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ramaget
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5,0
Publiée le 27 mars 2023
Meme si je ne suis pas un grand cinéphile, j'aimerais dire le plaisir que j'ai éprouvé à suivre le parcours de ces deux héros, en route vers les hautes sphères de la politique jusqu'à ce que les diables du hasard les entraînent sur les chemins du crime. Ce thriller politique et societal palpitant, porté par un scénario brillant se distingue aussi par la pertinence de son casting : Du fils de famille de la génération snowflake à la jeune fille méritante issue de la tristesse des cités, de la députée féministe à l'ouvrier taiseux en passant par le ministre ripou, toutes et tous nous font vivre un grand moment de cinéma intelligent - et ils ont même accompli la performance rare de me donner envie de retrouver le chemin des salles obscures.
Époustouflant de virtuosité, ce film nous mène par le bout du nez jusqu'à sa dernière scène. l'action se déroule dans le monde politique et mélange le fait divers. c'est passionnant, très bien écrit et superbement interprété par des comédiens au top de leur talent. Mention spéciale à
À vouloir brasser trop de sujets, De Grandes Expériences passe à côté du sien. On n'arrive pas à croire à cet imbroglio de fait divers + intrigué policière + ambition politique + lutte des classes + méritocratie + psychologie amoureuse+ roman familial. Le film aurait gagné en intensité à se concentrer sur un ou deux de ces sujets. Certes le film n'est pas désagréable, ni inintéressant mais à vouloir traiter trop de choses il finit par manquer la profondeur et l'impact qu'il ambitionnait. Soit un polar, soit une étude de moeurs politique, soit la psychologie d'un couple pris dans un acte innatendu, soit les relations entre familles et méritocratie. Mais tout ça à la fois, c'est trop. Et c'est dommage car on a envie d'aimer ce film. C'est sa plus grande qualité.
Superbe. Bien rythmé, pas de temps mort, pas de superflu. Beau retournement de situation à la fin. Les acteurs sont tous parfaits dans leur role. Scenario intelligent.
On voit ce que peut être le début d'une carrière politique et comment seul(e)s les plus armé(e)s peuvent s'y débattre et s'y retrouver ; le film est à forte tendance féministe mais montre aussi le poids de notre société patriarcale dans laquelle sans une prise de risque libre et assumée, la parole masculine est toujours dominante et prête à engloutir tout espoir d'égalité. La franchise et le courage n'est pas le fort de la gent masculine mais cette dernière est récupérée dans l'amour et la d'un père pour sa fille, reconnaissance paternelle qui est mise à l'oeuvre et en lumière à la fin du film. L'ensemble est ultraréaliste et montre le panier de crabes représenté par ces milieux politisés ou les intellectuels de tous bords essaient de tirer leur épingle du jeu au mépris de toute valeur morale pour mieux assoir leurs ambitions et leur soif de pouvoir, et cela vaut aussi pour la principale protagoniste du film qui va refuser la porter la culpabilité d'un crime pour lequel le principal concerné est prêt à l'enfoncer et à la sacrifier sur l'autel de la justice, la réaction sera à la mesure de l'ampleur de la lâcheté qui a motivé cette dénonciation.
Avis plutôt réservé et mitigé pour ce film, qui nous montre une vision de la politique plus désespérante qu’inspirante.
L'un des enjeux du film est de poser la question suivante : tant que l’on défend des idéaux humanistes, finalement avoir les mains sales voire très sales, est-ce si grave ?
Dans ses éléments de réponses, on retrouve le postulat selon lequel politique = mensonges = manipulation = chantage et coups bas. Même si ce propos est avéré, il reste peu original et le film n’arrive pas à me surprendre tant sur le fond que sur la forme. - Sur la forme, j’ai eu du mal à ressentir la tension propre au genre thriller, genre que j’affectionne pourtant tout particulièrement. Les rires entendus lors de la projection sur certaines scènes à but non comique montre un manque de maîtrise du genre. - Le film souffre, selon moi, d’un problème d’écriture. Quel drôle de choix d’avoir fait une héroïne, Madeleine, aussi peu aimable, impassible face à tous les évènements qui lui arrive, ne laissant jamais transparaître un semblant d’émotion. Comment éprouver un quelconque attachement pour ce genre de personnage ? Emmanuelle Bercot qui interprète une députée socialiste dit en interview qu’elle ne comprend rien aux politiques (dont elle ne s’est surtout pas inspirée) et incarne donc un personnage auquel elle ne croit pas vraiment. Cela ne peut que se ressentir en tant que spectateur. Le personnage masculin Antoine, lâche, veule, amoureux mais prêt à trahir, très instable dans ses désirs politiques et amoureux est peut-être le plus convaincant.
Je ne remets pas en cause la prestation des deux acteurs principaux, que l’on ne peut plus qualifier d’espoirs du cinéma français tant ils nous ont déjà largement convaincu dans leurs carrières respectives. Rebecca Marder, loin des rôles dans lesquels on a pu la voir très expressive, voire théâtrale, affirme qu’elle est actrice de cinéma avec un rapport à la caméra fascinant et magnétique.
Un film dans lequel j'avais sans doute placé de trop grandes espérances
Entre drame amoureux, chronique sociale et polar, Sylvain Desclous signe un thriller politique haletant. Antoine et Madeleine s’aiment, sont l’un et l’autre promis à un avenir brillant, mais un accident dramatique va d’abord les séparer puis les opposer. Des questionnements sur la culpabilité, l’ambition, la trahison, le mensonge, la confrontation au pouvoir, Sylvain Desclous évoque avec justesse sans jamais être didactique le poids de la fracture sociale, l’héritage sourd de la lutte des classes. Rebecca Marder est magnifique, jouant avec sensibilité et ambiguïté de l’opposition qui l’habite entre ambition personnelle et engagement politique.
On est pris dans cette histoire sans jamais imaginer la suite, sans pouvoir prévoir le destin de chacun des personnages, sans s'expliquer cette douceur étrange, qui est à contre-courant d'une violence discrète qui couve… C'est un film rare sur l'ambition, l'ambition empêchée d'une femme sans assise sociale qui veut monter en politique.
Encore un film français somme toute assez moyen. Le debut assez alléchant laisse augurer un bon thriller psychologique et la fin est tout à fait convenable . Entre les deux, pas grand chose, le film se perd dans une description sans doute assez réaliste du monde politique mais qui reste a l’état d’esquisse , délaissant le sujet principal qu’aurait dû le délitement de ce couple mal assorti, une transfuge de classe, un grand bourgeois bien né, désunis par ce lourd secret.
Superbe film avec un duo d acteurs exceptionnels Rebecca marder ( excellente également dans mon crime de f pain ) et benjamin laverne. L intrigue est très bien construite et le milieu des sphères politiques et du pouvoir très bien appréhendé De très bons " seconds rôles " en particulier le père de Rebecca avec une belle histoire de relation père fille au cœur du rebondissement final ,,,
Pas fan des films politico dramatique, j'ai quand même été voir ce film. Sur fond d'un horrible secret, l'auteur nous décrit la politique du pouvoir avec ses mensonges, ses dérives, son absence totale de déontologie. les rapports de force homme/femme, gauche/droite sont mis en avant de ce thriller bien fait mais qui manque de souffle. L'interprétation est rigoureuse sur un scénario immoral.
On peut analyser ce film sous plusieurs angles. C'est incontestablement une œuvre politique "de gauche", qui confronte deux visions principales, défendues par des personnages qui, quelques années auparavant, auraient pu tous se retrouver dans le même gouvernement. En gros, il y a la gauche sociale-démocrate qui a suivi Emmanuel Macron et la gauche de transformation, plutôt Nupes. Emmanuelle Bercot incarne une ancienne secrétaire d'Etat spoiler: (inspirée de plusieurs personnes : Aurélie Filippetti, Laurence Rossignol et Martine Pinville) , qui a pour modèle un élu lyonnais promoteur de lois sociales, sans doute Jean Auroux spoiler: (même si celui-ci vit encore, contrairement au personnage qui le représente) . Ce film politique engagé est plus ou moins réussi, parfois trop démonstratif et verbeux.
Un autre film conte une histoire d'amour contrarié, entre une Cendrillon de banlieue devenue un grand espoir de la politique et un fils de bonne famille qui n'a a priori rien à craindre de la vie, sauf peut-être de se faire larguer par sa dulcinée. J'ai été un peu déçu par les interprétations de Benjamin Lavernhe (qu'on a connu meilleur ailleurs) et Rebecca Marder. Je trouve que les comédiens ont du mal à montrer l'ambiguïté des sentiments qu'ils éprouvent, à partir du moment où ils sont séparés.
Le troisième film démarre lors d'un conflit routierspoiler: (qui dégénère) . C'est la partie la plus intéressante. Chacun des deux héros voit son destin bouleversé, mais pas de la même manière. Les répercussions surviennent à plusieurs reprises. Cela devient palpitant... et se termine de manière assez originale.
Enfin du cinéma. Vous pensiez que Hitchcock était le maître du suspense ? Et bien allez voir ce film et vous réviserez peut-être votre jugement. Ce film est ciselé de façon chirurgicale : ni trop ni pas assez mais de la haute précision avec un sens du rythme digne d’un horloger suisse. Sans tambours ni trompettes, sans effets spéciaux visuels ni bande sonore ultra présente, ce film réussit à vous transposer dans la peau du personnage principal jusqu’à faire corps avec elle. Le niveau de tension va crescendo jusqu’au dénouement final brillant où se mêlent suggestion et froideur clinique. La parabole est presque acide, la capacité de rebond et de retournement de situation n’étant-elle pas l’apanage des grands politiques ? La morale sera laissée à la libre appréciation des uns et des autres mais une chose est sûre : lorsque le générique de fin déroulera sa longue procession, vous resterez sonné(e) pendant de longues minutes.