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charly5766
25 abonnés
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1,5
Publiée le 2 décembre 2010
Je n'ai pas sût du tout apprécier ce film ... Je n'arrive même pas spécialement à en parler ... J'en ait entendu beaucoup de bien mais j'ai jamais réussi à me mettre dedans, il n'y a rien qui m'a transporté malheureusement ...
Bouzi Bouzouf aime « Sconnars » de David Kronenbourg. Ce film fantastique est centré sur une petite catégorie d'individus, les « Sconnars », qui dispose de terribles facultés pouvant gravement aliéner le psychisme de n'importe quel individu. Par exemple, tu te rends dans un bar pour siroter tranquillement une boisson et là, le Sconnar, qui végétait dans un coin et qui t'a repéré pour ton plus grand malheur, s'approche sournoisement, son verre à la main, et entreprend sur toi son horrible travail de démolition psychologique. « Tout fout le camp, te dit-il de sa voix épaisse. Y'a trop de feignants qui se la coulent douce chez eux en touchant le RMI. Et on est envahis d'étrangers qui ne foutent rien non plus, qui brûlent les bagnoles et qui volent dans les magasins. Faut les renvoyer dans leur pays, les négros et les bougnoules polygames. Et tous ces gens qui abusent de la sécu ! Qui viennent demander des arrêts de travail à leur médecin pour pas bosser, comme les profs ! C'est une honte, je vous le dis. Et ces feignasses de cheminots qui font tout le temps la grève et qui emmerdent les honnêtes gens ! Faut pas s'étonner si la France est dans la merde. Vivement que la peine de mort soit rétablie. » À ce moment-là, trois réactions sont possibles : 1) À bout, tu ne peux t'empêcher de frapper le Sconnar pour le faire taire mais, perfide jusqu'au bout, il essaiera de tirer profit de la situation en portant plainte contre toi ; 2) Ton crâne ne peut résister à cet intenable déferlement de paroles et ta tête explose dans un gerbe de sang ; 3) Tu trouves ces propos très censés, ce qui signifie que tu es toi-même un Sconnar. Toujours est-il que dans le film, le chef des Sconnars s'appelle Jean-Paris Le Maine. Il va être approché par un autre Sconnar, l'ambitieux Nicoly Sarkozas, qui a mis au point de nombreuses sconneries (par exemple : « travailler plus pour gagner plus »). Pendant un combat acharné, l'esprit de ces deux Sconnars va fusionner pour former un méga super Sconnar.
Cronenberg est à ses débuts et pourtant ses leitmotivs sont déjà forts ancrés dans Scanners. La mutation, bien qu'elle ne paraisse pas physiquement, provenant d'un médicament aux effets secondaires ravageurs, la manipulation génétique etc. Le scénario n'a en lui-même rien de bien paradoxal, toutefois la manière dont Cronenberg le traite m'a laissé un peu indifférent. J'ai surtout ressenti un désagréable manichéisme ( les méchants scanners contre les bons scanners...) et une action ingérable tant elle verse dans l'abracadabrant. Mais là où le problème se corse c'est au moment du dénouement: tel l'archétype du film fantastique raté, on apprend les liens familiaux entre le gentil scanner et le méchant ( à nous donner la chair de poule, n'est-ce pas ?). Il s'ensuit alors un combat final avec la désintégration de l'un des deux (ne comptez pas sur moi pour vous dire lequel), très métaphysique, non ? Ah, et j'oubliais aussi l'autodestruction d'un ordinateur où sont stockées des données (sans commentaire). Mais restons juste, au-delà de sa bêtise avérée, Scanners est plutôt plaisant à voir avec une atmosphère plombée parfaitement rendue.
Le talentueux David Cronenberg réalise une œuvre bien déjantée et inventive, comme il aime les faire ! Le budget et faible et ca se ressent, il y a un coté série-B persistant, mais la mise en scène est tellement parfaite qu'on comprends vite a qui on a affaire ! Une histoire simple et originale, des acteurs excellents et des effets visuels particulierements réussis (ah, la scène finale du combat psychique est franchement géniale !!)... Une film tres réussi.
Une histoire qui séduit encore en dépit de la date de production (1981) avec des héros et des effets spéciaux particulièrement impressionants. Le scandale de l'organisation d'Etat ConSec pourra d'ailleurs en rappeler d'autres plus récents.
Une sorte de science-fiction introspective,par un David Cronenberg,qui pu laisser libre cours à sa passion pour la complexité du cerveau humain."Scanners" a été tourné avec un petit budget,plutôt habilement contourné,notamment lors d'une scène finale extrêmement spectaculaire pour l'époque(1981).Mais il se montre bien kitsch aujourd'hui,tant esthétiquement que scénaristiquement.La lenteur de son rythme est désespérante,alors que les dialogues sont d'une banalité rare,récités sans conviction par des acteurs qui n'y croient pas(excepté Michael Ironside,trop peu présent).Bien sûr,ce parallèle entre la puissance des ordinateurs et ces Scanners,humains doués de télépathie incontrôlable,intéresse au plus haut point Cronenberg,ancien étudiant en médecine mentale.Le film oscille entre réflexion métaphysique,sévices corporels et lutte de pouvoirs,sans trouver son équillibre.La musique d'Howard Shore,oppressante,donne le ton d'un avenir bien sombre pour l'humanité.Pour Cronenberg,le salut passe par les progrès scientifiques.Uniquement.D'accord,mais il a perdu au passage sa touche de folie(comme dans Frissons)et sa capacité à instaurer des univers et personnages insolites.Un brouillon dans sa filmographie.
un film de science-fiction intelligent, crédible mêlant espionnage, cyberpunk, thèmes de prédilections de Cronnenberg et mythe antique. Ce petit film à moyen budget raconte comment une organisation nommée ConSec tente de mettre hors d'état de nuire un scanner (être doué de contrôlé l'esprit des gens ou de les tuer) en utilisant un autre scanner encore plus puissant. Derrière cette intrigue qui aurait pu se perdre dans des explications qui feraient perdre pied au spectateur, David Cronnenberg déploie une maîtrise totale de son sujet (rappelons qu'il étudia la médecine et que la technologie le fascine) et offre, à chaque questionnement du spectateur, une réponse claire et précise. Après avoir expliqué les détails importants de son intrigue, au travers d'expériences, d'explications scientifiques et de vidéos, le futur réalisateur de Eastern Promise nous invite à entrer dans le monde de la manipulation: quelle se manifeste à travers la manipulation du corps par l'esprit (un thème récurent chez Cronnenberg) abordé comme un film de karaté à travers un entraînement où le héros ( Stephen Lack) montré d'abord comme faible, parvient à maîtriser son pouvoir jusqu'à presque causer la mort à son interlocuteur, par des chantages ou des retournements de situations qui laissent présager qu'il faut se méfier de tout le monde. Nous parlons de chantages ou de retournements de situations ce qui cillé très au film d'espionnage puisqu'il met en scène un héros devant mettre fin aux agissements du méchant (Michael Ironside parfait). Quant au Cyberpunk, Cronnenberg y pioche cette idée de puissantes organisations cherchant à dominer le monde via des expériences et bien évidement l'idée des Scanners et leur complexité. Quant au mythe, Scanners renvoie à la célèbre mythologie romaine des frères Remus et Romulus où les deux frères sont obligés de se battre jusqu'à la mort.c'est dans un duel final que se profile la thématique de Cronnenberg mais d'un point de vue graphique. Un film raiment bon
Un des meilleurs Cronenberg à mon sens. "Hémoglobine" est toujours le maître mot notamment dans la fameuse scène de "l 'explosion de tête". Mention spéciale à Michael Ironside alias Darryl Revok : méchament grandiose!
Le cinéma de Cronenberg atteignait ici un niveau supérieur avec ce thriller anticipathique prenant et efficace qui a certes vieilli et qui souffre d'un budget limité mais dont le pouvoir de fascination reste intact, grâce notamment à des SFX du plus bel effet et à un final surprenant.
Une bonne trouvaille cette idée de guerre des télépathes. David Cronenberg réussit à rendre cela spectaculaire, avec une musique bien flippante, des bruitages, les bonhommes qui font de sales grimaces. La scène finale est particulièrement marquante. Oui mais voilà, le scénario est bien vaseux. Mis à part les côtés invraisemblables, par exemple le télépathe qui peut pénétrer dans un ordinateur, des mecs armés jusqu'aux dents qui déboulent à tout va et qui savent toujours où trouver leur cible, ... faut dire aussi qu'on est vite paumé dans un scénario complètement tarabiscoté. Je ne peux pas en dire beaucoup plus, au risque de déflorer le suspense, mais je trouve vraiment qu'on se perd dans des méandres scénaristiques d'un intérêt douteux. Cronenberg a donné la primauté au spectaculaire, c'est dommage.
Et voici la preuve que même les meilleurs peuvent réaliser des nanars. Soyons brefs, on est ici devant le pire film réalisé par le grand David Cronenberg. Une étoile pour le début qui n'est pas mal, mais le reste est à oublier.
J'ai vu un certain nombre de Cronenberg, je ne suis pas particulièrement amateur de son travail, mais Scanners m'apparait comme l'une de ses meilleures réalisations si ce n'est la meilleure que j'ai pu voir.<br> A l'heure où l'on s'interroge sur la manipulation des masses, et où l'on spécule sur les vestiges du Projet MK Monarch... le thème abordé ici semble davantage de proximité qu'à l'accoutumée.<br>
Le film présente l'affrontement entre des mutants capables de lire dans les pensées et d'agir sur les systèmes nerveux d'autrui par télépathie. Le tout se présentant dans l'environnement habituel de Cronenberg: des mutants, des laboratoires, des scientifiques, des ordinateurs,... Climat toujours aussi sombre et pesant, mais qui s'amende pour une fois des longueurs inutiles dont le canadien est souvent coutumier.<br>
A noter la première apparition de Michael Ironside, dans un costume déjà parfaitement taillé pour lui.<br> Vous ne prenez pas grand risque à vous y essayer.