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Claude DL
123 abonnés
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4,0
Publiée le 29 octobre 2023
Quel scénario ! Pourtant, le démarrage ne présageait rien de bon, avec cette « masturbation » sur les études à l’ENA. Puis le décor, si on peut dire, a été vite planté, avec au passage de splendides vues de la Corse. Le reste du film tourne autour du jeune couple étudiant, remarquablement interprété par Rebecca Marder et Benjamin Lavernhe, qu’on peut juger mal assorti, tant les évènements dramatiques s’enchaînent pour se retourner contre celui qui pensait maîtriser la situation. Emmanuelle Bercot est également excellente en députée du Nord, et les seconds rôles sont aussi très bien réussis. Les pérégrinations politiques sont particulièrement réalistes, notamment dans une usine où les salariés aimeraient racheter l’entreprise au détriment des solutions capitalistes que d’aucuns tentent de leur imposer. Bref un film réellement à voir , avec la découverte d’une actrice, Rebecca Marder, sans doute promise à une belle carrière.
Bonne surprise. Finesse de l'approche du monde politique, adossée au "petit" grain de sable (un meurtre). Pas de caricature grâce à une belle écriture et une interprétation très solide
Un bon thriller politique, au rythme soutenu, avec un scénario qui tient la route et qui se regarde sans aucun ennui. Les personnages bien interprétés sont intéressants et on passe un bon moment.
Un film intelligent, où pour une fois tout sonne juste. Du jeu des acteurs à la description de l'arène politique, de l'évolution des personnages en passant par les relations familiales, à chaque fois, c'est crédible et intelligent. Rebecca Marder est une future grande actrice, qui semble pouvoir tout jouer avec le même talent et Emmanuelle Bercot est parfaite en femme politique. Mention spéciale à l'excellent et touchant Marc Barbé, en père taiseux et maladroit.
Comme beaucoup de critiques l'ont souligné, ce film traite plusieurs thèmes différents qui ne s'imbriquent pas toujours très bien. Les séquences politico-sociales sont les plus maladroites. On a du mal à croire que de jeunes idéalistes placent leurs espoirs aujourd'hui dans le parti socialiste. Ca aurait pu fonctionner en 1981. Le discours sur les coopératives est lui aussi très naïf. La partie polar est meilleure bien qu'elle comporte tout de même des incohérences. Mais le talent et la présence des acteurs rendent tout de même ce film très agréable.
Antoine et Madeleine, fraichement diplômés de sciences Po, prennent du bon temps sous le soleil Corse. Ils alternent entre balades, bain de mer et préparation aux grands oraux d’entrée à l’ENA. Hébergés par le père du jeune homme, issu de la grande bourgeoisie lyonnaise, ils font un soir la connaissance d’une amie à lui, qui a récemment démissionné du gouvernement. Madeleine, très vive intellectuellement, l’impressionne par son idéalisme et ses idées politiques passionnées qu’elle défend avec ferveur. Un drame accidentel va sceller le jeune couple dans un secret mortifère. Rebecca Marder dans le rôle de Madeleine, est une jeune fille qui va bien au cinéma. Récemment dans « Mon crime » de François Ozon, elle a aussi remporté cette année le césar du meilleur espoir féminin. Son regard bleu, capte la lumière, et imprime l'écran de sa forte présence, inversement proportionnellement à sa corpulence d’adolescente. Quant à Benjamin Lavernhe, dont le physique de second rôle pourrait passer inaperçu, s’il n’était si bon. Ce trentenaire, donne l’impression de tout pouvoir jouer, tant ses qualités d’interprétations sont intenses. Son visage véhicule d’un plan à l’autre des sentiments toujours justes et très différents. Il nous apparaît à la fois amoureux enflammé, avant que nous ne puissions voir en lui un jeune homme pleutre, arriviste et sournois. « De grandes Espérances » tout comme son titre, n’a rien d’exceptionnel. Le film n’échappe pas aux facilités des clichés. Les deux personnages principaux manquent de profondeurs, et pourtant… il est réellement captivant. La mise en scène est brillante pour que l’histoire puisse nous embarquer, tel un thriller politique où l’amour cède la place aux coups bas. Le générique vient nous arracher à notre siège de cinéma quand nous n’avons rien vu passer des 105 minutes, on en redemanderait encore.
J’ai mis un peu de temps à rentrer dedans, mais je me suis petit-à-petit laissé appâter par ce scénario et cette héroïne qui essaie de "noyer" à travers ses ambitions politiques le drame qui s’est préalablement joué tout en sachant éperdument que celui-ci va resurgir comme un couperet à un moment ou à un autre. Un thriller à la mécanique implacable avec Rebecca Madder qui m’avait déjà fait une très forte impression dans « Simone ».
Un thriller orignal, une actrice exceptionnelle.... Au début cela semble un petit film banal avec plein de stéréotypes, puis la tension monte petit à petit et on est pris par le film jusqu'à la fin ...
Mathilde et Antoine sont un couple d'étudiants en sciences politiques, talentueux et très engagés, qui se préparent au concours de l'ENA. Mais un jour, une banale rixe routière dérape fortement. De quoi chahuter leur couple, et causer de l'ombre à leur future carrière politique ! "De Grandes Espérances" mélange le thriller politique et le film policier. Une combinaison pas évidente, et pas toujours ici bien dosée, le film basculant vite de l'un vers l'autre (avec notamment une vengeance un peu facile). Néanmoins ça fait toujours plaisir de voir l'envers du décors de la politique, sujet largement traité par les médias, mais relativement peu par le cinéma. Par ailleurs Sylvain Desclous sait construire une ambiance peu à peu anxiogène pour notre protagoniste. En s'appuyant notamment sur de bons comédiens. Rebecca Marder en jeune femme idéaliste, travailleuse, et montante, mais qui se traîne un douloureux boulet. Benjamin Lavernhe en compagnon aussi mouillé qu'elle, qui va s'avérer lâche et égoïste. Je n'aurai qu'un reproche à lui faire : il est un peu trop vieux (39 ans, soit 10 de plus que sa partenaire !) pour passer pour un étudiant dans la première partie. Mais aussi Marc Barbé en père énigmatique. Ou Emmanuelle Bercot en députée déterminée. A l'arrivée, il s'agit d'un divertissement plaisant. Comprenant en outre deux clins d'oeil très étonnants. Une réplique explicitement repompée à "Conan the Barbarian" (!). Et un ministre incarné par... Thomas Thévenoud ! Le fameux secrétaire d'Etat qui avait tenu 9 jours à son poste, pour cause de fraude fiscale, justifiée selon lui par une "phobie administrative" ! Comme quoi, la phobie du recyclage n'existe pas chez les politiciens...
Ce thriller démarre brillamment en réussissant à installer une tension haletante, qui s'arrête net une fois que le scénario opère son virage inattendu. On abandonne le postulat de départ pour se concentrer sur un empilement malhabile de strates hétérogènes — chronique politique, histoire d'amour, lutte de classes — qui ne convainc pas. Sylvain Desclous ne sait plus où aller et le film, porté par un excellent duo Marder-Lavernhe, se termine en eau de boudin.
“De grandes espérances” de Sylvain Desclous démontre avec force et brio qu’il est encore possible de produire et de réaliser en France des films passionnants qui ne soient pas complètement imprégnés ou asservis à l’idéologie dominante actuelle qui ne raisonnant plus qu’en termes de quotas et d’interdits fait tranquillement le ménage par le vide, peut-être de manière encore plus radicale que le fameux code Hays sévissant à Hollywood à partir des années 1930. Aux côtés d’autres jeunes réalisateurs sous-employés comme Emmanuelle Cuau (“Pris de court” en 2007), Hubert Charuel (“Petit paysan” en 2017), Bertrand Bonello (“L’Appolonide” en 2012), Arthur Harari (“Diamant noir” en 2016), Raphaël Jacoulot ( “Coup de chaud”en 2015), Frédéric Mermoud (“Moka” en 2016), Gérard Pautonnier (“Coup de froid” en 2017) et Rebecca Zlotowski (“Grand central” en 2013), Sylvain Desclous fait de la résistance, tentant de faire survivre le cinéma des générations de réalisateurs qui les ont précédés où prévalaient une certaine liberté de ton mais aussi un peu de nuance salvatrice Combat méritoire qu’il convient ici de saluer quand on imagine à l’aune de quels critères sont attribués les budgets depuis une petite dizaine d’années. Le scénario écrit par Sylvain Desclous avec Pierre Erwan Guillaume emprunte très habilement et de biais la voie du thriller pour interroger sur le rapport à la vérité et à la morale des élites françaises qui pourtant ne jurent plus que par la transparence. Ici deux candidats à l’ENA issus de deux classes sociales très différentes. Antoine (Benjamin Lavernhe) fils d’un avocat (Pascal Elso) et d’une ancienne ministre socialiste (Emmanuelle Bercot) et son amoureuse Madeleine (Rebecca Marder)spoiler: d’extraction populaire qui vont se trouver par un malencontreux accident, impliqués dans la mort d’un homme à quelques jours d’un oral engageant leur destin et mettant durement à l’épreuve leurs convictions politiques très orientées à gauche. Le choix est bien sûr cornélien de devoir commencer sa prometteuse carrière sur un terrible mensonge. Fort de ce dilemme majeur, le réalisateur s’évertue à observer Madeleine et Antoine face à la culpabilité qui ronge . Les réflexes de classe vont rapidement ressurgir et interférer sur la suite des évènements. Sylvain Desclous articulent les enjeux qui scandent l’intrigue de manière très subtile très loin de l’artillerie lourde des thèses "wokistes" et mondialistes qui inondent aujourd’hui les scénarios. Aux côtés des interprètes principaux remarquables, Emmanuelle Bercot, Marc Barbé et Pascal Elso sont parfaits. Sans doute le dénouement aurait pu facilement être mieux orchestré pour gagner en crédibilité. Mais ne faisons surtout pas la fine bouche en ces temps de disette partis pour s’éterniser. A chaudement recommander.
« De grandes espérances » est un thriller politique porté par deux grands comédiens (Rebecca Marder et Benjamin Lavernhe). Tous deux sont étudiants, se destinent à l’ENA et surtout à de hautes fonctions politiques. Elle, est douée, self made woman ; elle a la niaque du milieu ouvrier d’où elle vient. Lui, est moins tranchant, mais il a le réseau ; et lui l’apporte sur un plateau. Et puis, lors de leurs vacances d’été, ces deux vont être liés par un meurtre qui va les suivre dans leur ascension politique et être une arme entre eux deux soutenant chacun un parti différent. Déjà vous noterez que cela fait pas mal de sujets abordés : poids de l’héritage familial, loyauté, influence politique, coups bas pour déstabiliser les opposants, trahison en amour, l’ambition, le mensonge en politique et dans sa vie privé,… Et tout ne s’imbrique pas à merveille ; quelques trous dans la raquette et quelques rebondissements faciles, symboles d’un film pas vraiment abouti. On se laisse malgré tout prendre par ce suspense qui se voudrait hitchcockien. On est intéressé par les rouages du pouvoir et son exercice mais si on est loin du grand « L’exercice de l’Etat ». Si on le prend pour ce qu’il est ; un film de divertissement assez malin ; on passe un bon moment. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
"De Grandes Espérances", le dernier film de Sylvain Desclous, est un thriller politique palpitant qui explore les méandres du pouvoir, de la justice et des secrets bien gardés. Avec une distribution de qualité comprenant Rebecca Marder, Benjamin Lavernhe et Emmanuelle Bercot, le film promet une intrigue haletante et des performances remarquables.
L'histoire suit Madeleine (Rebecca Marder), une jeune femme brillante et idéaliste issue d'un milieu modeste, qui se prépare pour l'oral de l'ENA dans la maison de vacances d'Antoine (Benjamin Lavernhe) en Corse. Tout semble paisible jusqu'à ce qu'un matin, sur une petite route déserte, le couple soit impliqué dans une altercation qui tourne au drame. Cette situation inattendue marque le début d'une série d'événements qui les propulse dans les hautes sphères du pouvoir.
Ce qui distingue "De Grandes Espérances" des autres thrillers politiques, c'est sa capacité à explorer la psychologie complexe de ses personnages principaux. Rebecca Marder incarne Madeleine avec une intensité captivante. Son parcours, de l'ambition idéaliste à la confrontation avec des dilemmes moraux déchirants, est remarquablement rendu à l'écran. Benjamin Lavernhe offre également une performance convaincante en tant qu'Antoine, dont les choix et les décisions sont essentiels pour le déroulement de l'intrigue.
Emmanuelle Bercot apporte une touche de mystère en interprétant un rôle clé dans le film, ajoutant une couche supplémentaire à l'intrigue déjà complexe. La chimie entre les acteurs est palpable, ce qui rend les relations et les tensions entre les personnages encore plus crédibles.
Le réalisateur Sylvain Desclous parvient à maintenir une tension constante tout au long du film, utilisant habilement des rebondissements inattendus pour maintenir l'intérêt du public. L'intrigue politique est solidement ancrée dans la réalité, ce qui la rend d'autant plus pertinente et intrigante.
L'un des points forts de "De Grandes Espérances" est sa capacité à explorer des thèmes universels tels que le pouvoir, la loyauté, la justice et la moralité. Le secret qui lie Madeleine et Antoine est un fil conducteur fascinant qui alimente le suspense tout au long du film. La manière dont ils sont prêts à tout pour le protéger donne matière à réflexion sur la nature humaine.
La photographie du film, notamment les magnifiques paysages corses, ajoute une dimension visuelle à l'ensemble, renforçant l'atmosphère du film. La musique accompagne parfaitement chaque scène, accentuant les émotions et les enjeux.
"De Grandes Espérances" est un thriller politique remarquablement bien exécuté qui offre une expérience cinématographique captivante. Avec une intrigue palpitante, des performances exceptionnelles et des thèmes universels, le film mérite certainement d'être vu par tous les amateurs de cinéma. Sylvain Desclous livre ici un travail remarquable qui ne laissera personne indifférent.
Un bon film. J'ai eu des fois peur qu'on tombe dans le sur jeu mais au final, on frôle la limite mais on ne la passe pas. Gros coup de coeur pour l'acteur qui joue le père de Madeleine, taiseux et charismatique.