Note moyenne
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Un assez bon film qui retrace les événements terroristes des Jeux Olympiques de Munich en 1972 (dont le film Munich de Steven Spielberg est d'ailleurs la suite directe), narrant au travers d'une équipe de télévision américaine ce qu'il s'est passé derrière les rideaux blancs de l'appartement de l'équipe Israélienne. On suit donc principalement l'action dans une seule et même pièce, celle où les journalistes montent le direct télé, mettent les sous-titres comme ils peuvent, essaient de raccorder au mieux les captations des différentes caméras postées un peu partout. Ce huis-clos étouffe un peu par moments (on aurait par exemple rêvé de voir les événements de l'intérieur, ce qui n'était pas possible avec le parti-pris de la salle des journalistes à distance), ne nous a jamais glacé autant que le fait historique l'aurait certainement fait avec une mise en scène plus conventionnelle (on ne voit finalement rien, il faut faire un énorme travail d'imagination), mais il permet de donner un autre point de vue, celui des coulisses chaotiques, aux informations contradictoires, qui peuvent même faire
spoiler: capoter une opération de sauvetage (le moment de l'affaire le plus sordide : on n'y avait pas pensé non plus, et cette erreur a peut-être coûté la vie aux athlètes israéliens, au final...),
remettent en question l'éternel conflit journalistique sur l'éthique de la profession : "voyeurisme et appât du sensationnel / ou seul besoin d'informer et de faire jaillir la vérité par les images ?". 5 Septembre est donc un film plutôt agréable à suivre (1h30 bien contenues : on ne s'ennuie pas), dont on suit les tragédies en direct (on ne connaissait rien de ces événements), dont la poignée de personnages permet de mieux les retenir (même si l'on ne sait rien d'eux à part leur fonction dans le JT : "La fille qui traduit l'allemand", "Le gars qui s'incruste dans le Village International pour avoir des infos", etc...), et dont la résolution finale est vraiment triste à découvrir en même temps que les journalistes. L'histoire de la première attaque terroriste filmée en direct, ce qui aujourd'hui fait l'actu de médias comme BFMTV en boucle (devenu presque une banalité, un circuit-fermé d'images à répéter comme appât du téléspectateur), prend sa source dans ce fait divers effroyable, très bien restitué par le suivi en "direct" d'une équipe télé américaine réduite, déjà partagée entre moralité (permettre aux familles et gens du peuple de savoir ce qu'il se passe) et inhumanité (être le seul média à diffuser les images pour se faire un paquet d'argent, en risquant la vie des otages...). Le conflit moral ne se pose plus vraiment aujourd'hui, alors 5 Septembre arrive à point nommé pour nous rappeler qu'en 1972 des gens se sont disputés dans une pièce exigüe, on fait voler des papiers, se sont mis des pains, ont été soupçonnés par les forces de l'ordre allemande, car la question était alors inédite et méritait bien un bon débat éthique à coups de postillons et de phalanges. N'hésitez surtout pas à regarder ensuite Munich, pour bien comprendre les conséquences géopolitiques de cette attaque.
spoiler: capoter une opération de sauvetage (le moment de l'affaire le plus sordide : on n'y avait pas pensé non plus, et cette erreur a peut-être coûté la vie aux athlètes israéliens, au final...),
remettent en question l'éternel conflit journalistique sur l'éthique de la profession : "voyeurisme et appât du sensationnel / ou seul besoin d'informer et de faire jaillir la vérité par les images ?". 5 Septembre est donc un film plutôt agréable à suivre (1h30 bien contenues : on ne s'ennuie pas), dont on suit les tragédies en direct (on ne connaissait rien de ces événements), dont la poignée de personnages permet de mieux les retenir (même si l'on ne sait rien d'eux à part leur fonction dans le JT : "La fille qui traduit l'allemand", "Le gars qui s'incruste dans le Village International pour avoir des infos", etc...), et dont la résolution finale est vraiment triste à découvrir en même temps que les journalistes. L'histoire de la première attaque terroriste filmée en direct, ce qui aujourd'hui fait l'actu de médias comme BFMTV en boucle (devenu presque une banalité, un circuit-fermé d'images à répéter comme appât du téléspectateur), prend sa source dans ce fait divers effroyable, très bien restitué par le suivi en "direct" d'une équipe télé américaine réduite, déjà partagée entre moralité (permettre aux familles et gens du peuple de savoir ce qu'il se passe) et inhumanité (être le seul média à diffuser les images pour se faire un paquet d'argent, en risquant la vie des otages...). Le conflit moral ne se pose plus vraiment aujourd'hui, alors 5 Septembre arrive à point nommé pour nous rappeler qu'en 1972 des gens se sont disputés dans une pièce exigüe, on fait voler des papiers, se sont mis des pains, ont été soupçonnés par les forces de l'ordre allemande, car la question était alors inédite et méritait bien un bon débat éthique à coups de postillons et de phalanges. N'hésitez surtout pas à regarder ensuite Munich, pour bien comprendre les conséquences géopolitiques de cette attaque.
Quand le monde bascule dans l’horreur. En septembre 1972, l’Allemagne accueille les jeux olympiques, une forme de rédemption, 30 ans après la fin de la guerre. C’est aussi la première fois que la compétition est retransmise en direct à la télévision dans le monde entier. La chaîne américaine ABC dispose alors d’un studio au cœur du village olympique lorsque le 5 septembre, des membres de la rédaction entendent au petit matin des coups de feu. Très rapidement, l’information est confirmée : une prise d’otage est en cours, et concerne la délégation israélienne. Le film raconte comment une rédaction a alors inventé un modèle journalistique : l’information en continue. Le monde entier a alors été tenu en haleine par le travail des journalistes qui ont alors fait preuve d’inventivité pour transmettre l’information, qui se déroulait sous leurs yeux. C’est puissant, passionnant, et très réussi.
Une histoire vraie captivante.
Dans la peau d’une chaine télé en direct au plus proche de la réalité et bien joué.
Rien à redire, juste que l’histoire en elle même ne peut dépasser cette note à mes yeux. 3,5/5
Dans la peau d’une chaine télé en direct au plus proche de la réalité et bien joué.
Rien à redire, juste que l’histoire en elle même ne peut dépasser cette note à mes yeux. 3,5/5
Le pari de Tim Fehlbaum est audacieux. Raconter la prise d'otages des JO de Munich sous la forme d'un huis-clos n'est pas l'idée qui s'impose naturellement. Maints réalisateurs auraient opté pour une mise en scène plus classique avec caméra-épaule, séquences très courtes et musique dramatique. Mais le résultat s'avère payant et même mieux : intelligent.
Car, par-delà le récit très documenté des évènements, le film aborde des questions historiques et philosophiques majeures : la façon dont la culpabilité allemande post-nazisme a pu (paradoxalement) accélérer le drame et, surtout, la question très actuelle du rôle des médias lors des événements : ou s'arrête le devoir d'information ? Où commencent le voyeurisme et la course à l'audience ?
Le choix du studio de tv est également malin : personnages et spectateurs sont enfermés, ce qui participe à créer une atmosphère oppressante. En filmant en 16 mm, Tim Fehlbaum est parvenu à s'insérer sans accroc les images d'archive, dans une ambiance totalement réaliste.
Un film fort et intelligent.
Car, par-delà le récit très documenté des évènements, le film aborde des questions historiques et philosophiques majeures : la façon dont la culpabilité allemande post-nazisme a pu (paradoxalement) accélérer le drame et, surtout, la question très actuelle du rôle des médias lors des événements : ou s'arrête le devoir d'information ? Où commencent le voyeurisme et la course à l'audience ?
Le choix du studio de tv est également malin : personnages et spectateurs sont enfermés, ce qui participe à créer une atmosphère oppressante. En filmant en 16 mm, Tim Fehlbaum est parvenu à s'insérer sans accroc les images d'archive, dans une ambiance totalement réaliste.
Un film fort et intelligent.
apres Munich de Spielberg, 5 Septembre montre l'attentat islamiste tel qu il a ete vecu par la chaine de tele ABC. c'est super bien filmé avec une caméra réaliste, on est completement suspendus au sort des malheureux otages, sans parti pris ce qui est tres bien. cette prise d otages a été la premiere retransmise en direct, d'une longue série d'attentats islamistes , qui continuent encore 50 ans plus tard.. mas cest une autre histoire. je recommande ce film, tres original et factuel.
1972, Munich, les premiers JO retransmis en direct dans le monde, avec une Allemagne qui cherche à s'affranchir du passé de la 2ème guerre mondiale. Le métrage est une évocation politique, retraçant la prise d'otages d'athlètes israéliens. Il montre de l'intérieur de la rédaction d'ABC sur place, sa couverture tv, sous forme de cellule de crise, avec des choix de diffusion et des dilemmes d'annonces, la recherche du scoop n'étant jamais loin... Une réalisation tendue, sans fioritures et réaliste permet d'instaurer un vrai suspense. Prenant de bout en bout.
Ce n'est pas un film sur la prise d'otages mais sur le metier de journalisme : ses choix, ses prises de risque. Le film est sombre, presque en noir et blanc, tourné dans studio de la taille d'une cabane de chantier, scénario plat, musique insignifiante. Ennuyeux.
Un super docu fiction sur le rôle de télévision en direct lors de grands événements !
Du suspens, beaucoup d’images d’archives.
Bravo ! A voir
Du suspens, beaucoup d’images d’archives.
Bravo ! A voir
Film intéressant. L'histoire est analysé d'un point de vue différent du magnifique Munich de Steven Spielberg. Tout se passe en intérieur. Il y a peu d'émotion mais la tension est vive. Très intéressant de voir cette équipe de tournage partagée entre l'Histoire qui se joue sous leurs yeux et l'audimat. On en ressort en se disant que l'Histoire ne fait que se répéter inlassablement. Le film fait forcément écho aux récents évènements.
J'ai trouvé très bon le film on se sentait vraiment dans le suspense comme les journalistes du film. La tension palpable de de cette événement tragique et le contexte politique de cette époque à bien été transmis. Long métrage à voir certainement.
Encore aujourd'hui je suis d'avis que la politique et le sport Olympique devrait être dissocié. S'attaquer à des Athlètes auraient jamais dû se produire.
Toutes mes sympathies aux personnes touchées par cet évènement.
Encore aujourd'hui je suis d'avis que la politique et le sport Olympique devrait être dissocié. S'attaquer à des Athlètes auraient jamais dû se produire.
Toutes mes sympathies aux personnes touchées par cet évènement.
Comment des journalistes sportifs se trouvent dans une tourmente inconnue à cette époque de terrorisme. Toutes les questions sont posées sur la manière de gérer l événement ; un film ou un documentaire ? En tout cas c est intelligent et bien rythmé.
Je suis rarement à rebours des commentaires allocine mais là je ne comprend pas. L'évènement aurait pu être traité de mille manières avec de l'action, mais là non, on a l'impression d'un documentaire sur la retransmission satellitaire en 1972. Il ne se passe rien de rien, l'embrion d'action est vu sur des petits écrans dans l'écran de mauvaises qualité. Juste trés ennuyeux
Très prenant! Un film très bien mené (avec pleins de rebondissements) très bien joué (avec beaucoup de finesse de la part de tous les acteurs) et qui de plus est très instructif (nous raconte une part de notre histoire). Tous les ingrédients pour un très bon film.
Histoire vraie , un film presque documentaire !
On y voit la difficulté des choix pour les média sérieux privilégier infos immédiates versus infos vérifiées au coeur de la concurrence entre les média
L arrogance américaine et la prétention qu americain , on fait mieux queles autres est mise en vant !!
On y voit la difficulté des choix pour les média sérieux privilégier infos immédiates versus infos vérifiées au coeur de la concurrence entre les média
L arrogance américaine et la prétention qu americain , on fait mieux queles autres est mise en vant !!
Filmé comme avec les moyens du bord de l’époque, la réalisation nous communique le stress à l’intérieur d’une équipe de télévisions, vivant en direct la prise d’otages de l’équipe sportive israëlienne (JO d’été à Munich en 1972). Incrustations artisanales, développement de bandes vidéo, retransmission en noir & blanc, talkie-walkies, il nous est rappelé que ce sera la 1ère fois d’avoir 900 millions de téléspectateurs en direct.
L’analogie avec notre époque est directe, concernant le traitement de l’information en temps réel et ses dilemmes et décisions à prendre. On ne verra rien de l’événement mais c’est un choix !
L’analogie avec notre époque est directe, concernant le traitement de l’information en temps réel et ses dilemmes et décisions à prendre. On ne verra rien de l’événement mais c’est un choix !
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