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Pascal
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2,5
Publiée le 9 février 2025
Revenant sur la tragédie de Munich du 5 septembre 1972, " 5 septembre" propose pendant toute sa durée une immersion dans le studio de la chaîne de télévision ABC.
Le problème de ce titre est qu'il fait pâle figure à côté de la première demi-heure du "Munich" de Steven Spielberg.
Il y a une certaine intensité dans ce huis clos ( c'est ce qui est le plus réussi ) qui finit par perdre peu à peu de sa puissance évocatrice , en ne renouvelant pas son procédé.
Non seulement, le titre déçoit mais surtout, il n'apporte rien, ne montre rien ( ou pas grand chose) de ce qu'on savait déjà ou qu'on avait déjà vu ailleurs, de surcroît en beaucoup mieux ( cf plus haut).
Comment des journalistes sportifs se trouvent dans une tourmente inconnue à cette époque de terrorisme. Toutes les questions sont posées sur la manière de gérer l événement ; un film ou un documentaire ? En tout cas c est intelligent et bien rythmé.
"5 septembre" est un thriller sous haute tension qui nous scotche dès les premières minutes. spoiler: En choisissant de raconter la prise d’otage des athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich en 1972 depuis l’intérieur d’un studio de télévision américain , le film adopte un parti-pris audacieux, presque étouffant, mais terriblement efficace. Ce huis-clos sans temps mort nous plonge dans le chaos d’une information en train de se fabriquer, où chaque décision peut influer sur ce que le monde va voir ou ne pas voir. Le réalisme de la mise en scène, composée de scènes reconstituées, crée une immersion totale. On retient notre souffle en même temps que ces journalistes dépassés par l’horreur qui se déroule à quelques centaines de mètres. Le film, qui avance à un rythme intense et sans relâche, offre aussi un regard intéressant sur les failles du journalisme télévisé. En résumé, un film implacable et tenu de bout en bout, qu’on n’est pas près d’oublier. - 16/20 Critique sur 5 septembre (film) Vu le 09 novembre 2025 sur CANAL
En 2024, le réalisateur suisse Tim Fehlbaum signe un étonnant long-métrage sur fond historique. Si le récit s’appuie sur les attentats terroristes commis lors des Jeux Olympiques de Munich de 1972, le sujet principal explore surtout l’éthique journalistique. En effet, l’intrigue se concentre sur l’équipe d’une chaine américaine censée couvrir les événements sportifs mais qui décide de retransmettre en direct la prise d'otage d’athlètes israéliens. Partagés entre leur désir de renseigner le monde, la méconnaissance de la situation et la dangerosité ambiante, ces journalistes agissent au pied levé malmenant ainsi leur conscience professionnelle. Dans un huis clos haletant, ce thriller est mené sur rythme infernal tout en prenant à contre-pied les standards du genre. Bref, un film ayant le mérite d’interroger sur le pouvoir des images et de l’information à outrance.
Tim Fehlbaum signe avec Septembre 5 une plongée haletante dans l’œil du cyclone, là où l’image capte l’instant et le transforme en mémoire. Ce n’est pas la tragédie des Jeux olympiques de Munich en 1972 que le film reconstitue, mais la manière dont elle fut captée, transmise, disséminée sous le regard d’un monde médusé.
Munich 1972 est un tournant. Pour la première fois, un acte de terreur se déroule sous l’œil des caméras, sans filtre ni décalage temporel. Ce que Septembre 5 capture avec précision, c’est cette bascule où l’Histoire cesse d’être écrite à la lueur du recul pour devenir une narration en flux tendu.
Le film embrasse cette tension à travers une mise en scène nerveuse et immersive. La salle de régie devient un champ de bataille où chaque seconde compte, où chaque plan diffusé peut bouleverser l’équilibre précaire entre vérité et manipulation. Peter Sarsgaard incarne un Roone Arledge tiraillé entre le devoir journalistique et la crainte d’exploiter le malheur. Face à lui, John Magaro en Geoffrey Mason incarne cette génération de producteurs pour qui l’adrénaline du direct est une drogue douce.
Si Septembre 5 se distingue par son réalisme, il brille surtout par sa réflexion sur l’image en tant que vecteur de pouvoir. En mêlant avec une fluidité troublante des images d’archives à la reconstitution, Fehlbaum efface la frontière entre réel et fiction, questionnant notre propre position de spectateur. Dans cet enchevêtrement d’écrans et de moniteurs, où la fiction ne fait que prolonger le réel, la tragédie de Munich devient une boucle infinie, un spectacle que l’on rejoue sous différentes formes, jusqu’à l’épuisement du sens.
Ce que le film souligne avec acuité, c’est la manière dont un événement historique se transforme en narration. La salle de régie devient une scène, les journalistes des dramaturges improvisés, contraints de donner une forme au chaos. Et c’est dans cette course effrénée que Septembre 5 trouve son souffle tragique : la volonté d’informer finit par modeler l’événement, le regard médiatique devient un acteur à part entière du drame qu’il tente de capturer.
Le film s’achève sur une note amère, un écran noir qui laisse résonner le silence après la frénésie. Comme une coupure d’antenne brutale. Comme une invitation à repenser notre rapport aux images, à ce que nous voyons et à ce que nous choisissons d’oublier.
Filmé comme avec les moyens du bord de l’époque, la réalisation nous communique le stress à l’intérieur d’une équipe de télévisions, vivant en direct la prise d’otages de l’équipe sportive israëlienne (JO d’été à Munich en 1972). Incrustations artisanales, développement de bandes vidéo, retransmission en noir & blanc, talkie-walkies, il nous est rappelé que ce sera la 1ère fois d’avoir 900 millions de téléspectateurs en direct. L’analogie avec notre époque est directe, concernant le traitement de l’information en temps réel et ses dilemmes et décisions à prendre. On ne verra rien de l’événement mais c’est un choix !
Sur la forme, c'est un mélange de documentaire et de fiction. Le film reconstitue l'action de l'équipe du service des sports que la chaîne ABC avait envoyée aux JO de Munich en 1972. Les scènes jouées par des acteurs alternent avec des images d'époque. (On voit notamment le nageur Mark Spitz, qui a remporté sept médailles d'or.)
La force de ce film est de très peu montrer les otages israéliens comme les terroristes palestiniens. Tout est vu au filtre des caméras d'ABC ou par les yeux des protagonistes... et c'est palpitant.
Sur le fond, outre l'horreur des événements spoiler: (dont les aspects les plus macabres sont épargnés aux spectateurs) , il est question d'éthique journalistique. La prise d'otage et le verrouillage du village olympique placent les journalistes sportifs aux premières loges, alors que les spécialistes de politique internationale sont loin des lieux. Certains y voient la chance de leur vie... mais jusqu'où sont-ils prêts à aller ?
C'est donc un film fort, qui évite la représentation de l'ultra-violence à l'écran, alors qu'elle sous-tend certains événements.
Ce n’est clairement pas la mise en scène la plus élaborée car elle est assez coincée par son sujet, mais ce dernier est suffisamment passionnant pour tenir en haleine au moins 1h30. J’en redemanderais une heure de plus même.
Documenté, passionnant, glaçant, minimaliste et absolument efficace, porté par d'excellents acteurs, sans effets de manche. Un des meilleurs films que j'ai vus depuis deux ans, un moment d'histoire et d'histoire des médias. Merci aux producteurs qui sont derrière smce film, dont Sean penn
5 septembre, c’est vraiment un film prenant du début à la fin. On est plongé au cœur de cette prise d’otage, vue à travers les journalistes qui doivent la couvrir en direct. L’ambiance des Jeux Olympiques est bien retranscrite, et on sent toute la tension qui monte au fil des événements. C’est bien rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde, et c’est super intéressant de voir comment les médias ont géré ça en temps réel. Vraiment un très bon film, je mets un bon 4/5.
apres Munich de Spielberg, 5 Septembre montre l'attentat islamiste tel qu il a ete vecu par la chaine de tele ABC. c'est super bien filmé avec une caméra réaliste, on est completement suspendus au sort des malheureux otages, sans parti pris ce qui est tres bien. cette prise d otages a été la premiere retransmise en direct, d'une longue série d'attentats islamistes , qui continuent encore 50 ans plus tard.. mas cest une autre histoire. je recommande ce film, tres original et factuel.
C'était très intéressant de voir les événements de l'attaque terroriste pendant les jeux olympiques à Munich du côté de la couverture des médias. Un film sur tension du début jusqu'à la fin. Où la chaîne ABC fait la retransmission en direct de cette prise d'otages. Cela montre jusqu'où on peut montrer certaines images diffusées dans le monde entier.
"5 septembre" de Tim Fehlbaum nous plonge au cœur des Jeux olympiques de Munich en 1972, lors de la tragique prise d'otages d'athlètes israéliens. Plutôt que de se focaliser sur les événements eux-mêmes, le film adopte le point de vue de l'équipe de télévision américaine d'ABC Sports, chargée de couvrir en direct cette crise sans précédent. Le réalisateur choisit un huis clos tendu, principalement situé dans la régie de la chaîne, pour explorer les dilemmes moraux et professionnels auxquels sont confrontés les journalistes. La mise en scène immersive utilise des caméras mobiles et un montage nerveux pour recréer l'urgence de l'instant. En se concentrant exclusivement sur les coulisses médiatiques, le film néglige toutefois le contexte historique et politique plus large de l'événement et peut laisser certains spectateurs sur leur faim.
Film allemand tourné en anglais, "September 5" présente les attentats des JO de Munich de 1972, vus exclusivement par la régie des journalistes d'ABC Sports. Le sujet aurait pu être redondant, voire sans intérêt... mais il n'en est rien, au contraire ! Durant à peine 1h34 générique compris, le film est rythmé à souhait. Exposant ces journalistes spécialisés en sport, largués par les attaques terroristes, qui vont s'agiter pour tenter de comprendre ce qui se passe et surtout le capter. Tim Fehlbaum filme avec caméra à l'épaule et nervosité, dans un huis-clos paradoxal. Les protagonistes sont coupés du monde dans leur sombre régie, où l'on ne sait même plus si c'est le jour ou la nuit. Mais ils essaient de connecter le monde entier à ces événements. L'écriture est très bonne. Les personnages sont envoyés dans le feu de l'action assez vite, mais le minimum nécessaire de caractérisation a été fait pour que l'on comprenne leurs émotions. Et ils sont incarnés par de solides comédiens. Leonie Benesch, la seule Allemande de la régie, victime de racisme ou de sexisme, mais qui va se révéler essentielle quand il s'agit de comprendre ses compatriotes. John Magaro en débutant compétent mais propulsé au poste de gérant de régie, qui doit faire ses preuves. Peter Sarsgaard en directeur d'ABC Sports à la main de fer. Au-delà des personnages, le film parvient à condenser sur sa courte durée nombre d'interrogations morales autour du métier de journalistes, qui ont toutes leur pertinence aujourd'hui. Ou s'arrête le "service public" et où commence le cynisme face à la concurrence et à la recherche d'audimat ? Jusqu'où va-t-on pour informer, quand cela peut mettre en danger des policiers ou montrer des images insupportables pour les familles ? Comment évaluer le risque de faire le jeu des terroristes ? Comment confirmer des informations rocambolesques ? Faut-il verser dans l'illégalité pour faire un travail d'information ? En sus, Tim Fehlbaum s'attarde sur de nombreux éléments techniques des chaînes TV de l'époque. La communication à base de téléphones à cadran et de talkies-walkies, l'utilisation de pellicule (développement, ralentis "à la main"...), l'encombrement des caméras. Nombre d'éléments qui ajoutent du sel et de la richesse à l'intrigue. Allant également jusqu'à utiliser des images d'archives de l'époque pour pleinement nous immerger dans ce cauchemar. Avec en cerise sur le gâteau une réflexion sur le rôle des Allemands, et leur société encore très marquée à l'époque par la Seconde Guerre Mondiale. Un thriller riche et bien mené !