1221 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
182 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
37 critiques
3
48 critiques
2
38 critiques
1
19 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cysav78
6 abonnés
528 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 mars 2025
Les Volets Verts est un film qui peut diviser. Certains apprécieront la lenteur et la profondeur de sa narration, tandis que d’autres pourraient le trouver trop hermétique ou trop cryptique. Il n’en reste pas moins une œuvre intéressante pour ceux qui aiment les films introspectifs qui abordent les relations humaines avec subtilité et sensibilité.
les réalisations de Jean Becker viennent cueillir nos émotions bien cachées. quoiqu'on dise de l'homme, Gérard Depardieu est et restera un immense acteur. Une grande histoire d'amour perdu et inconsolable. l'homme blessé se raccroche avec bonheur à cette adorable petite.
Il est peu surprenant qu’à 90 ans, Jean Becker se questionne sur la fin de vie et sur la notion de transmission. Ce récit, sur le crépuscule d’une idole, est un écho évident à la carrière de Gérard Depardieu. Formellement, c’est plan-plan et rance et ça sent la naphtaline. Un film de vieux pour les vieux.
Si « un film, c’est avant tout un documentaire sur les acteurs », adage bien connu qu’a repris à son compte, entre autres, le réalisateur Emad Aleebrahim Dehkordi au micro de France Culture, Les Volets verts en constitue peut-être la quintessence, tant il se donne à voir comme le bilan de santé physique, médiatique et culturel de Gérard Depardieu qu’avait récemment ausculté Patrice Leconte dans son Maigret (2022). Le comédien s’y dévoile sans concessions, dans des excès qu’il n’excuse jamais mais qui témoignent d’un sentiment de lassitude existentielle ; l’absence occupe une place essentielle, celle de la femme aimée dont le cœur est pris ailleurs, celle d’une génération marquée par l’insouciance qu’ont remplacée les turpitudes d’un présent difficilement habitable, sinon dans les incessants déplacements en voiture. Absence comblée le temps des diverses représentations artistiques. Il n’est pas anodin que le personnage de Jules Maugin manque de succomber à unespoiler: crise cardiaque en écoutant le concerto pour clarinettes de Mozart, qu’il déclare son amour à Alice par le biais d’une chanson de Serge Reggiani, « Il suffirait de presque rien », qu’il courtise encore et encore Jeanne Swann au théâtre, quelles que soient les pièces interprétées… L’art est un biais pour vivre avec les autres, dire l’amour et oublier un peu sa condition, biais qui conduit à un dérèglement de tous les sens, éloignant toujours plus d’une réalité décevante, en témoigne la chute libre de Maria, la maquilleuse personnelle de Jules Maugin qui maquille littéralement les apparences pour ne laisser transparaître au travail qu’une vive énergie, avant de venir demander de l’aide à domicile. Il n’y a de plaisir et de vie que dans la représentation, dans le rôle que l’on se crée au contact d’autres rôles, qui exigent lucidité et maîtrise de soi, et qui se saisit d’œuvres comme autant de supports offerts à une appropriation et à un partage : la belle séquence au restaurant orchestre le passage de la réalité terne – « on n’a plus de blanquette de veau » – à la fiction pimpante, lorsque Depardieu déclame par cœur les différents plats proposés sur la carte. Le choix des années 70 transpose les comédiens d’aujourd’hui dans une époque d’autrefois pour, à juste titre, rendre possible ce dialogue et les engager dans le processus de représentation : ils marquent tous l’écran par leur élégance et par leur résistance au temps, chacun s’étant construit un univers sous forme d’échappatoire qu’incarne la villa aux volets verts. La facture classique du long métrage, fidèle au cinéma de Jean Becker, offre une force tranquille cohérente. Un beau film.
Un film magnifique, merci Monsieur Depardieu! À jamais dans ma mémoire... Et bravo à mon compatriote Benoit Poolvorde, bravo à son talent trop sous-estimé...
Un film typique du cinéma de becker c''st parfois long mais les personnages sont creusés et ne sont ni tout blanc ni tout noir et pourtant on s'attache à eux maigres leur défaut. Depardieu incarne bien cet acteur malade et en fin de carrière
Magnifique interprétation de Gérard Depardieu, on a l'impression qu'il joue son propre rôle avec sa gouaille habituelle. Jm'ai beaucoup aimé le come-back dans les années 1970, beaucoup de souvenirs... Film riche en émotions mais sans pleurnicherie.
1/ L'histoire simple d'un acteur de théâtre et cinéma connu et reconnu. Ses déboires sentimentaux et son addiction à l'alcool et à la nourriture. L'histoire du livre de Georges Simenon avec une adaptation de Jean Loup Dabadie ( la dernière ...) et une mise en scène de Jean Becker. Tous les ingrédients qu'ils faut pour faire un bon voir très bon film. 2/ L'action se situe dans les années 70, un Gerard Depardieu au Top, qui joue comme seul Depardieu pouvait le faire ( c'est un peu beaucoup son histoire ). 3/ Fanny Ardant, formidable, belle, et envoutante. Stefi Celma, belle, sensuelle, qui joue son rôle à la perfection. Benoit Poevoorde, et Fred Testot, parfait dans le rôle d'amis et chauffeur. 4/ Un beau, un bon , un film a voir et a revoir signé par Jean Becker. Vous avez aimé Becker dans les enfants du marais, Dialogue avec mon jardinier , la tête en friche, Bon rétablissement, alors vous aimerez ce film.
On pourrait presque croire que ce film nous montre les derniers moments de vie de Gérard Depardieu , portrait intimiste, ou se mêle tristesse , amitié ....
Une belle direction d'acteurs de Jean Becker. Même s'il manque un peu de matière, le scénario dramatique nous propose une histoire émouvante, magnifiquement interprété par Gérard Depardieu ; il est "gros et vieux" mais splendide. Le film nous offre également une BO délicate, avec des insertions musicales sensibles de Reggiani et Barbara. Un coup de cœur pour ce casting royal avec Stéfi Celma et Anouk Grinberg (Maria), et Benoît Poelvoorde que l'on voit malheureusement trop peu.
Film très poétique avec de superbes textes portés par Depardieu qui forme un duo touchant avec Poelvoorde. J'ai trouvé le film très émouvant et l'incarnation de Depardieu dans ce personnage est très juste et fonctionne presque comme un miroir. Un film à la délicatesse française qui donne une bonne bouffée d'oxygène dans le cinéma qui s'américanise.
Portrait émouvant mais un peu figé d’un acteur célèbre et amer au crépuscule de son existence, porté par l’interprétation touchante de Depardieu qui semble jouer sa propre vie. 2,75