « La petite cantate » (1965) de Barbara (1930-1997) que murmure Gérard Depardieu à Baba et qu’il a déjà interprétée en 2016 dans un album rendant hommage à la chanteuse.
Excellent acteur,ses émotions, son charisme, m ont plu Par contre scénario un peu long à mon goût, mais qui n aime pas cet acteur, qui joue vrai, parfaitement, ah ne plaît pas à tous, mais il joue super bien...
Depardieu! Excellent! Et les seconds rôles biens, ils ne se font pas effacés. Film lent, mais on se laisse porté par le jeu d'acteur, beaucoup apprécié.
Adaptation réussie du roman de Georges Simenon " les volets verts" conte les derniers mois de la vie d'un acteur célèbre à la santé chancelante.
Jean Becker, fils de Jacques Becker, dans une mise en scène classique, certes sans fioriture mais soutenue par une distribution de premier ordre dont émerge G.Depardieu ( Fanny Ardant et Benoit Poolvoerde produisent chacun une prestation pleine de charme) parvient à émouvoir et combler les amateurs de cinéma intimiste.
Éreinté de manière inappropriée par une grande partie de la critique, mais soutenu avec justesse par le masque et la plume, voilà un film sensible, touchant pétri de qualités qui m'a franchement bluffé.
Au plan de l'interprétation " les volets verts" fait carrerement office de masterclass et montre ce que le cinéma français contemporain peut proposer de mieux.
Merveilleux film avec un merveilleux Gérard Depardieu, qu'il faut absolument aimer , il est de tous les plans. Les dialogues sont savoureux, Fanny Ardant lumineuse, comme toujours, Benoit Poelvoorde, touchant et juste. Les rôles secondaires sont imparfaits, de mon point de vue, même Stéfie Celma, belle, oui, mais sans âme, et c'est le seul bémol de ce film qui est un plaisir pur de bout en bout. Les images de Paris la nuit sont magnifiques, d'ailleurs toute l'image du film est extraordinaire. Beaucoup aimé et envie de le revoir déjà!
Ne suivez pas les critiques qui ont démoli ce film, on passe un excellent moment. Je l'ai adoré. GD est formidable dans ce rôle de vieil acteur bourru, grincheux (et alccolique), sur le retour, qui sent sa fin approcher, Poelvoorde, parfait dans son rôle de vieux copain toujours là quand il faut, Stéfi Celma et sa fille Baba, adorables, qui apportent au film spontanéité et fraîcheur. Fanny Ardant, bien, mais elle a un rôle en dessous de ce qu'on attend et sert un peu de faire-valoir au grand Gérard. Merci M. Becker et au "cinéma de papa" quoiqu'en disent les critiques.
Je m'attendais a du classique ronronnant mais du bon cinéma. Hélas, quel ennui. Et la relation entre Stefi Celma et Depardieu est désolante nous n'y croyons absolument pas, eux. on plus d'ailleurs tellement ça n'est pas incarné. Poelvoord sauve un peu la mise.