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Fanatoile
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2,0
Publiée le 2 septembre 2022
Heureusement que Tim Roth reste encore et toujours génial car sans lui, je pense que j'aurai quitté la salle, ce que je ne fais pratiquement jamais... le seul point positif est que l'on pense qu'il tient le rôle du mari. Beaucoup de scènes redondantes et soporifiques notamment sur la plage et franchement on n'adhère pas du tout à la relation entre Tim Roth et Berenice. Quand à Charlotte Gainsbourg, elle donne l'impression de survoler le film
Une riche famille anglaise passe ses vacances dans un hôtel de luxe à Acapulco au Mexique qu’un appel téléphonique vient brutalement interrompre : la mère de Alice (Charlotte Gainsbourg) est en train de mourir. Toute la famille prend le chemin de l’aéroport pour sauter dans le premier avion. Mais Neil (Tim Roth), prétextant l’oubli de son passeport, n’embarque pas. Au lieu de retourner à son hôtel l’y chercher, il prend le premier taxi venu et se fait déposer dans une pension interlope. Il esquive les appels de plus en plus pressants d’Alice qui organise seule les obsèques de sa mère. Il embrasse une vie léthargique dont ne réussit même pas à le distraire la rencontre d’une accorte Mexicaine.
Michel Franco est un réalisateur mexicain dont le style emprunte, de film en film, les mêmes recettes. C’est quasiment le même procédé qu’il utilise dans "Sundown" et dans "Después de Lucía" et dans "Les Filles d’Avril" : une histoire en apparence anodine est brutalement percutée par un coup de théâtre qui en modifie radicalement le sens. On n’oubliera pas l’incroyable violence du dernier plan de "Después de Lucía" (qui lui avait valu une interdiction aux moins de douze ans). De la même façon on restera longtemps hanté par le personnage de Neil dans "Sundown".
Tout le film est construit autour d’une seule interrogation : pourquoi Neil refuse-t-il de quitter Acapulco et soutenir sa sœur ? pourquoi se mure-t-il dans le silence ? pourquoi est-il devenu indifférent à tout ce qui l’entoure ? (les esprits chagrins me feront remarquer qu’il n’y a donc pas une seule interrogation mais trois ou quatre !). Son principal défaut est que, la clé de cette énigme une fois révélée – dont il ne faut évidemment rien dire sauf à gâcher le plaisir de ceux qui n’ont pas encore vu "Sundown" – elle pourra sembler un peu mince. Une autre faille est de prétendre qu’on en avait pressenti l’issue…. mais une telle prescience excède de beaucoup mes capacités d’imagination.
"Sundown" est un film masochiste pour le spectateur qui exige d’accepter un rythme très lent pendant plus d’une heure, une énigme que rien n’éclaire et, brutalement, en deux plans muets, sa résolution et sa conclusion qui nous laisse, quand apparaît le générique de fin, incrédules et déconcertés.
Neil (Tim Roth) passe des vacances à Acapulco avec sa soeur et les deux enfants de celle-ci. Alors que sa famille rentre en Angleterre pour un deuil, il va prétexter l'oubli de son passeport et prolonger son séjour. Soyons clair, la moitié du film consiste à regarder ce riche héritier siroter des bières et s'amouracher d'une "locale". La finalité de ce projet m'a pour le moins échappé tellement la vie de cet homme ne suscite rien, spoiler: à part une fuite de ses responsabilités et le désir de cacher sa maladie . Pire, cette oeuvre s'égare quand elle veut dénoncer la violence de la population mexicaine. Je n'ai pas adhéré du tout à ce film pourtant porteur de certaines critiques élogieuses.
Ce film est comme un tour de magie. Pendant, on est fasciné puis quand on connait le "truc" on est un peu déçu. Reste un scénario prenant et une très bonne interprétation.
Film plutôt intéressant. Pourquoi cet homme peu bavard décide-t-il de rester au Mexique, et de s'installer dans cet hôtel mal fâmé? C'est la question qu'on se pose tout au long du film. Une sorte de dualité: une vie qui semble plutôt tranquille mais ponctuée de violence. Une violence que l'on sent poindre. Désir de changer de vie, de renoncer au confort? On comprend qu'il y a davantage à la fin du film, même si ce n'est pas tout à fait convaincant. Etait-ce réellement nécessaire d'introduire cet aspect des choses dans cette histoire?
Une rupture. Celle d'un homme qui après un séjour VIP artificiel au Mexique reste sur place malgré un deuil familiale qui aurait dû provoquer son retour. Et bascule dans un monde où l'on a plein d'amis si on est yankee avec des dollars en poche. On ne sait pas trop la raison de cette bascule sur le coup. Cela est pour moi le thème du film.
L'ennui est que c'est insuffisant pour faire un long métrage. Alors on ajoute un peu d'action un épisode policier. Utile pour connaitre la raison de la bascule, de la rupture non; pour gagner du temps oui.
Je me risque à ajouter quelques mots après avoir lu de l'excellent commentaire de TixouO dans lequel tout est si bien dit. Ce film crépusculaire sur fond de déprime et de rivalités familiales est excellement interprété mais on se réjouit qu'il dure aussi peu de temps!. On s'ennuie vite à voir Neil siroter inlassablement des bières servies dans un seau à glace de fer battu sur une petite plage d'Acapulco ou se doucher avec sa conquête mexicaine après le départ de sa famille, partie à Londres assister aux obsèques de la richissime belle-mère que son gendre semble ne pas porter dans son cœur. On saisit assez mal l'intrigue, par moments très confuse, surtout après l'attaque de la voiture par des bandits de grands chemins surgis de nulle part...On se lasse surtout après le retour de Londres de la famille endeuillée et malgré le jeu des acteurs -tous bons- et une vision lucide d'un Mexique en proie à la violence et à la pauvreté, on ne regrette pas de voir le mot "fin" apparaître sur l'écran.
Un film intéressant d'un réalisateur intéressant, le mexicain Michel Franco, même s'il ne restera sans doute pas dans les archives et dans les mémoires. Un film intriguant, un film à tiroirs dont le dernier ne s'ouvrira qu'à la toute fin du film, vous faisant enfin comprendre le personnage -et le titre de l'ouvrage. Une famille anglaise unie, heureuse: la soeur, Alice (Charlotte Gainsbourg, toujours très juste), avec ses deux grands enfants et le frère, Neil (Tim Roth, lunaire) dans un luxueux resort d'Acapulco. On apprendra plus tard qu'ils sont très riches, que la famille a fait fortune dans l'élevage industriel et l'abattage des porcs (oui, c'est moins glamour que la haute joaillerie...) et que maintenant c'est Alice qui gère les affaires de main de maître. Et puis, un appel: leur mère vient de mourir subitement. Départ précipité, et à l'aéroport, Neil n'a pas son passeport. Il retourne en ville, se lie avec un chauffeur de taxi qui pourtant a une bonne tête d'arnaqueur, s'installe dans l'hôtel miteux qu'il lui a recommandé, passe ses journées sur la plage à boire des hectolitres de bière, répond évasivement à Alice: "tu l'as retrouvé, ton passeport? tu le cherches encore, n'est ce pas? tu es allé au consulat?", -Alice qui lui en veut, bien sûr, de se retrouver seule à gérer l'enterrement et tout ce qu'il y a autour-, et pour finir, tombe amoureux d'une vendeuse mexicaine (Iazua Larios). Et nous, spectateurs, essayons de comprendre les raisons de cette espèce de catatonie béate, de cette indifférence souriante au monde, que l'histoire d'amour ne suffit certes pas à expliquer. Bref, pendant la première moitié du film, il ne se passe.... rien. Et puis, virage sur l'aile: nous voilà dans un thriller. En raconter plus serait du spoilage, même si on peut dire que pendant les pires épreuves, Neil reste semblable à lui même: absent de sa vie... Film personnel, original, qui mérite le voyage
Curieux film. Lent et pas très bien joué, qui démarre au bout de 55 mn pour s'arrêter à 80. On devine assez vite la raison de l'hébétude permanente de Tim Roth. Le sujet a été mieux traité ailleurs.
Note moyenne parce qu'au premier abord c'est un film un peu ennuyeux, agaçant à force du manque de dialogues. Mais tout s'éclaire, si on peut dire, car le film est très sombre. Un homme renonce à des funérailles familiales en France et préfère rester à Acapulco vivre une aventure amoureuse. Souverain égoïsme, indifférence et crise existentielle ? Finalement la réalité hyperviolente du Mexique le rattrape. Et l'on apprend son secret. Si lourd à porter soit il, l'apparente nonchalance du personnage ne parvient pas à nous le rendre sympathique. Mais c'est sûrement ce que voulait le cinéaste.
A voir pour cette ambiance, Acapulco au Mexique où réglements de compte et festivité se côtoient. Le début parait long avant que l'histoire ne puisse vraiment commencer , mais quand commence t'elle vraiment ? Car malgré ce rythme assez lent il y aura de subtiles rebondissements. Ces plans assez contemplatifs laissent le temps pour que chaque personnage s'installe, quelle est cette famille ? Pour que l'ambiguïté de leurs relations s'expliquent enfin . Le problème s'est qu'on s'égare et à trop se poser des question on se détache. Dans la dernière demi heure, mais elle arrive un peu tard, on remet alors toutes les pièces du puzzles. Bien entendu il y a la discrète Charlotte qui traverse les scènes avec délicatesse. Bien entendu Tim Roth à la soixantaine tourmentée et bousculée. Mais cela ne m'a pas suffit pour être totalement convaincue.
Sur quasiment le même thème, Akira Kurosawa avait réalisé un chef d'oeuvre : "Vivre". Merveille de générosité et d'intelligence. Autant dire qu'ici on en est très loin, tant le personnage principal ne semble guidé que par son égoïsme et sa lâcheté. Quant au traitement du personnage féminin avec qui il passe du temps que dire : on est ici au degré zéro de l'écriture. Bref loin du grand film profond qu'il prétend être, on est ici en présence d'un petit traité de misanthropie bien ramassé (1h20) et plutôt bien joué (les acteurs sont impeccables, on doit le reconnaître)
J’ai eu beaucoup de mal à me passionner à ce drame signé par le mexicain Michel Franco dont j’avais plutôt apprécié le Despues de Lucia en 2012. Mais cette fois, ces 83 minutes m’ont laissé dans une profonde expectative. Une riche famille anglaise passe de luxueuses vacances à Acapulco quand l’annonce d’un décès les force à rentrer d’urgence à Londres. Au moment d’embarquer, Neil affirme qu’il a oublié son passeport dans sa chambre d’hôtel. En rentrant de l’aéroport, il demande à son taxi de le déposer dans une modeste « pension » d’Acapulco... Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette histoire de famille ne fait pas dans le trépidant. En tout cas, outre le fait que le personnage central ne respire pas la joie de vivre, il a des motivations qui m’échappent, d’où un scénario bancal et un final qui laisse pantois. Raté. Michel Franco a écrit son film alors qu'il traversait une profonde crise existentielle, pendant laquelle il a pour la première fois réalisé que l'existence n’est pas éternelle… Tu parles d’un scoop ! Ce qui ressort, c’est que la magnifique Acapulco, n’est plus le paradis que l’on a connu, mais est même devenue une des villes les plus dangereuses du monde. Donc, pour résumé, ce film est en 3 parties. D’abord, vacances de la richissime famille Benett dans une résidence de grand luxe où il s’ennuie avec une belle constance. 2ème partie, la fugue du frangin pour une longue séance de sea, sex and sun, dans les bras d’une ravissante jeune mexicaine. Bref, on s’ennuie toujours autant. Et d’un seul coup dans la 3ème et dernière partie, tout s’accélère tellement que ça en devient ridicule. En 20 minutes, spoiler: on aura droit à une tentative de rapt, un meurtre, un séjour en prison, un cancer et… vraisemblablement un suicide . Le señor Franco a peut-être un tantinet chargé la mule. Trop incohérent, trop mal construit, trop… chiant pour qu’on y croit. L’excellent Tim Roth traverse le film comme un zombie. Il a l’air de se demander ce qu’il fait là… nous aussi. Charlotte Gainsbourg fait ce qu’elle peut dans ses rares apparitions pour avoir l’air concerné. La jeune et jolie Iazua Larlos apporte ce qu’il faut de glamour à cet été à Acapulco. Bon, disons-le tout net, ces gens n’ont que des problèmes de riches, de très riches même, dépressifs qui plus est, et comme je suis loin de ce monde-là, ça explique sans doute l’absence d’empathie ressentie pour le héros transformé en soliste désabusé pour ce Requiem pour un paradis perdu. Evitable !