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Jean-luc G
89 abonnés
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2,5
Publiée le 16 mai 2023
Arrivé avec de belles espérances, je ne regrette pas d'avoir le film, traversé par la lumineuse Rebecca Marder. On se rend compte très vite qu'il ne s'agit pas d'un thriller politique car le scénario de départ est peu réaliste, et débouche sur une conclusion amorale. On pourrait le prendre alors comme une jolie fable dans lequel la jeune fille retrouve l'amour de son papa pour aller se venger de son méchant ex, soutenu également par son riche papa. Mais on savait déjà que la lutte pour le pouvoir politique est sans pitié, et que ce n'est pas le même parcours que d'arriver des HLM de Vénissieux ou des chics apparts du quartier Tête d'or à Lyon. A part quelques scènes bien campées, rien de très nouveau qui puisse faire naitre de grandes émotions au final. cinéma - mai 2023
La seconde réalisation du cinéaste Sylvain Desclous se présente comme une sortie de thriller politique qui démarre en Corse, où Madeleine et Antoine, deux jeunes adultes qui vont intégrer l’ENA passent les vacances, installés dans la superbe maison louée par le père d’Antoine. Mais un drame va venir modifier le cours de leur existence. Et il va falloir montrer un mental de guerrier et une capacité d’adaptation à toute épreuve pour surmonter ce terrible secret qui les lie désormais.
A la fois polar, film politique et thriller, De grandes espérances se montre tout de suite très séduisant, autant par ce qu’il montre par ce qu’il raconte. D’abord, ce couple, Antoine et Madeleine, unis par l’amour et par une envie d’intégrer les hautes sphères de l’Etat, mais dont les idéaux politiques sont sensiblement différents. Madeleine (Rebecca Marder, excellente) est issue d’un milieu social modeste et incarne des idées de gauche très marquées. Elle va être prise sous son aile par une députée qui croit en son potentiel, une femme de conviction, incarnée magnifiquement par Emmanuel Bercot. Antoine (Benjamin Lavernhe, parfait aussi), sans réelles attaches politiques, vient d’un milieu bourgeois, avec un père avocat, montre quant à lui une certaine forme de cynisme.
Tout ça donne un film extrêmement bien écrit, autant dans les dialogues que dans la caractérisation des personnages, montrant des êtres complexes et tourmentés unis par un secret, notamment le personnage de Madeleine ou encore celui de père de cette dernière, incarné par le toujours parfait Marc Barbé.
Efficacité, surprenant, le film nous tient jusque dans ses derniers rebondissements grâce à une intrigue solide. Du beau boulot. https://www.hop-blog.fr/de-grandes-esperances-un-polar-de-haute-tenue/
scénario bien ficelé avec des acteurs qui insufflent un rythme intense . Benjamin Laverhne magistrale en fils à papa pommé , en prise entre son amour, sa carrière et un père manipulateur. Rebecca Marder petillante et tout en sobriété, Emmanuelle Bercot naturelle et convaincante dans son jeu d'acteur. On regrettera cet entre-soi et ce milieu clos ou tout le monde se croise se connait ,tout ce joue sur quelques lieux, avec quelques protagonistes .
Il y’a longtemps que je n’avais pas vu un film qui enchaine de manière aussi caricaturale les clichés au service d’une démonstration politique ! Quand on a compris cela, la fin est prévisible dès le milieu du film : les salops sont en plus très cons! ce qui est inquiétant, c’est la critique donnée au film. Dommage pour eux les acteurs sont bons.
« Pour détourner un avion, il faut d'abord monter dedans »
Résumé à la con : De jeunes idéalistes veulent changer le monde alors qu’ils ont les mains sacrément sales.
L’avis cool : Un polar politique très efficace où la tension, palpable est présente de bout en bout. On découvre les rouages de la politique au contact de personnages aussi nuancés que bourrés d’ambiguïtés. Tous, sont formidablement interprétés, notamment par une Rebecca Marder au sommet de son art qui transcende son statut de révélation pour confirmer celui de future grande actrice.
L’avis cool x2: Renoncement et engagement, idéalisme et réalité, changer le monde ou choisir l’exercice du pouvoir sont autant de dualités qui ajoutent de la profondeur à ce film passionnant. Fort de cette dissection accablante sur l’exercice du pouvoir au sein du monde politique, le réalisateur Sylvain Desclous livre finalement une photographie de notre époque.
Si tu veux voir d’autres films sur les rois du monde qui vivent au sommet : - L'EXERCICE DE L'ETAT, 2011 - Pierre Schoeller - CEUX QUI TRAVAILLENT, 2019 - Antoine Russbach
Deux jeunes gens à l'avenir prometteur préparent le concours de l'ENA pendant leur séjour en Corse. Un drame survient qui va changer le cours des événements. Ils ne vont pas faire face ni surmonter de la même manière. Chez l'un d'eux vont se révéler les "qualités" d'un politique : le mensonge, la ruse, la capacité à rebondir, la force. Un film prenant, bien écrit. Les acteurs sont très bons, une mention spéciale pour Emmanuelle Bercot bluffante. A voir. Je n'en dis pas plus, tout a été déjà dit.
Grosse déception. On m’avait vanté les mérites d’un grand film politique. Ce n’est qu’un film de plus sur les basses manœuvres politiciennes sur fond de romance. La série Baron Noir avait fait beaucoup mieux. Certes il y a de l’habileté dans le scénario, un début qui évoque Claude Chabrol ( mais sans l’acidité), de beaux seconds rôles ( formidablement incarnés par Emmanuelle Bercot et Marc Barbé). Mais beaucoup d’invraisemblances, et un personnage très « chargé « c est le moins qu’on puisse dire , incarné par le pauvre Benjamin Lavernhe qui, a force d’incarner des personnages veules et lâches, est en train de torpiller sa carrière cinématographique) Reste l’astre du film : Rebecca Marder, de tous les plans ou presque, magnifique, malicieuse, fragile, déterminée, éclatante. Le film ne vaut que pour elle.
Des ambitions personnelles vs un idéal politique exigeant, un drame provoqué par la bêtise, des "privilèges de classe", des mensonges, des lâchetés... Malgré la multiplicité des enjeux qui le sous-tendent le récit garde une belle tension.
Rebecca Marder est parfaite en bête à concours passionnée, Benjamin Lavernhe sait ne pas se faire détester malgré sa lâcheté, Emmanuelle Bercot arrive à nous faire croire qu'il peut encore exister des femmes politiques convaincues et convaincante. Le casting est parfait, jusqu’à Thomas Thévenoud, l'ancien secrétaire d'État au commerce extérieur tombé en 2014 pour "phobie administrative", qui joue de façon évidemment convaincante le rôle d'un futur ex-ministre peu sympathique... Bravo à Soon Lan Hoang Xuan !
Au-delà de l'histoire, en fait peu morale, le film réconcilie avec un monde où la politique pourrait changer les choses. C'est assez rare ; on pense aussi à "Reprise en main" de Gilles Perret, et à "Usine de rien" de Pedro Pinho...
Elle qui a été nommée en tant que révélation féminine et maintient une cadence effrénée au cinéma depuis le second semestre 2022, Rebecca Marder porte, dans ce film encore, un rôle poignant. Elle y emploie toute sa détermination, naviguant entre sa sensibilité et sa malice. A ses côtés, son âme sœur rencontrée à la Comédie-Française et dont la carrière s'est déjà imposée auprès du grand public : Benjamin Lavernhe qui, ici, n'attire pas que de bons sentiments. Le couple reformé à l'écran passe par toutes les phases et livre un éventail d'émotions complexes, allant de l'amour à la haine, avec tout ce qu'il faut de manipulation pour que l'histoire s'imprègne d'un suspense qui la fait passer de comédie dramatique à thriller. Pour ajouter encore un peu plus d'intensité, Emmanuelle Bercot est tout simplement sublime, avec son caractère robuste et engagé, comme souvent. Ce petit monde grouille tel de laborieuses ouvrières dans leur fourmilière et on sent bien que la cocote minute peut exploser à tout moment. Même si certains passages tombent un tout petit peu à plat, le rythme et la construction du récit sont intelligents. Sur fond d'intrigue politique, la fiction témoigne d'une réalité brute quand on veut faire carrière dans un domaine où il faut à tout prix écarter les ennemis en s'octroyant quelques droits... Et quand tous les coups sont permis, l'enfer se substitue vite au paradis...
Un scénario certes improbable. En revanche, ce qui est crédible et convaincant, c est la regrettable nécessité pour les femmes de recourir aux mêmes armes que celles de leurs congénères masculins. En voyant ce film vous saurez subtilement répondre à la question posée par le jury à Madeleine sur la différence entre le mensonge et le secret.
C'est une vieille histoire, celle d'une jeune personne ambitieuse qui reve de changer la vie en exerçant le pouvoir politique, alors qu'elle ne vient pas d'un milieu bourgeois. Mais cette trame qui rappelle le roman d'initiation du 19e siècle est réactualisée : l'ascension de Madeleine menace d'etre brisée, avant meme qu'elle ait pris son essor, par une faute originelle, dont elle partage la culpabilité avec son compagnon. L'intrigue est efficace, enlevée. Cela manque parfois un peu de folie, ça ne se donne pas le droit à beaucoup de sorties de route, mais le film fait son effet, porté en particulier par une Rebecca Marder au jeu très juste et très tranchant.