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cé b.
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5,0
Publiée le 17 février 2025
Documenté, passionnant, glaçant, minimaliste et absolument efficace, porté par d'excellents acteurs, sans effets de manche. Un des meilleurs films que j'ai vus depuis deux ans, un moment d'histoire et d'histoire des médias. Merci aux producteurs qui sont derrière smce film, dont Sean penn
Munich 1972, jeux olympiques d’été. Nous sommes dans les studios de la ABC. Le nous est presque à prendre au sens propre car le réalisateur s'efforce d’embarquer le spectateur dans l’équipe. 1h35 de tension brute. Je parie même que ceux qui ont connu cette période seront surpris de la découvrir sous cette angle. Ici pas d’image choquante. Juste un suspense géré de main de maître. Et des plans sequences hyper maîtrisés. Je pense notamment à celui où Geoff doit choisir quelle annonce faire. C'est comme si on savait lire ses pensées. J’ai apprécié voir Z.Soualem même si c'était un second rôle. Et aussi P. Sanglard, toujours aussi juste (après l’excellent Memory). Et un autre nom à retenir, celui du réalisateur suisse : Tim Fehlbaum. Mais ce que j'ai adoré par dessous tout, c’est les questionnements que l'ont se fait au fur et à mesure du film sur le métier de journaliste. Sur notre position et nos choix en tant que spectateur. C’est cette seconde couche qui rend le film efficace et humain.
5 septembre, le 4e film du réalisateur Suisse Tim Fehlbaum nous embarque dans la tragique prise d'otage survenue le 5 septembre 1972 lors des Jeux olympiques de Munich.
Particularité, nous vivons la situation en quasi huis-clos, dans les rangs de l'équipe Sports de la chaîne télévisuelle Étasunienne ABC.
Formellement, la photographie de Markus Förderer et le montage de Hansjörg Weißbrich touchent du doigt le style Greengrass. Cela implique une caméra très mobile, souvent portée à l'épaule, quasi-documentaire par moments ainsi qu'une palette de couleurs froides et terreuses. Cependant, c’est dans sa manière de traiter le fond que le film surpasse les tentatives de Greengrass, qui, malgré des postulats intéressants, restent souvent en surface.
Ici, l'atmosphère s'installe subtilement en début de métrage pour ne plus jamais faiblir ensuite. Les enjeux deviennent alors multiples et les conventions se voient bousculées : saisir les opportunités, informer le monde, équilibre entre balance morale individuelle et collective.
Au final, le film ne réinvente rien et s'ancre dans une pure lignée de thriller journalistiques. Mais c'est par son efficacité, la qualité de l'interprétation ainsi que sa tension maîtrisée qui le font pencher vers le haut du panier (Pentagon Papers, Zodiac, Nightcall, Dark Waters) plutôt que des versions académiques et consensuelles auxquelles quasiment rien n'est à reprocher si ce n'est le manque d'audace et d'aspérités (Spotlight).
Autres points forts, réussir à couvrir un large éventail de sujets et d'émotions dans un format compact bienvenu et efficace d'1 h 35. Mais aussi la musique de Lorenz Dangel qui reste toujours en retrait, loin de tout sensationnalisme.
Autant d'éléments qui en font une belle proposition de cinéma en ce début d'année 2025 tout en mettant en perspective combien les combats et sujets d'autrefois, sont toujours d'actualité (et tristement identiques).
Film très intéressant sur des faits réels dont je n’avais aucune connaissance. C’est traité du point de vue des journalistes, et j’ai beaucoup apprécié la technicité des lives de l’époque, très bien mise en scène. Original!
Et si une prise d’otages ne se jouait pas seulement sur le terrain, mais aussi derrière les caméras ? "5 septembre" de Tim Fehlbaum adopte un point de vue fascinant en nous plongeant au cœur de la rédaction d’ABC, témoin impuissant mais acteur malgré lui de la tragédie des JO de Munich 72. Plus qu’un simple thriller historique, le film interroge avec une acuité troublante notre rapport aux images et la responsabilité des médias face à l’événement. La reconstitution des méthodes de diffusion d’époque est bluffante, renforçant l’immersion et la tension. On pense forcément aux "Hommes du Président" ou à "Night Call" pour cette réflexion sur le rôle ambigu du journalisme. Captivant et brillamment mis en scène.
coup de cœur pour 5 septembre. Ce film surprend par son intrigue bien ficelée et son ambiance maîtrisée de bout en bout. Je n’avais pas grande connaissance sur ce qui s’était réellement passé ce 5 septembre 1972 à Munich. Jusqu’à la dernière scène, on se demande où tout ça va nous mener.
Visuellement, c’est sobre mais efficace. On découvre où redécouvre (pour les plus anciens) comment marchait la TV à cette époque, et surtout sur un tel événement.
Durant 1h45, on est embarqué au coeur du studio de la chaîne ABC, en compagnie d’une bande de journalistes et de techniciens, dans un film racontant quasiment minutes par minute, le déroulement de cette terrible journée du 5 septembre 1972.
Avec des plans courts et une caméra à l’épaule qui colle au plus près de ses personnages, le film prend très vite des airs de documentaire, montrant bien l’urgence qu’il a, pour les Américains, à couvrir cette prise d’otages... à être les premiers !
Le point de vue du réalisateur est aussi de montrer combien les discussions ont été tendues pour savoir ce qu’il fallait montrer ou non à la télévision sans perturber le travail de la police locale, ce que l'on pouvait affirmer ou pas à l'antenne sans en être sûr à 100 %. Au fil des minutes, le films pose ainsi des questions éthiques passionnantes, qui restent plus jamais d’actualité en 2025. Un film exemplaire, qui offre une belle réflexion sur le métier de journaliste, et plus largement sur la manière de raconter ce qui se passe autour de nous et dans le Monde.
5 septembre nous entraîne dans le quotidien d'un média télévisé sportif pendant les JO de Munich. Alors que la fête du sport se mue en un évènement tragique, l'équipe de ABC présente sur place décide d'improviser pour traiter de l'actualité et pour garder la mainmise sur la diffusion des images devant les téléspectateurs du monde entier. Les journalistes naviguent entre cynisme et empathie, opportunisme et volonté d'informer, et cela conduit souvent à des décisions catastrophiques dans le but d'être toujours les premiers et de susciter l'émotion avec des images sensationnelles (comme lorsqu'on filme une compétition sportive) sans se préoccuper des faits réels ou des conséquences de leur diffusion en direct. Le récit rappelle également la double tragédie que constitue cet évènement dans le contexte de l'Allemagne d'après guerre, presque 30 ans après la découverte de l'holocauste, alors que le pays souhaitait se bâtir une nouvelle image. Enfin, et même si c'est anecdotique, 5 septembre témoigne des méthodes de fabrication des images télévisées en 1972, alors que cela relevait encore d'un certain artisanat, par exemple pour incruster des logos ou des textes. Au final, une immersion saisissante dans la vie d'un grand média américain et des questionnements aigu sur le rôle et le pouvoir des médias.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + 5 septembre" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Le 5 septembre 1972, lors des Jeux olympique de Munich, un événement tragique bouleverses le monde : la prise d'otage d'athlètes israéliens par un commando palestinien. Le film "5 septembre" de Tim Fehlbaum nous plonge au cœur de cette journée fatidique, adoptant une perspective inédit en se focalisant sur les coulisses de la chaîne ABC News, qui couvrais l'événement en direct. Peter Sarsgaard incarne avec une sobriété remarquable le rédacteur en chef d'ABC News, un homme confronter à des décisions éditoriales cruciales dans un contexte de crises. Son interprétation, tout en retenu, traduit parfaitement le dilemme moral entre l'impératif d'informer et le respect de la dignité humaine. À ses côtés, John Magaro et Ben Chaplin apporte une dynamique contrastée, incarnant respectivement un journaliste ambitieux et un producteur chevronné, chacun reflétant une facette différente du monde médiatique. La mise en scène de Fehlbaum est d'une précision chirugicale. En choisissant de situer l'action principalement dans les locaux d'ABC News, il crée une atmosphère claustrophobique qui intensifie la tension narrative. Cette approche immersive permet au spectateur de ressentir l'urgence et la pression qui pèse sur les épaules des journalistes, tout en questionnant le rôle des médias dans la diffusion d'événements tragique en temps réel. Le choix de se concentrer sur la couverture médiatique plutôt que sur l'événement lui-même offre une réflexion profonde sur l'impact de la télévision en directe sur la perception publique des crises. Cette perspective rappelle que "5 septembre" n'est pas seulement un film historique, mais aussi une analyse pertinente des défis éthique auxquelles sont confrontés les journalistes, hier comme aujourd'hui. Visuellement, le film se distingue par une reconstitution fidèle des années 70, tant par les décors que par la palete chromatique utilisé. Cette authenticité esthétique renforce l'immersion du spectateur, le transportant directement au cœur de cette époque marquer par des bouleversements politiques et médiatiques. En somme, "5 septembre" est une œuvre cinématographique qui allie rigueur historique et profondeur psycologique. Grâce à des performances d'acteurs convaincantes et une réalisation maitriser, Tim Fehlbaum offre une réflexion nuancé sur le rôle des médias dans la couverture des tragédies, interrogeant ainsi notre propre rapport à l'information et à la manière dont elle est consommé.
Coïncidence malheureuse, le jour où je vais voir « 5 Septembre », une voiture bélier percute et blesse plusieurs dizaines de passants dans les rues de Munich. 50 ans après l’attaque de Septembre noir sur le quartier israélien du Village olympique ! Le terrorisme sous une autre marque noire continue de frapper. La question éthique posée par le film : les journalistes, dans une course effrénée à l’audience, ont-ils le droit de couvrir en temps réel un acte criminel au risque de passer pour de cyniques voyeurs ? Tourner ou ne pas tourner ? Publier ou ne pas publier ? That is the question. En mixant images d’actualités et séquences reconstituées, le réalisateur nous fait revivre, minute par minute, l’extrême tension de l’équipe de la petite chaîne américaine ABC face à la géante CBS pour être la première à diffuser l’info, quitte à ne pas pouvoir la vérifier en recoupant plusieurs sources fiables. L’attaque du 5 septembre 1972 est la première action terroriste télédiffusée en direct dans le monde auprès de 900 millions de téléspectateurs.
Film huis clos dans une régie de TV américaine suite à l'attentat. On ne ressent pas vraiment la tension liée au drame. Décevant. De plus, l'image est moche et sombre
La recette parfaite qui assure un nouveau coup de cœur : un thriller politique, d’un point de vue médiatique, basé sur une histoire vraie, qui soulève des questions qui ne nous viennent pas à l’esprit face à un tel événement mais sont révélées grâce aux coulisses que ce film nous fait découvrir, qui ne pourrait plus faire écho à l’actualité et nous rappelle que, malheureusement, l’histoire se répète, avec des acteurs,rivés qui confirment leur carrière montante (John Magaro et Leonie ❤️❤️❤️). 5 septembre est un film que j’étais impatiente de voir qui a dépassé mes attentes. Un huis-clos intense, dont la narration s’axe autrement que la plupart des thrillers politiques, dont le rythme ne peut mettre en apnée et dont le parallèle avec la réalité ne peut que nous faire froid dans le dos.