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Truman.
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2,5
Publiée le 9 septembre 2013
Scanners démarre avec une bonne idée mais ce thriller fantastique, le début est sympa mais peu a peu le film se perd et s'essouffle . Il y'a plusieurs conséquences a l'essoufflement du film, le premier qui frappe a l'oeil c'est son rythme inexistant, ennuyeux a crever on s’ennuie ferme et les 1h40 paraissent bien longues . Ensuite le traitement est lourd, lourd car le rythme soporifique qui s'y appuie le rend peu a peu de moins intéressant, lourd car a mesure que les minutes défilent et que l'histoire avance on trouve que le sujet de base est de moins en moins bien exploité .
Ensuite les fameuses attaques psychique ou je sais pas trop quoi semblent plus ou moins ridicule, alors oui il n'y a pas un gros budget et ça date de 1981 mais voir un gars faire une tête étrange et le type en face simuler je ne sais trop quoi en devient parfois hilarant et là ça a sacrément mal vieillit . Il reste bien cette fameuse scène ou une tête explose qui est devenue culte, mais bon mieux vaut regarder le gif sur google que de se taper 1h40 de lenteurs et d’ennuis profond .
Le film sent a plein nez la sauce 80"s mais ça le rend kitsch a mort, ce qui sauve un peu le film serait la musique qui joue un rôle important ( indispensable même ) et quelques acteurs assez bon, même si d'autre ne semble pas trop y croire . Peu être spectaculaire et impressionnant pour l'époque mais a l'heure actuel son rythme soporifique le rend déconcertant et désespérant, reste une affiche sympa, une scène culte et un Cronenberg bourré d'ambition .
un film de science-fiction intelligent, crédible mêlant espionnage, cyberpunk, thèmes de prédilections de Cronnenberg et mythe antique. Ce petit film à moyen budget raconte comment une organisation nommée ConSec tente de mettre hors d'état de nuire un scanner (être doué de contrôlé l'esprit des gens ou de les tuer) en utilisant un autre scanner encore plus puissant. Derrière cette intrigue qui aurait pu se perdre dans des explications qui feraient perdre pied au spectateur, David Cronnenberg déploie une maîtrise totale de son sujet (rappelons qu'il étudia la médecine et que la technologie le fascine) et offre, à chaque questionnement du spectateur, une réponse claire et précise. Après avoir expliqué les détails importants de son intrigue, au travers d'expériences, d'explications scientifiques et de vidéos, le futur réalisateur de Eastern Promise nous invite à entrer dans le monde de la manipulation: quelle se manifeste à travers la manipulation du corps par l'esprit (un thème récurent chez Cronnenberg) abordé comme un film de karaté à travers un entraînement où le héros ( Stephen Lack) montré d'abord comme faible, parvient à maîtriser son pouvoir jusqu'à presque causer la mort à son interlocuteur, par des chantages ou des retournements de situations qui laissent présager qu'il faut se méfier de tout le monde. Nous parlons de chantages ou de retournements de situations ce qui cillé très au film d'espionnage puisqu'il met en scène un héros devant mettre fin aux agissements du méchant (Michael Ironside parfait). Quant au Cyberpunk, Cronnenberg y pioche cette idée de puissantes organisations cherchant à dominer le monde via des expériences et bien évidement l'idée des Scanners et leur complexité. Quant au mythe, Scanners renvoie à la célèbre mythologie romaine des frères Remus et Romulus où les deux frères sont obligés de se battre jusqu'à la mort.c'est dans un duel final que se profile la thématique de Cronnenberg mais d'un point de vue graphique. Un film raiment bon
Visionnaire ! Scanners explore dès 1981 les pouvoirs psychiques (télépathie, télékinésie) et leurs effrayantes possibilités. A redécouvrir, le duel final (et l'incroyable idée qu'elle couve) restant d'une puissance folle, malgré des effets spéciaux d'un autre temps. Un film précurseur, qui secoue, met mal à l'aise, possède son univers propre... et l'air de rien, le premier film de super-héros "organiques" de l'ère moderne. Merci Cronenberg.
Mais quelle daube monumentale ! Qu'est ce que c'est mauvais et à tous les niveaux que ça soit dans le scénario, la mise en scène, la musique à te casser la tête et le jeu des acteurs. Avec les très mauvais effets spéciaux en plus, ça nous fait une horrible série B. On va dire que c'était encore le début de la carrière de Cronenberg !
Bien avant le « combat d'infirmes ! » de South Park, il y a eu le « combat de médiums ! » de Cronenberg (qui sera aussi repris par la série). Mélangeant des sujets qui lui sont chers : l'esprit et le corps humain, l'éthique et la médecine, l'avancée technologique, le réalisateur de « La Mouche », « Chromosome 3 » et « Videodrome » (entre autres) livre une œuvre à la fois malsaine et fascinante. Outre quelques pétages de câble gores et 2/3 passages assez soporifiques, on retient une réflexion intéressante autour des thèmes de la recherche technologique et de la bioéthique, sujets aisément connexes quand on connaît aujourd'hui le paquet de « merveilles » chimiques et bio-chimiques qui sortent de certaines usines d'armement. Bon, on n'arrivera pas à des choses comme les «Scanners », ça reste de la SF, mais le propos sous-tendu par le film s'inscrit dans ce débat. Un SF de qualité, bien joué et bien mis en scène, n'échappant pas à la touche « étrange » de son réalisateur.
C'est par "Scanners" que j'ai découvert Cronenberg. Je ne tenais pas le meilleur crû, mais le réalisateur m'avait d'avance rallié à sa cause. Le risque est fort de tomber amoureux de "Scanners" jusqu'à ses imperfections ou son équilibre parfait mais pourtant si périlleux entre le divertissement de haute tenue mais plus "abordable" et la continuation d'une oeuvre brillante, dérangeante, personnelle et dont la vision est un exercice intense. Cronenberg ne se trahit donc pas -il ne le fera jamais, son virage des 2000's est cependant discutable- mais trouve le moyen de donner chaire plus que jamais à ses obsessions.
Plus complexe que « Rabid » ou « Shivers » mais moins abouti et puissant que son précédent « The brood », « Scanners » n’en demeure pas moins un film audacieux et singulier. En apparence, le cinéaste canadien semble aller vers un cinéma plus grand public (une histoire de SF moins « scandaleuse » que ses précédents opus, un affrontement entre gentils et méchants télépathes, des scènes d’action, un arc dramatique bien défini), pourtant « Scanners » est travaillé par ses éternelles obsessions : rapport dialectique entre le mental et le physique, réflexion sur l’identité, la transformation et la contamination ; conception du monde comme une représentation psychique. Même si la conduite du récit se fait de façon parfois maladroite, certaines séquences sont très impressionnantes (l’explosion de tête du début, l’univers parallèle de l’institut, le duel final…) et on trouve ici une volonté de pénétrer le système et d’y œuvrer en « contrebandier », que Cronenberg adoptera pour des films aussi passionnants que « Dead zone », « La mouche » où « History of violence »… A l’image du (faux) happy end, ambigu et pervers, Cronenberg signe en fait une œuvre très personnelle, dissimulée derrière la mécanique d’un film d’action parfois un peu frustre.
"Scanners" est en quelque sorte tout ce qui défini Cronenberg, sa passion pour le domaine médical, les pathologies paranormales et l'horreur, il raconte l'histoire de Cameron, doté d'un pouvoir de médium appelé "Scanner" qui est engagé par une société pour traquer les autres scanners et l'amener au plus puissant d'entre eux, Revok. Cronenberg reste dans la droite lignée de son film précédent "Chromosome 3", et ses thématiques scientifiques, organiques et bizarres, avec sa touche de gore plutôt explicite, on peut remarquer une véritable patte en terme de mise en scène et d'univers, l'atmosphère est oppressante et stridente. Le scénario est tout d'abord passionnant mais tombe un peu dans la redondance malgré quelques scènes très maîtrisées en terme de narration et d'intensité, le milieu du film paraît un peu comme un ventre mou, mais l'intrigue autour du médicament Ephemerol va se décanter et nous offrir une excellente dernière partie avec un final absolument exceptionnel, le duel de télépathes est cultissime. D'ailleurs les effets spéciaux sont vraiment à saluer, autant pour le final que pour cette scène vers le début du film où la tête explose sous le choc des ondes télékinésiques, vraiment très réussie. Le casting est très bon, notamment le charismatique Michael Ironside, habitué de Paul Verhoeven, on peut également apprécier la prestation de l'excellent Patrick McGoohan, même si son rôle est très minime. La bande originale est également de qualité grâce au compositeur Howard Shore, qui signera l'intégralité des longs métrages de Cronenberg à partir de "Chromosome 3", ça reste d'ailleurs uniquement sa deuxième partition, le début d'une carrière extrêmement prestigieuse ("Le Silence des Agneaux", "Ed Wood", "Seven", la trilogie du "Seigneur des Anneaux" ...). "Scanners" reste un tournant dans la filmographie de David Cronenberg et mérite d'être vu, et même si il n'est pas parfait, il démontre tout le talent du réalisateur, qui enchaînera deux ans plus tard avec (pour moi) son film le plus abouti, "Vidéodrome".
David Cronenberg réalise un excellent film d'horreur. Un chef d'oeuvre à la fois effrayant et intelligent. Son chef d'oeuvre après Frissons ( 1975) ,avant Videodrome ( 1983) et la Mouche (1986). Avec Micheal Ironside en méchant impitoyable.
Entre les mains d’un tâcheron, ce film de science-fiction étrange traitant de la télépathie aurait facilement pu basculer dans la nanardise la plus totale. Mais, en 1981, David Cronenberg est déjà un réalisateur accompli et sait aller au-delà des simples apparences pour transcender son sujet. C’est dans ce long-métrage que le cinéaste développe pour la première fois son concept du lien intime entre la psyché, la matière organique et la technologie qui sera un des thèmes récurant de sa filmographie et atteindra son apogée dans des films comme Vidéodrome ou ExistenZ. Une œuvre différente (comme souvent avec ce réalisateur) mais inégale qui marque le début d’une période un peu plus commerciale de la carrière de Cronenberg.
"La tête qui explose" c'est ce que beaucoup de gens ont retenu du film qui fût le premier succès de Cronenberg tout en restant dans la continuité de ses premiers films méconnu. Assumant son postulat "fantastique" en le traitant viscéralement sans le prendre de haut, Cronenberg réussit une oeuvre aussi divertissante que riche thématiquement et laissé entrevoir tout le potentiel de son réalisateur qui allait bientôt signé ses 2 meilleurs films avec "La Mouche" et "Vidéodrome".
On dit souvent qu'on reconnait les grands cinéastes à cette façon qu'ils ont de travailler les mêmes thèmes film après film. En ce qui concerne David Cronenberg, c'est le rapport entre l'esprit et le corps qui le fascine. Et dans "Scanners", ce rapport est évident. Il est principalement question de télépathie, et donc de contrôler l'esprit de l'autre, et par conséquent son corps. Sans aller jusqu'à dire que le film me passionne, j'y ai trouvé un assez grand intérêt. La force majeure de "Scanners", c'est d'avoir une idée de base originale, mais pas si compliquée que cela. Après, on éprouve une certaine jubilation d'un scénario au schéma classique mais au contenu qui ne ressemble à rien de connu. Continuellement imprévisible car à l'enjeu finalement indéfinissable, "Scanners" est enfin remarquable par le jeu de distance exercé entre le personnage principal et son adversaire. Imaginez un duel entre les deux, cela devient forcément une lutte entre deux esprits qui veulent prendre le dessus sur l'autre, et du même coup, le corps qui devient directement menacé. Surprenant, parfois choquant, mais surtout totalement halluciné: du très bon Cronenberg.
La composition de Shore est superbe et correspond parfaitement à l'ambiance du film. On pourrait croire qu'il ne supporterait pas les ravages du temps et pourtant.. Vu la nullité des films qui sortent actuellement, on tient là une excellente série B, un fleuron qui peut se revoir sans aucune difficulté, contrairement à d'autres Cronenberg plus malsains et déroutants.
The Power (La Guerre des Cerveaux) et Furie ont certainement influencé Cronenberg, mais cela ne gâche pas le plaisir, rien à voir avec les piteux films de super-héros en collants..
On a affaire à un chef d'œuvre auditif, où d'intéressantes discussions scientifiques ont lieu ainsi que de superbes musiques strillantes et nerveuses. Cronenberg conçoit sa première œuvre qui traite de la science fiction, et du côté visionnaire, néanmoins il n’oublie pas de préserver le coté horrifique, scientifique et social. Des éléments visuels tant pour ce qui concerne les images réelles que trafiquées, superbes, d’autant plus si l’on se replace dans l'époque (1981) période avare en effets spéciaux. Des scènes violentes et gores assez belles, stylisées et surréalistes, notamment lors de la deuxième séquence avec la cultissime explosion de visage, ou encore lors de la scène finalespoiler: , lorsque le « méchant » tue son frère. spoiler:
Un scénario, qui comme avec A History of violence, se résume à des pensées et un développement abstrait. Je m’explique, la société qui recherche les scanners serait l’équivalent allégorique de notre infernal système capitalisme. Le dénouement rappelle l’histoire de Cain et Abel, même s’il n’est en aucun cas, un conflit relatif aux relations parentales. Mais également à A history of violence, je fais évidemment référence au dénouement du film, lorsque Joey abat Richie, dans notre œuvre, ce serait une allégorie des trahisons et conflits retrouvables chez les mafieux. Bref, un film intéressant et sympathique. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 4/5.