Le pari de Tim Fehlbaum est audacieux. Raconter la prise d'otages des JO de Munich sous la forme d'un huis-clos n'est pas l'idée qui s'impose naturellement. Maints réalisateurs auraient opté pour une mise en scène plus classique avec caméra-épaule, séquences très courtes et musique dramatique. Mais le résultat s'avère payant et même mieux : intelligent. Car, par-delà le récit très documenté des évènements, le film aborde des questions historiques et philosophiques majeures : la façon dont la culpabilité allemande post-nazisme a pu (paradoxalement) accélérer le drame et, surtout, la question très actuelle du rôle des médias lors des événements : ou s'arrête le devoir d'information ? Où commencent le voyeurisme et la course à l'audience ? Le choix du studio de tv est également malin : personnages et spectateurs sont enfermés, ce qui participe à créer une atmosphère oppressante. En filmant en 16 mm, Tim Fehlbaum est parvenu à s'insérer sans accroc les images d'archive, dans une ambiance totalement réaliste. Un film fort et intelligent.
5 septembre nous permet de replonger dans un des évènements les plus célèbres de l'histoire dans les jeux olympiques d'été à savoir la prise d'otages de sportifs juifs par des terroristes à Munich. Mais l'originalité vient de l'angle choisi, puisque nous voyons cette évènement à travers la presse américaine qui couvrait les Jeux sur place. En soit, rien d'extraordinaire à voir mais un film original comme je le disais par la manière dont est abordé l'histoire. Bref : pour rentrer pleinement dans un drame des JO !
Même si l'issu est connu cette docu-fiction reste passionnante et saisissante puisque le spectateur est placé dans les mêmes conditions que ces Hommes chargés de décider ce qui doit , ou non , être montré et ce d'autant plus que c'était un Evénement inédit ! La prise d’otage des JO de Munich avait déjà été traitée avec "Munich" de Steven Spielberg mais l'angle est ici différent puisque placé du point de vue des journaliste de la chaine ABC .
Nommé aux oscars 2025, Septembre 5 nous replonge dans la journée terrible du 5 septembre 1972.
Une journée marquée par une tragédie sans nom dans l'histoire des Jeux Olympiques. Également, c'est une journée retentissante dans l'histoire de la télévision où l'attaque terroriste a été filmé en direct.
Ce huis clos est absolument captivant où chacun se donnent à fond. Le film questionne en sous texte, que les moments tragiques sont des moments retentissantes en téléspectateurs.
Film tendu, modeste dans sa forme, brillant sur son fond. Immense direction d'acteurs : chacun(e) dégage une intensité douce, paradoxe qui s'incarne ici totalement.
La recette parfaite qui assure un nouveau coup de cœur : un thriller politique, d’un point de vue médiatique, basé sur une histoire vraie, qui soulève des questions qui ne nous viennent pas à l’esprit face à un tel événement mais sont révélées grâce aux coulisses que ce film nous fait découvrir, qui ne pourrait plus faire écho à l’actualité et nous rappelle que, malheureusement, l’histoire se répète, avec des acteurs,rivés qui confirment leur carrière montante (John Magaro et Leonie ❤️❤️❤️). 5 septembre est un film que j’étais impatiente de voir qui a dépassé mes attentes. Un huis-clos intense, dont la narration s’axe autrement que la plupart des thrillers politiques, dont le rythme ne peut mettre en apnée et dont le parallèle avec la réalité ne peut que nous faire froid dans le dos.
Très intense, 5 septembre réussit ce que Vivants n'avait fait qu'effleurer : rendre passionnante la vie d'une équipe de presse et questionner son rôle social et politique, en s'attaquant à un moment historique réel et glaçant.
« 5 septembre » de Tim Fehlbaum plonge le spectateur au cœur de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich en 1972, en adoptant le point de vue des journalistes d'ABC Sport. Le film mêle habilement images d'archives et reconstitutions pour offrir une immersion réaliste dans cet événement tragique. Les performances des acteurs, notamment John Magaro et Leonie Benesch, apportent une authenticité palpable aux personnages. Cependant, le récit reste parfois en surface, n'explorant pas suffisamment les dilemmes éthiques auxquels sont confrontés les journalistes en situation de crise. Malgré cela, la tension est maintenue tout au long du film, offrant un suspense haletant. En somme, « 5 septembre » est un thriller historique efficace qui, bien que manquant de profondeur par moments, mérite une note de 3 sur 5.
Durant 1h45, on est embarqué au coeur du studio de la chaîne ABC, en compagnie d’une bande de journalistes et de techniciens, dans un film racontant quasiment minutes par minute, le déroulement de cette terrible journée du 5 septembre 1972.
Avec des plans courts et une caméra à l’épaule qui colle au plus près de ses personnages, le film prend très vite des airs de documentaire, montrant bien l’urgence qu’il a, pour les Américains, à couvrir cette prise d’otages... à être les premiers !
Le point de vue du réalisateur est aussi de montrer combien les discussions ont été tendues pour savoir ce qu’il fallait montrer ou non à la télévision sans perturber le travail de la police locale, ce que l'on pouvait affirmer ou pas à l'antenne sans en être sûr à 100 %. Au fil des minutes, le films pose ainsi des questions éthiques passionnantes, qui restent plus jamais d’actualité en 2025. Un film exemplaire, qui offre une belle réflexion sur le métier de journaliste, et plus largement sur la manière de raconter ce qui se passe autour de nous et dans le Monde.
Le film nous fait revivre la journée du 5 septembre 1972 du point de vue de l’équipe des sports de la chaîne de télévision ABC. Cette équipe avait ses bureaux dans le village olympique, là où les terroristes palestiniens de « Septembre » avaient pris en otage 13 athlètes israéliens. Le chef des sports, sentant qu’il était sur un « gros coup » a refusé de passer la main aux généralistes d’ABC et a mis son équipe sous la tension et l’adrénaline du direct. La mise en scène, nerveuse, brutale même parfois, met bien en valeur la sidération de cette journée, l’inventivité des techniciens, des journalistes, les dilemmes du direct. Nous avions oublié l’incroyable incompétence de la police allemande, la panique générale, l’incurie, bien peu conformes au prétendu sens de l’organisation germanique. La distribution est inégale, Peter Sarsgaard, en chef des sports, cabotine trop mais John Magaro et Leonie Benesch, déjà excellente dans « Salle des profs », sont très bons.
« Mort en direct ?» Ce thriller palpitant nous montre de l’intérieur de la rédaction d’ABC à Munich au cœur des jeux Olympiques de 1972, la prise d’otage par des terroristes palestiens d’athlètes israéliens et tout son déroulé jusqu’à son épilogue. Le suspens est très bien rendu sur comment couvrir l’évènement et ses différentes phases – on est dans les années 70, il y a de lourdes caméras, des téléphones avec fil et des câbles partout ! Et surtout des questions fondamentales, valables encore aujourd’hui, sont posées : l’éthique de ce qu’on peut montrer ou pas, la course au scoop. Passionnant !
Un film qui nous fait revivre les tragiques événements de septembre 1972, durant les jeux olympiques de Munich, a travers la retransmission des faits, en quasi direct, par la chaine américaine ABC (ce qui fut en l’occurrence la première diffusion d’une attaque terroriste) Si il est instructif et loin d’être inintéressant de découvrir, de quelle manière eut lieu cette retransmission, la mise en scène est trop académique, et hormis la dernière partie un peu plus enlevée, on ne ressent finalement que peu d’émotions, malgré la tragédie qui se termina par la mort de tous les otages. Pas mal quand même, mais pas inoubliable et un peu décevant au final.
Huit clos d’une redoutable efficacité, mené à un rythme haletant, il ne faut pas attendre de 5 septembre une réflexion sur l’actuel conflit israélo-palestinien. En mêlant fiction et images d’archives avec minutie pour reconstituer la prise d’otages des JO de Munich de 1972, Tim Felhaum interroge plutôt l’évolution de la télévision et la fabrique de l’information en continu. Cette prise d’otages reste en effet à jamais le premier évènement tragique qui aura révélé les enjeux éthiques de la recherche du scoop par n’importe quel moyen, et montré les contradictions entre information et voyeurisme. Tim Felhaum réalise ainsi un thriller aussi instructif que captivant
Une histoire vraie captivante. Dans la peau d’une chaine télé en direct au plus proche de la réalité et bien joué. Rien à redire, juste que l’histoire en elle même ne peut dépasser cette note à mes yeux. 3,5/5
Très belle image années 70 Avec du grain Et il y a du suspens (enfin pour moi surtout j'avais un doute sur le dénouement) Par contre le montage est très rapide Le film paraît court Trop court ? Il y a toute une mécanique dans la réalisation qui se met en place pour fabriquer à tout prix de l'intensité et du drama ça se voit trop Et c'est agaçant Les acteurs ont tout le temps les sourcils froncés et des mines tellement graves Il sont bons Mais vraiment américains ça me fait penser à leur fameux "great !" mais inversé Tout est trop Mais heureusement Heureusement Il y a 2 acteurs Non américains justement Le franco-algérien Zinedime Soualem Jeu très sobre Et qui réagit comme je pense on réagit dans ces moments là On a du mal à se rendre compte Même si on reste particulièrement appliqué dans son boulot Mais c'est tout On se permet même une remarque sur la bouffe allemande Et l'autre actrice C'est l'allemande Leonie Benesch Qui est juste impeccable Son personnage de traductrice est tellement crédible Sérieuse et hyper pro dans l'attitude Un jeu tout en retenu et intérieur Qui fait malgré tout imaginer ses sentiments Pareil ça semble très réaliste Donc 5 septembre Malgré ce désir forcené dans la réalisation à le faire ressembler à une série américaine à suspens Est très prenant Intéressant Grâce surtout à tous ses comédiens