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Corinne76100
89 abonnés
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3,0
Publiée le 5 septembre 2024
Un bon moment, le film se suit avec plaisir même si l'histoire est assez improbable. Le jeu des interprètes surpasse les stéréotypes et les clichés du film.
La Prisonnière de Bordeaux raconte la rencontre de deux femmes de détenus, qui se lient d'amitié malgré leurs origines sociales radicalement opposées : Alma, la grande bourgeoise, accueille ainsi chez elle Mina, la travailleuse précaire, et ses deux jeunes enfants. Cette cohabitation improbable donne lieu à un certain nombre de scènes tantôt cocasses et tantôt émouvantes, lesquelles sont autant d'occasions pour Isabelle Huppert et Hafsia Herzi de montrer l'étendue de leur palette d'actrice. Il y a entre elles une assez belle complicité, que le scénario souligne un peu lourdement en imaginant une sororité rendue possible par l'absence des hommes. Une critique sociale se dessine aussi, montrant comment la grande bourgeoisie triche et truque, malgré sa prétention à une certaine supériorité morale. Tout cela est fait avec adresse, et donne lieu à un film plaisant mais malheureusement sans surprises : tout ici est cousu de fil blanc, du rôle évidemment taillé pour Isabelle Huppert (on l'a vue jouer le même personnage des dizaines de fois) à cette fin convenue jusque dans sa célébration de la liberté.
Un film français sympa sans être transcendant. Sans surprise, Isabelle Huppert est à l’aise dans le rôle de la bourgeoise un peu hors sol. Quant à Hafsia Herzi, qu’on retrouve à nouveau dans un rôle qui questionne la loyauté, elle semble se créer un style (qui fonctionne assez bien) dans ce domaine, au risque de s’y enfermer ? La fin nous laisse un peu sur notre faim.
La dernière réalisation de Patricia Mazuy met surtout deux actrices au devant de la scène par leur rencontre improbable, issues de mondes si différents : Isabelle Huppert ( Alma ) et Hafsia Herzi ( Mina ). Ambiance générale assez froide ( on pourrait presque pousser "comme une porte de prison" ! )... On a l'habitude avec Isabelle Huppert de comportements tout à fait imprévisibles dans ses rôles tendus et abrupts. Le rythme excessivement lent de ce film, comme pour rendre compte de la prise de conscience des situations personnelles de chacune d’entre elles, est assez pénible à suivre, mais permet des gros plans et des regards appuyés tandis que les dialogues sont très réduits, laissant le non verbal prendre le dessus, jusqu' à une conclusion dont chacun fera la sienne, tant la liberté en la matière reste très ouverte ! On retrouve toujours un climat cher à "Chabrol". Le cinéma nous offre à nouveau cette confrontation de génération, de culture, de motivations avec ces deux actrices vues il y peu dans "Les gens d'à côté", peut être un passage de témoin, mais il est bien trop tôt pour le dire..... !!**
Parfois, cela fait vraiment de la peine de dire du mal d’un film et encore plus de ses actrices. Surtout quand l’une d’entre elles est la grande et talentueuse Isabelle Huppert, l’une des plus grandes comédiennes françaises à tous niveaux. Une artiste qui collectionne les grands rôles et les prestations impressionnantes depuis cinquante ans de « Elle » à « La Pianiste ». Mais, en retournant une nouvelle fois avec sa cinéaste du déjà fastidieux « Saint-Cyr », elle livre l’une de ses moins bonnes performances depuis des lustres. On a l’impression qu’elle n’a pas été dirigée et qu’elle ne savait pas sur quel pied danser (enfin jouer) pour incarner cette bourgeoise vaguement chabrolienne (pour se référer à un auteur avec qui elle a beaucoup tourné). Sa prestation est bizarre et déconnectée d’une scène à l’autre. Et ce n’est pas mieux en ce qui concerne sa partenaire de jeu Hafsia Herzi qu’elle retrouve juste après le film d’André Téchiné, « Les gens d’à côté », effacée et atone. On ne croit pas en leur relation pas plus qu’elles ne dégagent d’alchimie pour un film qui n’est pas plus pertinent d’ailleurs. En effet, « La Prisonnière de Bordeaux » est mauvais, raté et nous emprisonnent dans l’ennui sans jamais que celui ne nous quitte et il est bien difficile d’aller jusqu’à la fin!
Pourtant cette histoire de femmes de prisonniers qui s’attachent l’une à l’autre aurait pu donner lieu à un drame voire même une comédie sympathique et originale. Las, les séquences s’enchaînent mollement et « La Prisonnière de Bordeaux » ne raconte rien d’intéressant et nous plonge dans une léthargie proche de l’ennui duquel on ne sortira jamais. La mise en scène est triste, proche d’un vieux téléfilm poussiéreux d’une après-midi d’une chaîne câblée. Jamais le film ne parvient à captiver et son scénario n’a ni queue ni tête. Pire, le final enchaîne des séquences qui se contredisent les unes par rapport aux autres où les personnages ont des réactions illogiques dans des situations tout aussi ridicules les unes que les autres. Chapeau à une partie de la critique qui a trouvé ça bon et maîtrisé, à se demander si on a vu le même long-métrage. Un sommet d’ennui et de vide pour une histoire tout sauf captivante et crédible et sans conteste l’un des pires films de sa comédienne principale. Mais aussi l’un des plus mauvais films français sortis en salles cette année.
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Alma et Mina (Isabelle Huppert et Hafsia Herzi, impeccables) vivent dans le même pays mais n’appartiennent pas au même monde. La première est une bourgeoise habitant une somptueuse maison de maître bordelaise, la seconde enchaîne les petits boulots pour nourrir ses deux enfants. Elles ont pourtant un point commun : leurs maris respectifs sont en prison. Après une rencontre dans la salle d’attente de leur établissement pénitentiaire, elles vont nouer une improbable amitié. Si le film n’évite pas les maladresses, les incohérences et les lourdeurs – tout l’environnement autour du personnage incarné par Herzi sonne particulièrement faux – La prisonnière de Bordeaux nous réserve quelques belles séquences et la perspective plutôt séduisante d’une sororité qui libère, au-delà du statut social des protagonistes. Pourquoi pas.
Huppert ah la la toujours eu des rôles que je dirais de "victime" enfin souvent ses derniers temps au ciné. Et ben bim...devinez??? Malgré tout le duo tiens pas trop mal la route, le soucis réside dans le cliché habituel de la riche qui "s"éprend" de la petite banlieusarde à problème et qui ben au bout d'un moment cela partira en sucette. Peut importe comment même si les conversations feront que l'on sait ce qui va arriver. Dommage que la mère Huppert se retrouve pas en mode "sa va chier" cela aurait donné une petite saveur au film... là on suit le rythme et voilà c'est fini comme cela à commencé...tout doucement. Ensuite Herzi que dire elle à une expression et pas beaucoup plus, même quand elle sourit on dirait qu'elle est en dépression! Après pas de sa faute, elle est comme elle est hein. En plus je suis tatillon mais la scène du kebab "je prends pas la CB" et 2 secondes après il s'appuie sur sa vitrine avec le logo CB en gros...je n'ai pu que le voir!!!!!!! NOTE : 4/10
Une rencontre aussi improbable que l’intérêt que l’on peut porter à ce film, qui tient plus de la pochade qu’autre chose, malgré l’indéniable talent de ses deux principales interprètes
J'ai apprécié ce film de P. Mazuy, qui met en scène I. Huppert en belle femme bourgeoise désœuvrée. Cette dernière semble s'ennuyer, et ne semble avoir comme compagnie que sa femme de ménage. Elle ne sort de chez elle, qu'une fois par semaine, pour un parloir pour aller voir son mari en prison. Et là va se faire la rencontre avec H. Herzi, qui vient elle aussi voir son mari. Chacune va profiter de l'autre, comme un échange de bons procédés, entre deux femmes, Alma, la bourgeoise et Mina, blanchisseuse, que tout oppose ou presque. De ce film se dégage une certaine ambiance et atmosphère, pas tout à fait claires. C'est ce qu'on apprécie dans ce film. La fin, imposée par les actions de Mina, permet à Alma de prendre la poudre d'escampette et d'échappée à tout ça, sa grande maison, son mari. Elle est enfin libre.
Patricia Mazuy est une réalisatrice engagée dans le grand combat pour l'egalité hommes-femmes. Dans ce film, elle aborde le milieu carcéral sous un angle oublié : celui des épouses de prisonniers. Isabelle Huppert et Hafsia Herzi jouent les rôles de deux femmes venant de milieux sociaux totalement distincts dont le seul point commun est d'avoir un conjoint emprisonné. Leur rencontre (bien que peu probable dans la réalité) sert de prétexte pour filmer deux souffrances et montrer que l'incarcération enferme également les épouses. Il est toutegois dommage que l'histoire manque de réalisme, tant pour ce qui est de leur rencontre, que de la solitude prétendue du personnage joué par Isabelle Huppert (alors qu'elle a tant d'amis) ou le oseudo-suspense final sans grand intérêt. On appréciera le traitement subtil de l'image et la confrontations de deux très grandes actrices aux univers pourtant très éloignés Un petit film réussi malgré quelques faiblesses.
A l'heure de la surpopulation carcérale, essentiellement masculine, de nombreuses femmes doivent faire face, seules, aux aléas de la vie. C'est ainsi que se rencontrent au parloir de la prison une riche bourgeoise, Alma, qui souffre d'une atroce solitude, délaissée par ses relations et prisonnière de son statut social en quelque sorte et une jeune mère, Mina, désespérée par les difficultés qu'elle doit surmonter pour rendre visite à son mari éloigné de pas moins 400kms. L'arrangement devient tout de suite évident et Mina vient s'installer chez Alma dont la vie va être totalement métamorphosée, s'improvisent jeune grand-mère.pour son plus grand bonheur. Donc, au delà de la sororité, ce film parle surtout de relations sociales et de" besoin d"humanité"., de l'enrichissement psychique qui en découle comme le montrera la fin du film. Les deux actrices du film ont encore une fois montrer leurs talents indéniables, sans jamais surjouer et interprétant leurs rôles avec un grand naturel.
Bonjour tout le monde, Cette œuvre cinématographique est totalement bonifiée par les interprétations magistrales d' Isabelle Huppert et Hafsia Herzi ! Voici un sujet original qui est pertinemment traité et convenablement filmé ! Cordialement. Gérard Michel